Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

Qui passe par ici?

Flag Counter
Affichage des articles dont le libellé est marathon des langues. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marathon des langues. Afficher tous les articles

samedi 1 juin 2024

Parlez anglais en 6 mois, pas en 10 ans - Lauriane Legrand

 Et bien voilà de quoi commencer ce mois anglais.


Pour ceux qui me suivent, j'avais déjà parlé du Marathon des Langues de Lauriane, ici.
Entre temps, son défi et son boulot de coach se sont transformés en véritable méthode de langues, elle a fondé une entreprise qui emploie plusieurs personnes et vient d'éditer récemment un livre pour présenter sa méthode à ceux qui seraient intéressés, pour s'en inspirer en autodidacte. Et ça trouve bien, je l'ai trouvé à la bibliothèque... où je viens d'ailleurs d'être engagée, je commence pas plus tard qu'aujourd'hui, à l'heure où vous lirez tout ça, je serai en train de faire ma première journée de ce nouveau travail.



Le principe est simple: comment pratiquer les langues au quotidien, dégager du temps, aller vers l'essentiel..
Pour ceux qui suivent sa chaîne youtube, il n'y aura rien de vraiment nouveau, car le livre compile et classe des astuces qui sont déjà présentées au fil des vidéos.

Comme son truc à elle, c'est le développement personnel, il y a dans le livre pas mal de références à ce domaine, qui ne m'intéresse pas spécialement, mais comme j'ai trouvé le livre à la bibliothèque, c'était l'occasion de le lire.
Donc à part un moment où il est question de choses peu fiables, dans un domaine qui n'est pas directement lié aux langues, comme les expériences d' Emoto sur la mémoire de l'eau, qui ne prouvent rien du tout sinon qu' Emoto n'avait aucune notion de ce qu'est un protocole scientifique réplicable ( voilà l'explication du problème concernant cette affaire), je suis d'accord sur à peu près tous les conseils donnés, qui sont simples à appliquer et que j'aurais moi même donnés.
Par contre, on est en juin, donc hydratez-vous, que vous soyez partisans ou pas de la théorie sur la mémoire de l'eau, ne serait-ce que parce que lorsqu'on est déshydraté, le cerveau fonctionne au ralenti, et on mémorise moins bien, surtout si on se tape un mal de crâne par manque d'eau!

Pour le reste, ce sont donc des conseils intéressants, en particulier pour les gens qui ont un vrai blocage à l'oral lorsqu'il s'agit d'apprendre les langues, ou qui ont un mauvais souvenir des méthodes scolaires, qui ne fonctionnent pas sur tout le monde.
Pour ma part, je ne m'en sortais pas mal, même si je trouvais absurde par exemple que la LV1 et LV2 au lycée ne soit évaluées que par un oral ( en tout cas c'était le cas en 1995). J'ai beaucoup perdu à ce moment là, car nous avons passé 3 ans à ne plus parler , pour nous préparer simplement à cet écrit final.

Bon j'ai toujours réussi à m'adapter et je n'ai jamais eu particulièrement de problèmes à oser parler, donc je ne suis pas tout à fait le lecteur cible, mais il y a des conseils intéressants aussi pour ceux qui veulent reprendre une langue laissée en hiatus pendant longtemps. Et là, ça va aussi m'être utile pour réorganiser mon planning, forcément restreint en retournant au travail après 5 ans de disponibilité et d'organisation libre. Bon, je vais avoir 10 minutes de vélo pour aller bosser, donc, là, écouter un podcast sur le vélo serait dangereux.

J'insiste et j'insisterai encore sur la nécessité absolue, avant tout le reste, d'identifier sa propre mémoire. Parce que justement, il n'y a pas qu'une mémoire, mais au moins 3: Visuelle, auditive et kinesthésique (le mouvement).
Et les trucs mémoriels qu'on me donnait au lycée visaient les gens qui ont une mémoire visuelle. Je n'en ai quasiment aucune. Donc faire des tableaux, avec des couleurs, les versions moderne de tout ça type carte mentale, les listes affichées sur la porte des toilettes,  ne fonctionne absolument pas sur moi.
Les listes de vocabulaire sans audio c'est... peine perdue, hors, les listes de vocabulaire que j'avais étaient imprimées dans un livre. Alors que j'ai toujours mieux retenu des chansons.

Pour connaître sa mémoire, c'est en fait assez facile, il suffit de voir par quel loisir autre que les langues on est attiré.
Dans mon cas, alors que je pensais me disperser, j'ai eu une révélation: tous mes loisirs on un dénominateur commun, tellement évident que je ne m'en étais jamais rendu compte: je joue du basson. Je joue du piano. Je chante. J'ai fais et fais encore de la danse. je passe mon temps à écouter de la musique. je vais au cinéma et j'insiste toujours pour que le film soit en VO..
Le dénominateur commun entre tout ça c'est le SON.

A l'inverse, on peut aussi procéder négativement: par quoi ne suis-je pas attirée, qu'est-ce qui ne fait pas partie de mes loisirs?
J'aime bien aller à des expos de peinture, mais je n'ai jamais eu moi même la pulsion d'apprendre à dessiner ou peindre. Je fais des photos de pure touriste, je n'ai jamais réellement cherché à les améliorer. Dans les langues, j'ai eu une initiation au chinois, mais je n'ai jamais été tentée d'aller plus loin, parce que le système graphique est très visuel
Même dans le vocabulaire, ça se retrouve:  si on me raconte quelque chose , je vais dire " je comprends", mais presque jamais " je vois".
Depuis, j'ai compris que je suis prosopagnosique et aphantasique (en clair, je n'ai presque aucune mémoire visuelle, du moins si ça n'est pas lié directement à une émotion forte)
=> pas de mémoire visuelle = pas de résultats avec les trucs et astuces efficaces pour les mémoires visuelles.
Lauriane mentionne le palais de la mémoire, et ça c'est typiquement une chose qui ne me convient pas du tout, parce que je n'arrive même pas à simplement imaginer ce qu'il y a derrière la porte de ma chambre quand elle est fermée (je sais que c'est un couloir et qu'il y a des étagères, mais je serais incapable de faire, là maintenant, un plan de ma maison si je ne vais pas de pièce en pièce avec une feuille de papier, et encore le plan d'une pièce sera un carré avec des mots écrits à la place des objets " table", "lit", "couloir", "porte", etc...). Donc allez placer des infos en lien avec un endroit que vous n'êtes même pas capables d'imaginer...

Reste la mémoire du mouvement, elle existe chez moi, puisque je fais de la danse (avec un succès tout ... relatif pour la mémorisation des enchaînements, parce qu'on nous les montre trop vite et en trop longs segments alors qu'il me faudrait faire le premier pas, le refaire, ajouter le second, les refaire, ajouter le troisième, les refaire, etc...). J'adore aller marcher avec ma musique ou un podcast sur les oreilles, et quand j'apprends quelque chose, c'est à haute voix, et en tournant en rond dans la pièce, ou en bougeant comme une actrice qui apprendrait un rôle.
Vous imaginez le résultat quand il fallait passer au tableau, droit comme un piquet pour réciter une poésie ou une leçon de géographie à l'école, alors que je ne pouvais pas bouger? Euh.. euh...le bonheurestdansleprécourzyvitecourzyviteuh euh... euh... courzyvitilvafiler...(je suis incapable de me souvenir de la phrase suivante, d'ailleurs)

Donc voilà, ce genre d'informations hors apprentissage des langues me donne des renseignements capitaux: ma mémoire est très mais alors très majoritairement auditive, un peu kinesthésique et presque pas visuelle. Et c'est quelque chose de stable dans le temps, ça peut changer de proportion selon les jours et l'état de fatigue, mais il est sûr et certain que jamais ma mémoire ne deviendra visuelle. Donc je vais devoir apprendre en fonction de MA mémoire. Envier ceux qui ont une mémoire photographique ne servira à rien, ça ne transformera pas la mienne.

Et maintenant la bonne nouvelle, c'est que si le livre s'intitule " Parlez anglais en 6 mois" (et Lauriane est claire à ce sujet, il faut comprendre "parler" ici comme " prendre la parole, s'exprimer à l'oral, débloquer les coinçages mentaux qui freinent la pratique orale" et non "maîtriser la langue" voire être bilingue), il est en fait adaptable à n'importe quelle langue, puisque ce sont de fait, des conseils applicables à n'importe quelle autre langue.
Et même avec un peu d'adaptation, à d'autre domaines d'apprentissage: musique, dessin ou peinture (pourquoi pas), informatique, cuisine, etc.. puisque le premier des conseils est de changer d'optique et de ne pas dire " je suis nul" lorsqu'on commence une nouvelle activité. On ne peut pas être nul à quelque chose qu'on n'a jamais essayé. Donc:
je suis nul -> je suis débutant.

Allez, on va élargir un peu, avec d'autres anecdotes personnelles.
J'ai bien aimé aussi le conseil de chercher les " pourquoi" ( au moins 7), pour aider à trouver une raison de faire telle ou telle activité, sans se limiter à " je veux apprendre l'anglais pour parler anglais" ( trop vague), et de creuser pour trouver une raison plus solide:

Je veux apprendre telle langue parce que j'aime voyager => j'aime voyager parce que j'aime voir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes => je veux rencontrer de nouvelles personnes parce que j'ai envide connaître leur culture => j'ai envie de connaitre leur culture pour comprendre comment les gens vivent ailleurs => je veux comprendre comment on vit ailleurs, parce que ma culture d'origine n'est pas un modèle universel => prendre conscience de ce fait est un moyen simple, à petite échelle de lutter contre la xénophobie => Je veux plus que tout que les gens arrêtent de se juger les uns les autres sans se connaître alors qu'on fait tous partie de la même espèce, et si mon exemple peut en motiver d'autres, le monde deviendra peut être plus vivable pour tous.
On pourrait aller plus loin, mais c'est déjà un noyau assez solide, d'autant que " rendre le monde moins con" est une motivation plus grande que moi, dont j'ai conscience de n'être qu'un élément. Ca pourrait dissuader certains, car on n'en voit pas un bénéfice immédiat, et moi, je me dis qu'au contraire, puisque c'est une motivation encore plus vaste que ce que je pensais, il y a vraiment un intérêt plus que personnel.

Oui, c'est la vraie réflexion à laquelle je suis arrivée: je n'ai pas de moyens financiers, mais si je peux contribuer à faire évoluer les choses, ce sera toujours ça de pris. Mettons ça dans le sac de mes tendances hippie vers la tolérance, la non-violence, l'amitié universelle, même si ça sonne idéaliste un peu bébête.
Rien ne m'a fait plus plaisir que lorsqu'un ami russe m'a dit que son point de vue sur les français, et surtout sur les françaises largement influencé par la lecture d'auteurs du XIX° siècle, a évolué en faisant ma connaissance. on a une réputation de femmes faciles, évaporées, infidèles de moeurs et de cerveaux légers et  " ravissantes idiotes" en Russie, merci Maupassant, Flaubert, Balzac et leurs copains qui ont majoritairement décrit des cocottes et des bourgeoises parisiennes assez vénales... J'ai expliqué à mon pote que ça ne reflétait qu'une époque et un lieu très restreint, et certainement pas la vie dans d'autres villes ou à la campagne, même à l'époque, ce à quoi il n'avait simplement pas pensé. Et tout ça je n'ai pu le faire que parce que je parle russe!

Je me suis fait une copine américaine, qui veut venir déménager en France, dans ma région, et apprend le français, et la discussion avec elle est enrichissante. Maintenant son objectif est de déconstruire les clichés autour de la France et des français après de ses compatriotes. Elle est persuadée qu'eux aussi ont tout à gagner à connaître d'autres gens et à voir comment on vit, ce qui est mieux chez eux qu'ici et inversement, car... hé bien par exemple, ici on ne sait pas ce qu'est un prêt étudiant, de sortir de chez soi sans savoir si on ne sera pas pris dans une fusillade avant la fin de la journée, ou de devoir choisir entre se nourrir ou soigner un cancer. Et que donc si le gouvernement français lorgne sur les méthodes US, il serait bon aussi que les américains voient comme les choses se passent en Europe et se bougent pour réclamer un niveau de vie égal au nôtre.
Et si j'ai pu faire sa connaissance c'est parce qu'elle apprend le français et moi l'anglais...

J'ai toujours été fascinée par les hasards et l'effet domino, les " et si j'avais pris telle ou telle autre direction le 23 mars à 15h00, je ne me serais pas fait un nouvel ami sympa, est-ce qu'il va jouer un rôle important plus tard, ou moi pour lui, aucune idée? Et c'est enthousiasmant"

Donc j'ai pris le prétexte du mois anglais pour parler de ce livre, mais il est loin d'être restreint à l'anglais, qui n'est qu'un prétexte, mais est plus large. En tout cas, pour moi, ça s'inscrit dans une démarche de réflexion générale sur l'authenticité, la raison de faire telle ou telle chose, et se poser ce genre de question est toujours salutaire, au delà des bénéfices évident y compris pour la santé mentale, d'élargir ses horizons.

samedi 1 décembre 2018

Un hiver en Russie - un an plus tard

souvenez- vous, l'année dernière, j'avais trouvé un peu par hasard le défi" un hiver en Russie", du 1 décembre 2017 au 1° mars  2018.


Et j'avais dit à l'époque que je m'étais remise au Russe, un peu en dilettante, quelques mois plus tôt ( depuis septembre 2017 en fait, tranquillement, et sérieusement, quasi tous les jours depuis janvier). Force est de constater qu' un an après..

Non seulement j'ai continué et me suis accrochée, mais j'ai trouvé pleiiiiin de sources intéressantes, j'ai rejoint le challenge "Marathon des langues"pour lequel j'ai même créé un autre blog... et suis complètement retombée dans la marmite de la langue en fait.

J'ai fini par investir un peu de sous dans une formation en ligne, ici.

C'est cher, je ne vous le cache, pas, c'est un budget mais, prendre des cours particuliers ça revient aussi vite assez cher, et là, il y a l'avantage de pouvoir travailler seul de chez soi, à la manière d'un labo de langue ( mais en profitant d'une offre promotionnelle, j'ai pu accéder à l'intégralité de la formation pour quasiment moitié prix) et comme j'étais fausse débutante, j'ai pu demander à ce qu'on me débloque par avance l'ensemble de la formation pour pouvoir au moins réviser l'ensemble des cas en été, avant les vacances et le départ en Belgique.

Entre ça, qui m'a finalement été bien utile pour comprendre enfin l'usage des cas et les subtilités d'emploi des aspects verbaux ( ma némésis au lycée).

Ca plus quelques autres ressources, en particulier la méthode de Michel Thomas, 100% audio  et surtout surtout écouter des heures et des heures durant  en particulier des enregistrements poétiques et des chansons en VO ça a été plus que bénéfique.
J'insiste sur ces deux types de support en particulier, car ils font appel à la rythmique et aux sons de la langue, ce que ne fait pas une lecture autre ou une liste d'expressions de type conversation. Je ne dis pas de zapper ces dernières, loin de là, mais qu'ajouter la poésie et la musique a été crucial pour moi, parce que ça forme beaucoup l'oreille, grâce aux rimes et assonances.

Ca marchera probablement moins bien pour les gens qui ont une mémoire visuelle, et ils sont plus nombreux apparemment que ceux comme moi, qui ont une mémoire très très auditive.

clavier "cyrillisé", pour pouvoir écrire en bilingue sans problèmes

Et le bilan dans tout ça?
Cet été j'ai eu l'occasion lors d'un voyage de rencontrer plusieurs ukrainiens - parfaitement russophones, j'ai appris que les deux langues sont enseignées là bas dès la primaire et de toute façon, sont aussi proches entre elles que le français et disons l'italien ou l'espagnol, avec quelques petites variantes au niveau de l'alphabet - il y a eu une réforme orthographique en Russie lors de la Révolution, qui n'a pas touché l'ukrainien dont l'alphabet a gardé des lettres disparues en russe moderne - mais rien de bien sorcier, et, hormis dans les régions agricoles, ou isolées les gens sont parfaitement bilingues en général. Je mets à part ceux qui connaissent et comprennent les deux langues mais refusent pour des raisons politiques ou idéologiques de parler l'une des deux. En tout cas, moi française, si je demande à quelqu'un en Ukraine "parlez vous russe ou anglais?", j'ai toutes les chances qu'on me réponde gentiment. Et dans l'une ou l'autre de ces deux langues

( Dans le même genre, il y a des années, je sortais avec un belge francophone qui parlait très mal flamand. Lorsque nous sommes tombés en panne sur l'autoroute en zone flamande, il m'a demandé de parler, moi, à la borne de secours, en disant " excusez-moi, je suis française, je suis en panne, est-ce que vous parlez français?", car, d'expérience en tant que wallon, on avait déjà refusé de lui parler français. Alors que moi, j'avais une "excuse valable" en tant qu'étrangère, pour ne pas parler flamand)

J'ai donc pu discuter avec eux en russe, quasiment à vitesse normale, en cherchant mes mots certes, mais on m'a très bien comprise et j'ai même eu droit à " mais vous êtes française? vous avez un petit accent, mais je n'aurais jamais réussi à savoir lequel, en tout cas je n'aurais pas dit française, vous n'avez pas l'accent habituel des français qui parlent russe".
Dit à peu comme ça par 3 personnes différentes. Dont un hyperpolyglotte parlant 11 langues et qui donc savait ce qu'il racontait.

Я рада. Я очень рада!

Une rencontre extraordinaire qui m'a poussée à revoir mes choix professionnels et d'orientation, et au final, j'ai fait passer les langues et la traduction en prioritaire, contrairement à mes projets initiaux.Je n'ai pas laissé en plan la musique et j'ai rejoint l'orchestre de la fac, mais après réflexion, j'ai estimé qu'un an en langue et traduction sur un CV serait plus profitable que de l'histoire de la musique. Après je fera mon bilan en fonction des résultats scolaires et de mes finances, car la formation fait 3 ans, et ce serait un crève-coeur de faire une seconde année,tout en sachant que je ne pourrais pas aller au bout de la 3°. Donc il y a des plans B.
Notamment une licence de russe par correspondance via la fac de Lille, ce qui me permettrait de rentrer en France, partager à nouveau un appart' avec ma mère temporairement, et reprendre un job à mi temps ( ou à temps partiel mais en CDD) pour me ménager le temps d'étudier, tout en renflouant les caisses. Après un an à Bruxelles, je pense qu'il doit y avoir des équivalences me permettant de passer directement en seconde année. Je verrai ça avec Lille une fois que la première session de partiels sera passée.

J'aime beaucoup mon expérience belge pour le moment, mais il faut reconnaître que c'est un très gros budget qui est mobilisé, et je ne veux pas non plus vider toute mon épargne, et ne pas cotiser du tout pour ma retraite pendant 3 longues années.

Donc voilà, je suis ravie, puisqu'en moins d'un an j'ai rempli mon objectif: retrouver et si possible dépasser mes capacités de niveau lycée. Et elles le sont, puisqu'à la sortie du lycée, j'aurais été bien incapable de discuter au débotté en russe,  avec l'enseignement des langues que nous avons en France, il faut bien dire, assez nul car très axé sur l'écrit.. et peu sur l'oral.
Or une langue ça se parle avant de s'écrire! A la décharge des profs, difficile de faire quelque chose avec 3 pauvres heures par semaines, coincées entre l'histoire, la géo, le français, les 5 ou 6  heures de philo par semaine, alors qu'à mon avis, les langues vivantes seraient bien plus utiles...en tout cas que de la philo à haute dose qui n'était au final absolument pas "appendre à penser par soi-même", mais du bachotage de notions.

Mais voilà, je suis retombée amoureuse de la langue, de la culture, de la poésie d'Essenine...
Même que le fait d'avoir sympathisé avec des ukrainiens me donne aussi envie de savoir ce qui se passe culturellement dans ce pays là, moins connu que son grand voisin et qui pourtant est historiquement la "vraie" Russie ( hé oui la capitale historique de la Rus' médiévale, c'est Kiev, ce n'est pas Moscou)

Enfin, voilà, c'est reparti et bien reparti pour moi :)

Allez,je reprends ma liste et complète avec les sujets de cette année:

Films:
Animation:
- Snegourotchka ( 1952)
- les 12 mois (1956)
- la reine des neiges ( 1957) animation. Oui la vraie histoire, sans chanson agaçante!
- Cinéma d'animation russe


Lectures

nouvelles, romans
- Histoires de cimetières - Boris Akounine
- l'éternel mari - Fiodor Dostoïevski
- Le manteau et le nez - N. Gogol
- Le démon- Mikhaïl Lermontov ( et adaptation musicale par Anton Rubinstein)
- La dame de pique et autres nouvelles - A. Pouchkine 
- La dame au petit chien; récit d'un inconnu - Anton Tchékhov
- Fantômes - Ivan Tourgueniev
- Terribles tsarines - Henri Troyat
- Nous autres - Evgueni Zamiatin (SF, le prototype du meilleur des mondes et de 1984)



poésie
L'homme noir -  Serguei Essenine


Contes et légendes

- la montagne de gemmes ( série d'animation sur les contes de Russie et des ex républiques soviétiques)
- Snegourotchka
- les 2 Ivan: Ivan Tsarevitch et Ivan Dourak
-Yarilo, dieu slave du printemps et de la végétation

Cuisine

- Recette des blini
- champignons marinés
- Gribnaïa ikra ( pâté de champignons)


Musique

- Pierre et le loup - Serguei Prokofiev
- In memoriam Dmitri Khvorostovski
- Rateaux à la russe  ( 2 extraits d'Opéras de Tchaikovski)

Web
- quelques chaines youtube russophiles et russophones


Souvenirs de cours de Russe

1- Serguei Essenin
2- l'effet Kulechov

Divers

La Russie à Nice
Forum de l'enfance " Etot mir nash" Avignon 29mai 2010
Marathon des langues


et qui dit hiver, dit Ded Moroz et Snegourotchka, les deux personnages incontournables de la saison.
Les enfants attendent la visite de Ded Moroz pour les cadeaux, je suppose que les messieurs adultes préfèreraient celle de la jolie Snegourouchtka ;)
Ceci dit peut être que Grand-Père Gel était aussi un beau gars dans sa jeunesse, telle petite-fille, tel grand-père?

lundi 30 avril 2018

Ca commence aujourd'hui!

Hé oui, voilà une des raisons pour lesquelles j'ai été très discrète sur le mois belge ( juste une Bd et de la musique)
C'est que je me préparais pour ce projet qui aurait du commencer demain. Je l'ai avancé d'un jour, comme ça non seulement je commence un lundi, mais aussi je peux l'intégrer au mois Belge.

Certains le savent, mais si tout se passe bien, en septembre, je pars à Bruxelles pour reprendre des études. Et j'espère bien faire connaissance de quelques uns/unes des habitués du mois belge au passage.




Mais je le disais aussi récemment, je suis une fan des langues étrangères. Et même si ça n'était pas un projet de longue date, l'occasion est trop belle pour la rater: si je pars à Bruxelles un an ( ou deux, ou trois, ou plus), ce serait vraiment trop dommage de ne pas sauter sur l'occasion pour apprendre des bases de néerlandais. Ben oui, parce que je vais vouloir visiter le pays,et pas seulement la partie francophone,sur mon petit vélo. Et aller jusque chez les voisins.

Donc, j'attendais une seule chose: les vacances prolongées pour m'y pencher vraiment.
Je pars de.. quasiment zéro, mon seul contact jusqu'à présent avec le néerlandais , ce sont les étiquettes en plusieurs langues sur les ingrédients, dans ma cuisine ( merci l'Europe :) )

donc c'est vrai qu'une fois sur place, j'aurai encore plus de possibilités de trouver des sources , puisque je serai en immersion, mais déjà, je prends les devants.
Et c'est là-bas que ça se passe. A la cool. Histoire d'arriver avec un minimum de compétences.

Aller, je me rajoute un mini défi, pas trop dur à relever: pour le mois belge de l'an prochain ( au moins s'il n'y a pas trop de partiels à ce moment, sinon je trouverai le moyen d'anticiper et de programmer), je me fixe une lecture belge.. en flamand.
sur l'autre blog, j'ai décidé d'identifier les sujets correspondants par le drapeau des Flandres celui des Pays-Bas.  


Parce que
1 - c'est en Belgique que je vais en premier lieu, et l'Atomium ou le Manneken-pis symbolisent plus Bruxelles en tant que ville, à mes yeux, que le pays ou une région.
2- Je continue le russe à côté, et le problème c'est que le drapeau Russe et celui des Pays Bas sont très roches visuellement. Il me fallait quelque chose pour les différencier d'un seul coup d'oeil.

Peu importe laquelle, même si c'est une BD ( ce qui est plus que probable) même si c'est Tintin ou Quick et Flupke, ou Bob et Bobette, peu importe. Je pense que je trouverai mon bonheur dans n'importe quelle bibliothèque, ou en allant au " sanctus sanctorum" ( le CBBD)

Mais voilà, le projet est lancé, j'ai intérêt à me mettre un coup de pied aux fesses si je ne veux pas me ridiculiser publiquement :D
Je vais avoir besoin du soutien mes pompom girls en noir-jaune-rouge!

petit mois belge, donc, mais gros projet qui commence!
Au plaisir de faire connaissance en vrai avec vous, copines et copains du plat pays (qui sera vraisemblablement le mien d'adoption pendant quelques temps)
Donc, je pense qu'ici et sur l'autre blog aussi je vais ponctuellement faire quelques "bonus belges", hors défi, dans les mois qui viennent, photos de mes vacances, lectures, mes recherches avant déménagement..

dimanche 15 avril 2018

Le marathon des langues - c'est quoi ce truc?

Ceux qui me suivent régulièrement le savent, je suis une dingue des langues étrangères.

Oui mais parfois, c'est assez compliqué de garder la motivation, seule dans son coin.
Or je suis tombée, un peu par hasard sur le concept du Marathon des langues, organisé par Lauriane sur son blog. Une fondue des langues comme moi, qui se donne  365 jours pour apprendre le russe.. au maximum de ce qu'il lui sera possible ( elle vise quand même le niveau C1 du CECRL, ce qui n'est pas rien)
Il a fallu que j'aille vérifier, parce que mon dernier apprentissage de manière encadrée ( cours d'anglais) date d'avant l'établissement de ce cadre de référence. En gros, donc:

A = niveau débutant, B= niveau intermédiaire/avancé et C =le niveau autonome.
Chacun est subdvisé en 2, et  voilà l'exemple pour le français. (pour rigoler, j'ai fait le test avec un beau 100% de réussite, puisque je suis native. Un autre résultat aurait quand même été vexant!)

Pour en revenir au marathon, des langues, le concept dit bien ce qu'il veut dire: il s'agit d'une course de fond, pas d'un sprint. Comprendre que mieux vaut un travail court, mais régulier, fut-ce seulement  10 minutes avant d'aller se coucher tous les jours, que 2 heures de révision une fois de temps en temps.

Si vous avez du mal, d'ailleurs, Lauriane est coach et vous propose un accompagnement. C'est son boulot, faut bien gagner sa vie ( et quelle chance de pouvoir bosser comme ça!).
Mais ça n'est absolument pas obligatoire pour relever le défi. De mon côté, à 40, roups.. 41 balais, j'oublie que je viens de vieillir,  je connais mes points forts et faibles, et je sais que je travaille mieux en autonome qu'en équipe, en modulant en fonction des vicissitudes quotidiennes.
Donc ce n'est pas vraiment pour moi. Mais je la remercie de m'avoir involontairement donné le coup de pied au derche mental  que j'attendais (même si de fait, je suis déjà dans une phase de réajustement de..tout: priorités, physique, mental. Ras le pompon de ne pas faire ce que je veux, et c'est juste une suite logique de la révolution tranquille que je mets dans ma vie depuis 2 ans)


Et puis, il 'y a d'autres possibilités, surtout lorsqu'on est hors cadre scolaire, pour apprendre les langues, que de s'enfourner des listes de verbes irréguliers ou de vocabulaire dont on ne se servira jamais.
Mais mon cerveau est un troll en puissance et j'ai parfaitement retenu 2 mots des listes de vocabulaire allemand du lycée: Rucktrittbremsen "freins de rétro-pédalage" et Schlagbohrmaschine "perceuse à percussion".
J'ai beaucoup oublié le vocabulaire le plus courant, par contre, mais ceux là sont gravés dans le marbre, il m'a suffit de penser que je n'en aurai jamais besoin et que c'était plutôt inutile de les apprendre pour l'écrit du bac pour ne jamais les oublier.

Scoop: j'ai passé le bac en 1995 et je n'en ai jamais eu besoin depuis.
Scoop N°2: c'était tellement sorti de nulle part que ma mère, qui n'a jamais fait d'allemand, les a aussi mémorisés, puisqu'elle m'entendait pester sur ces foutues listes de vocabulaire.

Mais là, cool, on se détend, on n'est pas dans une situation où il va falloir garder le nez dans le guidon avec un exam' en juin à assurer, tout en jonglant avec les différentes matières à côté.
Apprendre les langues n'a jamais été aussi simple pour peu qu'on s'y colle vraiment: pas de maths, pas d'histoire-géo, pas de dissertation de philosophie à rendre lundi prochain, ni d'oral à préparer pour les options.
Autre avantage (et ça sent le vécu, avec l'opération de mars dernier): on peut être malade.
Ca n'est pas grave, il n'y a pas de cours à rattraper, avec un prof qui court comme un bourrin pour boucler son programme dans les temps.

Hé oui, manquer une semaine au lycée, c'était perdre 4 ou 5 heures de langues, et ce, en double ou triple exemplaires ( LV1, LV2 et pour moi LV3), ce qui se soldait par des lacunes difficiles, voire impossibles à combler si on était malade 2 fois dans l'année. Multipliés par le nombre d'année de cours. Autant dire que si une notion cruciale en grammaire avait été abordée à ce moment, là, on était aux fraises, et qu'il était difficile de trouver des sources pour déblayer ça seule pendant les vacances, (avec en plus Madame Machin qui nous a justement collé un méga devoir sur Merleau-Ponty à rendre dans 15 jours)

Là, c'est a chacun de se prendre en main, et si on est dans l'impossibilité de s'y consacrer pendant quelques jours .. hé bien il suffit de reprendre là où on s'était arrêté, c'est aussi simple que ça.

Evidemment, c'est beaucoup une question d'autodiscipline.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'entre le temps où j'ai passé mon bac et maintenant, le net a été popularisé.
Et avec le net, les ressources se multiplient, à portée de clics: fiches de révisions, sites de "mot du jour", moocs, radios étrangères, séries TV en vost ( et oui, regarder un épisode de série TV ou un film en VO, c'est du travail linguistique contrairement à ce que disait Monsieur XXXX pour qui seuls Goethe et Schiller valaient le coup... donc si votre kif, c'est de regarder Derrick en VO, faites vous plaisir :D)

Bon évidemment trouver des sources en anglais, en espagnol ou même en japonais ( merci la culture otaku d'être passée par là) c'est assez simple.
Trouver des ressources en allemand, en flamand ou en russe, c'est un peu moins facile.

Mais la première chose à faire, Lauriane notre marathonienne-organisatrice insiste là dessus, et d'expérience, je suis tout-à-fait d'accord, c'est de définir quelle langue on veut apprendre et surtout pourquoi.

Parce que "juste par curiosité" ou " pour me débrouiller en voyage" ou " pour déménager dans tel pays", le niveau final visé ne sera pas le même.

Une autre donnée importante c'est d'en parler autour de soi. Exactement ce que je suis en train de faire. Parce qu'ainsi, ben.. on ne peut plus reculer sans passer pour un pignouf à ses propres yeux. Mais aussi parce que qui sait, on trouvera peut être un ou deux potes à embarquer dans l'aventure, que ce soit dans la vraie vie du réel vrai ou sur le net ( et le marathon des langues a aussi une page facebook qui débute à peine, donc la communauté est encore assez petit: 733 personnes au moment où j'écris, soit le 7 avril)  Et que c'est toujours plus simple de se motiver à plusieurs qu'en solo, où on risque de perdre de vue l'objectif mentionné un peu plus haut.

Et j'ai envie de rajouter une 3° donnée, dont elle ne parle pas - ou alors je ne l'ai pas trouvée sur son site. C'est de déterminer si on a une mémoire plutôt visuelle, plutôt auditive, ou kinésique.
Parce que celui qui a une mémoire visuelle va fonctionner facilement par image, c'est ce qui est le plus souvent proposé par les enseignants. Et ça a zéro effet sur moi, j'ai une très mauvaise mémoire visuelle. Par contre des années après, je me souviens de la voix de quelqu'un, et j'ai reconnu ma prof de français de seconde plus de 20 ans après à sa voix, pas à sa tête. Et un peu de mémoire kinésique aussi: donc pour moi il va falloir passer par l'auditif et la réécriture, mais les images et les petits dessins, c'est inefficace sur moi. Par contre avoir des sources que je peux réécouter plusieurs fois, c'est exactement pour moi. Les fichiers mp3 sont mes amis!
Donc c'est une chose qu'il vaut mieux déterminer avant. Voilà un exemple parmi d'autres de test, destiné aux enfants, mais qui peut être utile à tout âge.

Alors donc voilà mon projet, ou plutôt mes projets.

Le marathon "un an pour apprendre le russe" a officiellement commencé le 1 avril. Mais de mon côté, j'avais des bases et je m'y étais remise assez régulièrement depuis septembre dernier.
Comme je suis fausse débutante, et qu'avec ma reprise d'études qui s'annonce en septembre, je solde tous mes congés avant de partir en disponibilité, j'ai décidé de commencer au 1° mai. Ainsi, je serai déjà en vacances, et avec cette énorme modification de planning, je préfère commencer officiellement au 1° mai. Par simplicité, pour ne pas commencer avec un planning et devoir le modifier deux semaines plus tard de route parce que mes activités vont changer. Mais autant dire que je vais profiter de ce coup de pot qui ne se présente pas souvent pour en faire un max.

Pour l'instant je vise 2 langues, avec des objectifs différents et un niveau de départ différent. On verra bien ce qui en résultera.



1- Le russe donc, puisque c'est un peu le défi commun ( mais il n'y a pas d'obligation, j'aurais pu choisir de me remettre à l'allemand ou à l'espagnol, d'améliorer le japonais ou de peaufiner mon anglais ou de découvrir une autre langue qui m'intéresse)
niveau de départ: Je n'ai pas trouvé de test pour le moment. et comme j'ai repris depuis quelques mois, je dirais que je suis un peu plus que faux débutant. en regardant le lien du CECRL plus haut, je dirais quelque part entre A2 et B1. Sachant qu'en langues on n'avance pas vraiment par palier, mais que c'est un continuum.
Par exemple en japonais, j'ai appris des termes liés à la musique et à la santé, pour parler de ce que j'ai fait ce printemps, mais j'ai zéro compétence en jardinage.
Alors qu'un autre élève du même niveau est jardinier et bricoleur amateur et a donc appris ce vocabulaire là que j'ignore absolument... du coup, chacun dans son domaine va avoir du vocabulaire avancé, mais des capacités intermédiaires en grammaire etc...
  • Objectif: donc le russe, oui mais pourquoi? en fait j'ai visité Moscou et Saint Petersbourg, entre autres, il y a 3 ans, en voyage organisé. J'ai bien envie d'y retourner par moi-même et d'avoir une autonomie suffisante pour le faire. Ca c'est pour l'objectif à long terme. a court terme, en tant que chanteuse, il y a des morceaux qui me plaisent bien et que j'ai envie de travailler, avec si possible un accent pas trop moisi. Les 4 mélodies des chants et danses de la mort de Moussorgsky en premier lieu.c'est en cours de mise en place au niveau musical en tout cas pour la 1° ( et oui, écouter et réécouter un max de chanteurs et chanteuses différents, en essayant d'intégrer la prononciation c'est aussi du travail linguistique, et là faut pas me pousser beaucoup pour que je le fasse!)
  • Durée: je pars sur du long terme. Du coup les 365 jours -un peu décalés- ça me convient. On verra comment je modulerai le planning à partir de la rentrée et des autres cours. Mais au plus j'arrive à en faire maintenant , au plus je pourrais un peu alléger par la suite. Et puis, je verrai ce que la fac propose comme options.
  • avantage/ inconvénient: j'ai déjà des bases qui dormaient, mais pas oubliées ( en linguistique, on parle de fossilisation, oui oui), donc c'est un plus. Le problème c'est que je sais pertinemment quelles sont les pierres d'achoppement qui m'avaient posé problème au lycée, et que je les vois arriver avec une certaine méfiance ( aspects du verbe, et surtout ces^$ù*=$ de verbes de mouvement!). A moi de trouver un angle d'approche différent de celui du lycée qui ne me convenait pas.
  • Particularité: comme il n'y en a pas en fait pas de voyage prévu dans l'immédiat, je peux suivre un programme assez classique. Y compris tenter de lire/ écouter des textes simple d'auteurs célèbres, etc.. Tranquille, donc.
  •  
oui j'ai choisi le drapeau des Flandres pour illustrer. Le problème est que le drapeau des Pays -Bas est visuellement trop proche de celui de la Russie.
2- le néerlandais/flamand : alors là, je suis  vraie débutante. Enfin presque, j'avais tenté il y a 2 ans un mooc, via l'anglais, mais la proximité des 2 langues était plus un problème qu'autre chose. Je n'ai pas encore trouvé de sources à l'heure actuelle, je vais donc me mettre à les chercher très prochainement. L'objectif et le temps prévu sont différents.
  • objectif: je l'ai dit je reprends des études en septembre, si tout se passe comme prévu. A Bruxelles. En Belgique. Certes la ville est en grande partie francophone, et je pourrais me contenter du français, mais .. on parle de moi, là. Quelqu'un qui ne va pas louper une occasion pareille, alors qu'elle sera en immersion et en plus en immersion dans la capitale européenne. autant dire avec beaucoup plus de sources et d'occasions d'entendre et de parler plein de langues. Et si je veux confortablement visiter les Flandres et les Pays-Bas, sans avoir sans cesse recours à l'anglais, je suis presque déontologiquement obligée de m'y mettre. Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est une obligation bien peu pénible :D
  • durée: là c'est un peu différent, puisque normalement à partir de septembre, je serai sur place.L'idée est plus de voir ce que je peux faire pendant les 5 mois qui me séparent du moment fatidique, histoire d'arriver avec un petit niveau de base. Le maximum que je pourrai obtenir, dans cette période là, mais sans sprinter pour autant. Pas vraiment un marathon, plutôt une course de demi-fond!
  • avantage/ inconvénient: j'ai appris l'allemand LV1 et l'anglais bien des années après. La proximité des langues s'annonce à la fois comme un avantage, mais comme un inconvénient aussi ( je sais déjà que c'est la LV1 qui va vouloir ressortir quand je vais me creuser la cervelle) et donc passer par le cours en anglais, ce n'est pas une très bonne idée non plus
  • Particularité: comme il va y avoir une application assez rapide des connaissances, je vais plutôt orienter mon apprentissage sur des choses très concrètes: l'accent belge plutôt que néerlandais, s'orienter dans les rues, réserver un billet de train, un peu de géographie et les noms des lieux en bilingue, comment faire les courses, etc.. Les choses plus générales, ça viendra peu à peu par la suite en immersion (enfin, écouter Brel chanter Mijn vlakke land, c'est toujours une occasion d'entendre l'accent et d'apprendre du vocabulaire, sur un texte qu'on connait par ailleurs très bien en français)
Et comme je sais que j'ai quelques internautes belges qui me suivent parfois,  je suis tout ouie, si vous avez des sources et des solutions à me proposer ( attention cependant, je n'ai pas la TV, donc ça ne peut être que de l'écrit ou des sources internet).

Sacrifices , hé oui car ce genre de projet implique des sacrifices. Non, je ne parle pas de faire un sacrifice suovetaurile aux mânes de Georges Dumézil en espérant avoir un jour son niveau. Une petite libatio est toujours possible, par contre.
Mais il va sans dire que même avec 35h00 de travail en moins par semaine pour quelques mois, il va falloir s'organiser.
Et mettre quelques activités entre parenthèses: la marche quotidienne, non, je garde, parce que sans les jambes, la tête n'irait pas loin. La musique non plus, c'est trop important, sauf pour la période juillet-août où il m'est impossible de jouer du basson ( son tout moisi à cause de la chaleur), mais dans ce cas là, réviser le solfège et les bases du clavier, c'est toujours possible, en maillot de bain devant le ventilateur.

Par contre ça veut donc dire que je vais devoir freiner.. sur les autres langues. L'anglais n'est pas un souci, dès qu'on traîne un peu sur le net, on y est confronté quasiment par défaut.Mais ça veut surtout dire mettre en hiatus la reprise de l'allemand, puisque le flamand a une plus grande urgence. Et le japonais aussi ( les cours finissent courant mai de toute façon), parce que gérer 4 langues en même temps dont une en débutant, ça ne va pas être possible. Même si les films et séries animées en VO seront toujours au RDV.

Et d'abord en juin c'est le mois anglais, donc il y aura quand même de la lecture et de l'écoute so british, entre une tranche de russe et une de néerlandais. Ca me laisse un peu de temps pour mettre tout ça en place en mai et fignoler mon planning. Sachant que je ne suis absolument pas une lève-tôt, et pas du tout opérationnelle le matin, et donc, pas la peine d'aller à l'opposé de ma nature profonde, ça serait contre-productif.

I can't get noooooo satisfaction!
Hmmm je suis en train de réfléchir à un 3°blog, juste pour ce qui est lié à ces sujets linguistiques en fait. Il y a celui ci qui est général et un autre pour la culture du Japon... Ca ne veut pas dire que je les mets à jour toutes les semaines, mais ça pourrait être une solution pour suivre cette progression linguistique, sans casser les pieds à ceux qui sont intéressés par les lectures et les films.. et inversement, ne pas imposer à la  communauté "marathonienne" des sujets autres.
Je vais donc y penser. On verra bien.

HOP! sitôt dit, sitôt fait, je viens donc e créer un blog annexe dédiée à ce sujet linguistique.
J'ai galéré à mort pour trouver un titre avec le mot langue, qui ne soit pas déjà pris, ou ne sonne pas trop olé olé.
Ca s'appelle donc " je tiens ma langue" ( et j'espère m'y tenir, donc). Et ça commence donc au 1°mai, ça me laissera le temps de fignoler une interface un peu moins basique...