Héhéhé, une petite ( très petite ) lecture en VO ce mois ci! L'an dernier j'avais lu Paola ( en VF) de sa co,soeur, copine et plus si affinité, Vita Sackville-West, c'est donc au tour de Virginia.
Malgré son importance littéraire et sa célébrité, je n'en avais pas encore eu l'occasion, donc comme ce minuscule livre s'est frayé un chemin jusque sur ma table au travail pour y être couvert et préparé pour la mise en lecture publique, autant en profiter.
Et quand je dis minuscule, il fait 48 pages, donc plus de la moitié sont des informations sur l'autrice, son époque, son style, le contexte , des infographies sur le vocabulaire et les temps verbaux de la nouvelle, des jeux destinés au lecteur, et des pages de prise de note. Il s'agit en effet d'une édition destinée aux gens qui apprennent l'anglais et veulent ( ou se voient contraints de) lire quelque chose en entier pour leurs études.
Difficile de résumer une nouvelle aussi courte, disons que le contenu est totalement raccord avec le titre: c'est le portrait et la vie quotidienne de mrs Crowe, vieille dame londonienne qui tient salon chez elle. Même si elle sort peu, elle a quand même une vie sociale intense, car elle reçoit quotidiennement la visite de pas mal de monde avec lesquels elle partage la passion des cancans et potins. Tout le monde vient lui amener les informations sur tout le monde directement chez elles, c'est donc moins par manque de goût pour les sorties qu'elle reste chez elle, que parce qu'elle n'en a pas besoin: elle sait tout sur tout et tous, sans avoir à bouger. Au contraire, quand elle sort, elle semble vaguement déplacée, mal à l'aise.
J'ai bien aimé les petits traits d'humour discrets de l'autrice: mrs Crowe correspond à son nom, toute de noir vêtue, et attendant de se repaître de bribes d'informations croustillantes. Il lui arrive aussi de se promener à la campagne dont elle est issue, mais " difficile de l'imaginer avec sa robe noire un peut élimée et son voile dans un champ de navet" ( heu sisi, les corbeaux sont faciles à imaginer dans un champ)
Bref, c'est une première découverte, qui m'a pris moins d'une demie-heure ( et pourtant pas dans les meilleures des conditions: entre deux heures de service public, par une chaleur étouffante, avec des allées et venues, un samedi après 4 nuits de mauvais sommeil, donc un bon lecteur en anglais, tranquille chez lui avec un boisson fraîche en a pour 10 minutes, un quart d'heure au mieux)
Mais ça m'a donné envie d'en savoir plus et d'aller voir à l'occasion ce que l'autrice a écrit d'autre. Si je trouve d'autres nouvelles, pourquoi pas ( je ne me suis jamais attaquée à James Joyce précisément parce que Dubliners et Ulysse sont des pavés et que j'ai plus de goût pour les formes concises)


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