mercredi 18 mai 2016

Bassons et cie.. la suite

Car je n'allais pas  m''arrêter en si bon chemin, n'est-ce pas...

Quelques notions de solfège
Attention cette fois, ça va devenir un peu plus technique, mais dans la mesure du possible je vais essayer de rester à un niveau de solfège pas plus difficile que celui du collège.

Bon, a priori, ceux qui sont là doivent savoir a minima qu'on écrit les notes sur une portée à 5 lignes et que le signe bizarre devant est une clef. De sol pour la plus courante, puisque c'est celle qui servait à lire les notes justement lorsqu'on devait jouer au collège sur l'atroce flûte à bec en plastique ( je crois que ça n'est plus obligatoire, d'ailleurs, ouf!!)

La ligne sur laquelle est écrite la clef désigne la note du même nom:
Mais si, sur nôtre flûte en plastique on utilisait seulement la clef de sol,  il y en a d'autres. Parce que ce sol est à peu près au milieu de clavier d'un piano, qui sert de référence.
L'info inutile pour briller en soirée: en allemand la note sol se dit G. Regardez bien la forme de la clef de sol: c'est un G stylisé.

Le LA du diapason ( actuel) est situé dans l'interligne juste au dessus de ce sol entre les deux lignes. J'y reviendrai plus loin, gardez ça en mémoire.

Et donc si on veut jouer des notes plus graves ou plus aigues, ça donnerait vite une pagaille sans nom:
Oui là, les notes qui semblent flotter au dessus et au dessous des portées. avec des tas et des tas de lignes supplémentaires... Le temps de compter le nombre de lignes à chaque fois, on ne serait pas près d'arriver au bout du morceau.
Et donc le basson étant un instrument grave, on va plutôt lire en clef de Fa
Et donc très logiquement , on peut déduire que la ligne comprise entre les deux points et un... fa.
La aussi il parait que cet escargot (ou oreille, si vous préférez) et ses deux points dérivent du nom allemand du fa ( F) et représente un f stylisé. C'est moins évident que pour le G.

Le do qui flotte au dessus de la portée est exactement le même que celui qui flotte en dessous de la portée en clef de sol, c'est la note qui fait la liaison entre les deux portées:
piqué ici, merci à eux

Et donc, sur mon instrument grave, j'ai surtout besoin de notes graves .. mais de quelques aigus aussi, sans aller toutefois jusqu'au bout de la portée en clef de sol. Et donc, pour éviter de se traîner des lignes inutiles, on utilise une autre clef, la clef d'ut 4, à mi chemin entre les deux.
Et vous savez quoi? Ut et do, c'est la même chose, d'une part, ceux qui font des mots croisés le savent bien, donc une clef d'ut, c'est une "clef de do" en fait. Et ce do est exactement, le même une fois de plus , toujours ce do " du milieu" ( parce qu'au milieu du clavier du piano, compris Homer?). Et ut 4, parce que le do est donc sur la 4° ligne en partant du bas ( il y en a d'autres qui ne concernent pas le basson donc... on va les court-circuiter)

Et donc si je bidouille un peu les schémas - de manière très moche sous paint - voilà le registre ( l'étendue entre la note la plus grave et la plus aigue) de l'instrument. 3 octaves et demi, c'est  beaucoup pour un instrument à vent. En général les graves sonnent bien et assez facilement, il faut un peu plus forcer pour sortir les aigus. Attention, si vous devenez bleus sans sortir un son, c 'est que vous avez oublié de mettre l'anche double! D'oh encore une fois!



En général la note la plus haute est un mi bémol mais là encore ça diffère en fonction des modèles d'instruments: le mien est un modèle amateur qui s'arrête au ré suraigu ( en théorie, il y a toujours des manières de contourner pour sortir le mi bémol et le mi, mais.. je ne les ai jamais apprises, simplement parce que je n'en ai pas besoin. Pour les professionnels, des instruments (plus chers évidemment et " plus cher" est un euphémisme) sont fabriqués avec quelques trous de plus afin d'aller jusqu'au fa suraigu... qui n'est presque jamais utilisé concrètement, donc, à part d'être vraiment professionnelle, je n'ai pas personnellement intérêt à mettre le prix d'une voiture pour un mi ou un fa dont je n'aurais pas l'utilité en orchestre.

Par contre les instruments pro ont d'autres avantages sur les instruments d'études (un son plus agréable, des notes un peu compliquées à jouer rapidement qui sont facilitées par quelques subtilités mécaniques et là, oui.. même en orchestre à vent, ça pourrait me servir)

quelques notions d'acoustique.

Je parlais du la" actuel" un peu plus haut, c'est maintenant que je vais y revenir.

Les notes, c'est de l'air en vibration en tout premier lieu ( que ce soit une anche, ou une corde, ou une peau de tambour.. c'est pareil: une vibration qui se transmet à l'air et se propage jusqu'à l'oreille de l'auditeur). Chaque note a une hauteur particulière, en nombre de hertz. Je vous laisse allez fouiller le net pour plus d'explication sur les grandeurs physiques.

Techniquement l'instrument n'est en soi qu'une caisse de résonance munie de trous permettant de raccourcir le trajet de l'air dans le tuyau replié ( l'instrument est un long tuyau coudé de 1m30, qui ferait 2m 50 de longueur une fois déroulé.. et plus un tuyau est long, plus le son qui en sort au bout lorsqu'on souffle dedans est grave), ce qui fait le son, c'est la vibration qu'on y imprime en soufflant dans l'anche en roseau qui vibre sous la pression d'air.

Et donc la note qu'on nomme "la du diapason" est aussi une vibration spécifique, à 440 hertz en général, à 442 pour mon instrument ( et les instruments à vent). Deux hertz d'écart. Ce n'est pas grand chose. Mais ça suffit pour sonner terriblement faux, tendance "sonnerie du métro parisien" si deux instruments ne jouent pas exactement le même la.
Le truc, c'est qu'on ne peut pas vraiment accorder un basson, à cause justement de ces 2,5m de longueur . Pour accorder une flute traversière ( dans les 65 cms de long, corrige moi si je me trompe Sylvain), on tire d'un côté, on tire de l'autre, et 1 ou 2 cms de longueur en plus ou en moins sur une flûte changent énormément le son. 1 ou 2 cms de moins sur un tuyau de 250 cms, ça ne change pas grand chose, il faut s'arranger autrement pour changer le son.
Ce sont donc les instruments plus faciles à moduler qui doivent s'accorder sur les anches doubles, c'est qui les boss de l'orchestre?

Donc je disais que le la actuel est à 440 ou 442 hertz. Ca n'a pas toujours été le cas.
En musique, ce n'est qu'au XIX° siècle que des choses ont été standardisées, et qu'on a pu avoir un son à peu près régulier d'un instrument à un autre.
Et encore même au XIX° siècle la note nommée la correspondait à 435 hertz de vibration. Le la 440 comme standard, c'est quelque chose de récent ( milieu XX° siècle)

De tout ça il ressort que:

- un morceau joué en duo sur un instrument du XIX° siècle ou antérieur et un du XX° aura toutes les chances de sonner faux, parce que les instruments n'ont pas le même la de référence. Quand je disais que quelques  hertz d'écarts suffisaient à être gênants. imaginez lorsque j'ai du travailler un morceau avec mon instrument calé sur 442 hertz et impossible à moduler accompagnée d'un clavecin accordé au la 415 hertz? tout juste, c'était impossible

- la musique baroque ( et Renaissance, voir sujet précédent) ne sonne absolument pas pareil lorsqu'elle est jouée sur instrument moderne ou sur instruments anciens. Pour retrouver la sonorité d'origine, il a fallut recréer des instruments accordés sur leur diapason d'origine
et
-les chanteurs souffrent de cette hausse du la: l'air de la reine de la nuit et ses suraigus étaient plus simples pour la chanteuse de l'époque de Mozart  (la le plus souvent à 422 hertz au lieu de 442)  que pour celle qui va le chanter en 2015, par ce décalage du diapason qui sonnait plus grave à l'époque. en yermes actuels c'est quasiment un demi ton d'écart.

Voilà, j'ai fait beaucoup de détours pour expliquer, mais il fallait en passer par là pour amener la suite progressivement mais une petite comparaison pour illustrer cette différence de hauteur de son ne sera pas de trop...

Allegro du Concerto "le phénix" de Michel Corrette
Version à 4 bassons modernes
Version sur instruments anciens

Encore un?
concerto en mi mineur de Vivaldi RV 484, version moderne
(joué par une femme et dirigé par une femme, le prochain qui me parle d'instrument masculin se prend une mandale de camionneuse!)
et version d'origine
alors laquelle préférez vous? Vous êtes entièrement libres de préférer le son plus brillant du basson moderne ( c'est pour cette question qu'il a été transformé) et du diapason haut.

Pour ma part d'un point de vue musical, je préfèrerai toujours la musique baroque jouée à son diapason d'origine ( et bonus: le basson d'époque Vivaldi est plus facile à jouer au niveau de la position des mains. Ce qui a été gagné en brillance pour le son a été perdu en facilité d'exécution avec la complication de l'instrument et demande donc beaucoup plus de virtuosité au basson contemporain pour obtenir le même résultat. Vivaldi ou Corrette sur basson contemporain sont épuisants à jouer)
Ne serait-ce que pour la raison toute bête: j'ai choisi un instrument grave, parce que j'aime les sons graves. Donc s'il y a moyen que ça sonne encore plus grave, je vais forcément préférer!

jeudi 12 mai 2016

Bassons et cie...

En discutant avec Denis sur une page Facebook, j'ai pu constater une fois de plus que mon instrument n'est pas connu.

Et c'est vraiment  trop pinzuste.

Ce n'est pas la première fois que j'en parle ici, j'avais déjà évoqué le problème un peu ici et si je n'ai toujours pas résolu la question " qu'est-ce qui fait qu'un instrument est perçu par certains comme masculin ou féminin", je n'ai toujours pas compris la réponse ( ou alors c'est évident, et c'est juste mon attitude constamment " genderless" - oui en anglais, faute de mieux, le mot " sexué" en français n'a pas vraiment le même sens- m'empêche de le voir.)

donc le basson, on va faire ça simple
C'est un instrument à vent. "Aérophone" quand on veut faire celui ou celle qui s'y connaît ( ou évacuer les voyelles qui encombrent au scrabble)
On distingue les bois et les cuivres, le basson est un bois. Ce qui fait l'appellation n'est pas la matière dans laquelle l'instrument est fait, mais le fait qu'on en joue avec une anche, une petite pièce en roseau. Le saxophone par exemple est classé dans les bois, même si tout le reste de l'instrument est visiblement en métal.
Dans les bois donc, il y a les anches doubles ( saxophone, clarinette, clarinette basse...) et les anches doubles ( hautbois, cor anglais, basson) et les flûtes ( qui sont une "espèce" à part: l'origine étant un instrument entièrement en bois, corps et bec compris, la flûte reste classée dans les bois, même lorsqu'elle est entièrement en métal).

Donc instrument à vent de la famille des bois, à anche double.
et voilà!!!
Ah oui, j'oubliais: c'est grand: le voilà pour donner une idée, dans mon ancien chez-moi. Les livres de poche  derrière peuvent donner une idée de la taille de la bête.
figure A

A la base, il s'agissait d'un instrument de "famille", c'est à dire qu'il existant en plusieurs tailles et hauteurs de son, soprano, alto, ténor et basse, comme en chant,il n'existe plus que l'instrument grave. Par commodité, j'explique souvent aux gens que c'est comme un très gros hautbois au son grave, parce que le hautbois est plus connu, c'est un peu plus compliqué que ça. Même s'ils sont cousins germains, le hautbois et le basson dérivent 'instruments distincts à la base, j'y reviendrais un peu plus loin.

De cette caractéristique ( l'instrument a été inventé pour jouer la partie grave , dans un ensemble d'instruments de même type) résulte le fait que ça n'est pas un instrument soliste. a part dans des compositions récentes pour basson seul, qui restent rares, il est ait pour jouer en ensemble: duos, trios d'anches, ensembles à vents, orchestre.
Lorsqu'il est soliste, c'est le plus souvent en concerto pour basson ET orchestre. L'instrument est mis en avant, mais ne joue pas seul. Les morceaux d'examens sont souvent joués avec une réduction pour piano ( un "résumé" de l'orchestre au piano.) donc dans tous les cas, on ne joue pas vraiment seul. et c'est mieux comme ça, faire de la musique seul,de mon point de vue, quelque oit l'instrument, n'est pas très intéressant.

L'instrument est assez récent ( XVI siècle, même s'il a continué d'évoluer depuis), mais dérive d'instruments médiévaux et Renaissance , la dulciane ( ou douçaine) pour le basson. Le hautbois dérive de la bombarde. Même s'ils sont proche, il y a quelques subtilités que je ne vous expliquerai pas ici ( je vais laisser Marie-Laure, une camarade de stage, le faire, tiens, elle le fait très bien...). Mais voilà, j'ai eu l'occasion la semaine dernière de jouer sur la version basse et la version alto des douçaines et c'est très drôle, ça m'a totalement emballée - ne serait-ce que parce que les instruments anciens n'ont pas de clétage - les " touches en métal"- et ne pèsent pas un âne mort.

figure B: dulciane basse
et il y a le cervelas aussi. Non, je n'ai pas eu l'occasion de jouer du cervelas, mais le nom évoque surtout un gros saucisson.Pour moi ça ressemble plutôt à une bouteille de bière. Avec capsule.
Figure C
Le nom évoque à priori une saucisse cuite pour le commun des mortels, la forme m'évoque une bouteille de bière.. Saucisse. Bière.. Oktoberfest!!! ein Prostit, ein Prosit.. heu, je m'égare!

L'idée c'est que donc Figure B+ figure C = Figure A

Mais comme je ne compte pas faire une conférence, et que vous commencez à vous demander " ça sonne comment ces trucs là?"

Le cervelas ( Ranckett en anglais)
La dulciane
Les deux en duo
et deux dulcianes ( alto et ténor)

Juste parce que le titre est très drôle: la bourrée d'Avignon morceau du XVII° siècle sur instruments anciens.

Après on aime ou pas, mais pour ma part j'adore ces musiques anciennes. J'en avais parlé un peu l'an dernier en présentant de la musique renaissance anglaise, ici, et .

Et les bassons,, voilà une dame qui présente un instrument baroque ancien , un baroque plus récent, et un moderne
Et pour finir , momentanément (car il y aura bientôt un sujet spécifique pour le XVIII° siècle, beaucoup de "tubes" du basson ont été écrits à cette époque là), voilà trois morceaux Très très très connus pour basson. Vous avez forcément déjà entendu ça une fois dans votre vie.

Fin XIX°: L'antre du roi de la montagne (extrait de Peer Gynt d'edvard Grieg). Il y a encore peu, ce morceau était utilisé pour une publicité télévisée quelconque. Je reconnais les musiques et du coup l'objectif commercial du truc est totalement loupé, parce que je me contrefiche du produit. Mais vu qu'on est matraqué de publicités, qui trouvent commode de prendre de la musique tombée dans le domaine public, où il n'y a pas de droit à payer, c'est parfois une porte d'entrée "sonore" pour des gens qui ne s'y seraient pas penchés sans ça ( et reconnaissons qu'une campagne de pub réussie peut même faire connaître un morceau jusque là quasi inconnu. Chostakovitch peut remercier les assurances machin pour avoir popularisé sa valse n°2.)
Comme Paul Dukas peut remercier Disney...
L'apprenti sorcier... toute fin XIX° siècle
3 bassons et un contre basson ( variante encore plus grave que l'ont peut voir en gros plan ), le bonheur!

Prokofiev: Pierre et le loup (le basson représente le grand-père. J'adorais ce disque, et j'ai eu un coup de coeur pour le son si original du basson)
Une narration modernisée que je n'avais jamais vue, en animation à l'origami dans la savane africaine, racontée par Jean Rochefort (je maudis le ^$ù*=^$ de bandeau d'excuse!)

et sinon pour prouver que basson ne signifie pas forcément musique orchestrale ( en stage nous avons même joué une adaptation de Crazy Train D'Ozzy Osbourne et du funk en grand ensemble. du baroque.. au hard rock)

Disco!!!!!
ou encore " midshipman bassoonblower" ( sous titré "les variations d'un marin ivre", un morceau qui m'amuse toujours beaucoup à jouer, ici le quatuor ne joue que 2 extraits, mais chaque morceau  hormis l'intro, porte un nom d'alcool comme titre: rhum, bourbon, brandy, vodka)

Ca correspond bien au caractère général des bassonnistes, j'en ai rencontré des originaux, des perchés, mais pas d'antipathiques, il suffit de voir nos stages ou l'ambiance est plutôt à la rigolade détendue.

"vous, on ne vous a pas entendus, on ne vous entend jamais, vous n'arrêtez pas de bavardez, faites attention, faites très attention!"

the english month and british mysteries, deux challenges pour le prix d'un.

Eh oui, c'est bientôt juin, et juin, comme les années précédentes,c'est le mois anglais qui s'annonce à l'horizon.
Et c'est encore chez Lou que ça va se passer! et comme Lou ne fait pas les choses à Moitié, elle relance également le challenge Britsih Mysteries, qui lui durera toute l'année.

alors j'ai quelques petites idées de lectures qui peuvent entrer dans le cadre des deux. A moi de voir comment je vais organiser ça, mais il y aura, forcément

- un Agatha Christie, parce que ça, c'est un rituel, pas de mois anglais sans la reine du crime.
- Un Ellis Peters qui est aussi mon rituel, et la reine du crime.. médiéval.

J'ai aussi prévu, si j'arrive à mettre la main dessus, une suggestion d'un de mes profs de musique, pendant le stage de la semaine passée, qui adore l'humour satirique et absurde: Vie et Opinion de Tristram Shandy, de Laurence Sterne. Je ne connaissais que de titre, mais il m'a tellement bien vendu le livre qu'il nous a bien donné envie de le lire, à plusieurs autres stagiaires et moi-même. Donc, ça peut être une idée à creuser. XVIII° siècle, j'ai aussi quelque part un challenge " siècle des Lumières". Les lumières étant internationales, ça peut coller.

Autre idée, "trois hommes en bateau" de Jerome K. Jerome, celui là, ça fait plusieurs années qu'il me trotte dans la tête, donc s'il l'ont à la médiathèque, ou si je le trouve pour peu cher.

et oui, tiens, si je m'orientais vers un axe " humour". Il me reste "globalement inoffensive", le dernier tome du guide du voyageur Galactique de douglas Adams, mais j'avoue hésiter. Le 4° tome était terriblement décevant, et c'est surtout par acquit de conscience que je pense lire le 5°, sans rien en attendre.

En théorie l'autre lecture rituelle, c'est le tome suivant d'Harry Potter, je reproduis le rythme de parution initial en en lisant un par an.

Mais j'ai aussi envie d'un peu de SF,donc, soit Adams, soit Arthur C Clarke, soit JG Ballard...

Je n'ai pas encore vu les propositions de lectures communes, donc, le programme peut aussi se modifier en fonction de celles-ci.


Pour les autres billets, il y aura encore du cinéma, et oui, c'est étonnant isn't it? J'ai raté High Rise ( ou plutôt, le cinéma ne l'a eu que pendant la période où j'étais à l'autre bout du pays), et comme il est adapté de Ballard justement, si je le trouve en VOD, je pourais me faire une séance rattrapage . L'auteur du roman est anglais, le film est anglais, et il y a Jeremy Irons ( oui rien que ça) et  "Lui, là, comment qu'ils s'appelle déjà?" ( petite private joke déjà évoquée au sujet de Crimson Peak, dont l'acteur principal avait une interprétation suffisamment décalée et teintée d'ironie qu'il sauvait un film qui pêchait par excès de grand-guignol.)

On continue dans l'ironie, et l'humour noir? Je n'ai pas eu le temps de caser " Tueurs de dames" l'an dernier.

sinon, et ça c'est mon petit hommage personnel à un des disparus de ces funestes 6 premiers mois de l'année il faut absolument que je rajoute au menu " Truly, Madly, deeply".

En fait là aussi, ça sera beaucoup en fonction du temps que j'ai et de ce que j'arrive à retrouver.

Un autre sujet qui me tient à coeur: je reviens donc de stage de musique dans la région d'Arras, et j'en ai profité pour faire un peu de tourisme, j'ai donc des choses à dire sur la présence anglaise, britannique, et du commonwealth en général là bas pendant la première guerre mondiale.

Pour les british mysteries, le temps imparti est plus vaste, mais dans le même ordre d'idée, j'ai bien envie au fil du temps de rajouter la nouvelle série d'Anne Perry qui se passe justement pendant la Première guerre Mondiale.

dimanche 1 mai 2016

Zombie thérapie - Jesse Petersen

Celui là, je l'avais commencé pour la semaine de l'horreur cet hiver, mais pas eu la possibilité de le finir à temps, alors bien qu'il n'y soit pas directement question de sorcières, bon, on va dire qu'un roman humoristique sur une attaque de zombies, ça rentre dans le cadre fantastico-horrifique de ce mini halloween au printemps ( d'ailleurs avec le Mistral d'aujourd'hui, on pourrait presque se croire le premier novembre sans problème). Encore une de mes acquisitions à 99 centimes lors de l'opé Bragelonne en ebook, au passage.

Un mélange assez sympa et marrant entre chick litt (la littérature de poulettes, comprendre, , pour "fifilles") et fantasy urbaine, qui du coup m'a rendu le côté girly plus sympathique ( Car, oui, moi et la littérature "genrée" on fait deux à la base)
tiens pour une fois, la fifille ne tient pas un classique sac à main, mais un hachoir au bout de ses doigts manucurés.

Seattle, époque contemporaine. entre Sarah et David, le torchon brûle, c'est la crise, et ils tentent en dernier recours d'éviter d'en arriver au divorce en suivant une thérapie de couple. Peu efficace, Monsieur et Madame sont toujours à couteau tirés sur tous les sujets, la thérapie leur coûte un bras.
Elle risque même de leur coûter beaucoup plus.
Tout commence donc un jour de rendez-vous chez le psychologue. Déjà, c'était louche, il n'y avait personne sur la route habituellement encombrée qui mène au centre ville. Mais tout à leur dispute, Sarah et David le remarquent à peine. Et puis, la thérapeute est en retard, ce n'est pas acceptable. L'impatiente Sarah se précipite à l'intérieur pour râler, et tombe sur la psy, tranquillement en train de bouffer ses clients précédents. Voilà qui explique le retard. après avoir réglé le problème de la psy et de sa secrétaire devenues subitement anthropophages à coup de chaussure à talons, Sarah et David se précipitent chez eux, pour enfin comprendre ce qui se passe. La ville, non, la région entière est la proie d'une épidémie de zombies. Oui comme ans les films et les jeux vidéos, ceux-là même que David adore et que Sarah considère comme une perte de temps.
Ni une ni deux, les tourtereaux fâchés vont devoir faire front commun, pour tenter de rejoindre la campagne, peut-être encore épargnée, où vit la soeur de David. Et dans ces cas là, même si on déteste sa belle-soeur, on peut, non on doit accepter de faire un petit effort. Les voilà donc partis en commando survie, embarquant au passage une voisine un peu nunuche et ancienne pompom girl (devinez, non, mais devinez qui va mourir en premier?), qui par chance, vivait avec un abruti fana d'armes à feu. Après avoir constaté qu'ils sont bien les seuls humains encore digne de ce nom ( et massacré non sans une certaine satisfaction plaisir le concierge lubrique), les 3 partent donc, direction la cambrousse.

Un livre plaisant, sans être inoubliable, à ne surtout pas prendre au sérieux, puisque c'est surtout une grosse parodie de la vogue zombie du moment, qui a un peu tendance à être trop sérieuse. Les héros n'ont pas spécialement d'intérêt, et sont assez clichés ( la pompom girls, le nerd fan de jeux vidéos, la femme qui se prend un peu trop au sérieux), mais quelques passages sont assez savoureux et leur permettent de rencontrer d'autres genres de zombies, enfin, ceux qui étaient déjà tellement cons de leur vivant qu'être zombifiés ne fait pas trop de différence

Les clients d'un casino par exemple, tellement collés à leur machine à sous, qu'ils ne se sont même pas rendus compte qu'ils ont été mordus et continuent de jouer, le regard morne  et le cerveau vide sans que ça ne change quoi que ce soit pour eux. ( Ha oui nota: ici, la zombification est une maladie, qui vous ronge et vous moisit de l'intérieur vitesse grand V. On ne meurt pas d'abord pour sortir de sa tombe, on passe en une morsure de normal à zombie, sans s'arrêter à l'étape "mort". De même on ne focalise pas sur les cerveaux, tout est bon dans l'humain comme dans le cochon. Donc on mord un bras, une jambe, une oreille, peu importe, du moment que ça peut se manger ).
 Ou encore la secte apocalyptique, dirigé par des gens parfaitement sains d'esprits dirigeant une équipe de crédules qui n'ont pas beaucoup besoin de leur cerveau de toute façon.
Les vendeurs de bagnole, la publicité, les émissions de TV réalité, les chaînes d'info en continu les filles à faux-nichons, les collectionneurs d'armes, les rednecks un peu crétins, toute une galerie de produits de la société de consommation à la mode  US passe à la moulinette. Et, on ne va pas se mentir, c'est assez jouissif, même si les personnages principaux manquent de psychologie, on est là pour rigoler en pataugeant dans le sang. Mais ça manque quand même de personnages, puisque tous ceux que croisent David et Sarah ont une fâcheuse tendance à calancher au bout de quelques pages. Ou être déjà morts/zombies/cons - rayer la ou les mentions inutiles-  à la base.

J'ai bien aimé les intitulés de chapitres, parodiant les conseils de livres de développement personnel et relationnel " entretenez de bons rapports avec votre belle famille, vous ne pouvez pas savoir si un jour, vous n'aurez pas besoin d'être hébergés pendant une attaque de zombies" ou " nourrissez des amitiés communes. Mais n'hésitez pas à y mettre un terme quand vos amis commencent à essayer de vous bouffer". Merci du conseil, j'y penserai en cas de besoin!

En tout cas, vu les semaines que je viens de passer au boulot, ça m'a bien faite rire d'imaginer des têtes très précises à la place des zombies. Et vlan un coup de godasse dans la tronche de..... , ho comme ça serait bien de la dégommer à coup de batte.

Il y a une suite (Zombie Business) que je lirai peut être le jour où j'ai une envie de massacre et de violence gratuite et défoulatoire.


Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture