dimanche 30 juin 2013

Rock Progressif ( 4) -(H)ELP

Et j'ai gardé le meilleur, enfin, le plus progressif pour la fin. car pour le coup, le groupe n'a vraiment fait que du progressif, en tout cas lors de sa pleine gloire.
ELP, comme Emerson, Lake and Palmer. Keith Emerson aux claviers, Greg Lake au chant - dans le précédent sujet, je disais qu'on allait retrouver la voix de King Crimson, et le voilà - et aux guitares et basse, et Carl Palmer à la batterie et aux percussions. Ce qui est une formation très réduite pour un groupe de rock, on est plus près du trio jazz, et c'est ça qui fait toute la différence.

Et quand je dis Emerson aux claviers.. oui, c'était ça, les début de la musique électro!
Et là pour le coup, on s'oriente vraiment dans le progressif bizarre, qui part dans tous les sens. Tellement bizarre qu'en général, ça passe ou ça casse. et moi j'aime bien, justement parce que c'est le genre de musique qui ose aller au bout de son sujet, quitte à se ramasser par moments, mais je préfère voir quelqu'un se ramasser en tentant quelque chose ( l'albul " Picture at an Exihibition, d'après Moussorgky n'est pas une super réussite à mon sens, mais c'était original de tenter une réinterprétation).
Le groupe a d'ailleurs été plus ou moins enterré par ses membres en 1978 , à la fin du progressif, chacun partant suivre son bout de chemin, sentant qu'ils étaient arrivés au bout de ce qu'ils avaient à tester.
Mais ça a donné des pépites comme Take a Pebble ( un peu d'impro contemporaine, un peu de jazz, une touche de folk...et dans cette version, Emerson qui s'amuse à citer la Marseillaise ou Pop goes the Weasel

Et à choisir un album, un seul , bien que j'apprécie énormément Tarkus et sa construction en miroir ( au niveau de l'album entier, ici, juste un extrait instrumental.. "juste" un extrait, ricanai-je, mais qui montre une facette très contemporaine du groupe)
 Ici, une page qui explique bien les tenants et aboutissants de l'abum, avec les images de la pochette en prime. Je suis assez d'accord avec ce que dit le webmaster, je ne vais donc pas plus développer.

Je m'attarderais plutôt sur " Brain Salad surgery" (oui, je sais, c'est du titre de la mort qui tue)
- parce que la pochette de l'album est signée  HR Giger, l'artiste suisse qui a  entre autre conçu l'Alien, du film du même nom, et que j'aime bien les images cauchemardesques de ce type un peu perché
Couverture de l'album, extérieur, et intérieur.

- parce que l'album contient Karn Evil 9, un morceau de presque 30 minutes qui résume bien pour moi ce qu'est  le progressif: de l'expérimentation encore et toujours, et un thème qui sort de l'ordinaire: la lutte de l'humanité contre les ordinateurs (et quand on voit la machinerie énorme que se trimballait le groupe...), les dangers du tout informatique) l'intelligence artificielle qui réduit peu à peu les humains et la nature au rang de phénomènes de foire, et la révolte de l'Homme pour reprendre sa vraie place. Oui, Rien que ça. De la Sci-fi en musique!
Pompeux, oui certes, mais terriblement ambitieux et c'est ça que j'aime. surtout dans une époque où tout est lisse et calibré pour plaire ua plus grand nombre et où personne ne semble vouloir sortir des sentiers battus que ce soit en musique ou au niveau des thèmes abordés)

Le groupe jouait souvent  l'intégralité du morceau en concert, mais impossible de trouver le début en version live ( ce qui est toujours plus agréable, rien que pour voir la machinerie des claviers etla batterie également plus que complète)
premiere impression ( le morceau compte 3 "impressions", partie 1, audio seulement, apparemment la partie 1 n'a pas été mise en ligne, sinon enregistrée,  en version live) qui raconte la prise de pouvoir des machines et la réduction en esclavage de l'humanité
Impression 1 partie 2: l'humanité est présentée comme un show de phénomènes de foire
Pas trouvé la 2° impression..

Et 3° impression, en entier ( la révolte non pas des machines contre les humains, mais des humains contre les machines pour reprendre leur vie en main)
et juste pour le plaisir, extrait d'un autre album et d'un autre live: Hoedown, une variation sur un thème du compositeur contemporain Aaron Copland, si je ne me trompe pas. Mais surtout, ça m'amuse énormément, jetez un oeil au premier plan: Damned, c'était donc ça  le secret de cette inépuisable énergie, le jus de raisin made in Burgundy!
Pas sure qu'on puisse voir encore ce genre de détail de nos jours, à tout le moins il aurait été flouté!

Et voilà, c'est la fin de ce petit tour d'horiszon progressif. Comme c'était le mois anglais, je me suis volontairement limitée aux groupes birtanniques, mais il y a des choses très sympa du coté de l'Allemagne (Popol Vuh, qui a créé des méusiques de films pour Werner Herzog dans les années 70, ou Tangerine Dream, pionniers de la musique electro, par exemple, en France : Ange, un groupe d'inspiration médiévale, ou le très très bizarre Magma qui a inventé de toute pièce le "kobaïen", faux langage extraterrestre dans laquelle les morceaux étaient chantés..)
Et c'est ainsi que s'achève le mois anglais!

Roger Dean

J'en parlais il y a quelques jour au sujet des pochettes du groupe Yes, souvent signées de Roger Dean. J'aime beaucoup son travail, et comme je sais qu'il n'est pas très connu de notre côté de la manche...
Roger Dean est donc illustrateur, dessinateur, peintre, architecte...
Pour les pochettes de disque, hormis Yes, on peut citer Uriah heep et atomic Rooster qui sont assez connus..
Quelques exemples
Demons & Wizards.. rien que pour le titre, il mériterait d'entrer aussi dans le challenge geek!
Third ear, un groupe que je ne connais pas du tout, mais j'aime bien cette image
Làeencore un groupe que je ne connais pas du tout, répertorié " afro-british", ça me tente terriblement!

4 pochettes, exprès, j'en ai cherché des très différentes, avec des dominantes de couleurs très éloignées, des époques différentes aussi ( les 3 premières sont du début des années 70, la dernière de 2001), mais déjà ça donne une idée: des couleurs souvent tranchées, des chimères, des paysages minéraux..

Mais en fait j'aime surtout ses tableaux, de paysages oniriques, très SF,, et souvent inhabité sauf par des animaux fantastiques ou préhistoriques ( j'ai trouvé 2 pochettes avec personnages humains, mais c'est plutôt rare chez lui), ces architectures aériennes, ces rochers en lévitation, ce talent pour arriver à mettre côte à côte des couleurs chaudes et froides qui en théorie ne vont pas ensemble, bref j'aime énormément cet univers...
Floating Islands, un de mes préférés

Décors de Sci-fi, dinosaures, non franchement je ne pouvais qu'aimer. Ce genre de peinture me fait voyager très très loin, et surtout, pour mon plus grand plaisir, il n'y a pas d'humains, c'est reposant!

Et, le hasard étant ce qu'il est vous pourriez bien en entendre parler ces prochains jours, car, j'apprends à l'instant qu'il attaque James Cameron en justice pour plagiat
motif?
Ressemblant non?
Je n'ai pas du tout aimé Avatar, et voilà que la seule chose que j'avais à peu près apprécié dans le film ( le scénario bateau m'avait ennuyée au possible), les décors parce que "on dirait du Roger Dean", s'avère être un "emprunt" non autorisé

Et côté Architecture, mr Dean a planché sur un projet "home for life", une maison originale,  respectueuse de l'environnement peu chère et facile à construire, voilà ce que ça donne

Ca à l'air de manquer un peu de rangerment à mon goût, mais sinon, c'est un splendide " trou de Hobbit"!
Pour en savoir plus sur le bonhomme, ses peintures la maison: Roger Dean

un peu en retard sur la rédaction, mais...
Ho et puis après tout, vu le rapport de son univers avec la science fiction et la fantasy, il le mérite bien!

vendredi 28 juin 2013

Le dernier continent - Terry Pratchett

Dernière lecture commune dans le cadre du Mois anglais ( car au final, je ne pourrais pas finir le Dickens à temps pour demain, pour cause d'examen de musique, et des répétitions qui s'enchaînent depuis quelques jours)
Donc, un Pratchett , au choix. Et ça tombe bien, ça fait quelques mois que le dernier Continent, tome 22 du disque-monde, et 5° volume des aventures de Rincevent, attendait son tour ( puisque j'ai intercalé le premier volume dédié à la mort entre deux lectures Rinceventeuses.)


Retour en arrière, A la fin des Tribulations d'un mage en Aurient, le pauvre Rincevent devait être magiquement rapatrié à Ankh-Morpork par les mages de l'université invisible. Mais par suite d'une petite erreur de calcul ( ce qui aurait été étonnant, c'est que les mages d'Ankh-Morpork réussissent quelque chose, ils sont tous à peu près aussi incompétents que notre calamiteux héros), au lieu de revenir chez lui, il avait échoué sur Iksiksiksiks, le continent inconnu, noté bien sur XXXX sur la carte. Un endroit, sec, désertique, chaud, dont personne ne connaît la localisation exacte, ni comment s'y rendre.

Or donc au début de ce 22° tome, les mages de l'université  invisible ont un gros problème: le bibliothécaire de l'université- le seul bibliothécaire qui, à la suite d'une fuite de magie, range les livres avec les pieds et se fait payer en bananes - est tombé malade, une étrange maladie qui a chaque éternuement lui fait changer de forme ( un canapé, un transat, un gros livre, mais toujours orange et velu comme l'orang-outang qu'il était auparavant). Pour régler ça, il suffirait de lui lancer un sort, qui lui rendrait par la même occasion forme humaine,  mais pour lui lancer un sort, il faut d'abord connaître son nom. Et étonnamment toutes les archives qui auraient pu le contenir ont disparu et sentent très fortement la banane. Car il ne veut surtout pas renoncer à l'avantage de crapahuter sur 4 mains dans les étagères. seule solution retrouver Rincevent, la seule personne qui en tant qu'assistant bibliothécaire, connaît le nom du singe. Mais comment retrouver quelqu'un si on ne sait pas où se trouve le continent où il est supposé être?

ooooook!
Encore un tome complètement dingue, mais cependant , un peu moins réussi que les précédents ( il faut dire que j'avais particulièrement apprécié ".. un mage en Aurient"). et pourtant je l'ai trouvé souvent très drôle. Mais le problème est qu'on suit en parallèle la quête des mages de l'université partis à la recherche du continent Iksiksiksiks et coincés par un malheureux concours de circonstances sur une minuscule île dotée  par le seul dieu athée connu dans tout le disque-monde ( et la parodie de la création, et de l'Eden est hilarante) d'un côté, et les mésaventures de Rincevent dans un pays qui n'a pas vu de pluie depuis des millénaires - en fait depuis l'arrivée de Rincevent, car, et là,  ça se complique sa présence sur le continent perturbe l'ordre des choses au niveau magique, non seulement dans le présent mais aussi dans le passé.
Ces passages là sont un peu moins réussi, mais c'est surtout l'alternance des deux récits chapitre par chapitre qui est difficile à suivre, lorsqu'on est obligé d'étaler sa lecture sur plusieurs jours. Constamment j'ai été obligée de revenir en arrière de 2 chapitres pour me rafraîchir là mémoire sur  tel ou tel pojnt ( didious, je commence à me dire que c'est voulu; Pratchett aussi s'amuse à faire perdre au lecteur ses repères chronologiques! en fait c'est plutôt intéressant comme concept.. sauf que c'est épuisant. On se doute bien que les deux aventures vont se rejoindre, mais j'ai plus appréciée la partie dédiée aux mages en goguette, bons à rien, sauf à brasser de l'air,  au grand désespoir de Cogite Stibon, le seul d'entre eux à savoir faire marcher son cerveau ( j'espère le revoir, celui là)
n'étant pas rôliste, j'ai rien compris, mais ça me fait rire!

Mais, mais j'avoue que j'ai adoré les références aux films australiens: Ici un nain bardé de cuir surnommé Mad, là, un crocodile tenancier de bouiboui dans un passage qui parodie presque mot pour mot cette séquence , et surtout, surtout, le Bagage à la recherche de son maître qui se retrouve embarqué par trois, euh, femmes, sur une charrette violette appelée " Petunia la dingo du désert".
et quelques clin d'oeils à des spécialités locales: les chapeaux à bouchons, l'opéra à la forme bizarre, la "pêche Nellie", les concours de tonte de moutons.. En fait, le plus drôle, c'est de repérer toutes ces références.

cherchez l'erreur de casting, cherchez bien :D
Donc un tome un peu en dessous, il faut dire le 4° volume de la saga Rincevent plaçait la barre très très haut ( Cohen le barbare et sa horde d'argent, c'est dur à dépasser!), et comme j'ai également lu récemment ,Mortimer, et le Fabuleux Maurice, deux Pratchett absolument excellents, ce tome -ci paraît un peu terne en comparaison.

Donc , dans la catégorie Rincevent , il ne me reste plus que "le dernier Héros"(tome 23), qui me promet le retour de Cohen, si je le trouve, et sinon, je bifurque comme prévu sur la mort. Parce que ce n'est aps un tome un peu moins bon qui va dissuader la guerrière que je suis!
Avec beaucoup de retard la lecture Pratchett du challenge geek
LC du 28 juin
Le disque monde est un lieu imaginaire, on est d'accord
Un peu tiré par les cheveux certes, mais les mages travaillent glandouillent à l'Université de l'invisible: Cogite est chargé de la machine magique des hautes énergies, il y a Mustrum Ridculle l'archichancelier, le Doyen, le major de promo, et un introuvable professeur de géographie insolite et cruelle
idée 59: un chapeau

jeudi 27 juin 2013

Rock Progressif (3) - Miscellanée

Un billet avec beaucoup de musique et peu de parlote cette fois.. Je vois d'ici les airs soulagés!

D'abord parce que je manque de temps, mais aussi parce que ce sont des groupes que je voulais mentionner, même si je dois l'avouer je n'aime pas tout ce qu'il font ou simplement je ne connais que quelques morceaux.

Tout d'abord YES: Il m'a fallut un certain temps avant de comprendre qu'il s'agissait du même groupe qu'on entendait en boucle vers 1983/1984 chanter "Owner of a lonely heart", leur plus gros succès, et pourtant, un des morceaux les moins caractéristiques au final.
Pour ceux/celles qui ont lu Jonathan Coe, et plus particulièrement " Bienvenue au club", je sais qu'il y a des fans de cet auteur dans le Mois anglais.. si vous vous souvenez bien, l'un des jeunes héros écrit des chroniques sur le rock dans le journal de son lycée, et l'un de ses plus gros coup de coeur est Tales from topographic Oceans de ce groupe là, justement
Et voilà le mien: roundabout,  premier titre  de l'album Fragile ( j'aime bien l'intro en guitare classique qui dérive sur de la basse presque funk)

Dans les deux cas, les pochettes sont de Roger Dean, mais je pense que j'y reviendrais, j'adore ce que fait ce gars.

- Jethro Tull: un groupe assez peu connu du grand public, en tout cas dans mon entourage, en tout cas musicalement. Car ce qui a surtout marqué les gens, c'est la dégaine totalement délirante de Ian Anderson, le chanteur- flûtiste- guitariste perché sur un pied qui a toujours l'air d'avoir abusé de je  ne sais quoi ( évoqué dans la première planche de Hamster Jovial de Gotlib). Mais j'aime bien cette voix nasillarde très étrange.
Voilà ce que ça donnait (ici Aqualung, un de leurs morceaux les plus connus)

et là, Locomotive breath, le morceau qui m'a fait découvrir le groupe et que j'adore pour son côté faussement blues, et puis il y a la flûte rock ... au passage je peux vous garantir que c'est bien du live et pas du play back, le morceau est très très différent de la version album, beaucoup d'impro et ça, j'apprécie particulièrement

Et puisqu'on parle de flûte rock, j'enchaîne sur King Crimson ( alors là, je le reconnais volontiers: je ne connais que le premier album), qui emprunte à tout: classique, jazz, avec parfois une grosse section de cuivres bien sonore, et parfois des balades toutes plantantes à la flûte. La on arrive dans le raisonnablement bizarre, je suis gentille, je n'ai pas commencé par là!
21 century schizoid man: batterie, cuivres, etc... Ca claque bien.

I talk to the wind ( pour la petite histoire, quand je me promène avec mon mp3 sur les oreilles, j'aime bien zapper sur les morceaux jusqu'à en trouver un qui colle parfaitement à la situation. Et j'ai trouvé que ce morceau avait du être fait pour accompagner ma balade au soir tombant au bord de la Tamise en décembre  2007... du coup, chaque fois que je l'écoute, je retrouve la sensation de ce moment là.. Zenitude absolue et sourire béat garanti)

Ecoutez bien le chant, (oui, c'est le même chanteur dans les Deux morceaux) , car c'est une voix qu'on va retrouver dans le prochain sujet rock Prog :)

lundi 24 juin 2013

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban - JK Rowling

Et hop, une petite pause dans les billets policiers ( mais pas dans le mois anglais, ni dans le challenge geek).
Et je continue ma découverte de la saga qui a conquis la jeunesse.

On retrouve donc le jeune Harry, 13 ans maintenant, qui se morfond pendant les vacances chez sa famille de blaireaux qui le déteste toujours autant. Même qu'exaspéré, il fugue, alors que rode dans le secteur un dangereux criminel évadé d'Azkaban, la prison de haute-sécurité pour sorciers criminels extrèmement dangereux. Et tout prote à croire que, pour une raison mystérieuse, l'évadé en veut personnellement à Harry ( qui attire la guigne comme personne), et espère lui régler son compte.
Parallèlement, l'histoire se développe autour d'Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, grand amateur de monstres en tout genre, nouvellement promu enseignant de "soins aux créatures magiques", mais dont le premier cours tourne au fiasco à cause de Drago Malefoy, le vaurien fils-à-papa qui cherche toujours à nuire à tout le monde.
J'ai trouvé ce troisième tome sympa à lire, car l'histoire commence à prendre une tournure plus sombre, des innocents sont à deux doigts de mourir (j'ai presque envie de dire " et c'est bien!" parce que ça pimente un peu l'action), les personnages secondaires commencent à être un peu plus développés (ici, Hagrid et Hermione qui ont droit à leur part d'histoire  " en marge" du sujet central)
Mais, et là j'ai peur que ça ne soir constant dans toute la série, quelque chose me gêne , narrativement, on retrouve toujours le même schéma: Harry s'ennuie pendant les vacances > un événement inattendu se produit> la rentrée approche on va chercher les fournitures scolaires > le train> arrivée à l'école > les mois se passent > match de quidditch > action > re-match de quidditch > dénouement de l'action > retour en famille.
J'aimerais voir ce schéma dériver au moins un peu dans les prochains tomes, mais j'ai peu espoir. D'autant que je trouve les passages "quidditch" longs et plutôt ennuyeux et dans ce tome là, il y en a beaucoup.
sinon je me pose une question existentielle: est-il nécessaire d'avoir un nom latin pour devenir sorcier, ou est-on obligé de choisir un pseudo en "-us" en obtenant son diplôme: On avait déjà Lucius, Albus, Rubeus, Severus, on ajoute cette année: Sirius et Remus. Ca doit être obligatoire en fait :D

Malgré tout, ça se laisse lire, j'ai plutôt apprécié les nouveaux personnages, et surtout retrouver ces deux là, que je ne peux p&s imaginer autrement tellement ils ont les têtes de l'emploi (oui parce que si je dois trouver 2 bonnes raisons de me pencher un jour sur les films..ben les voilà)
l'image résume bien: en fait je me fiche un peu des 3 jeunots
Et c'était aussi l'occasion de faire mon petit clin d'oeil à Maggie Smith qui a été de blogs en blogs le visage de ce mois anglais, je ne pouvais pas ne pas apporter ma contribution!
Décidément je ne m'en lasse pas!

Billet Mageek!
monde imaginaire: lieu isolé


idée 91: quelque chose qui a des ailes
Ca c'est du billet multi-fonctions ou je ne m'y connais pas!

jeudi 20 juin 2013

La mysterieuse affaire de Styles - Agatha Christie

3° crime à résoudre pour l'agent Purple dans le cadre du mois anglais et des British Mysteries.
Cette fois, la victime est une vieille dame très riche retrouvée morte dans sa chambre, verrouillée empoisonnée avec de la strychnine. Qui donc a pu commettre le meurtre? Son second mari, que toute la famille semble détester depuis qu'il a annihilé tous leurs espoirs d'héritage? Un de ses deux beaux fils, ne supportant pas cette trahison? Ou n'importe lequel des habitants de la grande maison, qui avaient beaucoup à perdre avec ce mariage. Et pourquoi la victime a-t-elle fait allumer un feu dans sa chambre en plein mois de juillet. Heureusement le Capitaine Hastings, invité de la maison est là, et ça tombe bien, il espère se reconvertir en détective " à la Sherlock holmes" de son propre aveu, à la fin de la guerre ( la I° guerre mondiale n'est palpable dans cette maison bourgeoise que par les restrictions qu'elle impose au train de vie: manger plus tôt pour économiser l'électricité, ne pas gâcher, mais réutiliser le papier...). Mais force est de constater que ses déductions ne mèneraient pas loin sans l'aide providentielle d'un policier Belge réfugié en Angleterre, une de ses vieilles connaissances, un curieux bonhomme dénommé Hercule Poirot...

Enfin, j'ai pris le temps de lire cette première aventure de celui qui allait devenir le personnage peut-être le plus célèbre de toute la littérature policière. Où on découvre ses méthodes très.. méthodiques, bien que leur logique échappe quelque peu au pauvre Hastings, Poirot adorant laisser planer le doute sur ses intentions. Où on découvre aussi ses petites manies, du genre,  ranger systématiquement les objets qui ne lui paraissent pas assez symétrique, même sur le lieu du crime, ou encore, casser les pieds à une dame pour qu'elle mette sa broche bien droite. Et son orgueil. Car Poirot est conscient de sa supériorité intellectuelle et en joue. Ce qui en ferait un personnage assez pénible s'il n'était pas contrebalancé par le sympathique, mais un peu brouillon, Capitaine Hastings.
Et j'ai eu beau avoir déjà vu cette enquête un nombre incalculable de fois en version TV, et donc connaître l'assassin, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire, car tout est plus détaillé dans le livre, forcément.  Le duo Poirot / Hastings fonctionne bien. On voit pour la première fois la fameuse "méthode Poirot", qui consiste au chapitre final à rassembler tout le monde, à pointer les indices qui accusent untel , avant de le disculper, avant de porter le coup final à l'assassin en le ridiculisant devant tout les autres suspects. C'est devenu classique depuis, mais, j'accroche! Même si l'ombre de Sherlock Holmes plane un tout petit peu trop car l'enquêteur très intelligent  et son acolyte qui se perd dans les méandres de l'enquête, c'est Holmes et Watson. C'est le seul mini reproche que je ferai à ce tome, car de mémoire, par la suite, les deux héros se détachent plus de leurs modèle, en tout cas c'est moins sensible (il faut dire que le hasard à fait que dans la plupart des autres volumes que j'ai lus, Hastings apparaît peu, ou pas)

Et bon là aussi, je dois reconnaître que de toutes les adaptations possibles , c'est celle de ITV que je retiens  Désolée pour Peter Ustinov et Albert Finney, mais.., non David Suchet correspond tellement à Poirot que les autres n'ont aucune chance  ( d'ailleurs, c'est fou, mais à la lecture, dans ma tête, c'en était au point que j'entendais la voix de Roger Carel qui double david suchet dans la version française). J'étais même tombée une fois sur une adaptation, j'avoue ne plus me souvenir du titre adapté, avec Peter Ustinov en Poirot et David suchet en inspecteur Japp... Hé bien non, ça ne collait pas, c'était même vraiment étrange ( ce qui explique probablement que je ne me souvienne plus du titre)

du coup, pour moi, Hastings, Poirot et Japp, ce sont eux et personne d'autre ( dommage qu'il n'y ai pas d'image de l'auteur avec ses interprètes comme pour Cadfael, mais Agatha Christie n'était plus de ce monde avant le début de cette série)
enquête n°3: résolue!
idée 111: des flammes

lundi 17 juin 2013

Taram et le chaudron magique ( dessin animé)

Aujourd'hui, c'est séance cinéma geek, et pour l'occasion j'ai ressorti de mes archives un .. Disney. Oui, un disney, moi qui n'accroche en général pas à leurs films, je me souvenais avoir adoré celui là quand je l'avais vu à sa sortie ( en 1985, j'avais donc 8 ans à l'époque), et je ne l'avais pas revu depuis, je l'avais enregistré lors d'une diffusion tv, et depuis il attendais bien sagement que je me décide à le revoir.

Il faut dire qu'il n'a pas été rediffusé souvent, car ça a été un échec cuisant pour la société Disney: trop différent de leurs productions habituelles, trop fantasy, trop sombre . Il faut dire qu'il faisait suite à Rox et Rouky- nota: le tout , tout premier film que j'ai vu au cinéma en 82, je m'en souviens comme si c'était hier!) Et là, après la mignonne histoire d'amitié entre le chiot et le renardeau, une histoire de seigneur des ténèbres qui veut dominer le monde, ben.. ça n'était pas le genre de la maison, et le public n'a pas suivi. Même en le rebaptisant "le chaudron magique" ce qui était " the black Cauldron", et sonnait surement trop dark pour les français?
Version originale: bad guy avec un casque à cornes qui domine les autres, brouillard vert acide, arbres effrayants
Version française: Chais pas pour vous, mais j'ai comme l'impression qu'il manque quelque chose

Et voilà, je viens de le revoir, et mon avis, avec 28 ans de recul:
Ca se laisse regarder, même si certaines choses ont vieilli.

Le chateau maudit me fait beaucoup rire car...

...Il me rappelle beaucoup un logo célèbre

Les plus:
- Il n'y a pas de chanson! Pas une! Même pas en générique, ni en générique de fin, et ça c'est vraiment agréable. Non je dirais, ça, c'est le bonheur total. Car en général, les chansons mièvres de films Disney me gâchent tout le plaisir d'un scénario qui pourrait être sympa. Or là, pas de chansons. Juste une bande son un peu étrange signée Elmer Bernstein ( le compositeur entre autres des musiques de films: Les dix commandements, les sept mercenaires, La grande évasion, Les blues Brothers, et pour les puristes geeks:  Ghostbusters. enfin, bref, une grand parmis les grands de la musique de films)
Au fait: l'instrument qu'il utilise pour ce son "fantomatique", s'appelle un Theremine. J'adore presque autant que les Ondes Martenot et le cristal Baschet ( mm tiens je pourrais en faire un sujet " les instruments bizarres employés dans la sci-fi et le fantastique" )
- Le sujet, tellement peu Disney: Pour asseoir sa domination sur le monde de Prydain, le seigneur des ténèbres ( en VO: the horned king), espère retrouver un chaudron maudit, qui lui permettra de mettre sur pieds une armée de squelettes, immortels, donc invincibles.
Loin de là, Taram le héros, garçon de ferme qui se rêve guerrier, mais se morfond dans la peu noble tâche de porcher découvre par hasard que le petit cochon mignon et tout rose nommé Tirelire , dont il a la garde, possède un don de voyance. Lorsqu'on prononce la formule rituelle en lui faisant plonger le groin dans l'eau, il peut faire apparaitre l'avenir à la surface de l'eau. Evidemment, rien que le fait de faire appel à ce don suffit à attirer l'attention des êtres maléfiques. Oui, un peu comme le fait de passer un anneau maudit attire tous les nazgûls du secteur, je lis dans vos pensées!
Aussitôt dit, aussitôt fait, le cochon est enlevé, Taram va devoir le retrouver pour éviter de voir le monde sombrer dans le chaos. Mais comme un héros ne peut pas parvenir a ses fins sans une équipe, de préférence hétéroclite, il se voit rejoint au fil de ses pérégrinations par Heloïse, une princesse enfermée dans un château et bien décidée à se carapater, avec ou sans lui; Ritournelle, un ménestrel d'âge, on va dire gentiment, avancé; et Gurki, bestiole poilue de race indéterminée, plus doué pour voler de la nourriture et geindre que pour sauver le monde, et Ronchon, l'elfe.. ben, ronchon
Tout ce beau monde va donc devoir dans l'ordre, sauver sa peau, récupérer Tirelire, et détruire, ou plutôt neutraliser le chaudron.
Du Disney...
Une armée de squelettes menée par un zombie verdâtre et son sbire, un gobelin particulièrement servile... Mais qu'est-ce qu'ils avaient fumé chez Disney? Le plantage était évident: imaginez les familles amenant les gosses voir un Disney, et se retrouvant devant une version animée des conte de la crypte. Enfin, c'était beau de le tenter!
Mais euh!! Puisque je vous dis que c'est du Disney!

Les moins:
- la durée: 1h20, générique de fin compris. C'est très court pour une telle histoire. du coup, ça ne m'avait pas marquée à l'époque, mais maintenant oui: tous les personnages secondaires sont à peine esquissés, même les personnages principaux. Parce que dans le fond, on ne sait rien du héros ni de ce qui a pu l'amener à travailler comme porcher , et pourtant  il se retrouve nanti d'une épée magique qui flamboie lorsqu'il en a besoin, et c'est bien connu: ce genre d'épée ne s'anime que lorsqu'un être d'une exceptionnelle destinée s'en saisit
oui, je sais, j'ai pas pu m'empêcher
Mais il faut dire que Taram ressemble quand même beaucoup à une version rousse d'Arthur dans Merlin quelques bonnes années avant!

(un jour faudra quand même m'expliquer comment le rocher de la légende a bien pu se transformer en enclume!)

Et du coup, on peut difficilement se prendre de sympathie pour des personnages dont on ne sait rien: d'où vient Héloïse? Et sa luciole magique, qu'on ne reverra plus sitôt sortis du château? Pourquoi Sauron Le seigneur des Ténèbres a-t-il capturé un barde vieillissant? Le gobelin qui le sert a-t-il un nom? Pareil, les séquences de trouille sont trop courtes pour qu'on les savoure bien ( les squelettes disparaissent quelques minutes à peine après avoir été ranimés, frustrant!)
Je concède qu'il y a 5 tomes dans la série " chroniques de Prydain" de Lloyd Alexander, qui l'a inspiré, et qu'ila du falloir élaguer un peu beaucoup, mais quand même ( note à moi- même: chercher si Les chroniques de Prydain ont été traduits en français, je le lirais volontiers)
Mais si j'en crois ce site, cette courte durée est due aussi à une censure, les passages jugés "trop flippants" ont été coupés pour la sortie officielle. A quand une édition " director's cut"?
Dommage c'était une bonne idée de mélanger les générations, et d'avoir un personnage principal âgé.. mais elle n'est pas exploitée: le barde aurait pu être un enfant, une femme, un monstre ou même absent, que ça n'aurait rien changé

- Héloïse (Eilonwy en VO, pourquoi fallait-il toujours franciser bêtement à l'époque): Je déteste voir gâché  un personnage qui a du potentiel. Elle commence bien, pourtant, en princesse tête de mule qui a décidé de se sauver toute seule des cachots, au héros de la suivre, ou pas. A ce moment là, j'ai regretté que ça ne soit pas elle le personnage principal. Un peu plus tard, elle le cadre lorsqu'il ose une remarque sexiste " Tu n'est qu'une fille, et les filles n'y connaissent rien aux épées" à quoi elle répond " qu'une fille? Mais sans cette fille, tu serais encore en prison..." Sauf que ça ne dure pas, et elle sombre vite dans le " que c'est mignoooooon" en voyant Gurki, en voyant les fées, en voyant les sorcières ( ha non , pas là quand même), et sert juste  à dire " fais attentiooooon" à chaque fois que quelqu'un agit. GRRR de GRRRR! Un peu de constance au niveau des personnages ne ferait pas de mal, on commence avec une cheftaine, et on finit avec Barbie Médiévale. NON! En plus bonjour la morale, que je vous un peu comme ça: les filles, sachez -vous débrouiller toutes seules, enfin seulement s'il n'y a pas de garçon dans les environs. S'il y en a un n'oubliez pas de vous mettre en retrait pur lui laisser la vedette, c'est votre destin de toute éternité

- le déséquilibre: vouloir faire un dessin animé plus adulte, avec un univers à la Tolkien, c'est bien. Mais comme malgré tout on est chez Disney, et qu'on a fait l'impasse sur l'obligatoire chanson, on ne coupera pas à :
l'adorable bestiole-mascotte qui aurait pu être intéressante si elle était plus nuancée
L'adorable bestiole mascotte qui aurait pu être intéressante si on n'oubliait pas totalement son existence à la moitié du film
Le monde féerique des fées... c'est mignon, c'est guimauve, et ça casse totalement l'ambiance lorsqu'on parle de conquérir le monde avec une armée de zombie (ps: agrandir l'image, et regarder attentivement la fée à hauteur de la main gauche de Taram: Disney s'auto-cite!
Crapaud le gobelin entre dans mon top five des personnages Disney les plus insupportables (et j'ai pas réfléchi aux 4 autres): Comprenons nous, c'est censé être un personnage veule, servile, mal intentionné, mais il est tellement systématiquement tourné en ridicule - probablement toujours pour ne pas faire " trop peur" que ça plombe l'ambiance à chaque fois qu'il apparait, et que j'attends le moment où il sera massacré sans pitié.. et qui ne vient jamais!

Du coup, j'ai du mal à me faire un avis: D'une part il n'a pas les défauts habituels des Disney, d'autre part il en a d'autres. Disons que Ca reste sympa à voir pour la superbe bande son, et le seigneur des ténèbres plutôt réussi.
C'est aussi, je pense un film qui est sorti au mauvais moment: en 1985, le public n'était pas franchement orienté fantasy, les amateurs de Donjon et Dragon étaient un marché de niche. Les geeks ont depuis pris leur revanche, et je suis sure qu'une histoire pareille serait adaptée plus sérieusement maintenant.
Tim Burton aurait du travailler sur ce film, mais ses propositions de monstres n'ont pas été retenues, et c'est peut-être ça le plus dommage: imaginer ce que ça aurait pu donner en ajoutant la patte Burton.
Ca aurait quand même pris une autre dimension ( projet de monstre non retenu de Burton pour Taram, trouvé ici)

Ca reste un film à voir mais qui pèche par trop de simplification, que ce soit au niveau des personnages ou de l'histoire et c'est bien dommage. On entre dans le vif du sujet sans vrai préambule, la fin  n'en est pas une ( je suppose qu'on se laissait une porte ouverte au cas où ça marche, pour une potentielle suite). Et ça même si j'ai pris un certain plaisir à le revoir ( pour le côté non Disney de la chose), même la nostalgie ne peut me faire fermer les yeux là dessus. Il y avait de la matière très intéressante, mais malgré tout, une nouvelle version mieux maîtrisée, ou même un remontage ne ferait pas de mal.
C'est geek car Disney qui s'aventure sur le terrain de la fantasy, tout de même. Et puis dans les gens de ma génération personne s'en souvient
Mais j'ai encore sous la main des dessins animés oubliés à ressortir de la malle: La Dernière Licorne ou le secret de NIHM par exemple

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