samedi 30 avril 2016

Exocet ( podcast radio)

Je saisis au vol le sujet de parenthèse littéraire sur une émission TV dédiée au paranormal. Tout celà m'a rappelé une émission radio que j'écoutais il y a quelques années sur une radio locale: Exocet, l'émission de l'étrange, du décalé et du paranormal.

Exocet s'est donc achevée depuis quelques années, mais Patrick Baud, l'animateur ( et avignonnais, je me devais de souligner et mettre en avant mon concitoyen)  a repris et décliné le concept en version webradio sous le nom d'Axolot, qui connait depuis un joli succès sur le web: chaîne youtube, livre illustré par Boulet... Les premières émissions pêchaient un peu par excès de potacherie, mais de semaine en semaine, l'humour facile a peu a peu cédé le pas à une approche plus rigoureuse, qui s'est concrétisée depuis sur la chaîne Axolot, et c'est une bonne chose...
Patrick Baud dans un cabinet de curiosités, ça c'est de la mise en abîme

Toutes les archives ne sont pas trouvables mais en voila quelques unes, bizarreries , fantômes, animaux mythiques sont mes invités ce soir..

- spéciale fantômes et objets hantés... du plus sérieux au plus farfelu ( les gens qui ont tenté de vendre un fantôme en bouteille ou un canard de bain maudit via  Ebay).

Tremblez, mortels, devant votre seigneur et maître !
Mais il y sera également question de la Brown Lady de Raynham Hall, du Mothman ( littéralement l'"homme mite", doté d'ailes de chauve-souris, mais c'est moins classe que Batman), du Presbytère de Borley , réputé être un des lieux les plus hantés d'Angleterre, de l'histoire d'Amityville, les dames blanches et autres petites histoires bizarres...
- L'occulte partie 1: spéciale rites occultes: vaudou, nécromancie

et satanisme ( où vous apprenez que pour une frange de chrétiens intégristes, si vous n'êtes pas chrétien pratiquant, et de leur mouvance, précisément, vous êtes automatiquement classés satanistes.. On se retrouvera donc quasiment tous ensemble chez le diable, rendez vous pour une fiesta d'enfer les amis!)

partie 2: sorcellerie, spiritisme et chamanisme. Bon l'invité a une étymologie un peu étrange pour Aix en Provence ( Aquae Sextiliae, rien à voir avec les chèvres, désolée pour lui..)
Je n'ai pas vu ce film, mais c'est bien un film français sur les sorcières de Salem. avec Simone Signoret et Yves Montand. Rien que ça, ça doit être très très bizarre ( avec l'accent Pastis-olives de Montand, je le sens mal)
- Le fantôme de Greenbrier, une série de meurtres non élucidés sur du bétail et Emilie Sagée (un fantôme américain qui élucide son propre meurtre,  une institutrice du XIX° siècle dont les élèves étaient près à juger qu'elle avait un doppelganger ou tout au moins un sosie, une jumelle, ce qu'Emilie à toujours nié)

Personnellement je trouve cette histoire de serial killer de vaches et de moutons bien louches, il me semble que ça avait été évoqué dans un épisode de X-Files cette affaire. Enfin, l'hypothèse des tests de radioactivité par l'armée est plus flippante que tout le reste! Voui, vous avez compris, je balise comme une dingue dès qu'on parle de radioactivité...
Quand même avoir " fantôme" écrit comme épitaphe, c'est la classe dans ce monde et dans l'autre...avoir Zona comme prénom, c'est la honte pour l'éternité.
Bref, si vous aimez les histoires un peu mystérieuses, les fantômes, les ovnis, les disparitions, les légendes urbaines, les histoires de possession, les enregistrements étranges, le paranormal... cette émission était bien sympathique!
La liste des épisodes disponibles en ligne

Bruxelles métropole tomes 1 et 2 - J.F Di Giorgio et P. Santander

Et pour clore ce mini mois Belge ( vu qu'avec le déménagement, j'avais peu de matière sous la main) un Bd policière en deux tomes. enfin, Deux quand je les ai achetés lors d'un voyage à Bruxelles, deux autres ont paru depuis, la fin du deuxième tome laissait déjà prévoir une suite si le succès était au rendez vous.

Bruxelles, fin XIX° siècle, Mélina, pétulante rousse revient passer les fêtes de fin d'année en famille. elle espère profiter de l'occasion pour se réconcilier avec son frère Benoit qui désapprouve ses choix de vie ( Mélina vit à Londres où elle est danseuse de Music-Hall, pas la soeur idéale pour un banquier)
Mais les retrouvailles vont tourner au macabre: Benoît est en prison, accusé d'avoir sauvagement poignardé sa femme Léa, une photographe dont le travail commençait à être reconnu.
Mélina ne croit bien sûr pas un instant à la culpabilité de Benoît et, à l'aide du journal laissé par sa belle-soeur, mène une enquête personnelle pour disculper son frère. Enquête qui va lui apprendre des choses sur eue Léa: avant d'être photographe elle a d'abord été modèle de nus pour plusieurs artistes, dont un dénommé Romain Musset, dragueur invétéré, et quelques autres. Carrière qu'elle avait stoppée pour devenir photographe, spécialisée dans les portraits du peuple bruxellois, mais qui va prendre un tour inédit le jour où on lui propose de prendre des photos "particulières", très bien rémunérées. Un besoin d'argent urgent pour aider les miséreux qu'elle a pris sous son aile, et voilà comment elle s'est compromise avec de vrais bandits, et le, ou plutôt les meurtres, car d'autres sont commis, et toujours avec la même arme en forme de trident pourraient bien être liés à cette complicité.
hoooo le dôme du palais de justice SANS échaffaudages

Ce n'est pas une Bd inoubliable, mais j'ai bien aimé l'ambiance fin de siècle, même si 2 tomes au format 48 pages sont un peu courts pour pleinement apprécier les personnages. A la décharge des auteurs,vu qu'il y a une suite, il vont surement étoffer les personnages principaux. S'il n'y avait que deux tomes, je les trouverais un peu léger et rapides niveau histoire, mais sachant qu'il y a une suite, j'ai bon espoir devoir se développer ce qui semble pour l'instant être une histoire d'introduction. J'ai d'ores et déjà le troisième tome sous la main, je verrai ça dans les jours qui viennent, mais déjà l'espiègle Mélina me plaît bien.
Jolie ambiance à dominante sépia parfaitement en accord avec l'idée des débuts de la photographie, soit dit en passant.
hoooo la grand-place!

Et paradoxalement, cette histoire belge est le fait de Jean-François di Giorgio , scénariste Français et Pablo Santander, dessinateur chilien ( et toute une équipe de coloristes probablement espagnols).Une Bd internationale donc, mais qui par son style rentre dans la dénomination " franco-belge" et que son cadre bruxellois ( avec une mini incursion à Ostende) qualifie quand même pour figurer au menu du mois belge.

mardi 26 avril 2016

le 26 avril, il y a 30 ans...

Attention, je préfère prévenir pour ceux qui arriveraient ici par hasard au détour d'une recherche en ligne, ce billet est à mon image: cynique et contient de l'humour noir. Vous savez, cet humour qui sert à pointer l'absurdité d'une situation, tout en exorcisant les peurs quelle peut provoquer. Ce réflexe dérisoire d'auto-défense, cette soupape nécessaire à notre santé mentale pour nous éviter de finir en dépression...

Parce qu'il y a les sorcières.. mais aussi les gouvernements qui jouent aux apprentis sorciers. Et c'est beaucoup plus flippant.

Et malheureusement ce genre de choses ne finit jamais bien.

Il fut un temps ( les années 60- 70) où le nucléaire c'était bien, c'était l'avenir, fallait être un sacré rétrograde pour ne pas l'accepter. Genre " tu veux en revenir à la bougie?", comme s'il n'y avait pas d'autre option.

Alors la France en particulier s'est couverte de centrales (et encore il y en a moitié moins que ce que le projet originel prévoyait) pour faire face aux chocs pétrolier, indépendance énergétique tout ça. Mais entre toutes les solutions envisageables, c'est celle qui produisait le plus de déchets qui a été retenue. Pourquoi. Parce qu'avec les déchets du nucléaire civile, on pouvait, cette aubaine, fabriquer la matière première du nucléaire militaire. En pleine guerre froide, la course à "qui qu'à la plus grosse bombe", et pour faire partie du club très sélect des pays détenant l'arme absolue, la France a misé sur la solution la plus simple: construire plein de centrales ( j'ai visité celle du Tricastin. 4 réacteurs dont 3 qui fonctionnent  juste pour faire alimenter le dernier dédié à l'enrichissement de l'Uranium et ils sont contents de vous le raconter en plus, y'a que moi qui trouve ça super con?)

En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées ( un peu nases).

Déjà en 1979, l'accident nucléaire de Three Mile Island aurait du mettre un frein à la chose mais non.
Il a fallu attendre le 26 avril 1986 pour que change la donne. Au moins en partie. Dans l'opinion publique.

Un petit coup de flippette? C'est  impressionnant. Et une fois de plus c'est une boulette, une bête erreur de manipulation qui a causé une réaction en chaîne- pour une fois l'image est totalement approprié - gigantesque. C'est ballot, hein, des milliers de victimes mortes ou malades parce qu'on a décidé de continuer une expérience qui était partie en banane.


Ah oui et puis, seconde boulette: pour empêcher l'incendie de s'étendre, les autorités ont eu une vache de bonne idée: le couvrir. Pas avec de l'eau qui serait partie en vapeur toxique dans le ciel. Donc, faisons ça avec du sable.

Question que se passe-t-il quand on chauffe du sable à une température de plusieurs centaines de degrés?
Bingo il se liquéfie, c'est même comme ça qu'on fait du verre.. sauf que là, le verre liquide ne refroidissait pas, s'est donc changé en lave chargée de tout un tas de cochonneries hautement radioactives. Qui menaçait et menace probablement toujours de défoncer le sol de la centrale sous laquelle il y a bien sûr une nappe phréatique.

Du corium , surnommé " patte d'éléphant". Il s'en forme à chaque accident nucléaire. Donc en voulant limiter les dégâts, dans la panique, on a empiré la chose en l'alourdissant de plusieurs tonnes.

Je me souviens bien de cette date, non que la chose ait été évoquée en classe, à cette époque, on ne discutait pas les actualités en classe, ça n'était pas de mise, mais surtout pour les infos aberrantes qui ont suivi: le nuage radioactif qui est passé sur toute l'Europe dans les jours qui ont suivi. Sauf dans une seule région qui résiste encore et toujours, cocorico. Le nuage radioactif s'est arrêté à la frontière Italienne, il n'est pas passé sur la France.

J'avais 9 ans, et même à 9 ans, je me souviens avoir dit à mes parents que je n'y croyait pas , qu'un nuage ça ne s'arrête pas aux frontières quand on lui demande et que donc on nous prenait pour des billes ( enfin, dans mon idée, c'était un nuage "nuage" , un truc flottant et visible, après tout on voyait bien un nuage sur les photos de bombes atomique à Mururoa)
un truc un peu comme ça, mais pas du tout, comme on le voit sur la vidéo au dessus. Ca n'en reste pas moins très impressionnant, la puissance qu'il faut pour faire sauter une dalle de 1200 tonnes comme un bouchon.

Et puis l'été suivant, les infos nous rappelaient régulièrement que la contamination n'était pas passée sur la France, mais qu'il ne valait mieux pas ramasser et manger les fruits sauvages ( parce qu'il faut croire que ceux de plein champ risquaient moins) et les champignons, " juste au cas où".
 Enfin, non ça n'a pas été contaminé, mais évitez quand même? On nous prendrait pas un petit peu pour des cons?

Enfin, maintenant il est bien établi que ce putain de nuage invisible est passé sur nous, à deux reprises au moins et que ma région fait non seulement partie de celles qui ont été bien touchées, mais qu'elle est une des plus nucléarisée d'Europe ( j'ai 3 centrales à moins de 80 kilomètres et le gouffre à pognon ITER en cours de construction pas loin non plus)

Mais bon, ça n'a pas empêché Areva de nous faire croire que le nucléaire c'était bien, c'était cool, c'était l'énergie dont le monde à besoin.. Carrément. L'Atome c'est funky! Et cette publicité hallucinante date d'il y a une dizaine d'années en gros.
Merci mais ...non, le monde n'a pas franchement besoin de ça.

Et puis Mars 2011 est arrivé, Fukushima, une piqure de rappel pour ceux qui doutaient encore des dangers.

Ben oui, à l'époque de Tchernobyl c'était l'URSS, donc, dans l'idée de mes compatriotes, un endroit vaguement sous-développé et peu regardant sur la sécurité publique  ( euh...la technologie soviétique, c'est un peu celle qui a lancé le premier satellite artificiel et le premier homme dans l'espace, on en reparle? Bon pour la sécurité publique, je ne contesterai pas)

Genre " ça se passe chez les cocos, c'est loin de chez nous, tout ça" ...

Mais là le Japon en 2011, tout le monde s'accordait plus où moins à penser que c'était le summum de la modernité, de la sécurité, du risque minimal en dépit de la zone fortement sismique. Un pays développé, un pays.. merde... Capitaliste! Comme nous. Donc même si le Japon est géographiquement plus loin, j'ai l'impression que pour les gens que je connais en tout cas, Fukushima a été un plus gros traumatisme que Tchernobyl. justement parce qu'ils ont pris conscience que "Ca pourrait arriver chez nous". Bon pas le tsunami géant en Méditerranée, certes.

Etonnament, plus aucune publicité d'Aréva ne vient nous vanter les vertus de l'uranium à grand coups de disco.

Je pense que pour le coup, plus personne ne goberait le côté cool de la chose, on se rend bien compte qu'on se trouve avec sur les bras des tonnes de déchets hautement radioactifs que personne ne sait où stocker... et qu'on continue à produire quotidiennement. Dans des centrales qui ont été construites à la va-vite et sont un cauchemar à démanteler parce qu'il n'a pas été prévu qu'on les arrête un jour.

Donc, oui, je ne le cache pas, j'ai les foies, la pétoche, le trouillomètre à zéro, et si j'avais la possibilité de me foutre le camp le plus vite possible et le plus loin possible d'une centrale, je l'aurais déjà fait. Sauf qu'il ne doit pas y avoir un endroit de France à moins de 200 kilomètres d'une centrale nucléaire, et que donc, à part me casser à l'étranger avant que l'inévitable ne se produise, il n'y a pas trop de solution.

Parce que pour moi la question n'est pas " si un accident se produisait, que ferait-on", mais "quand un accident se produira, que fera-t-on". Je vous le donne en mille, avec plusieurs centrales pas loin: personne ne le sait. en tant que personnel municipal, j'ai eu récemment une feuille très basique sur la conduite à tenir en cas d'attaque terroriste, mais jamais aucune info sur celle à tenir en cas d'accident nucléaire.

En 2017, un nouveau sarcophage doit être placé sur la centrale de Tchernobyl pour remplacer l'ancien devenu une passoire. Il doit tenir 100 ans. " Le temps de trouver une solution définitive". Je sais qu'on va me traiter de pessimiste, mais sur ce genre de sujet, je ne peux vraiment pas voir la moindre chance de s'en sortir. Parce qu'il y a tout simplement trop de pognon en jeu pour trop de gens.
Si le sarcophage doit ternir 100 ans, je vous fiche mon billet que les 3 générations à venir vont refiler la patate irradiée à la suivante, jusqu'à ce que dans 99 ans, quelqu'un se dise qu'il faudrait peut être se magner le cul de chercher une solution. Enfin, si on se souvient qu'il s'est passé un truc par là, il y a 130 ans, mais quoi déjà?
Quand la végétation qui reprend déjà ses droits à Pripiat, la ville désertée du jour au lendemain aura tout recouvert, que restera-t-il dans la mémoire collective?


Si je me suis plantée, bah, venez cracher sur mon urne dans 100 ans..
Et soyez contents, je vous épargne les photos de mutations bien dégueu ( d'autant que pour faire dans le sensationnel, il doit y avoir pas mal de fake glissés là dedans), sachant que certaines sautent des générations, et que dans 3 ou 4 générations, des petites mutations sans grande conséquences qui se seront accumulées peuvent donner un résultat inattendu. Si on en juge par ce qu'on peut voir à Hiroshima, c'est bien parti pour plusieurs générations de cancers et de leucémies, c'est déjà le cas chez ceux qui avaient mon âge, et qui ont à leur tour des enfants.
Allez, pour finir le petit chiffre qui va bien: La demie-vie du Césium 137, l'un des isotopes relâchés par l'explosion  est d'environ 30 ans. Ce n'est pas le plus dangereux, mais c'est celui qui a la demie vie la plus longue .Ce qui signifie que 30 ans plus tard, sa proportion dans les zones touchées ( donc chez nous aussi, hein!) n'a baissé que de moitié...

Donc faisons quand même dans l'humour noir, parce qu'il n'y a que ça qui peut nous sauver.

lundi 25 avril 2016

Mes sorcières bien aimées, version film et séries

Après leurs consoeurs d'animation, voici d'autres sorcières, mais en version prise de vue réelles. donc là aussi, quelques restrictions, des personnages méchants, ou au moins avec une bonne part sombre,ou un minimum flippants

5- Willow ( Buffy  contre les vampires). Je suis partagée au sujet de ce personnage, parce que d'une part je l'aimais bien dans sa version originelle de lycéenne normale, sans pouvoir particulier, et que j'ai trouvé son évolution tirée par les cheveux ( notamment le coup de l'homosexualité qui semblait venir d'on ne sait où, alors que le personnage n'avait absolument aucune "signe" d'évolution dans ce sens là dans les débuts de la série). Pas mauvaise, mais mal menée, on sens que l'évolution du personnage n'était pas prévue au départ comme ça et a changé en cours de route, elle aurait gagné à être plus subtile, mieux amené ça aurait pu marcher, mais bon...

4- La sorcière de l'ouest ( Le magicien d'Oz). n'est elle pas moche à souhait? à vous rendre vert de peur. en fait son nom complet est " la méchante sorcière de lOuest" voilà, là, ça fait plus sérieux.

3- Les sorcières d'Eastwick. Quoi il faut rajouter quelque chose? Trois pour le prix d'une, une blonde, une brune, une rousse, un peu comme si les drôles de dames avaient décidé de pratiquer la magie noire. Avec en prime un Jack Nicholson fidèle à lui même

2 - Lady Van Tassel ( Sleepy Hollow). Qui aurait cru que cette grande dame de la bonne société ait la nécromancie comme passe temps? et l'assasinnat aussi, un peu...

1- Bavmorda ( Willow) attention, piège, il y a Willow la sorcière et La sorcière dans Willow. Là, ça ne parlera peut être pas aux plus jeunes, mais ce film mérite d'être vu. Il y a de la magie absolument partout, le personnage titre tente de devenir sorcier, mais c'est bien Bavmorda, la méchante qui retient l'attention une fois de plus. Le film est bourré de références classiques, mais en plus Bavmorda se paye le luxe d'emprunter à Circé la fameuse technique de transformer en cochons les gens qu'elle n'aime pas. Classe!


Hors concours: parce qu'avec un titre de sujet pareil je ne pouvais pas passer sous silence la série en question.
Mais si la très lisse Samatha qui refuse son identité de sorcière pour se glisser avec plus ou moins d'efficacité dans la peau de la ménagère parfaite américaine des années soixante, et refuse d'utiliser la magie - bien qu'elle s'y retrouve contrainte par la force des choses - pour faire plaisir à son mari - est assez ennuyeuse, sa famille, c'est autre chose.

Et c'est bien sûr Endora la mère très encombrante de l'héroïne, qui marque les mémoires, pas franchement flippante, mais haute en couleurs et qui assume totalement son statut de sorcière.
Et a même quelques petites tendances hippies pas très légales dans le monde des humains...

Donc non pas de Hermione Granger, tout simplement parce que je suis Harry Potter en version livre et que je n'ai vu que le premier film il y a très longtemps. Même si, allez, je l'avoue, étant fan absolue de Maggie Smith, je trouve qu'elle fait une Minerva McGonaghall parfaite.

J'aurais pu en rajouter d'autres ( la sorcière bien flippante de Robin Des bois version Kevin Costner, mais elle restait assez classique et aurait fait doublon avec Bavmorda qui m'a plus marquée)

Mes sorcières bien-aîmées version animation

oui parce que j'ai envie de commencer cette semaine par un petit top...très animé. Oui pour éviter de partir dans tous les sens dès le départ j'ai décidé de ne sélectionner que des personnages de dessin animé ( parce que si j'avais du taper dans les films en prise de vue réelle ou les séries TV en plus, je ne m'en sortais plus), que des femmes, que des personnages un minimum flippants ( oui Kiki, tu es une petite sorcière bien trop adorable pour ce top)

5- Madame Mim ( Merlin l'enchanteur): on ne la voit tout simplement pas assez à mon goût, son duel avec Merlin est à pleurer de rire. Prce qu'elle peut à volonté être jolie, moche, se changer en chat, en cochon ou en dragon... et qu'elle est complètement dingue

4- Karaba ( Kirikou et la sorcière) , déjà, parce que graphiquement le dessin animé était très original au moment de sa sortie, et toujours splendide, que j'ai adoré cette histoire, et que la sorcière n'est pas un personnage foncièrement mauvais, mais qui a ses raisons d'en vouloir au village qu'elle terrorise. Et ses fétiches de garde sont très très drôles.

3- La reine des Neiges: donc oui je vous en parlerais plus à l'occasion, mais le conte a été adapté dans les années 50. difficile de dire s'il s'agit d'une sorcière, d'une magicienne.. ou d'une résurgence de Skadi, la déesse nordique de l'hiver sous forme diabolisée dans le conte d'Andersen, mais voilà, elle m'a marquée! ah oui, son loisir c'est " enlever des enfants"
2- Yubaba et sa jumelle ( Le voyage de Chihiro). Je ne reviendrais pas sur tout le bien que je pense du dessin animé, mais voilà. Yubaba est à la fois une chef d'entreprise terrifiante.. et une vieille dame tordante comme on en trouve au moins une dans presque tous les dessins animés de Miyazaki

1- La reine sorcière ( Blanche Neige): Non mais quel nom , je vous jure. Libre à vous de la préférer sous forme de reine, je pense en tout cas qu'elle a du dégoûter plus d'un gamin de manger des pommes!



Hors concours: La sorcière maléfique ( La belle au Bois dormant)  oui , là aussi quel manque d'imagination!: Mais, reconnaissons le, pace quesans elle, La belle au bois dormant serait d'un ennui mortel, parce qu'elle a méchamment la classe, qu'elle a traumatisé toutes les générations de gamins depuis 1959, et qu'elle peut se changer en dragon. Madame Mim aussi, mais ça ne fait pas le même effet, en fait...


dimanche 24 avril 2016

grand congrés de sorcellerie de Walpurgis

Oyez, oyez, mes petits sorciers, mes petites sorcières, comme l'an dernier, Hilde, Marjorie et les adeptes du challenges Halloween, nous vous convions a un grand sabbat d'une semaine à l'occasion de Walpurgis.

Sortez les balais du placard, briquez les chaudrons, préparez vos poupées vaudoues et vos plus belles épingles, du 25 avril au 1 mai, ça va être épouvantable!

Pour mémoire, l'an dernier, j'étais moi même en congrès de musique un peu loin de tout l'an dernier à la même époque, et je n'avais pu chroniquer qu'un film ( Häxan) et quelques tomes de Mélusine.
Je n'ai pas encore vraiment de programme, mais je dois avoir quelque part " Brûle, sorcière, brûle!" d'Abraham Merritt, si j'arrive à le retrouver parmi mon barda encore en pagaille.
Par contre, je sais où sont les DVD de Kiki la petite sorcière et du Château ambulant, donc il y aura l'un des deux au programme.
Et j'ai 2 tomes d'une BD non encore lue, " le marteau des sorcières", donc je pense que ça doit plus où moins faire référence à l'ouvrage médiéval du même titre...
et ça fait longtemps que j'ai prévu de voir "suspiria" un film italien qui parle justement de magie noire, ça tombe bien, je n'ai pas fait grand chose encore pour l'année italienne. et le dessin animé la Reine des neiges.. hopopopop, je vous vois venir, je ne parle pas du Disney qui nous a cassé les oreilles et qui continue, mais d'un dessin animé russe que j'avais vu il y a très très très longtemps ( il date des années 50) et sur lequel j'ai réussi à remettre la main.

Bref, on verra au fil de mes envies de cette semaine.

samedi 23 avril 2016

Macbeth ( film 1948)

Aujourd'hui, on célèbre les 400 ans pile de la mort de Shakespeare. Je cherchais quoi lire ou voir pour célébrer cette occasion avec quelques autres habitués du mois anglais, car nous n'allions pas louper cette occasion de faire un ou des billets ciblés.

L'idée m'est venue il y'a quelques jours.

En 2010, j'avais lu, ou plutôt, tenté de lire Macbeth, mais la version que j'avais était incompréhensible. Le traducteur a voulu faire trop poétique ou trop fidèle au texte d'origine, et .. ça virait parfois au charabia.
En tout cas pour une fois le responsable de cette traduction en bois n'est pas  François-Victor Hugo qui m'a littéralement pourri le songe d'une nuit Dété, mais Pierre Jean Jouve qui s'amuse à faire rimer les dialogues... et désolée mais pour moi, ça tomnbe à plat
Pour comprendre ma souffrance:

Première scène du premier acte
1° sorcière: quand nous retrouver réuines, dans tonnerre éclairs ou pluie?
2° sorcière: quand finit le tohu-bohu, le combat gagné et perdu
3° sorcière: Avant le coucher du soleil
1° sorcière: et où l'endroit?
2° sorcière: lande déserte.
3° sorcière: pour la rencontre avec Macbeth

et le reste à l'avenant, je pioche au hasard
"être roi ne se tient pas dans mes perspectives de croyance, pas plus que d'être Cawdor".. Ca c'est Macbeth lui même qui le dit. Bon, ben , si ça ne se tient pas dans ses perspectives de croyance, c'est lui que ça regarde... Et puis c'est quoi Cawdor? Le traducteur a traduit " Graymalkin" le nom du chat de la sorcière par "Museau gris" et nous ajoute une note de renvoi à ce sujet "littéralement  Petite Marie Grise, nom couramment donné à un chat"

WHAT. THE .BLOODY. HELL?

(oui je m'égare, mais les Weyrd sisters sont traduites en "folles soeurs" donc j'ai largement le droit de jurer sur l'enfer)

J'ai l'air d'être critique avec les sorcières qui parlent en style télégraphique, mais rimé, et les phrases qui n'ont aucun sens en français, mais je vous jure que c'est même pire que ça par moment. Cette lecture a été vraiment éprouvante. A tel point que je n'ai jamais critiqué cette lecture du challenge ABC 2010. En me disant que je le ferai lorsque je trouverai une traduction lisible et que je comprendrais enfin ce qui se dit.
Pire que François-Victor Hugo, je ne pensais pas que c'était possible
Donc voilà, ça c'est fait, ayant dit tout le mal que j'avais à dire de cette traduction, donc, j'ai préféré faire confiance aux gens qui savent de quoi ils parlent.En l'occurrence, de théâtre. Et comme je n'avais pas de pièce captée sous la main, allons y pour le théâtre adapté au cinéma.

Le hasard a fait que j'ai récemment vu et critiqué Le château de l'araignée, transposition du drame écossais dans le Japon Médiéval par Akira Kurosawa. C'est ici que j'en parle
Et donc, comme je n'avais pas encore vu la version d'Orson Welles, allons y pour l'occasion.

Le film date de 9 ans plus tôt que l'adaptation japonaise, et là pour le coup, on est vraiment dans le théâtre filmé: décors très théâtraux ( j'aime beaucoup l'idée que le château de Macbeth semble a demi façonné dans l'argile, comme la statuette que façonnent les sorcières au tout début du film)
Donc oui, là, j'ai enfin compris l'histoire, merci les sous-titres. après quelques recherche, j'ai vu que l'adaptation avait été un échec dans le monde anglophone, à cause de l'accent écossais très marqué des acteurs ( réel ou imité, mais le public anglophone a dit n'y avoir rien compris). C'est assez drôle d'entendre Orson Welles dans le rôle titre rouler des R à outrance, mais on s'y fait vite.


J'aime bien, j'ai dit ce rapport visuel entre la matière sculptée par les sorcières et l'apparence du château. autre trouvaille qui me plaît énormément: les pointes. Il y en a partout dans le décor et sur les costumes, qui se multiplient au fur et à mesure que le personnage central sombre dans les crimes ( "le sang appelle le sang". Oui c'est le premier crime qui est difficile, les suivants deviennent de la routine): au départ vêtu d'un costume couvert de motifs ronds,

.. mais les croix celtiques évoquent déjà des lances
il se couvre de piques de scène en scène: casque à une pointe, couronne à quatre pointes,

 pour finir coiffé d'une couronne hérissée de pointes qui rappelle curieusement celle de la statue de la liberté.

De même il passe de la petite dague avec laquelle il tue le roi Duncan à une énorme masse d'armes façon morgenstern.
même les weyrd sisters sont armées .

Alors oui, c'est très théâtral, jeu outré, tout ça, c'était aussi le cas chez Kurosawa, où le jeu de Toshirô Mifune était au moins aussi théâtral et expressionniste que celui de Welles.
Ca c'est pour les ressemblances.
Pour les différences, hé bien...les deux approches sont intéressantes.
La version nippone met beaucoup plus l'accent sur la nature, la forêt, lieu propice au fantastique, cette même forêt qui bougera plus tard. De même, et c'est très logique, les esprits n'ont pas la connotation forcément diabolique qu'ils ont en Europe. L'esprit qui annonce leurs destins aux samouraï qui représentent Macbeth et Banquo ne cherche ni à les tromper, ni à les égarer, au contraire, il semble plutôt contrit de constater que les humains sont bêtes et naïfs et s'égarent toujours pour les mêmes raisons: l'argent, le pouvoir, la gloire...
tandis qu'évidement dans la version occidentale, non seulement les sorcières sont vagues, mais prennent un certain plaisir à manipuler Macbeth.
Dans les deux cas, c'est la femme du personnage titre qui est l'instigatrice du crime, mais dans la version Kurosawa, elle est curieusement en retrait, là aussi comme l'esprit, elle se contente d'énoncer des faits, qui vont faire réfléchir son mari, et de participer au premier crime. Là où la Lady Macbeth de Jeannette Nolan ( je ne connaissais pas cette actrice qui est pas mal convaincante) est véritablement fielleuse orgueilleuse et critique à l'égard de son mari

Du coup, la version japonaise est beaucoup plus centrée sur un personnage qui fait de mauvais choix parce qu'il se laisse convaincre, non sans difficultés, et va se retrouver seul avec lui-même et avec sa propre noirceur. A ce titre  le personnage de Macduff " qui n'est pas né d'une mère" est totalement évacué. Pas de combat singulier, c'est vraiment la forêt qui avance qui constitue la menace, et c'est un opposant "collectif" qu'affronte le samouraï: ses propres partisans lassés de ses crimes qui le prennent pour cible. Le Macbeth de Welles hésite un peu à tuer son cousin, mais pas plus que ça, même s'il es plus sensible au regret que quand la version de Kurosawa

On sent beaucoup plus le fait qu'il est l'artisan de sa propre déchéance que dans la version de Welles, plus " classique" , avec un Macbeth pantin manipulé par les sorcières et par sa femme, qui cède non pas vraiment à sa propre pulsion meurtrière, mais se laisse entraîner par les circonstances.

Mais j'ai beaucoup aimé les deux versions: celle d'Asie qui laisse la place aux grands espaces, à la forêt ( et commence par un panneau nous indiquant que la nature a repris ses droits sur un lieu dévasté par la folie humaine), comme celle qui ne laisse aucun espace, aucun décors naturel et enserre tout le monde dans un décor pointu.
Les deux approches sont très différentes, le résultat est très différent, mais aussi intéressant dans un cas que dans l'autre.
Une chose en commun cependant: la maîtrise du noir et blanc somptueux et des contrastes dans les deux cas. Evidemment,Welles était surtout un maître du cadrage avec un emploi magnifique de la profondeur de champ dans Citizen Kane, ce qui est plus difficile à faire dans un décor restreint, mais sa patte visuelle se sent malgré tout bien.
des pointes jusque dans le décor...

Donc deux immenses cinéastes aux univers très différents, mais aux qualités visuelles qui se recoupent parfois ( je l'avais vaguement évoqué déjà dans le sujet sur Jodorowsky's Dune, mais j'adore Orson Welles, tant l'acteur que le réalisateur), deux acteurs talentueux. Match nul. Deux films à voir.

mardi 19 avril 2016

Entre chien et louve - Anne Duguël

Encore un livre acheté un peu par hasard lors d'une revente des déclassés de la bibliothèque municipale. Bah, à 50 centimes pièces, si ça n'est pas terrible, ça n'est pas bien grave n'est-ce pas?
Anne Duguël, jamais entendu parler.

Et le livre a attendu jusqu'à l'an dernier, lorsque j'ai appris la mort de l'auteur, car Anne Duguël c'était Gudule, le nom sous lequel elle publiait des albums illustrés et des romans jeunesse, et signait parfois des interventions dans les marges de Fluide Glacial, une de mes lectures régulières de la période lycée.

Donc je connaissais Gudule, principalement de nom et pour ces petites interventions en marge t nouvelles fluidesques, mais, c'est tout. Et lorsque j'ai appris sa mort l'an dernier, juste après le mois belge, et fait la relation entre l'auteur et ses différents noms de plume j'ai décidé de la mettre au programme de cette édition...

Entre chien et louve est une histoire fantastique et de magie.
Il y a des années, lors de l'époque coloniale, Jean, Belge Wallon chef de chantier est parti travailler au Congo Belge ( actuelle République démocratique du Congo. Surnommé Congo Kinshasa. Le Congo Français est devenu l'actuel Gabon, je les confondais toujours, je pense que c'est réglé). De cette expérience africaine, il est revenu avec dans ses valises ( l'image est ignoble, mais c'est exactement ça) astrid, sa " négresse".
Car oui, Jean de son vivant était un porc: non seulement il convoitait la petite Astrid, 12 ans, mais pour l'avoir rien que pour lui, il a fait appel à un sorcier, qui lui a promis qu'Astrid setrait à lui jusque par delà la mort.

Et voilà que Jean est mort, après plusieurs décennies de vie commune;  pas de mariage, non, " on préfère l'amour libre" a-t-il dit à sa famille en revenant en Belgique avec cette compagne même pas majeure. Or dans les années 50, les unions libres et mixtes n'étaient pas franchement bien vues, et Jean, coupant les ponts avec ses proches est parti avec Astrid s'enterrer au fin fond de la campagne. une vie de Rêve pour Jean, qui ne s'est jamais vraiment préoccupé de savoir ce qu'Astrid en pensait
Donc Jean est mort, mais de porc, le voilà réincarné en chien (ou plutôt, sa conscience mélangée à celle d'un chien qui traînait par hasard dans le cimetière au moment de ses funérailles), obsédé par l'idée de retrouver celle qui n'a même pas vraiment le droit d'être appellée sa veuve.

Astrid n'aime pas spécialement les animaux, et en particulier n'a pas d'affinité avec les chien, mais va quand même prendre avec elle ce corniaud qui squatte son jardin, moitié pour dissuader le rodeur qui tourne autour de chez elle depuis la mort de Jean, moitié pour se sentir moins seule. Ignorant évidemment tout de l'identité de son nouvel animal de compagnie.
Un chien, c'est bien: ça écoute ce qu'on lui raconte, et sans vous couper ni vous juger. Sauf que Jean, tout chien qu'il est ( il ferait d'ailleurs bien son affaire à la chienne-louve de son unique voisin!) a gardé ses souvenirs du temps où il était un humain.
Et Astrid se confie à lui, lui raconte sa vie...celle que Jean- le chef de chantier ignorait, les raisons qui l'ont poussée à céder aux pulsions de l'homme blanc, à le suivre dans un pays qui l'a en fait beaucoup déçue. Jean-le chien va découvrir la triste vérité d'une vie qu'il croyait idyllique. Astrid qui n'en peut plus de ce pays, regrette son Afrique natale, pleine de rancoeur à l'égard de celui qui l'a entraînée là ( elle ne sait rien non plus de l'envoûtement dont elle a été l'objet), et à l'égard d'elle-même, qui , trop jeune et naïve, a cru aux promesses..

Donc, le livre se lit facilement, j'ai bien aimé l'écriture, mais franchement, j'ai eu du mal a adhérer. Parce que personne n'est vraiment sympathique dans cette histoire. Si on peut passer à Astrid ses erreurs de jeunesse qu'elle paye d'une solitude intenable dans un pays qui lui est hostile ( elle avait12 ans), en revanche je déteste Jean, mais vraiment ( elle avait 12 ans, bordel!). Et c'est ça le gros gros gros souci. J'ai vraiment du mal avec tout ce qui traite de détournement de mineurs et de pédophilie ( oui parce qu'à l'époque Jean avait 29 ans.. )
Donc ses grandes idées sur l'amour absolu, l'amour de sa vie, blabla.. c'est juste un ^ù*$$ de pervers qui aurait du finir en taule. Et en plus fier et content de lui, qui ne s'est jamais posé une seule fois la question de ce que voulait Astrid.
Donc un héros, que personnellement je trouve à vomir. J'ai envie de dire " bien fait pour toi"
Après le livre est bien, hein, c'est juste le héros qui me donne des envies de meurtres.
Les autres ne sont pas vraiment mieux: les quelques autres personnages ne valent pas grand chose... tous des salauds dans ce coin de campagne: des parents venus se terrer loin des yeux dans les années 50 pour cacher leur fils trisomique à la société, la mère qui l'abandonne un jour, le père qui ne s'en occupe pas vraiment...

Voilà, il manque quand même d'un personnage un peu moins antipathique que la moyenne auquel se raccrocher. Même si Astrid ne méritait pas vraiment de payer aussi cher..
Après c'est aussi mon ressenti qui fait que si le roman ne me marque pas forcément pour ce qu'il est ( un simple roman fantastique avec des héros pas franchement sympas)  j'aurais du mal à l'oublier pour une raison très très personnelle.

C'est le moment de l'anecdote dont vous vous fichez, mais qui m'a fait réfléchir.

Un parent éloigné de ma mère était marié avec Hilda, une dame que beaucoup de gens dans la famille détestaient, je n'ai jamais compris pourquoi quand j'étais petite. Leur excuse c'était " Hilda est trop pénible, on ne peut jamais aller la voir à l'improviste, elle déteste ça, faut toujours prévenir plusieurs jours à l'avance". Ca ma toujours paru léger comme raison surtout que les autres étaient exactement pareil, et moi même je déteste qu'on déboule chez moi sans prévenir. Ou " elle est faux-derche, on ne sait jamais ce qu'elle pense" - mouais, pas plus que ceux qui disent ça dans son dos....
Parce que ma mère et moi allions voir tonton Dédé et Tata Hilda - en prévenant!- et je les ai toujours trouvé sympathiques, avec juste les mêmes manies que tous les retraités de ma famille.
Mais voilà, j'ai compris le jour où j'ai su qu'Hilda était née à Brazzaville: elle était métisse. L'horreur pour les bien pensant péquenauds auvergnats. L'horreur pour moi de découvrir des blaireaux racistes dans ma parentèle.

Mais du coup dans ma tête, j'ai superposé l'Astrid du livre avec tata Hilda, et je commence à me demander " pourquoi est-elle venue? Pour quelle raison a-t-elle quitté son pays? Réellement par amour ou pour une vie qu'elle espérait meilleure?" ( je vous rassure, et je me rassure par la même occasion,ouf, tous deux avaient à peu près le même âge). Tout ça, je ne le saurait jamais, tata Hilda est morte il y a quelques années d'une mauvaise chute dans l'escalier, et je n'aurais jamais probablement osé aborder ce sujet avec elle, trop personnel. Mais voilà, en commençant le livre, je ne m'attendais vraiment pas à me trouver face à un questionnement à la fois aussi personnel et insoluble!

Mais je retenterai probablement un autre livre du même auteur, son style m'a bien plu.

vendredi 1 avril 2016

La courte paille ( F. Poulenc et M. Carême)

Et voilà la première idée belge.

Qui m'est venue totalement par hasard, en faisant une recherche sur les morceaux que je travaille en ce moment en court de chant: le cycle de mélodies " la courte paille" de Francis Poulenc. Mais vous allez me dire " mais quel rapport entre Poulenc et la Belgique"

Il n'y en a pas.

Mais entre ce cycle là et la Belgique, il y en a un: Maurice Carême, natif de Wavre, comme je viens de l'apprendre. et je ne le savais pas.

Petite explication:
Je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais, quand j'étais en primaire, le lundi, il y avait ce cours que je redoutais entre tous: le cours de poésie. 
Parce que pour moi, passer au tableau réciter un texte appris par coeur, c'était une torture, d'autant plus épouvantable que personne n'a jamais mis en avant la raison de ce cours, jamais une explication ( culture, générale, ou faire travailler la mémoire, ou améliorer son vocabulaire, non, rien, nada). Et je fais justement partie des gens qui n'aime pas qu'on les force à faire des choses sans leur expliquer dans quel but.

Alors je croisais les doigts pour que ça ne soit pas mon tour, et quand ça tombait par malheur sur moi, ben, j'allais au tableau, je fixais le bout de mes chaussures en marmonnant le plus vite possible " lebonheurédanlepré courzyvitecourzyvite lebonheurédanlepré courzyvitilvafiler", et je me tapais un 5/10 parce que le texte était su mais inaudible

Bref vous voyez l'idée..
Et parmi les auteurs chouchous de mes instits, il y avait donc Paul Fort, Prévert et Maurice Carême.
on se contentait de nous faire  apprendre le texte, sans jamais nous donner la moindre information sur l'auteur d'ailleurs. 

donc pour moi, Maurice Carême, se résumait à 2 textes: 

le chat:
Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta,
Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.


Etranges fleurs
L'automne met dans les lilas
D'étranges fleurs que nul ne voit,
Des fleurs aux tons si transparents
Qu'il faut avoir gardé longtemps
Son âme de petit enfant
Pour les voir le long des sentiers
Et pour pouvoir les assembler
En un seul bouquet de clarté
Comme font, à l'aube, les anges
Les mains pleines d'étoiles blanches...

Je ne dois pas avoir gardé mon âme de petit enfant, parce qu'en fait, ces textes ne me parlent pas, je ne suis pas fan de ces sujets dits " naïfs" ( mais c'est pareil pour Prévert et Paul Fort, le fait qu'on me les ait ingurgiter de force n'aide sans doute pas)
Et voilà que je découvre d'autres textes, mis en musique par Francis Poulenc. Les textes ne me parlent pas tous, mais j'aime bien le côté fantômatique de la Reine de coeur et Lune d'Avril me fait me demander si l'auteur parle de l'armistice à mots couverts...

Le voilà, par Dame Felicity Lott , chanteuse que j'apprécie particulièrement  ( et qui a une diction française quasi parfaite bien qu'anglaise). Le cycle dure 10 minutes en gros et alterne morceaux lents et très rapides.. avec toujours ces harmonies étranges typiques de Poulenc.
Textes ici

En tout cas c'est très drôle à travailler ( Ba be bi bo bu en particulier), mais c'est aussi très difficile ( pour ceux qui s'y connaissent un peu en musique, c'est du Poulenc, donc l'accompagnement au piano n'aide pas la chanteuse!). donc ça me plaît plus d'un point de vue musical pour sa difficulté et le défi qu'elle représente, que d'un point de vue littéraire, mais voilà, je vous fait partager ma découverte de la nationalité de l'auteur.



 

mois belge 3° tome!

Enfin, 3° tome en ce qui me concerne, et c'est toujours Anne et Mina qui nous le proposent.

Dans mon cas ça sera un "petit mois" pour cause de déménagement, et que du coup pas mal de choses sont encore dans les cartons au milieu d'autres cartons, mais qu'on se rassure.. il y a un petit coin de Belgique déjà prêt dans la cuisine. Dans le réfrigérateur tout neuf en tout cas :)
(Bon, je vous rassure, ce n'était que pour la photo, il y a aussi de l'eau, du jus d'orange et du lait dans la porte du frigo.. mais oui, c'est encore un peu le désert, vu que je n'ai pas de quoi cuisiner, je mange midi et soir avec ma mère pour encore quelque temps)

Il n'y a donc pas encore grand chose, mais je suis au moins parée pour la première petite crémaillère en famille.

Donc je ne garantit rien au niveau régularité des billets ( pas encore le net à mon nouvel appart, et à aussi, je profite d'un jour de congé pour rédiger ce billet), mais je prévois quand même:

Mardi 5 : des nouvelles
Vendredi 15 : une bande dessinée

Avec un gros point d'interrogation pour le billet du 5. Je ne l'ai pas encore entamé mais il me semble que mon livre d'Anne Duguel , Entre chien et louve, est un recueil de nouvelles. Je ne suis pas sure. MAis même si c'est le cas, ça me paraît un peu court pour être dans les temps.
Enfin, on avisera au fur et à mesure, mais j'ai déjà une autre idée pour le premier vrai billet.

 

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture