samedi 31 octobre 2015

RAT d'Halloween, numéro 2!

Hé oui car tous les mois j'ai 3 jours de repos consécutifs ( avant une grosse semaine de travail de 6 jours, c'est la contrepartie) et donc, j'ai ouvert le mois Halloween par un RAT, je le conclus aussi par un RAT Dimanche 1, lundi2 et Samedi 3.

Un RAT écourté en fait, parce que mes activités ont repris et que lundi soir, c'est orchestre et mardi soir, cours de Japonais, mais qui devrait me permettre de boucler la dernière lecture en cours, de finir dimanche le marathon de l'épouvante et de faire le bilan du mois.

et comme il me fallait évidemment un rat, c'est la mort aux rats qui va me suivre pendant ces quelques jours, manière une fois de plus de faire un clin d'oeil - aheum , pose cet oeil, Quoth- à notre regretté Sir Pratchett
Alors quel est le programme J'ai fini Frankenstein, donc il y aura rédaction de billet à son sujet pas plus tard que ce soir, comme ça c'est boucler
Niveau lectures:
avancer les "entretiens de Tim Burton" que j'ai commencé
Les 5 premiers tomes D'Inu Yasha comme je l'avais prévu, je pense, avec ça j'aurais bouclé mon objectif lecture du marathon.

1 film, je ne sais pas encore lequel, j'avais prévu 2 films pour le marathon, il m'en reste un à voir. Je vais aviser demain

Ecouter les Histoires de nuit de Patrick Baud. Il y en a 5 qui durent environ 25 minutes chacune, c'est faisable en 3 soirées.
D'ailleurs j'attaquerai la première ce soir à minuit, quand ça sera officiellement dimanche tiens!

DIMANCHE: je n'ai pas été mangée par un zombie ni hantée par un revenant, j'ai bien croisé quelques petites sorcières hier soir qui faisant le tour des boutiques du centre ville pour essayer de trouver quelques bonbons, mais comme je vis dans une ville ultracatholique, il n'y a qu'un seul restau en centre ville à avoir fait une déco thématique halloween, c'est le sushi du bout de ma rue. Les autres sont déjà à fond sur Noël. quand je dis "ville ultra catholique", il faut que je précise qu'il y a quelques années, l'archevêque du coin est parti en guerre contre les écoles qui faisaient des fêtes d'Halloween au motif que " ça ridicumlisaitla très sainte fête de la Toussaint qui elle, fait partie de notre culture"..Euh, parle pour toi mec, je suis descendante d'arvernes par ma mère, donc celte de Gaule, donc Samain fait partie de ma culture.
Par contre faire coller des affiches " Merci Marie" sur toutes les boutiques la semaine du 8 décembre, ça c'est normal. Il y a pourtant une loi contre les machins religieux ostentatoires, non?

15h23: et donc, comme j'ai fini la soirée tard - ou tôt, c'est selon votre point de vue - en compagnie de Patrick Baud et de ses histoires de nuit, je me suis évidemment levée tard, après avoir que j'étais une miko et que j'exorcisais un parc des nombreux fantômes s'y incrustaient, en agitant des branchages et des bandes de papiers. Même mes rêves sont thématiques c'est cool.
oui donc, ce truc là, ça sert à chasser les mauvais esprits.
Afficher l'image d'origine
La chasse aux esprits s'est terminée par mon réveil me montrant à quel point j'avais de choses en commun avec une miko normale:
C'est à dire chasser les moutons plutôt que les monstres...

Donc fin de matinée en forme de corvée de ménage et rangement de la lessive :( C'est moins cool.

Sinon je me suis décidée pour le film, ça sera donc "Crimson Peak", tout à l'heure, au ciné.  Grâce à une discussion Facebook avec Kobaïtchi, qui est devenue vite surréaliste due à mon "infirmité" ( une incapacité quasi chronique à me souvenir des visages, alors que j'ai une bonne mémoire des noms): attends, mais je connais la tête du gars sur l'affiche, où est-ce que je l'ai vu déjà. Heureusement qu'il y avait son nom sur l'affiche, sinon j'aurais pu chercher longtemps. en fait 'est dans la série les enquêtes de Wallander que je l'ai vu, dans .. à peu près tous les épisodes? et sur un un bon million de gifs réactionnels sur le net. et dans une interview que j'avais lue sur un journal, où j'avais trouvé que le gars avait une approche intéressante et pertinente de son métier?Non mais j'vous dis, c'est à la limite de l'infirmité, je suis incapable de reconnaître mes propres voisins.
Donc bon Guillermo del Toro, on me dit qu'il est assez poche dans l'idée du Labyrinthe de Pan que j'avais bien aimé, "le gars qui jouait dans Wallander", ça peut être sympa
Et le Marathon?
1 film ( Dracula) vu
Donc le 2° film, c'est pour tout à l'heure
Frankenstein: 380 p en comptant les dossiers
Les 77 pages des cent ans..
les 978 pages des 5 premiers tomes de Black Butler
Ca fait 1435. Même avec une fin de journée ciné, ça va se concrétiser.. je pars dans 2h00 de chez moi, J'ai donc bien le temps d'attaquer un ou 2 tomes d'Inu Yasha.
C'est parti, on reste dans la thématique Temple Japon et monstres.

16h23: ça va , ça se lit super vite en fait...+192p
Go pour le tome 2.
16h28: oh punaise, j'avais oublié à quel point les traductions un peu anciennes (2002) étaient du n'importe quoi. et pas seulement au niveau du sens, mais sérieusement , penser que quelqu'un qui a été payé pour ça a osé écrire " si je n'arrivais pas à te blesser avec cette arme, je serais été vexée"...  Je sais qu'à l'époque il était monnaie courante - et encore maintenant - de ne pas traduire directement du japonais au  français, mais de traduire depuis la version traduite en  anglais, mais là on dépasse la simple erreur de traduction pour arriver au n'importe quoi grammatical. Il y avait le même phénomène, jusqu'à assez récemment , pour tout ce qui était considéré comme "sous-littérature", que ce soit du policier, de la SF, du fantastique, et donc mangas et comics: la mentalité était un peu du genre "boh, on s'adresse à des ados attardés ou des lecteurs débiles peu cultivés, ça n'a pas d'importance, tu peux le faire à côté de ta piscine, un casque sur les oreilles et un cocktail à la main, personne ne s'en rendra compte".
Je me souviendrais longtemps du " bouc amphibie" dans la première traduction d'Angel Sanctuary. Mais oui, le bouc amphibie, qui représente le diable. Le bouc  la fois mâle et femelle. Amphibie quoi... c'est pourtant clair :D La nana n'avais rien vérifié, avait traduit le nom du fleuve des enfers par "Rété", pensant que c'était certainement une invention de Kaori Yuki. Nonon, c'est juste de la mythologie grecque, mais évidemment, transcrire "Léthé" en katakana demande une adaptation.. Alors c'est qui, qui manque de culture?
Cette première traduction était un condensé d'âneries, heureusement elle a été corrigée pour une réédition. Inu Yasha mériterait aussi un bon dépoussiérage, il y avait quelques phrases bien bancales aussi dans le tome 1, avec des noms mélangés.
16h38: on repart. on branche le filtre mental " je ne vois pas les erreurs de grammaire et les fautes de frappe" et on y retourne.

17h08:  Et hop, 187 p de plus. Mais c'est dur de faire abstraction des phrases qui ne veulent pas toujours dire grand chose ou arrivent comme un cheveu sur la soupe. enfin, apparemment, l'histoire se suit, il n'y a pas d'énorme contre sens même si, dans le contexte on se demande parfois " heu.. ouais? ça vient faire quoi ça, là et maintenant?"
Et modification du planning, le film, ça sera pour demain, je viens de me rendre compte qu'il est diffusé à 14h00 aussi en VO et ça sera beaucoup, beaucoup plus agréable le lundi à 14h00 que le dimanche à 18h30.
Donc pause thé avant le tome 3.

 17h41, bilan du marathon, en buvant mon thé  la myrtille ( oui, c'est pas très sorcière je sais, on va dire que ce sont des yeux de tritons). Donc en buvant mon thé aux yeux de triton séchés:
1435 p + 192, +187, j'en suis à 1814.
Il me faut donc trouver une solution B pour le film,si je veux remplir mes conditions d'ici ce soir. Je me retourne vers l'étagère à DVD... et ça sera donc les Noces funèbres, tiens...en prélude au livre sur Tim Burton.

18h19: et voilàààà +188 p, ce qui fait un total de 2002, but atteint!
Ne reste plus que le film de ce soir et un peu de révisions musicales avant.

21h10: après une demie heure d'épouvante...
attendez, il me faut l'expression de circonstance...
D'E-POU-VAN-TE!
Voilà, j'ai réussi à venir à bout de la Pile de Linge A Repasser
bon, vite fait, hein, sur un cintre et repassage vertical d'un coup de vapeur, j'aime l'automne et l'hiver, avec un pull, pas besoin  de faire ça soigneusement pour le travail, hop, un pssssht de vapeur par ci par là, oké, ça fera l'affaire.
Dire que l'héroïne de Ma sorcière bien aimée essayait au maximum de tout faire comme une femme normale, pour ne pas vexer monsieur, j'vous dis pas si j'avais des pouvoirs, tout serait réglé en deux claquements de doigts.
yooo, c'est parti pour le Burton que je n'ai pas revu depuis sa sortie.

LUNDI!


16H44: non je vous rassure, je ne viens pas de sortir de mon cercueil juste à l'instant. en fait, ma journée a commencée comme celle d'hier avait fini: je me suis couchée avec un mal de crâne, je me suis réveillée tôt, avec un mal de crâne.
Tôt, parce que j'avais décidé de me pousser aux fesses pour aller enfin, faire faire la prise de sang qui attendait depuis 3 mois que j'ai du temps libre et suffisamment d'énergie pour ça.

Oui, donc.. haaaaaaaaa au secours!
Une fois vampirisée et de retour chez moi, à l'heure ou je me lève habituellement, le mal de crâne n'étant pas passé, ça a été cachet et retour au lit pour essayer de le faire passer.

14h00: ok, c'est bon, le mal de tête est parti, j'ai pu aller voir le film, comme je voulais. J'ai bien aimé, j'ai quelques reproches à lui faire - mais fallait s'y attendre, avec Guillermo Del Toro, il a un style personnel auqueel des fois.. enfin, il en fait trop, et ruine ses propres effets, j'en parlerai dans un sujet sur le film.

Me voilà donc de retour.. et heu, non, finalement après avoir vu le film, j'ai comme qui dirait pas vraiment envie de boire du thé, ceux qui l'auront vu sauront pourquoi :D

16h50:  pfff le retour du vague fond de mal de tête, et je dois partir à 19h30 pour la répétition d'orchestre. Et un bleu au bras, comme à chaque prise de sang, les gens vont finir par croire que je me drogue tellement je marque. Et ça fait maaaaaal. Bon je réfléchis à ce que je vais faire: lecture? Billet sur le film d'hier? billet sur le film d'aujourd'hui?

23h99 (oui je suis tombée dans une sorte de faille temporelle), donc petite journée, j'ai préféré faire mon billet à chaud sur le film de cet après midi avant la répétition. Et demain j'ai encore plus de choses à faire, bouhouhou. Allez, le billet BD de mercredi est préparé, j'essayerai d'avancer un peu Tim Burton entre 2 cours..

Halloween (film)

Ca y est, c'est la nuit fatidique, et j'ai précieusement gardé mon billet pour cette occasion.
Ce titre français, je...comment dire, en fait... ça fait peur!

Je veux parler de Halloween, le film. Celui de Carpenter. Le seul, le vrai, qui a lancé la vague des films d'horreur ou un assassin solitaire massacre gratuitement et pour notre plus grand plaisir une bande de gens plus ou moins benêts, souvent imité, jamais égalé.
Jamais égalé, ou tout au moins, rarement parce que Carpenter est un réalisateur futé et doué, ce que ses suiveurs ne sont pas forcément, et force est de constater que les slashers, en tout cas les récents, oublient souvent que la peur, la vraie, ce n'est pas d'avoir un maximum de personnages plus débiles les uns que les autres qui vont rapidement mourir, si possible salement.

Donc bah, ou, effectivement, c'est ce que je disais déjà il y a peu sur Shining, si votre plaisir c'est de voir des idiots se faire découper à la tronçonneuse, passez votre chemin, Halloween n'est pas gore. il y a un tueur maniaque, il y a des meurtres.. et presque pas de sang. Hé oui...
Mais d'abord, un rappel sur ce que c'est que le cinéma de la peur, par mon fossoyeur favori ( parce que je partage ce qu'il dit, y compris sur le fait qu'on puisse se marrer sur quelque chose censé être effrayant, et flipper à s'en faire péter les cordes vocales sur quelque chose d'anodin... ) d'ailleurs il parle d'Häxan que j'avais choisi pour illustrer la nuit de Walpurgis :). après ça moi, je meurs d'envie de  voir " fausse alerte , le film de Basile Chaipatreau".( Mettez à part ce qu'il dit sur les origines du Slenderman, il s'est planté, l'avoue et le corrige dans une vidéo suivante )
Et donc justement, entre deux vannes, il prend Halloween pour illustrer l'idée de hors-champ. Yep. Et j'ajoute la profondeur de champ que j'évoquais dans Shining, et que Carpenter emploie bien.
Les deux ont en commun l'idée de tueur psychopathe, vous pouvez donc en déduire que ce qui va me faire flipper moi, c'est la folie. Celle de Jack est montée dans son évolution dans Shining, celle de Michael est évoquée à posteriori par le médecin qui le traite et sait que Michael était déjà psychopathe à 7 ans et n'a pas changé depuis.. enfin si en pire.
ho le mignon chti n'enfant.. habillé en clown...avec un grand couteau...
Scénario: simple, court, efficace. Donc Michael, l'adorable Michael âgé de 6 ou 7 ans a assassiné au couteau sa grande soeur, un soir de Halloween. Motif: il semble avoir mal supporté le fait qu'elle ait un petit ami . et 20 ans lus tard, Michael s'évade de l'asile et revient sur les lieux de son crime pour assassiner au hasard. Enfin pas tout à fait, il y a de la logique dans sa folie, et il assassine les filles qui ont un petit ami, perpétuant le meurtre de sa soeur.
Ce soir là, Laurie ( premier rôle de Jamie Lee Curtis, et elle y est très bien) et sa copine Annie sont censées faire du baby sitting ans deux maisons voisines.  Laurie, c'est "la fille coincée", dixit ses copines, celle qui se concentre trop sur ses études et pas assez sur sa vie sentimentale (ou sexuelle, vu le niveau des autres). Annie et Lynda sont quand même plus qu'émancipées, ce sont deux sans-gêne: le plan d'Annie, c'est refiler à Laurie la gamine dont elle avait la garde, coltine toi les deux gosses, pendant que elle et Lynda profiteront de la maison laissée vide pour se faire une petite aheum.. sauterie est le mot juste, avec leurs mecs. Devinez qui va mourir en premier? yes.. les deux cochonnes et l'un des mecs.
Laurie va en réchapper, mais de justesse.
(En même temps, vu mon peu de succès auprès de la gent masculine, je suis assurée de survivre à la fin d'un film d'horreur , hein..).

 Sur un scénario mince, c'est donc l'art de la mise en scène qui va faire la différence. Et sans forcer sur les effets spéciaux pour cacher la misère. Je préférerai toujours un film qui s'en sort par sa mise en scène futée à un film qui va en faire des caisses niveau effets spéciaux pour faire oublier que le réalisateur est devenu flemmard. Oui, Ridley Scott, c'est à toi que je pense. comparez le Ridley Scott d'alien ou de Blade Runner avec celui de Prometheus.. (et le pire c'est que les trilogies étant la à la mode, Prometheus sera donc un triple navet)
Bref, des navets, revenons à nos citrouilles.

Donc au final un bon film de trouille, d'autant qu'on ne voit quasiment l'assassin autrement que furtivement ( profondeur de champ, coucou il est là, là bas au fond..), masqué, qu'il n'a aucun dialogue, le peu qu'on apprend de lui, c'est ce que dit le médecin: fou, capable de tout et n'importe quoi.... Une menace invisible, imprévisible, inévitable. Qui n'a même pas besoin de courir ou de se presser. Michael est flippant car il a toujours un coup d'avance sur ses victimes. Et en plus, chose encore rare à l'époque: la caméra subjective qui met le spectateur à la place du tueur. Si, ça, c'est pas de la peur?

Je regrette juste que le film plutôt thriller bascule dans les dernières secondes vers un fantastique qui n'avait pas spécialement lieu d'être, si ce n'est d'ouvrir la possibilité à des suites pas forcément transcendantes. C'est ce que je n'aime pas: qu'une chose marche et on aura des suites, des remakes, des spin-off...souvent sans saveur par rapport à la première version (pourquoi se fatiguer, quand on a un filon, ça ne sert à rien de se compliquer la vie, les pigeons euh, les spectateurs viendront, du moment qu'on leur colle du sang, et du sang, peut importe que le scénario et la réalisation soient eux anémiques.
profondeur de champ, flous, ombres, cadrages...c'est ce qui fait la différence.

Encore une petite pour assener ce que je dis? Carpenter joue de la profondeur de champ et du cadrage avec maestria. Ou est Charlie? le tueur?
En sombre, dans la même verticale que l'arbre.. mais l'oeil est d'abord attirée par la scène du fond.
L'autre grand point positif, c'est l'ambiance musicale: un générique simplissime qui là aussi a fait des émules. quelques notes répétitives et lancinantes, des nappes sonores inquiétantes très années 70 et pourtant tellement efficaces. et comme on n'est jamais si bien servi que par soi même, c'est aussi John Carpenter qui s'y colle, de manière à avoir exactement ce qui colle à son projet.
Une preuve que même la musique a fait date: l'intro de ce film que je n'ai pas ( et au vu du résumé, bon.. je vais passer mon tour)  vu sonne bien, mais passé les 30 premières secondes - qui pompent beaucoup sur The Ring - la parenté saute aux oreilles.
un livre ou un film faisant directement référence à Halloween.

Don't Starve ( Jeu indé - survie)

Voilà un jeu que j'ai découvert il y a pas mal de temps ( en fait acheté lors de son apparition sur Steam, mais je l'avais laissé en attente quasiment une année avant de m'y pencher, et l'ai ressorti pour l'occasion). Donc non, en premier lieu, cette fois, ce n'est pas un jeu gratuit, mais il vaut le coup.
Et c'est parti pour un sujet "gaming Halloweenesque."
attendez... Ça me rappelle un truc...
Ah oui, ça y est je vois...
(Première constatation donc: visuellement, c'est un énorme hommage à Tim Burton. Autant dire que le jeu a gagné des points d'entrée avec moi, pour son graphisme complètement cartoonesque, sa musique de fête foraine très réussie, ses bruitages, son utilisation futée de la 2D)

Hop, le trailer pour donner une idée. J'aime vraiment énormément cette musique ( ça m'a d'ailleurs fait bizarre un jour en regardant le JT de l'entendre utilisée pour illustrer un reportage sur les ... huissiers :D)


Don't Starve est donc un jeu indé de type survie, dont le principe est très simple: on va devoir aider le héros à survivre.  Wilson, inventeur en panne d'idées, se retrouve soudain téléporté hors de son laboratoire par une entité malfaisante, jusque dans un environnement hostile avec cette seule consigne " hé l'ami, ça n'a pas l'air d'aller, tu ferais mieux de trouver à manger avant la tombée de la nuit"

On commence avec lui, les autres se débloquent en progressant, enfin, en essayant de rester en vie le plus longtemps possible

Et "environnement hostile" est un faible mot, autant dire que l'environnement entier veut la mort de Wilson. Le principe est donc simplissime, comme le titre l'indique " ne meurs pas de faim". On découvre alors bien vite les petites subtilités de ce jeu. Principe simplissime donc, mais très très difficile à réaliser:
- C'est un jeu de survie qui va jusque au bout dans sa logique: pas de tuto (le jeu est quand même intuitif, même si l'interface trop simple peut être améliorée grâce à divers modules), il va falloir se débrouiller tout seul ( et donc mourir quelques fois pour comprendre comment s'en sortir)

- Je le redis: l'environnement entier VEUT ta mort. Ça s'appelle " ne meurs pas de faim", mais ça pourrait être aussi " ne meurs pas de froid/de peur/ empoisonné/bouffé par un monstre". Sur une de mes dernières parties qui ne figure pas sur la capture d'écran, j'ai été massacré(e) par des hommes lapins végétariens: ils ne supportent pas qu'on passe à côté d'eux avec un morceau de viande dans son inventaire, et donc, très logiquement, se vengent en vous tapant dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive
lorsqu'on relance le jeu après une partie, il y a un petit bouton " morgue " sur la page d'accueil, qui nous rappelle quand et comment se sont finies les précédentes parties: là, Willy a été bouffé par une araignée dès le premier jour, sur une autre partie, par une grenouille, picoré à mort par un grand oiseau au bout d'une semaine, ou mort attaqué par un monstre parce qu'il n'a pas rejoint son camp assez vite

Il y a donc quelques jauges à surveiller: la jauge de faim (un estomac qui devient de plus en plus petit), la jauge de santé mentale ( un cerveau qui se rabougrit, elle n'y est pas en base, je l'ai ajoutée via un module) et la jauge de vie ( un coeur qui rétrécit): pour remonter ces jauges, il faut trouver à manger. Mais attention certaines nourritures peuvent être dangereuses (il y a des champignons de toutes les couleurs, certains peuvent rendre zinzin), de même que la nourriture conservée trop longtemps qui s'avarie et rend malade le personnage. Mieux vaut la garder dans un coin, car la moisissure va être utile plus tard comme compost.

- L'autre paramètre important c'est le temps. Le temps qui passe: chaque "journée" de jeu dure 8 minutes comprenant le jour où le personnage peut s'activer, le soir, où il vaut mieux s'activer à préparer son camp où à le rejoindre, et la nuit, où il ne faut pas s'éloigner du feu de camp. Les monstres ont peur du feu, c'est le seul moyen de les tenir éloignés. Mais il y a aussi le temps qu'il fit qui rentre en ligne de compte: été (il fait chaud et les plantes poussent vite), hiver ( il y a de la neige et peu de nourriture, donc mieux vaut avoir fait des réserves), et pluie ( cette vacherie risque d'éteindre le feu plus vite et le héros se retrouve en danger de servir de pâtée pour monstre)

Un vrai de vrai survival game donc, avec une foule de paramètres à prendre en compte, Il va falloir mourir plusieurs fois avant de piger comment s'en sortir. Et encore, il peut toujours débouler soudain un monstre qui s'était fait invisible jusque là.

Concrètement voilà comment faire pour la/les première(s) journée(s):
* Au démarrage du jeu, l'environnement est créé aléatoirement. avec un peu de chance, Wilson apparaît au milieu d'une zone pleine d'herbes, d'arbres et de branchages, qu'il va falloir ramasser pour fabriquer des torches. Et commencer à trouver en parallèle à manger ( graines déposées par les oiseaux, fleurs sauvages, buissons de baies et quelques carottes)
Et c'est tout! il y a bien des oiseaux et des lapins qui le narguent , mais pour ça, il va falloir attendre un peu.
* Ensuite seulement, on peut commencer à explorer le coin, chercher des silex pour fabriquer une hache ( silex+ branchages = hache) et commencer à abattre les arbres pour faire un feu digne de ce nom, qui durera plus longtemps que la pauvre torche de base et permettra de cuire les denrées pour les rendre plus nutritives. sachant que le feu s'éteint assez vite si on ne l'alimente pas!
en parallèle on peut commencer à fabriquer des pièges à lapins - ne pas oublier d'y mettre une carotte crue pour les appâter et  tadam! c'est parti pour le rôti de lapin. Attention à ne pas trop en abuser, sinon une jauge de méchanceté se met à monter, et lorsqu'on a été trop vilain à massacrer des gentils animaux pour les baffrer, un dragon arrive pour les venger - jusqu'à présent j'ai été assez raisonnable pour ne pas bouffer l'écosystème entier.

(pour toutes les choses à fabriquer, il y a des puces " survie""outils" et "technologies": il suffit de cliquer lorsqu'elles s'éclairent pour voir quel outil ou piège peut être fabriqué avec les matériaux ramassés et qu'est-ce qu'il manque encore pour avoir telle arme ou telle compétence)

* 3° étape donc: faire une fosse à feu, qui reste en place et demande moins de matériel. Mais pour ça il faut des cailloux. Et pour avoir des cailloux il faut trouver des rochers, fabriquer un pic ( branches +silex) et miner comme un nain de la Moria! Autant dire que j'en ai vite mis une par zone , histoire d'en avoir toujours une à proximité à chaque tombée de la nuit, avec un jolis tas de bois à côté
un exemple du jeu lui même, donc...
*4°étape: la machine à science ( une sorte d'épouvantail), ce n'est qu'une fois la machine à science construite que les compétences, armes, pièges supérieurs sont accessible. Problème:  il faut être à côté pour la faire fonctionner. Donc en mettre une dans un coin de la carte c'est bien. en mettre un peu partout, c'est mieux, de même pour les autres machines qui se débloquent petit à petit en progressant ( pareil un peu plus tard avec les "effigies", un leurre à monstres à l'image du héros, à la place duquel il réapparait s'il est mort, et ouf, un game over évité, ha damn' il faut en reconstruire une, ça ne marche qu'une fois!)
*5° étape: ok c'est bon j'ai tout, j'ai fabriqué un petit sac à dos, un chapeau de paille, une armure en herbes et une lance, c'est l'heure de partir explorer le monde!

Et c'est là qu'on va découvrir que ce monde est ultra bizarre: il y a des buffles ( bon fournisseurs de bouses pour l'agriculture) des cochons humanoïdes qui font du commerce, des squelettes d'explorateurs perdus et des tombes que l'on peut piller une fois que l'on aura fabriqué une pelle, des araignées dentues, des loups (ha oui.. gaffe aux phases de la lune, les nuits de pleine lune, les monstres sont beaucoup plus aventureux, et les cochons neutres deviennent des cochons garous agressifs, hé, restez quoi, on s'amuse bien!), un oiseau cyclope, un cerf-cyclope des neiges.. et Chester!

Chester va vite devenir notre meilleur seul allié dans cet univers! Lorsqu'on trouve par hasard en terre un os surmonté d'un oeil, il suffit de le ramasser pour voir arriver Chester, un coffre à pattes qui nous suit comme un toutou tant qu'on garde le fétiche avec soi. La bonne nouvelle c'est qu'il sert vraiment de coffre et permet de stocker 9 objets de plus.

Alors les bricoles à savoir en plus:
-  Lorsque le héros meurt, c'est foutu! il faut reprendre la partie au début, dans un nouvel environnement généré aléatoirement, la sauvegarde n'est valable que tant que le héros survit, s'il meurt, hop, inscription dans l'onglet morgue et nouvelle partie. c'est sadique, mais c'est comme ça!
désolée mon gars tu es mort X fois, piqué par une araignée, tabassé par un gang d'hommes lapins ou mordu par une grenouille, et tu mourras encore par ma faute, pas la peine de faire cette tête.

- Wilson n'est pas seul seul personnage jouable. Il est le personnage par défaut de la première partie. S'il survit assez longtemps, en nombre de jours de jeu, on débloque alors d'autres.. aheum "héros", tous ayant des caractéristiques différentes,  des points forts et des points faibles

8 jours de jeu, et on peut démarrer en parallèle une partie avec Willow la pyromane. Oui, elle est flippante. Mais elle dispose d'un briquet qui lui permet de survivre en cramant la forêt au cas où sa torche s'éteindrait. Par contre, je ne sais pas pourquoi, mais sa santé mentale n'est pas au top :D...

16 jours de survie: déblocage de Wolfgang le costaud , il est plus fort que les autres, mais souffre plus vite de la faim, et c'est ballot, il a peur du noir, donc une santé mentale qui vacille à la nuit tombée, et plus de risque d'avoir des hallucinations.

32 jours et on peut faire jouer Wendy, qui est moins sensible à la solitude et la déprime, puisqu'elle peut invoquer le fantôme de sa défunte soeur pour lui tenir compagnie, cette logique m'éclate totalement. Par contre elle ne tape pas fort et fait facilement office de pâtée pour chiens sauvages. Oui, là juste en dessous, enflés de clébards...
j'ai une question existentielle:  comment un robot peut mourir de faim, de froid ou bouffé par un chien enragé? Que quelqu'un m'explique ...mais je ne vais pas pinailler, j'aime quand c'est du gros portenawak assumé

Il y en a d'autres encore, tous avec un W dans leurs noms: un robot ( insensible à la nourriture avariée, mais qui craint la pluie), une bibliothécaire à chignon ( qui n'a pas besoin de construire de machine à science pour avoir des compétences avancées dans plusieurs domaines et a une meilleure santé mentale que les autres), un bûcheron ( qui arrive d'emblée avec sa hache, mais risque de faire apparaître un monstre esprit de la forêt en coupant trop d'arbres)
C'est même étonnant de ne pas avoir Wednesday, tiens, vu l'ambiance " famille Addams "de la galerie de barjots de Don't Starve.

Par contre il y a un mime, que je n'ai pas trouvé encore ( il faut basculer dans le mode aventures et c'est déjà assez coton). LE personnage pour joueur enragé: peu de compétences, une santé mentale a minima une espérance de vie minuscule. Apparemment il a été créé pour les marteaux qui trouvaient le jeu trop facile.

 TROP FACILE! c'est vrai que c'est fastoche hein, ne pas mourir de faim, ne pas devenir dingue, réussir à ne pas se faire bouffer par des loups/chiens de l'enfer ( apparemment le seul et unique moyen est de les entraîner un milieu d'un troupeau de buffles qui ne peuvent pas les encadrer et les piétinent. Je les hais ces clébards, faudrait que j'essaye de leur foutre le feu), et après ça survive à l'hiver et à ses redoutables cerfs cyclopes.. non, c'est de la tarte!
Le joueur du grenier a qualifié la version multijoueur d'équivalent de "l'appel de Cthulhu en jeu vidéo"...dans un de ses sujets

je sens qu'elle va aussi attirer l'esprit de la forêt, bien énervé pour le coup...
Il y a encore plein d'autres surprises dans ce jeu: des souterrains pleins d'araignées,des trous de ver ( qui permettent de se déplacer à divers endroits de la carte, on saute dedans et hop on se retrouve quelque part ailleurs. La surprise, au prix de pas mal de santé mentale, évidemment!)

Ha oui, et comme je le disais, il est dur, il y a donc possibilité à partir de Steam d'installer des modules gratuits pour peu qu'on ait acheté le jeu,qui rendent la chose plus facile ( comme un module permettant de faire apparaître à volonté l'élément manquant pour une recette ou une arme. A utiliser avec parcimonie, sinon du coup, ça devient trop facile), un module "français" ,pas testé, j'ai tellement l'habitude de jouer en anglais que ça ne me pose pas de problème, un autre qui permet d'équiper les outils adéquats pour une action sans perdre de précieuses secondes à fouiller l'inventaire, ou une qui permet de trier l'inventaire.. merci! merci aux développeurs!


Ça pourrait paraître ennuyeux et répétitif, et bizarrement non ça ne l'est pas au contraire, c'est plutôt un jeu trèèèès  addictif en fait. Un gros coup de coeur parce que vraiment, que ce soit le graphisme, la bande son, les bruitages, l'humour, la galerie de monstres, tout, j'ai tout adoré dans ce jeu!
Avec toutes ces qualités, il y a bien un défaut? OUI, la nécessité d'avoir une connexion fonctionnelle pour y jouer, c'est le truc pénible, ce n'est pas un jeu qu'on télécharge simplement pour y jouer hors ligne et ça me désole.

 Je n'ai pas encore testé l'extension "together" qui permet d'y jouer en réseau, l'idée peut être sympa, mais tente moins la gameuse solo que je suis, bien qu'à mon avis, on soit loin de l'idée d'un MMORPG. Quoique en fait, ça doit être l'éclate totale d'avoir les personnages ensemble, et surtout la pyromane qui met systématiquement le feu aux constructions des autres. Vu comme ça!

Site officiel ( sur la plateforme Steam, il me semble qu'on peut le tester pendant un certain temps avant de l'acheter,  de mémoire)
Un site de tuyaux très très complet en français, merci à eux, sinon je serais morte un grand nombre de fois !

Qu'ajouter? Un review du jeu par Usul, le dandy du gaming, si avec ça, vous n'êtes pas convaincus...


Et comme le jeu a eu un joli succès, il y a quelques fanarts assez sympa ici et là. Non, mais, je suis fan du coffre à pattes, qui m'en rappelle un autre..
pourquoi je pense à Scoubidou, moi...
(et apparemment je ne suis pas la seule.)

mercredi 28 octobre 2015

L'Italie en Musique - Moyen-âge et début Renaissance

Après vous avoir un peu parlé de quelques chanteurs et chanteuses j'ai envie de vous faire entendre des choses que j'aime bien, pas forcément connues du grand public qui va plutôt associer "musique italienne " avec le baroque de Vivaldi ou le bel canto du XIX° siècle.
Mais voilà... on va partir loin en arrière, à la charnière du Moyen-âge et de la Renaissance (oui, c'est difficile à dater, surtout que la Renaissance a commencé dans un coin du monde avant de s'étendre et donc ne correspond pas forcément aux mêmes époques selon qu'on parle de Rome, Florence, Pise, Avignon, Paris ou Londres... ou selon qu'on considère l'architecture, la peinture, la musique ou les sciences..)

 ARS NOVA
Jacopo Da Bologna - Madrigal Fenice Fu' ( XIV° siècle). Noter: c'est chanté en langue vernaculaire , et non pas en latin, il s'agit de musique de cour et non pas e musique religieuse. Si on devait donner un concert en lien avec le le batiment où je travaille, c'est exactement ça qu'il faudrait jouer:

Même époque pour Donato Da Cascia : Faccia chi de', s'el pò, chè passa l'ora (XIV°siècle, instrumental sur instruments anciens. L'oreille n'est plus vraiment habituée à ces sons qui peuvent dérouter à première écoute)

 Lorenzo da firenze - chasse à trois voix ( les Chasses sont un genre musical populaire au moyen âge qui évoquent des thèmes de.. chasse, et des instrument utilisés pour sonner le gibier, des cris d'oiseaux...)

ARS SUBTILIOR:
Une petite curiosité? Matteo Da Perugia, compositeur Milanais de la fin du XIV ° siècle a mis en musique nombre de textes français ( enfin, en ancien françois! tendez bien l'oreille)
Hélas Avril...

Paolo da Firenze - Cosa non è

Bon , ça donne envie de danser tout ça, non, partants pour un petit saltarello? Et si vous connaissez déjà la musique, c'est peut être grâce aux anglais de Dead Can Dance qui l'ont remise en avant sur un disque.


Pour l'instrument " au son bizarre" qu'on entend sur cet enregistrement vers 1'50, je n'ai pas une absolue certitude sans vidéo, mais il me semble bien qu'il s'agit d'un cromorne 
 
Par contre pour la danser la tarentelle, il faudra encore attendre un peu... hooo juste quelques siècles!

jeudi 22 octobre 2015

Marathon de l'épouvante: Maj

Marjorie est une sorcière un peu dingue... elle nous propose un défi assez coton pour les 2 dernières semaines d'Octobre
Lire 3000 pages entre hier 18 octobre et le dimanche 1 novembre... J'ai réfléchi parce que JE ne suis pas en vacances, et que c'est justement quand les autres le sont que j'ai le plus de travail, que j'ai des tas de trucs à faire en dehors, un mooc en cours de route - j'en reparlerai dans le prochain billet- et que c'est totalement déraisonnable. Puis j'ai regardé mon étagère et constaté qu'un manga fait en gros 200 pages et qu'en 10 tomes, je peux déjà avoir 2000 pages. et comme Marjorie est aussi la responsable du challenge BD...

DONC, je vais adapter à ma sauce sa proposition, puisqu'elle nous le suggère aussi:

Philtre, pardon, Filtre 3: je fais comme je peux, je pars sur 2000pages ( 5 tomes d'Inu Yasha que j'avais prévus + 5 tomes d'un autre manga, ça devrait déjà approcher ou dépasser les 2000 p) ET je rajoute ce qui avait été prévu dans mon programme: encore 2 films à voir.

Et je compte les pages lues hier et aujourd'hui: 4 nouvelles des "cents ans de Dracula": 77 petites pages. C'est peu, mais la moindre compte dans ces cas là!
total: 2002 pages et 2 films comme prévu. Marathon réussi!

mercredi 21 octobre 2015

Mélusine tomes 13 à 18 - Clarke et Gilson

et donc presque 6 mois plus tard, les 6 tomes restants ( enfin, les 6 tomes restants en ma possession, il y en a 23 à l'heure actuelle, encore 1 et je peux faire un 4° billet en continuant à les grouper par 6)

Dans le Tome 13 ( oui! 13!! hahahahahagniark!) nous allons voir qu'une sorcière peut être superstitieuse: Cancrelune en particulier a une peur déraisonnable des chats noirs (enfin, ça se comprend quand il s'agit d'un chat noir de la taille d'un hippopotame) et du nombre 13 ( un chat noir n'est pas dangereux, certes, mais c'est beaucoup plus compliqué quand ils vous attaquent à ..13)







Ha Cancrelune, la sorcière la plus nulle de l'histoire de la Bd, elle m'amuse toujours autant!


Le tome suivant nous montre qu'il y a parfois peu de différence entre sorcellerie et cuisine ( un bon petit plat peut parfois être bien plus efficace que n'importe quel philtre d'amour)et qu'il n'est pas plus passionnant d'épiler des pattes d'araignées que de peler des carottes. La sorcellerie est parfois juste un peu plus dangereuse, mais la cuisine n'est pas le fort de Cancrelune non plus, qui partage le même talent culinaire que Gaston Lagaffe.

Tome 15: deux nouveaux personnages font leur entrée, vont -ils revenir ultérieurement? Il s'agit de Pirouline, demi-soeur de Mélusine , également rousse et vétue de vert mais environ 2 fois plus large qu'elle qui arrive à l'improviste avec un cadeau empoisonné: sa fille Malicella, sorcière de 112 ans qu'elle colle dans les pattes de Mélusine. Et dire que Malicella est turbulente est largement en dessous de la réalité, c'est une vraie peste , même en se basant sur les critères moyens des monstres. Mais comme toute préado de BD, elle est non seulement insupportable, mais vantarde, capricieuse et se croit supérieure aux autres. Et c'est vrai qu'elle sait faire apparaitre d'énormes monstres, mais ne maîtrise pas ses pouvoirs, le résultat est toujours hasardeux et difficile à faire disparaître






Tome 16: Ballet enchanté. On va essayer enfin de régler un peu les problèmes de vol de Crancrelune... ce qui n'a jamais réussi jusqu'alors. un tome un peu en dessous des autres, les gags sont plus prévisible, mais j'ai quand même bien rigolé sur l'histoire de Gonzague le vampire qui, entendant les sorcières parler d'aller se baigner à la rivière , entreprend d'aller jouer les jolis coeur après s'être administré un philtre destiné à lui donner un physique de rêve. Blafard mais de rêve. Sauf que la rivière est en plein soleil, et aler draguer en scaphandre, c'est moins efficace.




Tome 17: une formule un peu différente cette fois) puisque la plupart des gags, toujours en une ou deux pages se suivent et forment une histoire à part entrecoupée de quelques gags isolés. Le fil directeur, c'est Faësturno ( vous avez 3 essais pour trouver l'origine de ce nom, et les deux premiers ne comptent pas, l'oncle de Gonzague le comte vampire qui vient lui rendre visite et il faut dire que l'oncle Faësturno est du genre très pénible. Sauf qu'il est dès le départ victime d'un malheureux accident: assommé par une chute de Cancrelune, qui le laisse sonné, sa situation va empirer de gag en gag: utilisé comme épouvantail, le soleil levant le réduit en cendres. Ressuscité avec un peu de sang, il ne fait plus que la 10 cms de haut, toutes les cendres n'ont pas été récupérées, une fois récupérées, un autre bête concours de circonstance conduit à l'apparition non pas d'un mais de 36 mini vampires complètement idiots qui se comportent comme des gnomes.. un très bon tome avec clin d'oeil très appuyé à mon cher expressionnisme allemand.

Tome 18: deux fils directeurs cette fois: le premier c'est Cancrelune, on a enfin trouvé la raison de son impossibilité à réussir quoi que ce soit. elle est victime d'une malédiction, visiblement tenace, mais aussi contagieuse qu'un rhume!
l'autre héros récurrent c'est le cavalier sans tête, victime d'une malédiction, qui espère que Mélusine va lui trouver une solution. Réponse immédiate de la sorcière
" qu'est-ce que vous tenez à la main?
- ma tête.
- Donc vous n'êtes pas sans tête. Et ou est votre cheval?
- je n'en ai pas.
-donc vous n'êtes pas un cavalier!"
Imparable. Le pauvre cavalier va avoir bien du mal à obtenir une solution à son problème, quand on sait que les amies de Mélusine sont du genre à préférer tenter un foot avec ladite tête.
et là encore une référence cinématographico-littéraire que j'ai adoré...

Comme toujours dans cette série, des gags indépendants, mais qui se répondent ou reprennent des sujets présents dans d'autres tomes: l'obsession de Mélusine pour les chevaliers.. manque de pot,pour une fois que l'un d'entre eux se présente à sa porte, ben.. il porte sa tête sous son bras.., les envies de vacances de Gonzague qui déprime dans son sinistre château avec sa harpie de femme fantôme. a savourer à petites doses au risque de se lasser, mais quelques tomes par-ci par là changent bien les idées et les références cinématographiques sont savoureuses.
C'est mercredi, le jour de la BD!
6 de plus! 11/25.

mardi 20 octobre 2015

Ci-git...

Aujourd'hui c'est "promenade au cimetière":
La fin de cette randonnée vous a entraînés vers un cimetière de campagne, isolé, à des kilomètres du prochain village. Au détour d'une allée, vous vous penchez pour lire une inscription. "Ci-gît"...

 A vous de décider qui est censé résider à cet endroit : une célébrité locale chez les créatures, un auteur qui vous hante depuis des années…

Pour moi , c'était évident. J'ai déjà plus ou moins rendu hommage au personnage dans le précédent billet, mais je voulais quand même faire une tite soirée hommage à l'un des grands disparus de cette année:
et un polyglotte accompli aussi...

Ben oui..
Donc c'est parti pour " the horror of Dracula" celui de 1958, où il incarne pour la première fois le rôle qui va rester l'un de ses plus célèbres ( alors qu'il a tourné dans près de 250 films en 70 ans, quelle carrière. Bon , il y a quand même forcément un certain nombre de navets là dedans, au pif, Police Academy 7, Merci Allociné de me permettre de faire du tri!).

J'avais vu un des films de la série des Dracula quand j'étais jeune, je ne me souviens plus lequel, en tout cas ce n'était pas celui -là.

Bon, que dire sur le film: il est bizarre. Je n'ai pas lu le roman , je le redis, ma principale référénce reste celui de coppola, qui est si j'ai bien compris, un des plus fidèles à la trame du live. donc grosse surprise et gros portenawak en vue:

Ici, on déboule de but en blanc au fin fond de la transylvanie ( où le moindre paysan parle anglais, comme c'est pratique), où Jonhatan Harker vient travailler comme archiviste ( quoi?) pour le comte Dracula qu'il n'a jamais vu.

C'est une couverture, Harker est en fait chasseur de monstres ( re-quoi?), et son but avoué est de débarrasser le monde de ce monstre qu'est Dracula ( si tu déboules de Pluton en astro stop, bah, à toi de te débrouiller pour savoir ce qu'on lui reproche).
Mais avant d'avoir pu mettre ce plan a exécution il est stoppé par une jolie brune qui chougne et lui explique qu'elle est prisonnière, il me retient contre mon gré c'est un monstre.. et mord Harker, au grand dam du maître des lieux qui n'apprécie pas de se faire voler son dîner.
Harker (et toute sa famille d'anglais ) viennent d'ailleurs de Machinstadt ( désolée je n'ai pas retenu), où se trouve aussi Le dr Van Helsing, le seul à savoir où est Harker et ce qu'il fait. Ce dernier sentant venir la catastrophe ( il se passe quoi quand on est mordu par un vampire à votre avis? Bingo!) laisse son journal planqué aux abords du château derrière une statuette de vierge ( re-re quoi?) et trucide d'un coup de pieu entre les roploplos la brunette qui faisait un somme dans une crypte pas fermée à clef, dans un sarcophage entièrement ouvert ( elle et son chef doivent être claustros). Mais, avec la tombée de la nuit la plus rapide de l'histoire du cinéma, Dracula s'enfuit.
Van Helsing se doutant de quelque chose, vient s'enquérir de son sort, se fait remettre le journal trouvé par les péquenauds très peu coopératifs, règle son compte à Harker qui squattait un des sarcophages libres et retourne à Machinstad.
La bas, Lucy, la fiancée de Harker est malade.... rerere quoi? Hé oui c'est un mystère mais ce film a simplement décidé d'inverser les noms, aucune raison précise. donc Lucy est la fiancé d'Harker, Arthur est le frère de lucy, et Mina est la femme d'Arthur..
POURQUOI?.. non mais sérieusement, ça sert à quoi de mettre ainsi le souk dans les noms identités des personnages? donc

info personnelle: j'adore le velours ET la couleur de son costume
Lucy est malade, d'anémie inexplicable, sauf pour Van Helsing qui comprend que Dracula, ayant trouvé les coordonnées de Jonathan Harker, 666 rue trucmuche à Machinstadt a décidé de ratiboiser la famille de celui qui était venu lui faire passer le goût du sang, c'est-y pas méchant?

Donc le principal problème de ce film qui a quand même très très mal vieilli, outre la pagaille entre les noms, c'est.. tout le reste. Déjà il dure 1h15.. donc exit la mise en place des lieux et des personnages, le méchant est méchant, ben, parce queeeeee et les gentils sont gentils ben parce queeeee aussi. Ce qui me mène dans ces cas là à ne pas prendre parti pour les victimes insipides et à espérer que le monstre s'en sorte.
L'autre problème c'est que la vraie vedette de la Hammer productions à l'époque, c'est Peter Cushing ( je ne vais pas m'en plaindre je l'aime aussi beaucoup). Lee et Cushing seront à nouveau  réunis l'année suivante à l'affiche du Chien des Baskerville. Mais le reste du casting n'est pas au même niveau hélas: les 3 actrices principales sont plutôt mauvaises ( Lucy, Mina et la vampire... chapeau bas à la mort de Lucy, qui pousse un hurlement terrible en se prenant un pieu dans le coeur et semble juste se rendormir en bougonnant comme si elle avait fait un mauvais rêve. Non Marion Cotillard, tu n'est pas seule au panthéon des morts pipeau), Jonathan est incolore et Arthur surjoue sans cesse (Michael Gough pourtant très bon en général est un acteur de théâtre et là.. il fait du cinéma comme du théâtre.. sauf que dans les films fantastiques il y a souvent des gros plans, et ça pardonne mal. Le surjeu ne me gêne pas dans l'expressionnisme allemand parce que c'est un parti pris artistique, là...). Disons que le surjeu chez les hommes est général en fait, les deux acteurs principaux ont aussi leur moment de "too much", la plupart de ces gens sont passés par le théâtre et .. ça se sent.

L'autre problème des gros plans est qu'ils  ne laissent rien passer, et j'ai pris quelques bons rires lorsque les morts respirent visiblement ou bougent les yeux derrière leurs paupières fermées. Ou avec des prothèses dentaires un peu trop visibles de près dont la couleur jure avec les dents de l'actrice, du sang rouge vermillon épais comme de la peinture...
oui, voilà, voilà...

A voir, mais sans le prendre au sérieux, parce que vraiment trop de détails qui clochent s'ajoutent à trop de détails qui clochent. Non, mais il y a pire, hein, des vampires qui sortent en journée, brillent au soleil et ne feraient pas peur à ma grand-mère ( qui est morte et donc potentiellement capable d'effrayer le cast entier de Twalettes sous forme de fantôme)

Probablement le dernier vampire flippant de l'histoire du cinéma.
Mais Christopher Lee était le bon choix, avec son physique atypique, immense, regard fixe et sombre, sourire dangereux, au point de devenir LA référence à la place de Bela Lugosi. Il y a aussi une réflexion intéressante sur le vampirisme vécu par la victime comme une drogue, qui sait que c'est dangereux pour elle mais se laisse boulotter avec l'air de prendre une fixette.

Du coup, je retiens le duo Lee-Cushing, mais conseille quand même plutôt Le chien des Baskerville, à qui voudrait tenter un film de la Hammer.

Au cas où vous auriez oublié, je l'ai écrit il y a peu, mon kif, ma drogue à moi, ce sont les voix graves ( je l'ai dit pour l'opéra, mais je vous rajoute bonus Tom Waits et surtout Leonard Cohen pour le folk). Et celle de Sir Lee m'a conquise immédiatement, dès que je l'ai entendu en VO - vous pouvez revenir sur mes billets Edgar Poe pour ça.
Ou en VF d'ailleurs, et c'est un vrai plaisir que de l'entendre s'exprimer dans un français parfait à peine coloré d'un accent tellement léger qu'il est bien difficile de l'identifier...
Ou d'écouter son point de vue  en 74 sur la série des Dracula  (  " je fais des erreurs, je n'ai pas l'habitude de parler français"  ouiiiiiiiiiin....) et the Wicker Man  (qu'il faut que je voie absolument, s'il a été réalisé par le même réalisateur que le Limier!)
L'entendre en 98 s'exprimer sur le fantastique ou sur le fait qu'il ait assisté presque par hasard à la dernière exécution publique en France. (D'autant plus troublant qu'il a joué de rôle de Sanson le bourreau dans la Révolution française de Robert Enrico)

Et aussi juste parce que, c'était le seul acteur capable de PARLER EN MAJUSCULES....

Il méritait amplement un billet spécial hommage
so long Sir!


Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture