lundi 31 octobre 2011

lets do the time warp again!!

Juste pour le plaisir et parce que "this is halloween" serait trop facile, célébrons la fête des monstres et des sorciers z'et des créatures of the night en dansant le Time Warp!


LA comédie musicale la plus improbable du monde, avec la troupe de danseurs la plus improbable du monde, un scénario qui part totalement en sucette, Susan Sarandon en godiche d'anthologie, Tim Curry en porte jarretelles qui chante les louanges du travestissement, une créature de la nuit qui se balade en slip lamé, Meat Loaf qui finit en gigot du dimanche.. et surtout des numéraux musicaux de folie.. Haaaaaaaaaaa ça fait un bien fou au pays de la comédie musicale pleurnicharde aux thèmes sinistres. Je pense que vous commencez à cerner mon goût pour le loufoque et le bizarre.

(Oui car, je déteste globablement la comédie musicale, qui n'est souvent ni comédie, ni musicale. Trouvent grâce à mes yeux le Rocky Horror parce que c'est totalement perché et que ça ne se prend pas du tout au sérieux; Hair, parce que le sujet est engagé et la musique très bonne, et je sens qu'avenue Q va entrer dans la catégorie des comédies musicales à sauver, rien que pour oser chanter " I'm not wearing underwear today")



mardi 18 octobre 2011

Gare au garou - Collectif




Après les fantômes, et les Sorcières, c'est au tour des loups garous de s'inviter ici pour ce mois d'octobre. Toujours dans la série "fantastique" de Librio, une petite série de nouvelles ayant pour thème les loups garous ( ben ça alors!) et toujours collectées par Barbara Sadoul

 On y trouve donc 8 histoires de garouage

- Un extrait du Satyricon de Petrone, si, si, je n'aurais pas cru moi non plus. Un loup garou dans la légion romaine!
- Bisclavret, de Marie de France, l'une des deux seules histoires françaises du recueil. Bisclavret, un chevalier victime d'une malédiction proche de celle de Mélusine, se change en loup trois jours par semaine. Lorsque sa femme le découvre, elle le trahit, l'empêchant de recouvrer sa forme humaine, afin de profiter seule des richesses et des terres du mari. Donc une histoire en directe provenance du Moyen âge, ça fait plaisir.
- Sur l'autre rive, d'Eric stenbock, date de la fin du XIX° siècle: Un village est séparé d'un bois maudit par une petite rivière, il est dit que quiconque traverse la rivière ne revient jamais. Et bien sûr, le héros va avoir la mauvaise idée de traverser. Là on est vraiment dans le fantastique symbolique tendance merveilleux. Gentil mais manque de corps à mon goût.

-Le chien de la mort, de Robert Howard ( auteur de Conan, merci Google). Une histoire horrifique de malédiction, dans un coin paumé des USA. Assez saignant, mais cette nouvelle me pose un vrai problème à un autre niveau: C'est QUOI ce truc?! D'accord, elle a été écrite en 1936, en pleine ségrégation, mais de nos jours elle a beaucoup de mal à passer, en tout cas chez moi. Car comment dire, la description du bandit noir en fuite, forcément une brute épaisse à l'allure simiesque et à l'intelligence limitée - et ça nous est répété plusieurs fois. Aie, ça craint! La remarque du flic blanc, qui va avertir un ermite en pleine forêt qu'un meurtrier sanguinaire rode " Je suis venu ici pour vous prévenir, non pas en raison d'une quelconque amitié pour vous, mais simplement parce que vous êtes un homme blanc" Re-aïe! en gros, un noir isolé, on s'en tape, il peut être égorgé? Ca craint vraiment là! Et il y aura bien sur la donzelle de service, qui finit ligotée à poil sur une table, prête à être découpée vivante par un sadique ( limite, vu la tournure des événements, je m'attendais à un truc plus évident :/) Non, mais sexisme + racisme, ça passait peut être à ton époque, Robert, mais là, ça pue vraiment. 

- Hors de la tanière, de Bruce Elliott: la nouvelle la plus originale et la plus agréable du recueil, car elle prend à rebrousse-poil (haha, oui, je sais...) le cliché habituel, et nous narre la mésaventure d'un homme garou, un pauvre loup qui se réveille un beau matin dans la peau d'un humain.

- Le gâloup de Claude Seignolle: l'autre récit français, nous narre une chasse au loup garou menée par des paysans dans un petit village. L'alternance des points de vue récit du loup à la première personne/ récit des humains en narration omnisciente est bien vue. Dommage que le loup ait une fâcheuse tendance au lyrisme exagéré.

-Nibards, de Suzy Mckee Charnas: la seule nouvelle écrite par une femme. et elle se fait plaisir. son héroïne est une adolescente un peu précoce complexée par ses seins trop imposants, qui lui valent au mieux moqueries, au pire, tabassage par les garçons de sa classe. Jusqu'à ce qu'elle découvre qu'il va lui arriver une chose un peu particulière, tous les mois... enfin, au contraire des autres filles, elle se change en louve, et met à profit cette particularité pour se venger. Vous aviez vu "Carrie" de de Palma, on retrouve un peu la même idée, en tout cas j'y ai fortement pensé ( oui, je n'ai pas lu le roman de King, donc le film reste ma référence)

- Et la lune brille pleine et lumineuse , de Brad strickland, opère un croisement assez original entre le fantastique (le dernier loup- garou connu sur terre ) et la SF (voyage dans l'espace), avec une conclusion plutôt inattendue, en plus.

Au final, j'ai pas mal apprécié l'ensemble, surtout l'idée d'avoir intégré des récits un peu anciens, au lieu de se contenter de nouvelles récente, et d'avoir laissé une place aux auteurs français ( apparemment, les loups garous ne sont pas un sujet de prédilection chez nous). Le recueil est aussi plus équilibré que celui sur les sorcières par exemple. Une lecture sympathique, hormis la nouvelle de Howard qui m'a vraiment écoeurée, et pas pour son côté saignant!


4/5  

dimanche 9 octobre 2011

Musique irlandaise (2) - Van Morrison

Question simple: quel groupe , mené par un certain Morrison, chantait Gloria ( G.L.O.R.I.A)?
Réponse évidente: Les Doors et Jim Morrison

Héhé, c'était un piège, car si les Doors l'ont en effet chantée, il s'agit d'une reprise du groupe irlandais Them mené par l'autre Morrison, Van. Les Doors l'ont reprise après avoir fait la première partie de Them en Europe.
Cette chanson, vous la connaissez, soit par les Doors, soit par Patti Smith, ou au moins pour avoir entendu le refrain dans " Rock Collection" de Laurent Voulzy ( oulà, faut vraiment que je revoie mes références, je vais encore passer pour une cinquantenaire)
hop démonstration - ne riez pas, à l'époque, c'était de la musique de sauvages!

Et donc, c'est parti pour un petit topo sur van Morrison, chanteur, guitariste , percussionniste qui nous vient de Belfast.
Donc, je précise tout de suite, je connais moins que son compatriote Gallagher, et surtout, ce sont ses premiers disques que je trouve intéressants, car bien qu'il tourne toujours en reprenant ses anciens succès,  ce qu'il a sorti dans les années 80 est loin d'être aussi inspiré ( comme beaucoup de monde me direz vous!)

Je retiens donc
Astral Weeks (1968)
Moondance (1970)
His Band and the Street Choir (1970)
Tupelo Honey (1971)
Saint Dominic's Preview (1972)

En fait le principal atout de Morrison , c'est sa voix, très claire et agréable (parce question jeu de scène, heu.. oui,  lui n'est pas le genre à aller se mêler au public, c'est le moins qu'on puisse dire... l'enthousiasme du public d'ailleurs est assez peu motivant faut reconnaître)

Mais j'avoue que ses compostions du début des années 70, avec section de cuivres rhythm and blues me mettent de bonne humeur...
Et c'est parti:
- astral weeks ( astral weeks), parce que je trouve que sa voix est particulièrement  bien mise en valeur sur cette chanson


- And it stoned me (Moondance)

- domino ( his band and the streets choir) Good vibes!!

- Saint Dominic's preview ( album du même titre), j'aime bien l'ambiance soul de celle-là.. puis, sacrée voix quand même!


Donc, c'est bien joli, du blues  la dernière fois, de la soul/ gospel cette fois, mais ça ne sonne pas très irlandais. Héhé, j'ai gardé la piéce de résistance pour la fin, car le monsieur a également fait des duos, avec au hasard hmmm? John Lee Hooker, Ray Charles, Bob Dylan, mais apprécie quand même de revenir régulièrement à la musique de son pays et a notamment enregistré en 88 un album avec the Chieftains.. et ça se laisse écouter!



Et j'en profite pour adresser un petit message personnel à une certaine mauvaise langue qui se reconnaîtra, suite à mon précédent sujet: Hé oui, tu vois, ce n'est pas une question de cheveux! Certes, les cheveux longs et le look hippie, c'est la cerise sur le gâteau, voire le gâteau sous la cerise, mais je sais aussi apprécier la musique indépendamment de toute considération capillaire, nanmého! D'ailleurs je n'en avais même pas parlé la dernière fois.


( gnnnn la localisation automatique de blogger " Belfast", Royaume Uni" me file un Ulster... non, pas de commentaire ça serait m'encourager)

jeudi 6 octobre 2011

Musique irlandaise (1) - Rory Gallagher

Pour son challenge irlandais, Val nous met au défi de parler de musique. Chiche! Pari tenu!
Vais-je vous parler de U2? non, trop facile!
Des Pogues? mmm peut être, mais pas tout de suite ( et d'abord officiellement , ils sont anglais)

Non, moi, quand je pense musicien irlandais, je pense Rory Gallagher, d'emblée. Je suis quasiment sûre que la majorité d'entre vous n'en a jamais entendu parler,  à part d'être fan de blues, c'est donc une autre bonne raison pour le faire ( et avant que vous posiez la question, non, rien à voir a priori avec les frères Gallagher d'oasis...)

Alors,  tout d'abord, Rory Gallagher est, ou plutôt, malheureusement, était, un bluesman. Donc pour ceux qui sont résolument réfractaires au blues, désolée, mais il va en être fortement question ici.
Secundo: j'adore ce qu'il a fait. Vraiment. C'est comme ça, je suis fan. Autant dire que la partialité, je vais momentanément la laisser au placard.

Donc pour situer, Rory Gallagher, natif du Donegal, guitariste, mandoliniste, harmoniciste, chanteur, saxophoniste ( vous savez, le genre de gens qui vous dépriment lorsque vous essayez vainement d'apprendre la guitare), est donc non seulement mon musicien irlandais favori, mais aussi plus généralement, mon bluesman favori. Il s'est principalement illustré dans le blues rock, mais en laissant toujours une place importante à l'acoustique lors de ses concerts ou ses enregistrements. Mais, bien que je n'ai pas eu l'occasion de le voir en live, hélas, la raison principale de cette admiration immodérée ressort assez bien sur les enregistrements et vidéos: ce gars là était passionné, toujours à fond dans ce qu'il faisait. Et ça c'est une qualité qui me touche beaucoup chez un musicien, cette capacité à toujours chercher à donner le meilleur de soi-même pour son public, quitte à finir sur les rotules, à prendre au serieux ce qu'il fait sans se prendre au sérieux lui-même. Ca force l'admiration, en tout cas la mienne.

Il est relativement oublié de nos jours, surtout sur le continent, car il faut bien le dire, le blues ne bénéficie pas d'une mise en avant sur les principaux média ( trop confidentiel coco! Y'a pas de thunes à se faire avec du blues! et c'est même pas des jolies filles qui se déhanchent).
Par contre, plus de 15 ans après sa mort, sa popularité est toujours très forte en Irlande, en témoigne le festival annuel qui lui est dédié dans la petite ville de Ballyshannon, judicieusement nommé "Going to my hometown", du titre d'une des chansons phares de l'enfant du pays.

Mais, place à la musique, c'est pour ça qu'on est là! Je vais tenter de vous faire une sélection représentative ( au moins pour moi)

- 1970, avec l'éphémère groupe Taste à l'île de Wight. Le groupe a sorti 2 albums, et plusieurs lives, mais s'est assez vite dissout. Dommage, leurs compositions étaient assez éclectiques, parfois volontiers teintées de rock prog, de jazz


Et pour illustrer ce que je dis un  titre assez free-jazz que j'aime bien

Mais évidemment, il y a moins de sources vidéo sur cette période.

Bon, je suis sure que vous préférez quelque chose qui bouge plus, j'ai ça! Un peu de blues rock?


Bullfrog blues: alors ça, c'est exactement le genre de concert où j'aurais adoré aller ( une seule chose me chiffone: il n'y a que des gars! elles sont où les amatrices de rock? Je peux vous assurer qu'un concert pareil, je suis la première à agiter mes cheveux sur la scène.) Mais vous voyez ce que je voulais dire, c'est exactement ça qui me plaît chez ce musicien, de ne pas rester tranquillement sur la scène en mettant une distance avec le public. Non, pas de distance, et hop, on s'amuse avec les gens qui dansent devant. Et ça c'est top.


Après, et parce que c'est mon genre favori, le monsieur s'est aussi illustré avec talent dans le blues acoustique, ce qui est de loin plus difficile qu'un déluge de notes qui va entraîner la foule:
- Pistol slapper blues, une reprise de Blind Boy Fuller , du bon blues bien roots à la steel guitar

- Too much alcohol, extrait de la même émisson, ( vous devriez voir mon sourire quand j'écoute ça...)


allez, encore 2 petits fichiers.. parce que vraiment je ne peux pas faire l'impasse sur Goin' to my hometown, puisque vous vous en doutez, il a eu un très très grand succès en Irlande, d'autant qu'il est très nettement influencé par la musique irlandaise, grâce à la mandoline.
La version ici est celle du DVD Irish tour, que je trouve très intéressant, car les quelques images insérées nous rappellent  que la situation était plus que tendue en 74 dans le nord du pays. L'interview qui l'accompagne a été tronquée ici, mais en quelque mots le groupe nous expliquait qu'il était impensable de ne pas intégrer Belfast et le nord du pays dans une tournée en Irlande, puisqu'ils viennent en tant que musiciens, qu'il est hors de question dese laisser impressionner par le climat politique, etc... peut-être pas la version la plus claire ou la plus audible du morceau, mais je vous laisse juger de l'accueil!

Et encore un petit dernier pour la route, simplement parce que là, pour moi, lorsque je parlais de la capacité d'un musicien à tout donner, à être à 100% dans ce qu'il fait, sans même ne plus avoir conscience de du public, c'est... wahou - oui je sais, j'arrive à la limite de mes qualificatifs, mais comment définir une transe musicale ( et en comparaison des versions CD du même morceau, là, c'est une  sacrée impro)

Un petit mot aussi pour Gerry McAvoy, le bassiste que vous avez pu voir quasiment sur tous les enregistrements ( et qui est pour beaucoup dans l'effet "transe hypnotique du dernier morceau), il continue à tourner à l'heure actuelle avec Brendan O'Neill (le batteur) avec le groupe blues Rock Nine Below Zero, que j'ai eu l'occasion  de voir sur scène il  ya 2 ans et enfin, si vous aimez le blues-rock, ça déménage pas mal.

Alors pour ce qui est des conseils Cd, je suis à peu près d'accord avec ce site ( tenu par un gars au moins aussi objectif que moi). Je conseille donc pour ceux qui veulent découvrir en priorité le Irish tour (cd et DVD), le live en Europe et personnellement, j'ai un faible pour Deuce, le deuxième album. Ceux des années 80 me plaisent un peu moins, car moins blues, d'où le fait que je n'ai pas cherché d'extraits (ça et le fait que sur la fin de sa vie, il était gravement malade, et même si musicalement ça reste bon, ça m'attriste un peu de voir mon musicien favori malade et affaibli)

Voilà c'était le premier sujet musique spécial Irlande.. il y en aura d'autres (moins longs rassurez vous, j'ai commencé par celui que j'apprécie et donc connais le plus)

dimanche 2 octobre 2011

L'enterrement des rats et autres nouvelles - Bram Stoker

Le fantôme a dit " un enterrement, c'est trop mortel!"
Et on inaugure la saison des festivités macabres avec "l'enterrement des rats" de Bram Stoker. Bram Stoker qui m'avait vraiment désappointée l'an dernier avec le très raté La dame au linceul, mais comme je suis bonne joueuse, je lui laisse une chance de me convaincre. Bon, évidemment je ne choisis pas la facilité , en commençant pas des oeuvres mineures au lieu de me concentrer sur son titre phare.

Donc un mini recueil de quatre nouvelles chez Librio ( chaque fois je me jure de ne plus piocher dans cette collection, j'ai souvent été  déçue par les traductions à l'arrachée, mais chaque fois, mes bonnes résolutions restent lettre morte -haha! - devant la modicité du prix. surtout d'occasion à 50 cts)
On y trouve donc
- l'enterrement des rats: La nouvelle principale du recueil, qui est aussi la plus intéressante, car elle arrive pas mal à créer une ambiance oppressante dans un cadre assez étrange. Un anglais un peu naïf de passage à Paris, en 1850, a décidé de s'éloigner des propositions bateau des guides touristiques, et part à l'aventure dans le quartier des chiffonniers près de Montrouge ( autant dire qu'il va au devant de gros ennuis, avec ses vêtements de qualité et ses bagues, comme si vous vous promeniez en affichant ostensiblement des signes de richesse en pleins quartiers nord de Marseille, té). Fasciné par les récits de miséreux rescapés de la Révolution, il ne se doute pas assez vite qu'il est tombé dans un piège, les miséreux en question ayant la spécialité de dépouiller les égarés et de se débarrasser des cadavres en les laissant boulotter par les rats ( c'est ça l'enterrement des rats). Le récit est bien mené et la course poursuite haletante, ça se laisse lire, malgré les répétitions et redondances de la traduction...

- une prophétie de bohémienne: la nouvelle la moins intéressante, je l'ai presque déjà oubliée. Une bohémienne lit l'avenir d'un homme et lui prédit qu'il va tuer sa femme. Mais la prophétie se réalise de manière détournée, qui se veut humoristique. Mais c'est trop prévisible à mon goût. Dispensable donc.

- les sables de Crooken: Un anglais bon teint part en vacance en écosse avec toute sa petite famille, en mettant un point d'honneur à se vêtir en ce qu'il croit être la tenue écossaise typique. Bien sûr, il se ridiculise, tant auprès de sa famille qui évite de s'afficher avec lui, que des locaux qui l'appellent " l'échappé du Musée Tussaud". Une variation sur le thème du dopplegänger se greffe à la critique de la vanité du héros, c'est plutôt drôle, la aussi, c'est plutôt une bonne surprise.
- Le secret de l'or qui croît: l'or qui croît, ce sont les cheveux d'une maîtresse blonde assassinée que son amant a cachée dans un mur de son salon. Des cheveux qui ne cessent de ressortir par les interstices des pierres pour accuser le meurtrier. Pas mauvais, mais ça me fait vraiment trop penser dans l'ensemble au "Coeur révélateur" de Poe dans l'idée. Et bien sûr, là dessus , c'est Poe qui l'emporte.

En fait, je crois comprendre ce qui me gêne un peu: Stoker n'est pas très à l'aise avec les récits courts, et peine a faire concis. Même sur les textes courts, il part trop dans les détails qui pourraient être élagués, car ils ne servent au final pas a grand chose, et laissent un peu sur la faim. Ce que je reprochais déjà à la Dame au Linceul. Ici, les deux histoires les plus accrocheuses sont les plus longues, qui prennent le temps d'installer une ambiance, malsaine pour les rats, et humoristique pour les sables.
Promis la prochaine fois, je tente Dracula, pour voir s'il s'en sort mieux sur la longueur ou si définitivement je me contenterai des adaptations cinéma.

Et voici également une lecture multi-fonction: challenge 2€, challenge de la nouvelle, et première participation au challenge Irlandais, rien que ça!

3/4

samedi 1 octobre 2011

Welcome to my nightmare, yeah hey hey hey.


Tiens, je me sens d'humeur à relancer mon défi personnel spécial Halloween de l'an dernier. Sorcières, vampires, fantômes et autres créatures nocturnes z-et diaboliques vont donc à nouveau investir ces pages pendant tout le mois d'octobre... Tremblez misérables mortels!
Et parce que j'aime énormement cette image, la sorcière de l'an dernier laisse la place à "la mort rouge" (et en technicolor s'il vous plaît) du film The phantom of the Opera  de 1925, avec l'immense, le génial, l'unique Lon Chaney.

Ha, et juste pour ceux qui ne savent pas à quoi je faisais référence dans mon titre... et surtout parce que j'adore ce morceau, parce que le clip est kitsch, et parce qu'on y voit furtivement Vincent Price (l'immense, le génial l'unique, hein? oui je l'ai déjà dit.. mais je le redis!)


Ha c'était le bon vieux temps, Alice Cooper faisait de la bonne zique, et je pense que ce n'est pas mr ZOMBI qui contredira

Mais peut être que vous préfèrerez la version délirante du Muppet show (c'était cintré cette émission, j'adorais ça étant gosse)
 

Je n'ai pas d'ailleurs eu l'occasion d'écouter "welcome 2 my nightmare" , suite du premier, sorti mi-septembre en Grande-Bretagne à l'occasion des 35 ans de l'album concept originel. J'avoue que d'une part c'est un des projets rock que j'attendais le plus cette année, mais qu'en même temps, je le redoute un peu, forcément, à la mesure de l'attente. Enfin, je le ferai malgré tout dès que l'occasion se présentera.


Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture