jeudi 30 octobre 2014

La malédiction ( film)

Un film pour Halloween...
En fait depuis l'an dernier, j'avais envie de revoir celui-ci, qui est avec Rosemary's Baby ( 1968) L'exorciste (1973) et Amityville ( 1979) un des classiques du cinéma fantastique " diabolique" tous sortis dans une fourchette de 10 ans.
 années 70, à Rome, dans un hôpital catholique, le diplomate Robert Thorn et sa femme vient d'avoir un enfant, mort-né. La mère n'est pas encore au courant, et dans le souci de lui épargner cette pénible situation, Robert accepte la proposition faite par un curé d'adopter un autre enfant dont la mère n'a pas survécu, sans rien dire à sa femme. De cette manière, tout le monde y gagne. 5 ans plus tard, alors que tout se passait bien et que la mère ignore encore la vérité, des événements curieux se passent autour de l'enfant: apparition d'un gros chien noir, suicide de sa gouvernante en pleine fête d'anniversaire, sans motivation apparente, crise de panique lorsqu'on tente de l'amener à l'église.. et l'arrivée d'un curé très étrange qui explique à robert qu'il faut se débarrasser de l'enfant qui est maléfique. Malheureusement dans ces cas là, les gens parlent toujours par allégories et énigmes, et Robert a tôt fait d'ignorer les conseils ( meurtriers) du prêtre fou qui lui dit d'aller à Pétaouchnok voir un vieux sage et de tuer le petit Damien qui n'est ni plus ni moins que l'antéchrist.
difficile de trouver des images qui ne spoilent pas trop 

En fait, j'avais revu L'exorciste il y a quelques années, lorsqu'il est ressorti sur grand écran, et je l'ai trouvé assez ennuyeux, confirmant ma première impression. Après revisionnage, Malgré ses presque 40 ans, et un encrage dans la réalité des années 70 ( ha les pattes d'eph et les cols pelle à tarte), La Malédiction a mieux vieilli.

Déjà, c'est le film d'un réalisateur à la carrière surprenante: on doit à Richard Donner ( toujours vivant au moment ou j'écris!) entre autre des choses aussi variées que la série des "Arme fatale" , les Superman des années 80, quelques épisodes de séries comme les Mystères de l'Ouest, Les Goonies, ou encore l'excellent Ladyhawke. donc pas forcément quelqu'un qu'on attendrait sur ce terrain là.

Ensuite, Donner a eu l'excellente idée de confier le rôle principal à quelqu'un d'autre qu'on n'attendait pas sur ce terrain là: Gregory Peck, célébrissime, qui a tourné entre autre avec Hitchcock et s'est surtout illustré dans les films de guerre, les Westerns et la comédie. Donc pas a priori un habitué du cinéma d'angoisse. Mais surtout un acteur talentueux, alors en fin de carrière, qui porte vraiment le film au côtés de quasi inconnus.
C'est dit, Gregory Peck fait de toute façon partie des acteurs que j'aime énormément...

3° bonne idée: faire un film de trouille qui joue énormément sur l'apparition de l'étrangeté dans un cadre quotidien ( un quotidien de gens riches, avec belles voitures, grandes maisons et gouvernantes, certes). J'ai vu des gens se plaindre sur les sites de ciné que " c'est nul, y'a pas de sang, pas d'effets spéciaux, c'est mou, il ne se passe rien". Justement, c'est de ça que vient le malaise! Pas de gros effets spéciaux, mais un très bon travail de montage, une très bonne utilisation de la profondeur de champ et de l'effet Koulechov . Pas besoin de gros effets spéciaux pour donner l'impression que des animaux de zoo paniquent par la seule présence d'un petit garçon, avec un bon montage.Et une musique adaptée.

quand je parle d'utilisation de la profondeur de champ, c'est à ce genre de plans que je pense. et si vous n'êtes pas convaincu qu'un tricycle dans un long couloir, c'est flippant, allez aussi revoir Shining, tiens.

haaaa!!!! non pardon, c'est juste que les gosses me foutent la trouille, enfin, celui là surtout!

Autre idée simplissime: comment rendre un gamin de 5/6 ans malsain et flippant. On ne peut pas lui demander de bien jouer à cet âge là. Justement en lui en faisant faire le moins possible: ce gosse est calme, trop calme, du coup ses séquences de colère sont plus marquantes. comment lui donner un regard un peu fou? En lui rasant les sourcils. Simple comme bonjour: Peu d'effets, une musique adaptée , un montage maitrisé, quelques trucs de cinéma et le tour est joué. Pas besoin de gros effets spéciaux.

Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment apprécié de revoir ce film. Je n'ai pas eu le temps de revoir Halloween qui était aussi prévu. Peut être un peu plus tard en novembre?
l'est-il pas mignon ce petit? Je vous assure qu'un bon montage change tout et qu'il est tout sauf mignon
30 octobre: rendez-vous démoniaque

samedi 11 octobre 2014

the knife of the traitor ( jeu indé gratuit)

Encore un jeu indé, encore un visual novel, gratuit issu de l'édition 2012 du concours NaNoReNo , qui m'a bien fait rire, mais que je n'ai pas eu l'occasion de chroniquer l'an dernier, car je l'ai découvert à la fin de l'année. Et son ambiance glauque/bizarre/ morbide m'a incitée à le garder pour Halloween.

WARNING: je vais parler d'un jeu macabre, souvent volontairement nawak, et avec même des gros mots. donc ami lecteur
Te voila prévenu. Mais je connais mes lecteurs et je ne pense pas qu'il y ait

The knife of the traitor ( tout un programme): Nous sommes au royaume de Ulla ( mentalement je rajoute toujours " 36-15") un royaume violent qui a construit sa (mauvaise) réputation dans le sang de ses opposants. L'actuelle reine, Dame Os - oui c'est son nom dans toutes les versions, il y aussi un personnage nommé Vosges, je soupçonne l'équipe d'avoir des notions de français- vient d'être intronisée à tout juste 17 ans, avec déjà un bon nombre de méfaits au compteur.
Mais, du jour de son couronnement, elle est portée disparue, nous apprend la petite introduction du jeu. Damned, y aurait-il un traitre, quelqu'un d'encore plus malfaisant qu'elle dans ce pays?

Je vous présente donc notre antipathique héroïne , Dame Os (ça me fera toujours rire), et son sens de la mode très spécial.Comment aurais-je pu résister à une héroïne avec un bikini rayé, des protège tibias en.. tibias et des bijoux en os et yeux? et un teint naturellement verdâtre, apparemment c'est la caractéristique des gens de son pays, et non , ce n'est pas un zombie, bien qu'elle en ai pas mal de caractéristiques.

Donc le jeu commence précisément au réveil d'Os, qui a un petit problème... genre de 18 cms de long, en acier, planté en travers du cou. Quelqu'un a tenté de l'assassiner dans son sommeil, mais a échoué. But du jeu? Eviter que notre verte héroïne ne meure à la fin
tiens au passage j'en profite: ce jeu existe pour l'heure en 4 langues: anglais, français, allemand et russe.Coréen, espagnol, néerlandais et chinois en cours de traduction.
On apprend vite qu'il s'agit en fait d'une lame maudite, ce qui explique d'elle soit encore en vie. et pour fignoler le tout la malédiction semble avoir des effets secondaires: elle est aphone, et a perdu la mémoire. Du coup il y a un...os ( oui, j'en aurai été malade de ne pas la faire!): car seule la personne qui l'a poignardée peut retirer le couteau,  toute autre tentative aboutirait à une mort instantanée de l'irascible donzelle. Pas d'autre solution que de retrouver le coupable, et d'essayer de le convaincre que tu vois, ça serait cool que tu m'enlèves ça.

Or il y a 4 suspects, car elle se trouve dans une tour magiquement scellée, où elle retient des prisonniers qu'elle était venue humilier une fois de trop, pour fêter son couronnement. Le suspect est donc a priori l'un des 4 autres personnages, à qui elle avait volontairement nui, et qui tous avaient de bonnes raisons de vouloir la voir passer de vie à trépas ( sauf que bien sur, faut être un peu concon pour vouloir buter quelqu'un qui vous retient magiquement prisonnier dans un donjon.. mais nafout!)

Outre Os, le donjon renferme :
suspect n°1: Un poulet avec une tête bizarre! ( oui les premières apparitions des personnages sont toutes du même genre): Qui dit s'appeller  Corvus, être le serviteur d'Os à qui il voue une admiration sans bornes. Mais n'est-ce pas justement suspect au plus haut point, quand on connait le passif de la charmante reine?


Suspect n°2: un enfant qui sent mauvais: coiffé d'un chapeau de champignon. Qui leur apprend que leur petite sieste à tous a duré 4 ans (Bon c'est moindre mal, elle se serait piquée en cousant, elle en avait pour 100 ans). Il s'agit en fait d'un mage nommé Vosges, capturé quelques temps avant l'attentat. Os a fait bruler son village, l' a enfermé dans un sous-sol, coiffé d'un chapeau magique qui le maintient dans une apparence d'enfant, avec pour seule nourriture, les champignons hallucin. magiques de la cave, qui annihilent ses pouvoirs.

- suspect n°3: Gervase. Disons, en gros, un loup-garou un peu obsédé sexuel sur les bords, au langage particulièrement fleuri, qu'elle utilise comme chien de garde du donjon. Et qui n'a pour toute nourriture que des araignées qui trainent dans une cuisine vide, et, changé en petit chien inoffensif par un nouveau maléfice de la charmante fille, s'est pris plus d'une fois des coups de bâton dans la tronche.


-suspect n°4: WTF! (oui, il apparait sous ce nom là, et ça lui va comme un gant). en fait WTF, Lilja de son vrai nom ( mais je maintiens qu'un type aux cheveux mauves et qui porte un tablier de cuisine à motifs lapins mérite amplement le surnom de WTF) Enfin, donc, WTF est un dieu qui passait par-là, pile à ce moment-là ... bon ok, en fait il avait une raison d'être là, mais je ne vais pas la dire, ça serait gâcher le plaisir. donc WTF est une victime collatérale, personne n'était au courant de sa présence et il s'est bêtement retrouvé coincé dans la barrière de protection depuis 4 ans, ce qui risque de le rendre mortel, et la vie de mortel, c'est vraiment trop nase et , ça, ça le rend dingue, marteau, cinglé.. et peut être meurtrier!

 4 bons suspects, et tous ont une excellente raison de vouloir se venger. Ca va être coton d'arriver à se faire apprécier de tous ces gens là, ou au moins de survivre suffisamment longtemps pour recueillir des indices.
une si gentille fille, non vraiment je ne sais pas ce qu'ils ont contre elle :D

Et en effet,  ce jeu est assez dur, dans le sens où, sans guide, les bonnes fins sont assez dures à trouver. Par bonne fin il faut comprendre " une fin où l'héroïne ne se fait pas poignarder, bouffer, ou que sais-je". En fait, il y a 7 fins possibles : 3 '"mauvaises", " 3bonnes" et une autre. A chaque bonne fin trouvée, au redémarrage du jeu, l'écran titre change, c'est un détail assez sympa. Et une fois l'ensemble débloqué, on a accès à des bonus complètement.. WTF eux aussi, ou on découvre notamment Ecchi, la déesse du fan-service (oui, ils se sont bien amusés on dirait)
Mais globalement, c'est quand même LE jeu ou j'ai plutôt cherché les mauvaises fins , juste pour le plaisir vaguement sadique de la faire mourir de plusieurs manières ... khkhkhkhkhkh (rire de diabolo dans les fous du volant)

Et que dire de plus:  la traduction française est bien faite (parfois grossière, mais en même temps, ça cadre avec la situation, et c'était déjà le cas en anglais apparemment) je veux dire, pas de  fautes de syntaxe, l'équipe de traducteurs a pris son projet au sérieux, ça fait plaisir. Et autre cerise sur le gâteau, la musique d'ambiance, totalement electro/ bizarre, qui en rajoute dans l'ambiance glauque et barrée.
Un ovni, un jeu tellement décalé qu'il en devient carrément sympa. c'est ce que j'aime aussi avec les jeux indés, comme il n'y a pas d'exigence de réussite sur le marché, on peut trouver de bonnes surprises moins taillés pour plaire au plus grand nombre.
Et ça se trouve ici (en anglais avec guide des solutions) et là ( français, allemand et russe).

A noter, chose qui me fait spécialement plaisir que l'auteur, Clua, est péruvienne. Et ça me fait spécialement plaisir car j'aime voir que les jeux indés viennent d'un peu partout, et pas seulement des nations habituées à produire des jeux vidéos à louche.

Gaming spécial halloween

jeudi 9 octobre 2014

Histoire sans héros & Vingt ans après - Dany & Van Hamme

4° lecture dans le cadre du partenariat entre la collection Signé et Babelio.
C'est cette fois un album double que j'ai eu la chance de recevoir.

Histoire sans héros, paru initialement en 1977 nous raconte la lutte pour la survie d'un petit groupe de rescapés d'un crash aérien, perdus en pleine jungle amazonienne.
A cette époque le sujet est encore dans toutes les têtes, si l'on pense au crash bien réel d'un avion en 1972,  dans lequel les joueurs d'une équipe de rugby n'avait dû sa survie qu'au fait de manger leurs camarades qui n'avait pas survécu.
Ici, pas de nécrophagie, mais l'isolement, les moustiques, le rationnement, les pumas qui rodent et attaquent mettent les nerfs à rude épreuve, et révèlent la part d'ombre, voire de cruauté, la lâcheté et la mesquinerie de certains, ou au contraire, un courage que personne n'aurait pu soupçonner, et surtout pas l'intéressé d'un autre.Surtout lorsque parmi ces antihéros se trouve un général corrompu venu d'une obscure dictature sud-américaine, à la gâchette facile, et qui fait tout pour continuer à se la couler douce.

C'est grâce indirectement à Jules Verne et à un gamin qui a sauvé " 5 semaines en ballon" que les naufragés vont échafauder un plan de la dernière chance: construire un ballon et s'enfuir par la voie des airs. Tout plutôt que crever de faim et de soif en pleine jungle.
Même s'il n'y a pas officiellement de héros, certains ressortent plus que d'autres: l'acteur en fin de carrière, la prof de math, l'homme d'affaire chinois, le général, le gamin, l'hôtesse de l'air ( ils ont des noms, mais ça n'a aucune importance), surtout dans la postface qui apporte un autre point de vue sur cette histoire. Une postface signée... Largo Winch, oui, le héros récurrent de Van Hamme et Philippe Francq. J'aime beaucoup cette idée, ce croisement entre une histoire indépendante et une série d'un même auteur.
pour voir l'évolution graphique: La brune en petite tenue, c'est là même que sur la planche du haut,dans le prologue. Day est entre temps passé par la BD olé-olé.. et ça se voit! Mais c'est surtout pour la dernière cas que je dis que le dessin a énormément évolué, j'aime cette " prise de vue"

Vingt ans après, paru lui en 1997, soit donc,  20 ans après revient à son tour sur ces événements.
C'est d'ailleurs impressionnant de voir l'évolution du dessin de Dany entre les deux!

Les quelques survivants du crash qui avaient réussi à fuir n'ont pas forcément réussi à oublier. Certains s'en sortent bien: le gamin devenu PDG, l'homme d'affaire chinois devenu représentant de son pays à l'ONU, d'autres ont sombré, dans la dépression ou la drogue. Ou on choisi un autre chemin en s'engageant dans la religion.
On commence par un prologue qui se passe juste quelques mois après Histoire sans héros, ou Maria, la prof de Math et Bob l'aventurier, repartent pour tenter en vain de localiser le dernier survivant qui s'est sacrifié pour permettre aux autres de s'enfuir et est resté dans jungle.
Vingt ans après,  et à des kilomètres de là, à Israël, un événement qu n'a a priori rien à voir va les forcer à faire face à leurs souvenirs traumatisants: une vieille dame qui a survécu au camp de Treblinka vient de reconnaître formellement son tortionnaire sous le déguisement bien sous tous rapport du représentant canadien , d'origine allemande, de l'organisation mondiale de la paix. Problème les documents qui auraient permis de l'identifier formellement on disparu, sauf.. une copie microfilmé que transportait l'un des passagers lors du crash.
Les services secrets vont donc les traquer pour essayer de retrouver dans l'immensité de la jungle l'épave de l'avion.
Sauf que.. L'ancien nazi qui s'est refait une virginité politique est toujours en contact avec une organisation néonazie qui a tout intérêt à faire échouer ces recherches.

Je dois dire que j'ai BEAUCOUP moins aimé cette suite. Le premier tome ne partait pas du tout dans ce sens, la seule note politique était donnée par le général, et la seule évocation d'espionnage tournait autour de lui. Et encore l'espion identifié comme tel dans le 1° tome et celui identifié comme tel dans la suite, sont 2 personnes différentes. A croire que cet avion contenait un certain nombre de gens qui avaient des choses à se reprocher!
Là , il y a trop de choses: le complot, les anciens nazis, les néonazis, les cartels de la drogue, le scénario va a toute allure, se balade d'un bordel de Thaïlande à un village de femmes girafes, avant d'aller à Panama city, puis dans une léproserie au bord de l'Amazone, jusque dans un village indigène du fin fond de la jungle..
Ca fait trop. déjà que je ne suis pas franchement fan de tout ce qui touche à l'espionnage...Donc malgré le dessin plus abouti que ce soit au niveau des personnages ou des décors,  j'ai eu du mal à accrocher.
Je note juste la phrase de Laurent dans la seconde partie, qui me plaît bien car j'adore les méta-références: " pour moi c'est comme si je relisais une vieille bande dessinée un peu oubliée". Je note aussi la référence à Jules Verne d'un côté.. et à Alexandre Dumas de l'autre.

Pour moi, c'est cet excès d'ambition qui est un peu dommage: les thèmes abordés dans le tome 2 n'étaient absolument pas en germe dans le tome 1, qui de fait est resté un one-shot pendant 20 ans. Donc je trouve la suite un peu tirée par les cheveux question scénario, trop pleine à ras-bord de thèmes, et trop rapide, question rythme, ce qui fait tomber à plat les retournements de situations (  j'ai fini par dire à haute voix pendant ma lecture "quoi, encore un traitre ?!Ah non, encore un faux traitre qui se fait passer pour un vrai traitre".. Même au cinéma, ce genre de facilité me gêne). Alors qu'Histoire sans héros jouais sur le côté huis-clos en pleine nature et sur les relations qui se nouent et les tensions qui s'exacerbent entre des personnages de caractère opposé, ce qui me parle plus. En un sens, en passant sur le plan espionnage, le récit perd en originalité.

L'affaire Charles Dexter Ward - HP Lovecraft


Après plusieurs nouvelles l'an dernier, je profite à nouveau du mois Halloween pour me replonger dans les méandres du monde très particulier de Lovecraft.
Cette fois, c'est un roman, enfin, officiellement, car vu le format, c'est plutôt une longue nouvelle en 5 chapitres.

On y retrouve un peu la thématique de la maison de la sorcière ( l'affaire Charles Dexter Ward est cependant antérieure), à savoir, l'histoire d'un étudiant classique, bien sous tous rapport, qui va mettre un peu par accident le doigt dans un engrenage maléfique.
Dans la maison de la sorcière, le héros est mathématicien, fasciné par l'ambiance morbide qui se dégage de la maison ou avait vécu une vieille femme réputé être une sorcière.
Dans celui-ci, Charles, passionné d'histoire et d'archéologie, se découvre un ancêtre à la réputation tellement douteuse que la ville entière a tenté d'en faire disparaitre jusqu'au souvenir. Mais à force de recherches, Charles finit malgré tout par trouver des information: Il descend d'un dénommé Joseph Curwen, habitant de Providence, venu de Salem au XVII° siècle, approximativement âgé d'une quarantaine d'année. Chose étrange, le temps passant, Joseph Curwen semblait ne pas vieillir, et soixante ans plus tard, n'avoir pas pris une ride. Entre son origine, sa longévité incroyable, son caractère asocial et tyrannique, et les événements étranges et inquiétants ( disparitions inexpliquées, bruits et odeurs suspecte émanant de sa propriété), la ville entière finit par se liguer contre lui, le jour où il épouse à presque cent ans une fille de 18 ans - ce qui explique qu'il y ait un descendant!. On ne saura pas vraiment ce que les habitants de Providence ont trouvé parce que l'affaire a été étouffée, bien sûr, les traces ont été effacées, les témoins ont emporté leur secret dans la tombe.
Dans les années 1920, donc, Charles se découvre descendant , ni plus ni moins d'un sorcier. En tentant de rétablir ce qu'il croit être la vérité ( pour lui Joseph n'était qu'un scientifique en avance sur son temps et incompris), sa personnalité change, au point de se demander s'il ne s'agit pas réellement d'une possession maléfique par l'esprit de Joseph Curwen.

Donc, sorcellerie, profanations de cimetières, torture, monstres dans la cave jamais décrits: on reste dans la suggestion, c'était déjà le cas dans les nouvelles. C'est à la fois futé, dans le sens où ce qu'on peut imaginer est surement pire que ce que l'auteur avait en tête, mais en même temps trèèès frustrant. Ce principe était déjà celui de la plupart des nouvelles que j'ai lu, donc, je dirais que je m'y suis habituée et que je le trouve au final un peu attendu.

Après j'aime bien  l'insertion de coupures de presse et messages cryptés dans la narration. Mais disons que du fait de la proximité du récit avec celui de la maison de la sorcière, j'ai préféré la sorcière. Peut être simplement parce que je l'ai lu avant et que les deux se ressemblent beaucoup? Du coup, ça n'est pas inintéressant, mais pas spécialement mémorable non plus.
9 octobre , le jours de la sorcellerie et magie noire
Lovecraft, quand même...

mercredi 8 octobre 2014

webcomics fantastiques et mystérieux d'Emily Carroll

Pour ce premier rendez- vous Bd fantastique, j'ai envie de vous faire découvrir les comics en ligne d'Emily Carroll, une dessinatrice américaine, que j'ai trouvées tout à fait par hasard.

La dame fait d'ailleurs des bds support papier, je vois qu'on trouve ses productions en vente ici par exemple.

Le graphisme est assez simple, plutôt ce qu'on peu trouver en BD franco-belge contemporaine - pas du comics de super héros, en fait. Les webcomics sont en anglais, mais il y a assez peu de dialogues, ça reste facile à lire:

En voilà, 5, en guise d'échantillon

- His face all red ( 2010): un village près d'une forêt est régulièrement attaqué par un animal sauvage qui décime les moutons. Deux frères, l'un extraverti et courageux , l'autre plus discret et peureux, décident d'aller à la chasse au  monstre. Le moins courageux tue son frère et cache le cadavre pour s'attribuer toute la gloire de la chasse, mais qui alors est l'homme qui revient une semaine plus tard, ressemblant trait pour trait au défunt?

- out the door ( 2010): ou se rend donc ce personnage, bougie à la main?

- The prince & the sea ( 2011): un conte de fée macabre, et rimé, sur les dangers qu'il y a à tomber amoureux d'une sirène..
- Margot's room (2011): une historie en 5 parties. J'aime beaucoup la présentation: pour lire les 5 parties il faut cliquer sur le décor de la chambre dans l'ordre des indices donnés par le poème d'introduction.

- out of skin ( 2013): La forêt. Des cadavres mis au jour par la pluie. Une cabane et un arbre qui donnent l'impression d'être fait de chair et de sang. Hmmm! Bien glauque!

Je vois qu'Emily Carroll a participé à illustrer un jeu vidéo indé, "the yawhg", disponible sur steam, je vais bien évidemment l'ajouter à ma liste de futurs jeux à tester!

mardi 7 octobre 2014

The Raven - Edgar allan Poe

Bon, comme Hilde n'a pas aimé "le chat noir" pour diverses raisons dont un manque de musicalité, je persiste avec un peu de poésie cette fois. Pour tout dire, le plus célèbre texte en vers de Poe, "le corbeau", et ses célèbres rimes en "-ore".
Je reste dans la bestiole noire, malgré tout!

Comme c'est de la poésie, je ne vais pas rentrer dans le détail de l'analyse, sur ce que peut représenter le corbeau ( la hantise, la pensée obsédante, le deuil.. pour un intellectuel récemment veuf)
Voilà donc le texte d'origine: The raven
et la traduction toujours par l'ami Charles Baudelaire
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit ici, mais Baudelaire est mon poète préféré, toutes époques confondues. Je trouve très intéressant qu'il n'ai PAS cherché à refaire des rimes en français ( j'ai trouvé cette solution très boiteuse pour les traductions françaises de Faust par exemple. Oui, ça fait plus musical, mais ça s'ligne souvent énormément du texte d'origine)
Non, Baudelaire a choisi la solution "poème en prose" qui lui sied si bien dans le spleen de Paris.
Par comparaison, voilà la version proposée par Stéphane Mallarmé. Qui a églement choisi la traduction en prse.

Strophe 2:
Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow; - vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow - sorrow for the lost Lenore -
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore -
Nameless here for evermore.

Version Baudelaire:
 Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.

Version Mallarmé
 Ah ! distinctement je me souviens que c’était en le glacial Décembre : et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol. Ardemment je souhaitais le jour — vainement j’avais cherché d’emprunter à mes livres un sursis au chagrin — au chagrin de la Lénore perdue — de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore : — de nom pour elle ici, non, jamais plus !


Personnellement, je préfère la version de Baudelaire, je trouve que celle de Mallarmé est presque trop fidèle au texte original et en devient parfois un peu trop mot à mot. Celle de Baudelaire " coule mieux" en français.

Pour le chat noir, je me désolais de ne pas trouver de version filmée, théâtrale ou lue en intégralité.
Pour le corbeau, faites votre  choix, en voilà pas moins de 4, et pas par n'importe qui!

Version mise en scène par Vincent Price ( le son n'est hélas pas très bon)

Lecture par Christopher Lee.

Lecture par Christopher Walken

Lecture par James Earl Jones

LEs 4 sont des acteurs que j'apprécie beaucoup, les 4 ont des voix très reconnaissables . Je n'avais jamais eu l'occasion de l'entendre vraiment en VO, mais James Earl Jones a une voix vraiment agréable et qui passe bien sur ce genre d'exercice périlleux. au niveau de la clarté de la prononciation, c'est l'anglais Lee que je comprends le mieux, mais les 4 ont leurs mérites.

vendredi 3 octobre 2014

De la poussière à la chair - Ray Bradbury

Un livre choisi par hasard à la Feunaque, tiens un Bradbury dont je n'ai jamais entendu parler...
et pour la première fois, c'est une demie déception.

En fait le problème de ce livre vient du fait qu'il s'agit d'un recueil de nouvelles disparates, pour la plupart déjà publiés ailleurs, et qui ne veut pas se reconnaitre comme tel "la sorcière vagabonde", je l'ai déjà lu sous le titre "la sorcière d'avril" dans  Les pommes d'or du soleil et aussi dans l'un des opus de la dimension fantastique au passage. Retravaillée pour être intégré à ce nouveau livre, la sorcière d'avril est devenue une sorcière de fin d'été, mais c'est exactement la même histoire: une femme qui prend possession à distance du corps d'une autre pour draguer un homme.  La nouvelle originelle ne m'avait d'ailleurs pas plus emballée que ça, et se terminait en fin ouverte. Bradbury a donc décidé de récupérer cette histoire, plus quelques autres déjà parues dans "le pays d'octobre" (Oncle Einar) ou " à l'ouest d'Octobre" ( A l'ouest d'Octobre, le voyageur de l'Orient-Express) et quelques autres isolées, pour composer une Famille fantasque de morts-vivants, dont fait Partie Cecy, la sorcière, donc.
Dans un manoir lugubre qui s'est construit tout seul
Il y a donc Cecy, la femme qui passe son temps à dormir sur du sable dans le grenier, et prend possession de n'importe quel corps, ou plutôt investit la pensée de n'importe quel être vivant, du moment qu'il est situé dans un espace de quelques kilomètres carrés , autour de son grenier.
Il y a les parents, très grands et lugubre, le père dort le jour, la mère ne dort pas du tout.
Il y a "Mille fois trisaïeule", l'ancêtre, une momie rangée quelque part dans les combles.
Il y a l'oncle Einar, doté d'ailes vertes. Ce n'est pas un vampire, il pourrait voler de jour, mais préfère éviter pour ne pas se faire canarder aussi sec par les paysans de ce coin de l'Illinois nommé "Octobre".
Il y a aussi des fantômes, des cousins facétieux, une souris, une chatte et une araignée de compagnie.
Et Timothy, un enfant humain abandonné, recueilli par cette famille de bric et de broc.

Je l'ai déjà dis ailleurs mais je le redis, Ray Bradbury était un formidable conteur (EST, pardon, des fois que son fantôme vienne contester !). J'ai bien aimé certaines des nouvelles, celles qui ne mettent pas Cecy en avant , ce personnage m'ennuie profondément et m'est vraiment antipathique, dommage c'est un peu le personnage central. L'histoire de l'oncle Einar est excellente: un jour d'abus de boisson, il entre en collision avec un pylone électrique et détraque son système d'écholocation, et comme il ne peut plus voler de nuit, et ne veut pas voler de jour, ça créée des problèmes.
J'ai adoré la nouvelle du voyageur de l'Orient Express, parce qu'elle met en avant la lecture et l'imagination : (une infirmière en retraite rencontre dans le train un home qui parait mourant: il s'agit d'un fantôme, malade de ce que les gens ne croient plus au surnaturel. Il souhaite rejoindre l'Ecosse, le seul endroit sûr pour lui où il pourra trouver une mansarde à hanter. Mais pour celà il faut traverser le pays de Descartes! L'infirmière a une idée géniale pour requinquer son nouveau patient: lui lire des histoires fantastiques: Hamlet, Macbeth, le chien des Baskerville, la charrette fantôme, un conte de Noël...

Mais l'ennui c'est que l'auteur a voulu recomposer un roman avec ses nouvelles, qu'il a donc cousues ensemble un peu comme il a pu. C'était le cas pour les Chroniques Martiennes déjà .Et, contrairement aux Chroniques, ça n'est pas une réussite.  Le liant n'est pas toujours très convaincant, et le résultat a des allures de créature de Frankenstein ( vous me direz, pour une série de nouvelle autour des monstres et de l'idée d'Halloween...), cousue à la grosse ficelle. C'est vraiment, vraiment dommage. D'une part parce que Bradbury est tellement bon ( j'ai pensé à mettre le présent cette fois) dans le format court, que ses personnages de nouvelles ne gagnent pas forcément à revenir à plusieurs reprises. D'autre part parce que j'avais déjà croisé ailleurs certaines de ces nouvelles, donc, ça fait un peu réchauffé.

Dans la Postface, Bradbury indique que ces histoires d'Octobre sont le projet de toute une vie, il a mis 55 ans à les écrire, en se basant sur des souvenirs de sa propre famille . J'ai presque préféré cette anecdote en fait. Je le crois volontiers, et c'est triste de penser que le projet qui lui tenait le plus à coeur n'est pas une réussite. dommage encore une fois parce qu'il y a de très bonnes idées, une ambiance particulière une écriture souvent poétique ( un trait caractéristique de Bradbury, ça je ne l'avais pas dit je crois, mais il n'y a qu'à lire la liste des titres pour s'en convaincre, personnellement , rien que ses titres me donnent envie de me jeter sur le livre toutes affaires cessantes." Je chante le corps électrique", par exemple, je trouve ce titre absolument fascinant)
Vous mesurez à quel point ça m'ennuie de devoir être critique avec un auteur qui fait partie de mes favoris...

L'autre problème vient de l'édition française qui présente le livre comme un roman engagé, ce qu'il n'est pas! La politique n'a rien à voir là dedans, et la dictature mise en avant par la 4° de couverture n'est évoquée que de très loin.
Et en plus, nous propose une illustration de couverture totalement banale, façon " Bates Motel sous l'orage".

L'édition américaine était illustrée à la demande de Bradbury par un de ses bons copains, Charles Addams, le grand spécialiste en famille déglinguée.
They're creepy and they're kooky, mysterious and spooky

Il devait  avoir plusieurs illustrations, ce qui n'a pas pu se faire, Addams est mort avant que l'édition ne se concrétise. Imaginez un peu ça..
Ou plutôt non, comparez avec l'édition française et pleurons ensemble!

L'édition Lune d'encre est un peu moins moche que celle de Folio Sf je dois dire. Mais non, malgré tout, non. Là en plus, l'auteur avait choisi expressément son illustrateur

on a la momie, les fantômes, les vampires, une sorcière...

jeudi 2 octobre 2014

The black cat - Edgar allan Poe

Aujourd'hui, journée thématique dans le cadre du challenge geek: c'est la journée du chat noir, donc Le chat noir d'Edgar Poe, a été choisi par plusieurs participants, donc, sans nous concerter nous voilà à faire une lecture commune.

Thématique " chat noir"
Mais évidemment comme c'est une nouvelle, j'en profite pour pimenter la lecture en la lisant en VO dans le texte. Comme je l'avais fait pour the tell-tale heart l'an dernier.

Le deux ont d'ailleurs en pas mal de choses en commun: un meurtrier qui prétend ne pas être fou confesse le crime qu'il a commis. Dans le coeur révélateur, le narrateur assassinait son voisin  borgne , pour la seule raison qu'il faisait une fixation maladive sur cet oeil. Puis il cachait le cadavre et fanfaronnait auprès de la police jusqu'à ce que sa culpabilité le pousse à se trahir.
Même principe ici: un homme, tout ce qu'il y a de plus aimable à la base, perd complètement la raison par abus de boisson, et se met à tyranniser tout le monde chez lui. Sa femmes, ses animaux, et en particulier son chat noir Pluton, qu'il torture, éborgne, puis finit par pendre à un arbre.
Le culpabilité le pousse, dans une moment de relative sobriété, à adopter un autre chat noir pour remplacer Pluton. Mais le nouveau chat est également borgne et porte autour du coup une marque blanche qui prend de plus en plus la forme d'une corde... Le narrateur qui n'avait déjà plus toute sa tête commence à se demander si c'est la vengeance de Pluton, ou un fantôme, et prend en grippe le second chat. Lorsqu'il essaye de le tuer, sa femme intervient .. et prend le coup de hache destiné au chat.
Là encore il va falloir cacher le cadavre et là encore le narrateur va fanfaronner auprès de la police. et se trahir involontairement.

Ces deux nouvelles se ressemblent en fait tellement que j'ai presque envie de les voir comme un dyptique, ou une variation sur un même thème ( un voisin borgne un chat borgne, un meurtre sans vrai motif, la folie, la culpabilité..)

Et dans les deux cas, j'aime énormément la musicalité du texte, c'est ce qui était ressorti de lecture du coeur révélateur. Le langage de Poe, c'est simple: je l'entends!

Et dans le premier cas, mon premier mouvement avait été d'aller chercher une version lue ou filmée, que j'avais trouvée, en monologue de théâtre, par l'immense Vincent Price.

Là, j'ai beau chercher , Pas de Vincent Price, pas de théâtre filmé. J'ai bien dégoté quelques audio books, mais pas très convaincants au niveau de l'interprétation.  Et c'est quand même ce qui compte.

Par contre en voilà une version, par un autre acteur que j'aime énormément, vous savez, le seul acteur au monde capable de PARLER EN MAJUSCULE. Oui, Death. Ou encore Dracula. Ou pour les geeks les plus jeunes: Saroumane.

Le seul problème de cette version, c'est qu'elle est raccourcie, et ça c'est vraiment dommage, j'aurais bien écouté Sir Christopher Lee la dire en entier.

the monster boys challenge

Et donc, en 2013, c'est au tour des hommes d'être monstrueux. Apparemment ce défi là a eu moins de succès ( moins original, c'est vrai).. Et voilà la liste, quasi la même que pour les femmes, mais en version masculine. Piste musicale qui va bien: Would you love a monsterman? ( du groupe Lordi, les monstrueux finlandais qui ont gagné l'Eurovision en 2006: chance, c'est quasiment la SEULE fois où je l'ai regardé par désoeuvrement, la barre de rire en entendant les commentaires de poule outragée des présentateurs français qui trouvaient que c'était vraiment portenawak ça discrédite l'eurovision ma brave dame..)

Chez Chibisketches, juste quelques entrées, je note en particulier un centaure très élégant en train de lire, un slime/jell-o et une familles d'hommes serpents.. j'aime beaucoup ce dernier, pour l'idée d'avoir rajouté un grand-père!

Apparemment ce sont les centaures, les hommes serpents et les slimes qui ont eu le plus de succès!
Par Madnessdemon, seulement 3 participations, en digital painting mais whoa! Les effets d'éclairage sont vraiment très jolis




Mais je le disais bien moins de participations que pour les filles, et souvent plus classiques..
Je note quand même cette harpie, en version serpentaire..

Fydbac est allé(e)? jusqu'au bout ( mais évidemment Deviantart est prude malgré son nom, et pas mal d'images sont censurées, les zombies par exemple, trop gore ça, les zombies!)


J'aime bien, une référence à l'affiche d'Usual Suspects peut être , ou aux yôkai de Saiyuki, il me semble qu'il y a une illustration un peu comme ça . Pas impos sible.

Mais sinon, c'est un peu décevant, soit les participants ont vite lâché l'affaire, soit, on reste souvent dans des choses classiques, souvent d'inspiration manga. L'imagination était plus débridée sur le précédent challenge. Et je note que ça ne sont pas les mêmes personnes qui ont participé. Dommage j'aurais bien aimé voir leurs créations. Peut être parce que c'était plus classique, un monstre est plutôt pensé de genre masculin par défaut et donc moins de défi à relever?

Messieurs, vous n'arriverez pas à nous égaler en monstruosité!

mercredi 1 octobre 2014

the monster girls challenge

C'est parti pour le mois monstrueux!

C'est quelque chose que j'ai découvert l'an dernier, tout à fait par hasard, sur la blogosphère dessinatrice ( je suis personnellement nulle en dessin, c'est donc un peu par hasard que j'ai trouvé ça, en cherchant des illustrations)

En 2012, les dessinateurs et -trices se sont livrés à un petit défi, comme nous aimons en faire de notre côté en lecture. La plupart sont hébergés sur deviantart ou tumblr.

30 jours, 30 dessins, 30 monstresses. Oui, monstresses: fantôme, slime, femme araignée, cyclope, vampire, louve garou.. et toujours au féminin! Oui, les filles ont aussi le droit d'être des monstres! en voilà la liste.

Certains sont normaux, d'autres.. entrdits aux moins de 18 ans, mais il ya quelques perles qui m'ont énormément plu. a regarder en écoutant " she's a superfreak"  de rick James, ou du psychobilly - non je ne vous lâcherai pas avec ça!

J'aime beaucoup les propositions d'Aranda Dill, qui rend monstrueuses les sirènes et les centaures , mais nous offre une harpie, une femme serpent et des femmes araignées très mignonnes. dommage il n'y a que les 10 premières créatures qui ont été réalisées.

jour 4: la femme serpent
.
jour 5 la sirène
Jour 6: la femme araignée

Des techniques variées, des ambiances variées, j'aime!

Très sympas aussi, les participations de DC9
Jour 2: les centaures ( en version africaine.. woah, juste.. wouah!)


Jour 7: la femme végétale... wouah, juste wouah, (bis)



(apparemment, peu de gens ont conclu le challenge, essayons de rassembler un maximum de monstres en regroupant les participants!)


Jour 14 le dullahan ( monstre celte qui a inspiré le cavalier sans tête).. Myra Avalon nous prouve que ça peut parfois être pratique!

Jour 16, une fantômette , toujours Myra Avalon, comme quoi, il ne fut pas désespérer de ne pas avoir le temps de tout lire, on a toute l'éternité devant nous!

Le jour 23 est dédié aux Yôkai, autant dire qu'il y a du choix:
Mi tengu, mi-loubarde! par Jadiekins
une koropokkuru ( monstre que je ne connais pas.. va falloir chercher!) chez Codaleia, qui a réussi le challenge!

 sa famille de cyclopes ( jour 19 est très drôle aussi. J'aime bien la présentation sous forme decartes!


et toute la série, versions pin-up par M Lang, la femme araignée avec sa collection de bas est particulièrement marrante.






Ca n'étonnera probablement personne mais l'immense majorité des participants ayant relevé le défi sont des participantes...;)

En tout cas, j'ai beaucoup aimé cette idée! Je vois qu'en 2013 il y  a la version "monster boys", et je vais aller immédiatement voir ce que ça donne!

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture