lundi 30 avril 2018

Ca commence aujourd'hui!

Hé oui, voilà une des raisons pour lesquelles j'ai été très discrète sur le mois belge ( juste une Bd et de la musique)
C'est que je me préparais pour ce projet qui aurait du commencer demain. Je l'ai avancé d'un jour, comme ça non seulement je commence un lundi, mais aussi je peux l'intégrer au mois Belge.

Certains le savent, mais si tout se passe bien, en septembre, je pars à Bruxelles pour reprendre des études. Et j'espère bien faire connaissance de quelques uns/unes des habitués du mois belge au passage.




Mais je le disais aussi récemment, je suis une fan des langues étrangères. Et même si ça n'était pas un projet de longue date, l'occasion est trop belle pour la rater: si je pars à Bruxelles un an ( ou deux, ou trois, ou plus), ce serait vraiment trop dommage de ne pas sauter sur l'occasion pour apprendre des bases de néerlandais. Ben oui, parce que je vais vouloir visiter le pays,et pas seulement la partie francophone,sur mon petit vélo. Et aller jusque chez les voisins.

Donc, j'attendais une seule chose: les vacances prolongées pour m'y pencher vraiment.
Je pars de.. quasiment zéro, mon seul contact jusqu'à présent avec le néerlandais , ce sont les étiquettes en plusieurs langues sur les ingrédients, dans ma cuisine ( merci l'Europe :) )

donc c'est vrai qu'une fois sur place, j'aurai encore plus de possibilités de trouver des sources , puisque je serai en immersion, mais déjà, je prends les devants.
Et c'est là-bas que ça se passe. A la cool. Histoire d'arriver avec un minimum de compétences.

Aller, je me rajoute un mini défi, pas trop dur à relever: pour le mois belge de l'an prochain ( au moins s'il n'y a pas trop de partiels à ce moment, sinon je trouverai le moyen d'anticiper et de programmer), je me fixe une lecture belge.. en flamand.
sur l'autre blog, j'ai décidé d'identifier les sujets correspondants par le drapeau des Flandres celui des Pays-Bas.  


Parce que
1 - c'est en Belgique que je vais en premier lieu, et l'Atomium ou le Manneken-pis symbolisent plus Bruxelles en tant que ville, à mes yeux, que le pays ou une région.
2- Je continue le russe à côté, et le problème c'est que le drapeau Russe et celui des Pays Bas sont très roches visuellement. Il me fallait quelque chose pour les différencier d'un seul coup d'oeil.

Peu importe laquelle, même si c'est une BD ( ce qui est plus que probable) même si c'est Tintin ou Quick et Flupke, ou Bob et Bobette, peu importe. Je pense que je trouverai mon bonheur dans n'importe quelle bibliothèque, ou en allant au " sanctus sanctorum" ( le CBBD)

Mais voilà, le projet est lancé, j'ai intérêt à me mettre un coup de pied aux fesses si je ne veux pas me ridiculiser publiquement :D
Je vais avoir besoin du soutien mes pompom girls en noir-jaune-rouge!

petit mois belge, donc, mais gros projet qui commence!
Au plaisir de faire connaissance en vrai avec vous, copines et copains du plat pays (qui sera vraisemblablement le mien d'adoption pendant quelques temps)
Donc, je pense qu'ici et sur l'autre blog aussi je vais ponctuellement faire quelques "bonus belges", hors défi, dans les mois qui viennent, photos de mes vacances, lectures, mes recherches avant déménagement..

dimanche 15 avril 2018

Le marathon des langues - c'est quoi ce truc?

Ceux qui me suivent régulièrement le savent, je suis une dingue des langues étrangères.

Oui mais parfois, c'est assez compliqué de garder la motivation, seule dans son coin.
Or je suis tombée, un peu par hasard sur le concept du Marathon des langues, organisé par Lauriane sur son blog. Une fondue des langues comme moi, qui se donne  365 jours pour apprendre le russe.. au maximum de ce qu'il lui sera possible ( elle vise quand même le niveau C1 du CECRL, ce qui n'est pas rien)
Il a fallu que j'aille vérifier, parce que mon dernier apprentissage de manière encadrée ( cours d'anglais) date d'avant l'établissement de ce cadre de référence. En gros, donc:

A = niveau débutant, B= niveau intermédiaire/avancé et C =le niveau autonome.
Chacun est subdvisé en 2, et  voilà l'exemple pour le français. (pour rigoler, j'ai fait le test avec un beau 100% de réussite, puisque je suis native. Un autre résultat aurait quand même été vexant!)

Pour en revenir au marathon, des langues, le concept dit bien ce qu'il veut dire: il s'agit d'une course de fond, pas d'un sprint. Comprendre que mieux vaut un travail court, mais régulier, fut-ce seulement  10 minutes avant d'aller se coucher tous les jours, que 2 heures de révision une fois de temps en temps.

Si vous avez du mal, d'ailleurs, Lauriane est coach et vous propose un accompagnement. C'est son boulot, faut bien gagner sa vie ( et quelle chance de pouvoir bosser comme ça!).
Mais ça n'est absolument pas obligatoire pour relever le défi. De mon côté, à 40, roups.. 41 balais, j'oublie que je viens de vieillir,  je connais mes points forts et faibles, et je sais que je travaille mieux en autonome qu'en équipe, en modulant en fonction des vicissitudes quotidiennes.
Donc ce n'est pas vraiment pour moi. Mais je la remercie de m'avoir involontairement donné le coup de pied au derche mental  que j'attendais (même si de fait, je suis déjà dans une phase de réajustement de..tout: priorités, physique, mental. Ras le pompon de ne pas faire ce que je veux, et c'est juste une suite logique de la révolution tranquille que je mets dans ma vie depuis 2 ans)


Et puis, il 'y a d'autres possibilités, surtout lorsqu'on est hors cadre scolaire, pour apprendre les langues, que de s'enfourner des listes de verbes irréguliers ou de vocabulaire dont on ne se servira jamais.
Mais mon cerveau est un troll en puissance et j'ai parfaitement retenu 2 mots des listes de vocabulaire allemand du lycée: Rucktrittbremsen "freins de rétro-pédalage" et Schlagbohrmaschine "perceuse à percussion".
J'ai beaucoup oublié le vocabulaire le plus courant, par contre, mais ceux là sont gravés dans le marbre, il m'a suffit de penser que je n'en aurai jamais besoin et que c'était plutôt inutile de les apprendre pour l'écrit du bac pour ne jamais les oublier.

Scoop: j'ai passé le bac en 1995 et je n'en ai jamais eu besoin depuis.
Scoop N°2: c'était tellement sorti de nulle part que ma mère, qui n'a jamais fait d'allemand, les a aussi mémorisés, puisqu'elle m'entendait pester sur ces foutues listes de vocabulaire.

Mais là, cool, on se détend, on n'est pas dans une situation où il va falloir garder le nez dans le guidon avec un exam' en juin à assurer, tout en jonglant avec les différentes matières à côté.
Apprendre les langues n'a jamais été aussi simple pour peu qu'on s'y colle vraiment: pas de maths, pas d'histoire-géo, pas de dissertation de philosophie à rendre lundi prochain, ni d'oral à préparer pour les options.
Autre avantage (et ça sent le vécu, avec l'opération de mars dernier): on peut être malade.
Ca n'est pas grave, il n'y a pas de cours à rattraper, avec un prof qui court comme un bourrin pour boucler son programme dans les temps.

Hé oui, manquer une semaine au lycée, c'était perdre 4 ou 5 heures de langues, et ce, en double ou triple exemplaires ( LV1, LV2 et pour moi LV3), ce qui se soldait par des lacunes difficiles, voire impossibles à combler si on était malade 2 fois dans l'année. Multipliés par le nombre d'année de cours. Autant dire que si une notion cruciale en grammaire avait été abordée à ce moment, là, on était aux fraises, et qu'il était difficile de trouver des sources pour déblayer ça seule pendant les vacances, (avec en plus Madame Machin qui nous a justement collé un méga devoir sur Merleau-Ponty à rendre dans 15 jours)

Là, c'est a chacun de se prendre en main, et si on est dans l'impossibilité de s'y consacrer pendant quelques jours .. hé bien il suffit de reprendre là où on s'était arrêté, c'est aussi simple que ça.

Evidemment, c'est beaucoup une question d'autodiscipline.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'entre le temps où j'ai passé mon bac et maintenant, le net a été popularisé.
Et avec le net, les ressources se multiplient, à portée de clics: fiches de révisions, sites de "mot du jour", moocs, radios étrangères, séries TV en vost ( et oui, regarder un épisode de série TV ou un film en VO, c'est du travail linguistique contrairement à ce que disait Monsieur XXXX pour qui seuls Goethe et Schiller valaient le coup... donc si votre kif, c'est de regarder Derrick en VO, faites vous plaisir :D)

Bon évidemment trouver des sources en anglais, en espagnol ou même en japonais ( merci la culture otaku d'être passée par là) c'est assez simple.
Trouver des ressources en allemand, en flamand ou en russe, c'est un peu moins facile.

Mais la première chose à faire, Lauriane notre marathonienne-organisatrice insiste là dessus, et d'expérience, je suis tout-à-fait d'accord, c'est de définir quelle langue on veut apprendre et surtout pourquoi.

Parce que "juste par curiosité" ou " pour me débrouiller en voyage" ou " pour déménager dans tel pays", le niveau final visé ne sera pas le même.

Une autre donnée importante c'est d'en parler autour de soi. Exactement ce que je suis en train de faire. Parce qu'ainsi, ben.. on ne peut plus reculer sans passer pour un pignouf à ses propres yeux. Mais aussi parce que qui sait, on trouvera peut être un ou deux potes à embarquer dans l'aventure, que ce soit dans la vraie vie du réel vrai ou sur le net ( et le marathon des langues a aussi une page facebook qui débute à peine, donc la communauté est encore assez petit: 733 personnes au moment où j'écris, soit le 7 avril)  Et que c'est toujours plus simple de se motiver à plusieurs qu'en solo, où on risque de perdre de vue l'objectif mentionné un peu plus haut.

Et j'ai envie de rajouter une 3° donnée, dont elle ne parle pas - ou alors je ne l'ai pas trouvée sur son site. C'est de déterminer si on a une mémoire plutôt visuelle, plutôt auditive, ou kinésique.
Parce que celui qui a une mémoire visuelle va fonctionner facilement par image, c'est ce qui est le plus souvent proposé par les enseignants. Et ça a zéro effet sur moi, j'ai une très mauvaise mémoire visuelle. Par contre des années après, je me souviens de la voix de quelqu'un, et j'ai reconnu ma prof de français de seconde plus de 20 ans après à sa voix, pas à sa tête. Et un peu de mémoire kinésique aussi: donc pour moi il va falloir passer par l'auditif et la réécriture, mais les images et les petits dessins, c'est inefficace sur moi. Par contre avoir des sources que je peux réécouter plusieurs fois, c'est exactement pour moi. Les fichiers mp3 sont mes amis!
Donc c'est une chose qu'il vaut mieux déterminer avant. Voilà un exemple parmi d'autres de test, destiné aux enfants, mais qui peut être utile à tout âge.

Alors donc voilà mon projet, ou plutôt mes projets.

Le marathon "un an pour apprendre le russe" a officiellement commencé le 1 avril. Mais de mon côté, j'avais des bases et je m'y étais remise assez régulièrement depuis septembre dernier.
Comme je suis fausse débutante, et qu'avec ma reprise d'études qui s'annonce en septembre, je solde tous mes congés avant de partir en disponibilité, j'ai décidé de commencer au 1° mai. Ainsi, je serai déjà en vacances, et avec cette énorme modification de planning, je préfère commencer officiellement au 1° mai. Par simplicité, pour ne pas commencer avec un planning et devoir le modifier deux semaines plus tard de route parce que mes activités vont changer. Mais autant dire que je vais profiter de ce coup de pot qui ne se présente pas souvent pour en faire un max.

Pour l'instant je vise 2 langues, avec des objectifs différents et un niveau de départ différent. On verra bien ce qui en résultera.



1- Le russe donc, puisque c'est un peu le défi commun ( mais il n'y a pas d'obligation, j'aurais pu choisir de me remettre à l'allemand ou à l'espagnol, d'améliorer le japonais ou de peaufiner mon anglais ou de découvrir une autre langue qui m'intéresse)
niveau de départ: Je n'ai pas trouvé de test pour le moment. et comme j'ai repris depuis quelques mois, je dirais que je suis un peu plus que faux débutant. en regardant le lien du CECRL plus haut, je dirais quelque part entre A2 et B1. Sachant qu'en langues on n'avance pas vraiment par palier, mais que c'est un continuum.
Par exemple en japonais, j'ai appris des termes liés à la musique et à la santé, pour parler de ce que j'ai fait ce printemps, mais j'ai zéro compétence en jardinage.
Alors qu'un autre élève du même niveau est jardinier et bricoleur amateur et a donc appris ce vocabulaire là que j'ignore absolument... du coup, chacun dans son domaine va avoir du vocabulaire avancé, mais des capacités intermédiaires en grammaire etc...
  • Objectif: donc le russe, oui mais pourquoi? en fait j'ai visité Moscou et Saint Petersbourg, entre autres, il y a 3 ans, en voyage organisé. J'ai bien envie d'y retourner par moi-même et d'avoir une autonomie suffisante pour le faire. Ca c'est pour l'objectif à long terme. a court terme, en tant que chanteuse, il y a des morceaux qui me plaisent bien et que j'ai envie de travailler, avec si possible un accent pas trop moisi. Les 4 mélodies des chants et danses de la mort de Moussorgsky en premier lieu.c'est en cours de mise en place au niveau musical en tout cas pour la 1° ( et oui, écouter et réécouter un max de chanteurs et chanteuses différents, en essayant d'intégrer la prononciation c'est aussi du travail linguistique, et là faut pas me pousser beaucoup pour que je le fasse!)
  • Durée: je pars sur du long terme. Du coup les 365 jours -un peu décalés- ça me convient. On verra comment je modulerai le planning à partir de la rentrée et des autres cours. Mais au plus j'arrive à en faire maintenant , au plus je pourrais un peu alléger par la suite. Et puis, je verrai ce que la fac propose comme options.
  • avantage/ inconvénient: j'ai déjà des bases qui dormaient, mais pas oubliées ( en linguistique, on parle de fossilisation, oui oui), donc c'est un plus. Le problème c'est que je sais pertinemment quelles sont les pierres d'achoppement qui m'avaient posé problème au lycée, et que je les vois arriver avec une certaine méfiance ( aspects du verbe, et surtout ces^$ù*=$ de verbes de mouvement!). A moi de trouver un angle d'approche différent de celui du lycée qui ne me convenait pas.
  • Particularité: comme il n'y en a pas en fait pas de voyage prévu dans l'immédiat, je peux suivre un programme assez classique. Y compris tenter de lire/ écouter des textes simple d'auteurs célèbres, etc.. Tranquille, donc.
  •  
oui j'ai choisi le drapeau des Flandres pour illustrer. Le problème est que le drapeau des Pays -Bas est visuellement trop proche de celui de la Russie.
2- le néerlandais/flamand : alors là, je suis  vraie débutante. Enfin presque, j'avais tenté il y a 2 ans un mooc, via l'anglais, mais la proximité des 2 langues était plus un problème qu'autre chose. Je n'ai pas encore trouvé de sources à l'heure actuelle, je vais donc me mettre à les chercher très prochainement. L'objectif et le temps prévu sont différents.
  • objectif: je l'ai dit je reprends des études en septembre, si tout se passe comme prévu. A Bruxelles. En Belgique. Certes la ville est en grande partie francophone, et je pourrais me contenter du français, mais .. on parle de moi, là. Quelqu'un qui ne va pas louper une occasion pareille, alors qu'elle sera en immersion et en plus en immersion dans la capitale européenne. autant dire avec beaucoup plus de sources et d'occasions d'entendre et de parler plein de langues. Et si je veux confortablement visiter les Flandres et les Pays-Bas, sans avoir sans cesse recours à l'anglais, je suis presque déontologiquement obligée de m'y mettre. Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est une obligation bien peu pénible :D
  • durée: là c'est un peu différent, puisque normalement à partir de septembre, je serai sur place.L'idée est plus de voir ce que je peux faire pendant les 5 mois qui me séparent du moment fatidique, histoire d'arriver avec un petit niveau de base. Le maximum que je pourrai obtenir, dans cette période là, mais sans sprinter pour autant. Pas vraiment un marathon, plutôt une course de demi-fond!
  • avantage/ inconvénient: j'ai appris l'allemand LV1 et l'anglais bien des années après. La proximité des langues s'annonce à la fois comme un avantage, mais comme un inconvénient aussi ( je sais déjà que c'est la LV1 qui va vouloir ressortir quand je vais me creuser la cervelle) et donc passer par le cours en anglais, ce n'est pas une très bonne idée non plus
  • Particularité: comme il va y avoir une application assez rapide des connaissances, je vais plutôt orienter mon apprentissage sur des choses très concrètes: l'accent belge plutôt que néerlandais, s'orienter dans les rues, réserver un billet de train, un peu de géographie et les noms des lieux en bilingue, comment faire les courses, etc.. Les choses plus générales, ça viendra peu à peu par la suite en immersion (enfin, écouter Brel chanter Mijn vlakke land, c'est toujours une occasion d'entendre l'accent et d'apprendre du vocabulaire, sur un texte qu'on connait par ailleurs très bien en français)
Et comme je sais que j'ai quelques internautes belges qui me suivent parfois,  je suis tout ouie, si vous avez des sources et des solutions à me proposer ( attention cependant, je n'ai pas la TV, donc ça ne peut être que de l'écrit ou des sources internet).

Sacrifices , hé oui car ce genre de projet implique des sacrifices. Non, je ne parle pas de faire un sacrifice suovetaurile aux mânes de Georges Dumézil en espérant avoir un jour son niveau. Une petite libatio est toujours possible, par contre.
Mais il va sans dire que même avec 35h00 de travail en moins par semaine pour quelques mois, il va falloir s'organiser.
Et mettre quelques activités entre parenthèses: la marche quotidienne, non, je garde, parce que sans les jambes, la tête n'irait pas loin. La musique non plus, c'est trop important, sauf pour la période juillet-août où il m'est impossible de jouer du basson ( son tout moisi à cause de la chaleur), mais dans ce cas là, réviser le solfège et les bases du clavier, c'est toujours possible, en maillot de bain devant le ventilateur.

Par contre ça veut donc dire que je vais devoir freiner.. sur les autres langues. L'anglais n'est pas un souci, dès qu'on traîne un peu sur le net, on y est confronté quasiment par défaut.Mais ça veut surtout dire mettre en hiatus la reprise de l'allemand, puisque le flamand a une plus grande urgence. Et le japonais aussi ( les cours finissent courant mai de toute façon), parce que gérer 4 langues en même temps dont une en débutant, ça ne va pas être possible. Même si les films et séries animées en VO seront toujours au RDV.

Et d'abord en juin c'est le mois anglais, donc il y aura quand même de la lecture et de l'écoute so british, entre une tranche de russe et une de néerlandais. Ca me laisse un peu de temps pour mettre tout ça en place en mai et fignoler mon planning. Sachant que je ne suis absolument pas une lève-tôt, et pas du tout opérationnelle le matin, et donc, pas la peine d'aller à l'opposé de ma nature profonde, ça serait contre-productif.

I can't get noooooo satisfaction!
Hmmm je suis en train de réfléchir à un 3°blog, juste pour ce qui est lié à ces sujets linguistiques en fait. Il y a celui ci qui est général et un autre pour la culture du Japon... Ca ne veut pas dire que je les mets à jour toutes les semaines, mais ça pourrait être une solution pour suivre cette progression linguistique, sans casser les pieds à ceux qui sont intéressés par les lectures et les films.. et inversement, ne pas imposer à la  communauté "marathonienne" des sujets autres.
Je vais donc y penser. On verra bien.

HOP! sitôt dit, sitôt fait, je viens donc e créer un blog annexe dédiée à ce sujet linguistique.
J'ai galéré à mort pour trouver un titre avec le mot langue, qui ne soit pas déjà pris, ou ne sonne pas trop olé olé.
Ca s'appelle donc " je tiens ma langue" ( et j'espère m'y tenir, donc). Et ça commence donc au 1°mai, ça me laissera le temps de fignoler une interface un peu moins basique...

mercredi 11 avril 2018

Le ciel au dessus de Bruxelles - Bernar(d) Yslaire

Voilà une BD dont j'avais repoussé la lecture depuis.. hé bien elle est sortie il y a 10 ans en fait, en 2008, mais je sentais que je n'allais pas trop accrocher.

Et même si au final elle s'avère différente de ce que je pensais ( beaucoup plus crue et érotique en fait) malgré tout..je n'ai pas 100% accroché. 

Même si depuis sa parution le contexte a changé, et ce qui n'était qu'une dystopie ( un attentat à Bruxelles ) est devenu une triste réalité. Au point que, j'ai presque hésité à en parler vu les circonstances. Presque. Mais pas d'auto-censure hein. Dans le contexte épineux de la politique du moment, c'est au niveau BD et narration que je veux aborder la chose.

L'auteur lui-même confiait il y a 2 ans, après l'attentat en Belgique, que son récit aurait été différent s'il l'avait réalisé maintenant.

ah au fait, le (d) dans l'intitulé n'est pas une erreur, l'orthographe de son nom est très variable selon les album, et ici, Bernard Hislaire ( son vrai nom) est écrit comme-ci dessous ( la plupart du temps, il signe Yslaire tout court, parfois Sylaire, ou iSlaire)



Donc l'histoire? Elle semble se passer dans un monde parallèle:

Il y est d'abord fait mention d'un homme anonyme, mort en déportation en 1943. Tout juste sait on qu'il est originaire de Crimée, du royaume de Khazarie rayé de la carte par Staline. Gnuh? il y a bien eu un empire Khazar dans l'histoire.. qui a disparu vers le X° siècle, il n'en reste que quelques vestiges archéologiques pas loin de la mer Caspienne.
2003: un type qui s'est endormi dans une station de métro bruxelloise est réveillé par des policiers sur les dents: une énorme manifestation pacifiste va avoir lieu contre la guerre en Irak, et pour ne pas prendre de risque on vérifie les identités. Or Jules ( ou Erwin, son identité est peu définie) est aussi Khazar.  Et tout laisse à penser qu'il s'agit du même homme. Ou de la même créature fantastique, ange ou fantôme vêtu de blanc, puisque mort 60 ans plus tôt.
Il rencontre donc dans cette station de métro une femme, Fadya , belge d'origine.. babylonnienne ( ça n'existe pas plus que le royaume de Khazarie), femme voilée vêtue de noir qui, on l'apprend vite, cache une ceinture d'explosifs sous un tee-shirt arborant ironiquement le slogan "No war". Il est juif ou à peu près, elle est musulmane embrigadée par son frère dans un djihad insensé. Il va tout faire pour la détourner de ses plans... a commencer par l'attirer dans une chambre d'hôtel, où il se passera exactement ce qu'on suppose. Faites l'amour pas la guerre.




Au fur et à mesure que Fadya découvre les plaisirs de la chair, son projet n'a plus de raison d'être.. et elle se retrouve désemparée, plus perturbée par l'idée que sa famille découvre sa relation charnelle avec un juif que par ce qu'elle s'apprêtait à faire ( surtout que Jules en rajoute une bonne louche en insistant sur le fait qu'en la retenant là, il lui a surtout évité de finir en lambeaux éparpillés un pu partout dans la rue, une réalité qu'elle semblait totalement ignorer).
Mais des bizarreries se greffent sur cette trame politique-érotique: lorsque Fadya, rentrée à l'hôtel le lundi 17 mars au matin veut en sortir, après une rencontrer qui n'a tout au plus duré qu'une heure, elle apprend... qu'on est déjà le vendredi suivant à 3h du matin et que l'attentat qu'elle projetait a bien eu lieu, que la guerre est déclenchée. Or elle est toujours là, vivante, et semble-t-il coincée dans une sorte de faille temporelle.

Alors ce que j'ai bien aimé: il y a évidemment le graphisme particulier d'Yslaire que j'aime toujours beaucoup, volontiers sombre , au propre comme au figuré: tonalités de brun, de noirs, côté presque esquissé, irréel et pourtant très charnel, très sensuel. C'était déjà le cas avec sa série phare: Sambre, que je n'ai jamais chroniquée ici, mais qui jouait déjà beaucoup sur l'érotisme macabre. Ce diptyque va plus loin, car ouvertement érotique, donc attention les chaste yeux, il y a des parties de jambes en l'air là dedans. Erotique,mais ni porno ni vulgaire, attention!
Quand à ceux qui ne connaissent que la BD humoristique "Bidouille et Violette" du même auteur, ça n'a RIEN à voir, que ce soit graphiquement ou au niveau des thèmes. C'est pour ça que j'aime bien Yslaire, qui est capable de beaucoup de choses très différentes. (accessoirement l'auteur s'est caricaturé scénaristiquement dans " le gang Mazda" coécrit avec Christian Darasse, Marc Michetz et Tome, en auteur de BD torturées aux histoires sentimentales et tragiques qui finissent invariablement en rupture)


J'ai bien aimé le tour fantastique, à la limite de la science-fiction que prend le récit, l'humour cynique de Jules ( en revanche, bien moins le fait qu'il s'impose à Fadya et abuse de la situation, à la limite de l'agression sexuelle, même si c'est pour éviter l'attentat, et qu'elle revient vers lui volontairement par la suite... Mouais, le syndrôme de Stockholm, bof)

J'ai quand même cherché une illu' qui reste soft, vu que mon blog est supposé être tout public..

Mais et c'est surtout là que ça coince un peu, le ressort ultra bateau des amants maudits, les références à Roméo et Juliette, à Adam et Eve, la facilité scénaristique du " on s'est déjà connus dans une autre vie, il y a 25 siècles". C'est dommage, parce que tellement téléphoné que pour moi, ça gâche beaucoup de choses.

oui c'est bien Deubeuliou Bush, en images d'archives

Je ne suis pas fan non plus de l'intégration d'images d'archives retraitées façon BD. Ca n'est pas mal fait, loin de là, et ça n'est pas gratuit non plus. C'est un parti pris artistique intéressant pour séparer le réel de l'irréel, ou pour intégrer le réel dans l'irréel, et ça se justifie dans le scénario. C'est juste que je trouve qu'il y en un peu trop à mon goût.


11 avril: Une BD, autant dire une spécialité belge au même titre que les gaufres et le sirop de Liège
Donc pas  désagréable à lire, mais un peu décevant quand on connait Sambre.

jeudi 5 avril 2018

Programme "José Van Dam" sur France Musique

Puisque  Anne " Des mots et des notes" , qui organise le mois Belge propose ses sujets musicaux le jeudi, à mon tour!

Qui va encore vous casser les arpions avec des voix graves? Devinez!
Enfin, avec UNE voix grave en l'occurrence.I
Il s'avère que le 6 mars dernier, France Musique a consacré une journée entière à l'un de mes chanteurs favoris, et belge qui plus, donc ça fait un mois que je réserve mon article pour l'occasion.

Où j'ai  eu le plaisir d'apprendre que Si José Van Dam, 77 ans, ne tourne plus dans le cadre d'opéras, depuis 2000, il n'a pas délaissé la musique, loin de là, et se consacre maintenant plutôt à des enregistrements plus légers ( jazz, chanson, mélodies.. il vient de sortir un CD  consacré à la chanson francophone où il interprète par exemple du Brassens, du Ferrat, du Nougaro, et bien évidemment, du Brel ) et à l'enseignement.
Et punaise, je vendrais mes grand-mères - image, hein, de toutes façons elles ne sont plus de ce monde depuis longtemps - pour assister à une master-class de chant de José Van Dam.

Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, le baryton-basse José Van Dam, natif d'Ixelles est juste un des chanteurs lyriques majeurs de la seconde moitié du XX°siècle. Et un de mes préférés personnellement.
Particulièrement, en tant que francophone, j'adore l'entendre sur des mélodies françaises, puisque que naturellement son articulation et sa prononciation sont parfaites, en plus de son timbre riche d'harmoniques. Tout ce que j'aime entendre.
(Bon j'avoue, j'ajoute le français Gabriel Bacquier et le québécois Bruno Laplante qui font aussi partie de ceux que j'aime beaucoup en matière de mélodies, même s'ils ont des voix plus légères. En tout cas c'est ceux auxquels je me réfère le plus lorsque je dois travailler ce genre de morceaux, les femmes n'ayant souvent pas une articulation assez audible sur les enregistrements à mon goût. Ce qui est (physio)logique: il est plus difficile d'articuler dans les aigus, tout simplement, et les versions pour soprano font la part belle à la virtuosité dans les aigus..)

Pour ceux qui se demandent ce qu'est un baryton-basse, c'est une voix assez difficile à définir.
 Déjà les barytons, il y en a une quantité, c'est une voix très vaste (et il y a un monde de différence entre un baryton très léger comme Camille Maurane - qui était entre le ténor et le baryton -  et José Van Dam qui est entre le baryton et la basse, et pourtant, tous deux font partie de la même vaste catégorie de voix.
C'est étrange, mais c'est comme ça.
Et donc fatalement, je les place parmi mes voix préférées, avec les basses chantantes - qu'il est parfois difficile de différencier d'un baryton basse...qui a l'aisance dans les aigus d'un baryton et l'assise sonore d'une basse. Oui, je vous le dis, c'est une vraie prise de tête.
Donc on a créé un peu artificiellement des cases pour les concours, mais les voix seraient plutôt à placer en continuum qu'en catégories distinctes ( j'ai presque 20 ans de cours de chant au compteur.. et je n'arrive même pas à dire quelle est exactement la mienne! Et là encore, il y a une raison: je ne l'entends pas de la même manière qu'un auditeur extérieur. Mmmmm faudra que j'y revienne un jour, c'est intéressant et complexe..)

Mais revenons en à notre José. Je n'ai jamais eu l'occasion malheureusement de l'entendre sur scène.

Hop une petite sélection, parce que le programme de France Musique dure quand même plusieurs heures

Les Berceaux - Gabriel Fauré ( texte de Sully Prudhomme)


Chanson à Dulcinée - Ravel (texte de Paul Morand)


Il indique d'ailleurs dans la première inteview sur France Musique n'avoir jamais chanté en russe car il ne le parle pas, et donc met un point d'honneur à ne chanter que ce qu'il peut comprendre.
donc on peut l'entendre en français, en italien, en latin et en allemand ici où là..

Cortigiani, vil razza dannata- Rigoletto  - Verdi  (même si j'avoue que sur ce genre de répertoire très dramatique, je préfère écouter Ruggero Raimondi, Tito Gobbi ou Ferruccio Furlanetto)

Der Lindenbaum - Schubert, et je peux dire que sa prononciation de l'allemand est très très bonne, si je ne savais de qui il s'agit, j'aurais pu le prendre pour un allemand. Alors que j' ai plus de mal à juger l'italien vu que je ne l'ai pas appris. Et tiens, pour comparer et illustrer ce que je disais plus haut, voilà la version de Dietrich Fischer-Dieskau, la référence absolue en matière de Lieder, et baryton lyrique.
Très différent, d'autant que l'accompagnement de piano est adapté à la voix du chanteur, plus ou moins quelques demi-tons, c'est l'avantage des mélodies et Lieder, il y a toujours possibilité de trouver une version plus confortable pour sa propre voix. Après, là aussi, je vais plutôt avoir tendance à écouter Fischer-Dieskau sur ce genre de répertoire, parce que c'est par lui que je l'ai connu, mais les deux voix, pour différentes qu'elles soient, ont chacune leur charme.




Mais quand même, mon morceau favori, ça reste Scintille Diamant des Contes d'Hoffmann.
Mes parents avaient un disque ( impossible de me souvenir qui chantait ce morceau, je me souviens juste que c'était Nicolai Gedda dans le rôle principal, mais vu qu'il y a plusieurs enregistrement avec ce chanteur là, et que je ne retrouve pas le visuel en ligne) que j'ai du écouter des centaines de fois et ce morceau tiens une place à part dans ma culture musicale, tant ça a été un coup de coeur immédiat. Et qui probablement a joué un grand rôle dans mon goût pour les sons graves, on y revient...


Et pour les courageux et courageuses qui auraient envie de s'écouter l'intégralité de la programmation de France Musique, voilà le lien. Mais vous pouvez prendre votre temps pour picorer, car les archives sont disponibles apparemment sans limite de temps sur le site de la radio.


Et selon toute probabilité, le mois belge  2018 se fera en immersion pour moi. Vi! Ca sera l'occasion de rendre visite aux camarades de la blogosphère d'Outre-Quiévrain et de faire connaissance IRL.


Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture