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Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

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lundi 30 juin 2025

Les jeux de 20h00 - et plus! - (2) mini remise à niveau en anglais

 Deuxième projet

Donc après un apprentissage en partant de zéro pour le crochet, cette fois l'idée est de me remettre à l'anglais, et plus précisément à améliorer l'oral.

Mission n°2: améliorer l'anglais

J'ai l'habitude, quasiment tous les jours, de lire et écrire en anglais,  ne serait ce qu'en commentant  sous des vidéos que je regarde, ce qui veut donc dire que j'écoute aussi beaucoup de choses. Et, en particulier, des vidéos qui sont destinées à des natifs, et non à des apprenants.
J'ai on va dire un bon niveau. Ce n'est pas de la vantardise, mais un fait objectif. Il y a pas mal d'année, j'ai suivi des cours intensifs.
L'anecdote marrante à ce sujet est que lorsque j'ai fait le test de placement je n'avais jamais eu un seul cours d'anglais de ma vie. Le résultat a été " niveau intermédiaire supérieur", avec en particulier un très bon résultat de compréhension orale. La responsable du centre n'en revenait pas et m'a demandé comment j'en tais arrivée là, j'en étais la première surprise.
Ma réponse a été: je vais beaucoup au cinéma voirs des films en VO sous-ttrée. Et quand j'étais ado, tous les étés pendant les vacances, je regardais "Continentales" ( que cette émission était bien! Elle diffusait des séries anglais/ américaines/ australiennes en VOST). Et j'ai toujours adoré le rock anglais, en particulier Queen et Deep Purple. J'avais l'habitude de tenter de comprendre les textes imprimés dans mes CD, avec un vieux dictionnaire et de chanter en yaourt par dessus.

Hé bien, mon yaourt au goût de rock anglais et de blues/ jazz/soul/ funk, et mon faible pour l'humour so british, on fait que mes profs d'anglais ont été Queen, Deep Purple, George Michael, les rolling Stones, David Bowie, Aretha Franklin, Pink Floyd, les Monty Pythons, The Golden Girls.. à une époque où les ressources en VO étaient dures à trouver. Je vous l'accorde, y'a pire comme cours!
Et le paradoxe , c'est qu'à l'oral, je me débrouille mieux en anglais que je n'ai pas appris dans ma scolarité qu'en allemand ou en espagnol, qui étaient mes LV1 et LV2.

Parce que sans le savoir, j'ai fait ce qu'il fallait, et qui me réussit: de l'écoute intensive et active ( chercher ce que je ne comprenait pas), et le fait d'associer lecture du texte et écoute de la prononciation.
Je sais depuis que ma mémoire est presque 100% auditive, et pas du tout visuelle, ce qui fait que les listes de vocabulaire à apprendre par coeur ( mais sans audio), les tableaux sur la porte des toilettes, les dessins, les couleurs  - soit tous les trucs qu'on m'a suggérés au collège et lycée pour les deux autres langues - ça ne marche pas pour moi.

Donc niveau d'il y a quelques années: TOEIC or, obtenu en 2 ans. Le TOEIC se périme, donc je ne peux plus m'en prévaloir, et il faudrait pour vraiment avoir un diplôme pérenne que je présente le TOEFL.
Mais il y a fort longtemps que je n'ai plus suivi de programme pour apprenants et je n'ai quasiment jamais eu de cours de prononciation systématique, en comprenant le détail des points d'articulation, de manière plus scientifique ( ce que je peux maintenant faire, puisque je sais ce que c'est! Ce n'est pas "perroquetter" - DEAD PARROT!- juste pour avoir la diction la plus proche de celle que j'entends, mais aussi comprendre ce que je fais)

Je m'en sors bien à l'oral, je peux tenir une conversation avec ma copine américaine sur plein de sujets complexes, j'ai mis mon anglais à l'épreuve à Londres et au Canada, mais si je veux progresser à l'oral, outre le vocabulaire, c'est la prosodie et la prononciation qu'il va falloir soigner. Là c'est ce qui peux vraiment faire la différence entre un niveau B2 et C1, voire C2 à l'avenir.

Ca c'est le point 1
L'autre que je veux améliorer c'est : y voir plus clair dans la jungle des phrasal verbs pour arrêter de chercher des synonymes plus simples ( plus simple pour les francophones: il y a souvent un verbe tiré du français, qui va sonner très "upper class", voire snob en anglais, mais évident pour un francophone. Par exemple " to meliorate" qui sera souvent  le premier auquel on pense pour dire qu'on veut améliorer son anglais, alors que "to improve", "to enhance" ou "to boost" seront beaucoup plus courants.

J'ai donc plusieurs pistes, et là encore, je n'ai pas trop possibilité de compter exactement ce que je fais, même si j'ai une idée précise de la durée cumulée des podcasts, je ne sais pas combien de temps j'écoute des choses autres, je parle avec des gens ou je lis et commente. Donc là encore, c'est plutôt " mettre la gomme sur ces points là pendant 2 mois et on verra bien

Ca a commencé, en fait, vers le 25 mars.
Je vais donc écouter un max de podcasts en allant bosser ( 20min à pieds aller, 20 minutes à pieds retour), lorsque je fais des tâches répétitives à l'atelier, lorsque je prépare le repas, lorsque je pars faire une marche... Mis bout à bout ça fait facilement 1h00/ jour dans des moments qui sont habituellement " vides" .. puisque je ne peux pas jouer de la musique en allant travailler ou en cuisinant.
Et donc j'ai fait durer ça 2 mois, en écoutant

- des podcasts pour apprenant, d'un niveau inférieur au mien, juste pour revoir des choses que j'ai oubliées
Donc en voilà deux que j'ai particulièrement écoutés
Déclic anglais ( un prof d'anglais d'origine galloise qui propose des tas de sujets culturels sur la langue, mais aussi la culture britannique et en particulier sur son Pays de Galles natal. Ca me donne envie d'y aller!) Et cerise sur le gâteau, il cible vraiment les francophones.
All ears english  (une anglaise et une new yorkaise discutent de différents sujets, chacune avec son point de vue et son accent)

Je rajoute aussi The english we speak ( courts audios sur les expressions familières) et 6 minutes english ( pratique quand on a peu de temps)
Tous ces podcasts m'ont été suggérés par la vidéo de Lauriane ici, mais c'est vraiment ceux qui m'ont été le plus utiles.

- Ecouter des disques, et là, faut pas me pousser beaucoup, mais j'ai fais un peu plus de recherche de textes qu'habituellement.

- Un film en VO ST anglais, vu et suivi sans problème et je suis trop fière de moi.

- Des tas et des tas de vidéos de différents pays, pour les natifs, que je ne me prive jamais de commenter en anglais histoire de pratiquer l'écrit, pareil pour les groupes facebook.

Donc je sois largement être au delà des 20h, rien qu'en podcasts, c'était plutôt 25 /30, et en ajoutant le reste on peut facilement tripler la dose. Ca aide bien quand on a 20 minutes à pieds le matin et le soir pour aller bosser, un peu de langues dans les oreilles et le trajet parait court.

Je ne vais pas arrêter là, bien sûr, mais j'ai déjà une idée de l'apprentissage suivant que je veux mettre en place en été , maintenant que j'ai moins d'obligations musicales ce sera plus simple.
Et des nouvelles du crochet: j'ai fini ma pochette pour téléphone, il ne lui manque qu'un bouton pour la fermer, donc là aussi, je n'ai pas appris pour rien. je n'ai pas commencé d'autre ouvrage parce que je ne veux pas fabriquer des trucs juste pour les fabriquer, tant que je n'en ai pas vraiment besoin, mais j'ai quelques ides quand même.

samedi 1 juin 2024

Parlez anglais en 6 mois, pas en 10 ans - Lauriane Legrand

 Et bien voilà de quoi commencer ce mois anglais.


Pour ceux qui me suivent, j'avais déjà parlé du Marathon des Langues de Lauriane, ici.
Entre temps, son défi et son boulot de coach se sont transformés en véritable méthode de langues, elle a fondé une entreprise qui emploie plusieurs personnes et vient d'éditer récemment un livre pour présenter sa méthode à ceux qui seraient intéressés, pour s'en inspirer en autodidacte. Et ça trouve bien, je l'ai trouvé à la bibliothèque... où je viens d'ailleurs d'être engagée, je commence pas plus tard qu'aujourd'hui, à l'heure où vous lirez tout ça, je serai en train de faire ma première journée de ce nouveau travail.



Le principe est simple: comment pratiquer les langues au quotidien, dégager du temps, aller vers l'essentiel..
Pour ceux qui suivent sa chaîne youtube, il n'y aura rien de vraiment nouveau, car le livre compile et classe des astuces qui sont déjà présentées au fil des vidéos.

Comme son truc à elle, c'est le développement personnel, il y a dans le livre pas mal de références à ce domaine, qui ne m'intéresse pas spécialement, mais comme j'ai trouvé le livre à la bibliothèque, c'était l'occasion de le lire.
Donc à part un moment où il est question de choses peu fiables, dans un domaine qui n'est pas directement lié aux langues, comme les expériences d' Emoto sur la mémoire de l'eau, qui ne prouvent rien du tout sinon qu' Emoto n'avait aucune notion de ce qu'est un protocole scientifique réplicable ( voilà l'explication du problème concernant cette affaire), je suis d'accord sur à peu près tous les conseils donnés, qui sont simples à appliquer et que j'aurais moi même donnés.
Par contre, on est en juin, donc hydratez-vous, que vous soyez partisans ou pas de la théorie sur la mémoire de l'eau, ne serait-ce que parce que lorsqu'on est déshydraté, le cerveau fonctionne au ralenti, et on mémorise moins bien, surtout si on se tape un mal de crâne par manque d'eau!

Pour le reste, ce sont donc des conseils intéressants, en particulier pour les gens qui ont un vrai blocage à l'oral lorsqu'il s'agit d'apprendre les langues, ou qui ont un mauvais souvenir des méthodes scolaires, qui ne fonctionnent pas sur tout le monde.
Pour ma part, je ne m'en sortais pas mal, même si je trouvais absurde par exemple que la LV1 et LV2 au lycée ne soit évaluées que par un oral ( en tout cas c'était le cas en 1995). J'ai beaucoup perdu à ce moment là, car nous avons passé 3 ans à ne plus parler , pour nous préparer simplement à cet écrit final.

Bon j'ai toujours réussi à m'adapter et je n'ai jamais eu particulièrement de problèmes à oser parler, donc je ne suis pas tout à fait le lecteur cible, mais il y a des conseils intéressants aussi pour ceux qui veulent reprendre une langue laissée en hiatus pendant longtemps. Et là, ça va aussi m'être utile pour réorganiser mon planning, forcément restreint en retournant au travail après 5 ans de disponibilité et d'organisation libre. Bon, je vais avoir 10 minutes de vélo pour aller bosser, donc, là, écouter un podcast sur le vélo serait dangereux.

J'insiste et j'insisterai encore sur la nécessité absolue, avant tout le reste, d'identifier sa propre mémoire. Parce que justement, il n'y a pas qu'une mémoire, mais au moins 3: Visuelle, auditive et kinesthésique (le mouvement).
Et les trucs mémoriels qu'on me donnait au lycée visaient les gens qui ont une mémoire visuelle. Je n'en ai quasiment aucune. Donc faire des tableaux, avec des couleurs, les versions moderne de tout ça type carte mentale, les listes affichées sur la porte des toilettes,  ne fonctionne absolument pas sur moi.
Les listes de vocabulaire sans audio c'est... peine perdue, hors, les listes de vocabulaire que j'avais étaient imprimées dans un livre. Alors que j'ai toujours mieux retenu des chansons.

Pour connaître sa mémoire, c'est en fait assez facile, il suffit de voir par quel loisir autre que les langues on est attiré.
Dans mon cas, alors que je pensais me disperser, j'ai eu une révélation: tous mes loisirs on un dénominateur commun, tellement évident que je ne m'en étais jamais rendu compte: je joue du basson. Je joue du piano. Je chante. J'ai fais et fais encore de la danse. je passe mon temps à écouter de la musique. je vais au cinéma et j'insiste toujours pour que le film soit en VO..
Le dénominateur commun entre tout ça c'est le SON.

A l'inverse, on peut aussi procéder négativement: par quoi ne suis-je pas attirée, qu'est-ce qui ne fait pas partie de mes loisirs?
J'aime bien aller à des expos de peinture, mais je n'ai jamais eu moi même la pulsion d'apprendre à dessiner ou peindre. Je fais des photos de pure touriste, je n'ai jamais réellement cherché à les améliorer. Dans les langues, j'ai eu une initiation au chinois, mais je n'ai jamais été tentée d'aller plus loin, parce que le système graphique est très visuel
Même dans le vocabulaire, ça se retrouve:  si on me raconte quelque chose , je vais dire " je comprends", mais presque jamais " je vois".
Depuis, j'ai compris que je suis prosopagnosique et aphantasique (en clair, je n'ai presque aucune mémoire visuelle, du moins si ça n'est pas lié directement à une émotion forte)
=> pas de mémoire visuelle = pas de résultats avec les trucs et astuces efficaces pour les mémoires visuelles.
Lauriane mentionne le palais de la mémoire, et ça c'est typiquement une chose qui ne me convient pas du tout, parce que je n'arrive même pas à simplement imaginer ce qu'il y a derrière la porte de ma chambre quand elle est fermée (je sais que c'est un couloir et qu'il y a des étagères, mais je serais incapable de faire, là maintenant, un plan de ma maison si je ne vais pas de pièce en pièce avec une feuille de papier, et encore le plan d'une pièce sera un carré avec des mots écrits à la place des objets " table", "lit", "couloir", "porte", etc...). Donc allez placer des infos en lien avec un endroit que vous n'êtes même pas capables d'imaginer...

Reste la mémoire du mouvement, elle existe chez moi, puisque je fais de la danse (avec un succès tout ... relatif pour la mémorisation des enchaînements, parce qu'on nous les montre trop vite et en trop longs segments alors qu'il me faudrait faire le premier pas, le refaire, ajouter le second, les refaire, ajouter le troisième, les refaire, etc...). J'adore aller marcher avec ma musique ou un podcast sur les oreilles, et quand j'apprends quelque chose, c'est à haute voix, et en tournant en rond dans la pièce, ou en bougeant comme une actrice qui apprendrait un rôle.
Vous imaginez le résultat quand il fallait passer au tableau, droit comme un piquet pour réciter une poésie ou une leçon de géographie à l'école, alors que je ne pouvais pas bouger? Euh.. euh...le bonheurestdansleprécourzyvitecourzyviteuh euh... euh... courzyvitilvafiler...(je suis incapable de me souvenir de la phrase suivante, d'ailleurs)

Donc voilà, ce genre d'informations hors apprentissage des langues me donne des renseignements capitaux: ma mémoire est très mais alors très majoritairement auditive, un peu kinesthésique et presque pas visuelle. Et c'est quelque chose de stable dans le temps, ça peut changer de proportion selon les jours et l'état de fatigue, mais il est sûr et certain que jamais ma mémoire ne deviendra visuelle. Donc je vais devoir apprendre en fonction de MA mémoire. Envier ceux qui ont une mémoire photographique ne servira à rien, ça ne transformera pas la mienne.

Et maintenant la bonne nouvelle, c'est que si le livre s'intitule " Parlez anglais en 6 mois" (et Lauriane est claire à ce sujet, il faut comprendre "parler" ici comme " prendre la parole, s'exprimer à l'oral, débloquer les coinçages mentaux qui freinent la pratique orale" et non "maîtriser la langue" voire être bilingue), il est en fait adaptable à n'importe quelle langue, puisque ce sont de fait, des conseils applicables à n'importe quelle autre langue.
Et même avec un peu d'adaptation, à d'autre domaines d'apprentissage: musique, dessin ou peinture (pourquoi pas), informatique, cuisine, etc.. puisque le premier des conseils est de changer d'optique et de ne pas dire " je suis nul" lorsqu'on commence une nouvelle activité. On ne peut pas être nul à quelque chose qu'on n'a jamais essayé. Donc:
je suis nul -> je suis débutant.

Allez, on va élargir un peu, avec d'autres anecdotes personnelles.
J'ai bien aimé aussi le conseil de chercher les " pourquoi" ( au moins 7), pour aider à trouver une raison de faire telle ou telle activité, sans se limiter à " je veux apprendre l'anglais pour parler anglais" ( trop vague), et de creuser pour trouver une raison plus solide:

Je veux apprendre telle langue parce que j'aime voyager => j'aime voyager parce que j'aime voir de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes => je veux rencontrer de nouvelles personnes parce que j'ai envide connaître leur culture => j'ai envie de connaitre leur culture pour comprendre comment les gens vivent ailleurs => je veux comprendre comment on vit ailleurs, parce que ma culture d'origine n'est pas un modèle universel => prendre conscience de ce fait est un moyen simple, à petite échelle de lutter contre la xénophobie => Je veux plus que tout que les gens arrêtent de se juger les uns les autres sans se connaître alors qu'on fait tous partie de la même espèce, et si mon exemple peut en motiver d'autres, le monde deviendra peut être plus vivable pour tous.
On pourrait aller plus loin, mais c'est déjà un noyau assez solide, d'autant que " rendre le monde moins con" est une motivation plus grande que moi, dont j'ai conscience de n'être qu'un élément. Ca pourrait dissuader certains, car on n'en voit pas un bénéfice immédiat, et moi, je me dis qu'au contraire, puisque c'est une motivation encore plus vaste que ce que je pensais, il y a vraiment un intérêt plus que personnel.

Oui, c'est la vraie réflexion à laquelle je suis arrivée: je n'ai pas de moyens financiers, mais si je peux contribuer à faire évoluer les choses, ce sera toujours ça de pris. Mettons ça dans le sac de mes tendances hippie vers la tolérance, la non-violence, l'amitié universelle, même si ça sonne idéaliste un peu bébête.
Rien ne m'a fait plus plaisir que lorsqu'un ami russe m'a dit que son point de vue sur les français, et surtout sur les françaises largement influencé par la lecture d'auteurs du XIX° siècle, a évolué en faisant ma connaissance. on a une réputation de femmes faciles, évaporées, infidèles de moeurs et de cerveaux légers et  " ravissantes idiotes" en Russie, merci Maupassant, Flaubert, Balzac et leurs copains qui ont majoritairement décrit des cocottes et des bourgeoises parisiennes assez vénales... J'ai expliqué à mon pote que ça ne reflétait qu'une époque et un lieu très restreint, et certainement pas la vie dans d'autres villes ou à la campagne, même à l'époque, ce à quoi il n'avait simplement pas pensé. Et tout ça je n'ai pu le faire que parce que je parle russe!

Je me suis fait une copine américaine, qui veut venir déménager en France, dans ma région, et apprend le français, et la discussion avec elle est enrichissante. Maintenant son objectif est de déconstruire les clichés autour de la France et des français après de ses compatriotes. Elle est persuadée qu'eux aussi ont tout à gagner à connaître d'autres gens et à voir comment on vit, ce qui est mieux chez eux qu'ici et inversement, car... hé bien par exemple, ici on ne sait pas ce qu'est un prêt étudiant, de sortir de chez soi sans savoir si on ne sera pas pris dans une fusillade avant la fin de la journée, ou de devoir choisir entre se nourrir ou soigner un cancer. Et que donc si le gouvernement français lorgne sur les méthodes US, il serait bon aussi que les américains voient comme les choses se passent en Europe et se bougent pour réclamer un niveau de vie égal au nôtre.
Et si j'ai pu faire sa connaissance c'est parce qu'elle apprend le français et moi l'anglais...

J'ai toujours été fascinée par les hasards et l'effet domino, les " et si j'avais pris telle ou telle autre direction le 23 mars à 15h00, je ne me serais pas fait un nouvel ami sympa, est-ce qu'il va jouer un rôle important plus tard, ou moi pour lui, aucune idée? Et c'est enthousiasmant"

Donc j'ai pris le prétexte du mois anglais pour parler de ce livre, mais il est loin d'être restreint à l'anglais, qui n'est qu'un prétexte, mais est plus large. En tout cas, pour moi, ça s'inscrit dans une démarche de réflexion générale sur l'authenticité, la raison de faire telle ou telle chose, et se poser ce genre de question est toujours salutaire, au delà des bénéfices évident y compris pour la santé mentale, d'élargir ses horizons.

dimanche 4 juin 2023

locutions imagées en anglais

 Juste une petite image  trouvée sur facebook, illustrant des locutions imagées, en anglais


solution ( à surligner)

1. In a nutshell
2. Piece of cake
3. Cherry on the cake
4. Bald as a coot
5. A screw loose
6. Stiff upper lip
7. Born with a silver spoon in your mouth
8. Earworm
9. Keep your cards close to your chest
10. Joker in the pack
11. An ace up your sleeve
12. Heart on your sleeve
13. On a silver platter
14. Spill the beans
15. Big cheese
16. Red herring
17. Tie the knot
18. Put all your eggs in one basket
19. Walking on eggshells
20. Shadow of your former self
21. No room to swing a cat
22. The cat’s got your tongue
23. Kick the bucket
24. Pull your socks up
25. Cold feet
26. From rags to riches
27. Time flies.

Evidemment en français, les locutions sont rarement les mêmes, l'objectif est donc d'en trouver une équivalent lorsqu'on veut traduire. Pas toujours facile, c'est en tout cas ce que j'essaye de mémoriser cette année, dans toutes les langues que j'apprends.

1. " dans une coquille de noix" => En Bref
2. "une part de gâteau" =>c'est du gâteau
3. la cerise sur le gâteau
4. "Chauve comme un foulque"=> chauve comme un oeuf
5. "Avoir un écrou dévissé" => perdre ses boulons, être fêlé
6." garder la lèvre supérieure raide"  => rester stoïque
7. Né avec une cuillère en argent dans la bouche
8. " avoir un ver d'oreille" => avoir une scie dans la tête
9. " garder ses cartes près de son coeur" => bien cacher son jeu
10." le joker dans le paquet" => l'individu ou la chose qui peut tout faire basculer. Pas trouvé d'équivalent
11. "Avoir un as dans sa manche" => avoir un atout dans sa manche
12. " avoir le coeur sur la manche" => avoir le coeur sur la main
13. Servir sur un plateau d'argent
14. " renverser les haricots" => cracher le morceau
15. "un gros fromage" = > une huile, une grosse légume
16."un hareng rouge" => une fausse piste
17. " faire un noeud" => se mettre la corde au cou ( se marier)
18. mettre tous ses oeufs dans le même panier
19.  marcher sur des oeufs
20. " l'ombre de son identité précédente" => l'ombre de soi-même
21. "pas la place de balancer un chat" => endroit étroit, on est serrés comme des anchois
22. "le chat a ta langue" => donner sa langue au chat
23. " renverser le seau" => casser sa pipe
24. " remonter ses chaussettes" => faire des efforts pour améliorer, s'améliorer. " se secouer/ se casser un os dans le foie"
25. " avoir les pieds froids" => avoir la trouille, se dégonfler
26. " des haillons à la richesse" => passer de la pauvreté à la prospérité, prendre l'ascenseur social, faire fortune...
27. "le temps vole" => le temps passe.

En tout cas j'aime bien ces locutions, j'avais lu il y a des années un petit ouvrage là dessus, qui s'intitulait quelque chose comme " It's gone pear shaped" soit "c'est parti à vau-l'eau, ça a foiré". Il était à la médiathèque, et j'ai du le scanner, ça doit être dans mes dossiers sur disque dur, il va falloir que je le retrouve pour en lister quelques autres.
En tout cas je me demande si c'est le sens caché du titre " Trois morceaux en forme de poire" d'Erik Satie , sachant que sa mère était écossaise, il est possible que ce soit en référence à la locution anglaise. Ca part en effet en forme de poire puisque les 3 morceaux sont en fait 7, dont un intitulé " prolongation du même" qui n'a rien à voir avec ce qui précède. J'aime autant l'humour absurde du gars que sa musique.

Allez, en voilà une autre, super connue:
Chez nous, "il pleut comme vache qui pisse", ou plus poliment " il pleut des cordes"

Je vais donc essayer d'en trouver d'autres et de les proposer avant la fin du mois.

samedi 15 mai 2021

L'Inde, côté linguistique

Forcément, si je ne proposais pas un sujet linguistique, ce ne serait pas moi!

Je vous rassure, je ne vais pas vous lister les 270 langues recensées ( mais probablement bien plus, de fait, car la frontère entre langue et dialecte est floue). 22 sont officielles, dont l'anglais et l'hindi, la plus largement répandue des langues autochtones.
Donc rassurez vous, vous pourrez voyager en Inde même sans parler hindi. Et même si vous ne parlez que français, il y a encore des francophones du côté de Pondichéry.

Par contre j'aime beaucoup la chaine " I love languages", un projet d'un anglais, si je ne me trompe pas, qui grandit de plus en plus et a pour ambition de proposer des enregistrement dans un maximum de langues. Des locuteurs de langues rares ont proposé d'ajouter la leur, et on se retrouve avec des enregistrements de langues en voie de disparition, parlée par moins de 50 personnes au monde. Et il y a aussi beaucoup de dialectes.

Dans la mesure du possible, ce sont toujours les mêmes textes qui sont enregistrées: premier article de la déclaration des droits de l'homme, ou, s'il n'est pas traduit, un extrait de la bible ( ça, en général,ça a été traduit par les missionnaires qui voulaient convertir un maximum de gens), les chiffres, les salutations de bases, le vocabulaire comme les couleurs, les réalités naturelles ( genre soleil, lune, nuages, ciel, terre..). Toujours accompagné d'un petit personnage stylisé en tenue locale, sur fond de drapeau ou de motifs traditionnels.
Les enregistrements sont toujours faits par des locuteurs natifs ( enfin, sauf dans les cas de reconstitution de langues anciennes, évidemment). Ici, le nombre de locuteurs ne concerne pas l'Inde en particulier, mais la langue, donc il faut compter avec les locuteurs à cheval sur de pays ( le kashliri est parlé aussi au Pakistan, par exemple) et avec la diaspora, parfois sur d'autres continents (ne serait-ce que les indiens qui habitent en Grande-Bretagne, et parlent une de ces langues)

Et donc, écoutons quelques langues:

voilà pour les localiser: vert, groupe indo-européen ( ou parfois appelé indo-iranien)
Orange: langues tibéto-birmanes Rose: langues dravidiennes

L'hindi: groupe indo-européen, 322 millions de locteurs natifs d'hindi ou de ses dialectes, + 270 millions qui l'apprennent comme langue seconde.


L'hindi a d'ailleurs une journée nationale: le 14 septembre, instaurée par Nerhu en 1953. Ce jour là sont organisé des concours littéraires et culturels dans les lycées et université, des prix sont remis aux personnes qui ont oeuvré pour la promotion de la langue.

L'ourdou: groupe indo-européen, 69 millions de locuteurs +101,5 millions de locuteurs de langue seconde

Le Pendjabi: groupe indo-européen 125 millions de locuteurs, sans plus de détails.

L'assamais: groupe indo européen , 15 millions de locuteurs

Le kashmiri: groupe indo européen, 7 millions de locuteurs

Le Tamoul: groupe dravidien, 71 millions de locuteurs natifs + 6 million de locuteurs de langue seconde.



A compléter, au fur et à mesure de l'apparition de nouvelles vidéos :)
MAJ: compter de 1 à 10 dans les 22 langues officielles ( et on entend clairement la parenté des langues du groupe indo aryien avec les langues d'Europe de l'ouest, alors qu'il n'y a aucune parallèle possible avec celles des groupes dravidien, austroasiatique et sini tibétain



Il en manque évidemment beaucoup, puisque j'ai volontairement limité à cette seule chaine mais je vais quand même faire un petit bonus.
Ici, un monsieur qui s'est spécialié en "bardcore" soit des reprises de chansons contemporaines en style ancien (par exemple du ABBA en grec attique ou Immigrant song en vieux norrois). Il s'avère qu'il est originaire de l'état de manipur, et locuteur natif d'une langue assez rare: le poula ( moins de 180 000 locteurs) et qu'il a fait une reprise d'une chanson de the Smiths dans sa langue natale. C'est un bon exemple de ces très nombreuses langues régionales indiennes, méconnues, qui se cachent dans l'ombre des langues officielles. Hop , Morrissey and the Smith, en poula

Poula: groupe sino-tibétain, un peu plus de 187 000 locuteurs en 2011.


J'ai volontairement gardé de côté le sanskrit qui n'est pas une langue réellement parlée, mais une langue ancienne et liturgique. Il y a même probablement plus de gens qui l'apprennent dans le monde entier qu'en Inde, que ce soit pour des études archéologiques et histoirique, ou le plus souvent, parce qu'ils sont profs de yoga.

Bonus:2 : Carnets d'Inde, langues écrites, langue parlées, où l'on peut entendre certaines des langues qui manquent à l'appel ici (petit documentaire en français, 25 minutes) et en apprendre plus sur la politique linguistique du pays. Je pense que je reviendrais sur cette série de documentaires.



Et si vous appreniez une langue indienne?

Je ne vais pas mentir, il est possible de l'apprendre seul et en ligne gratuitement, mais ce sera le plus souvent à partir de l'anglais.
Pour l'instant ce n'est pas ma priorité, mais qui sait, si un projet de voyage s'annonce un jour...

L'Hindi: un site très complet: Learning hindi. Il dispose outre, les leçons avec audio, d'un drive où télécharger des livres pour enfants et comencer à mettre en pratique les connaissances

50 languages : le site de Goethe Verlang, un éditeur allemand, mais l'interface existe en français. Par contre, c'est un glossaire et il ne vous apprendra pas à réellement faire des phrases. Mais ce peut être un moyen d'entendre et de découvrir l'hindi, le bengali, le kannada, le tamoul, le marathi, le télougou,le pendjabi ou l'ourdou

Même Assimil ne propose que l'hindi, l'ourdou et le tamoul. Par contre il propose le sanskrit

A surveiller: l'Ilara, branche en ligne de l'institut des langues rares de Paris, qui a été créé l'an dernier ( comme quoi la pandémie et les confinements ont des effets inattendus) risque de proposer des choses très intéressante à la rentrée. Ils sont en train de développer leur offre ( qui ne concerne pas d'ailleurs euelement les langue très lointaines géographiquement, il y a eu des cours de "parlers du croissant", donc berrichon, bourguignon, les langues régionales situées à la limite des zones d'oc et d'oil), l'objectif estd e valoriser les langues peu parlées, peu décrites ou disparues. et je connais 2 personnes qui y suivent des cours de vieux norrois) Il n'y a pas grand chose concernant l'Inde pour l'instant, mais avec la quantité possible de langues ares à explorer, ça m'étonnerait qu'iln'y en ai pas un jour.
Par contre il y a un cursus d'initiation à la littérature sanskrite ( disponible en cours d'année, car en direct de la Sorbonne) et de tibétain classique ( même organisation) l'INALCO, le grand spécialiste des langues orientales et France n'a que l'hindi et l'ourdou en cours du soir ou stages à Paris ( ils commencent à réfléchir à développer une offre de diplômes à distance, mais seulement en Swahili, Hebreu et MAlgache pour le moment, et pas d'annonce non plus concernant de possibles nouveaux moocs)

vendredi 1 juin 2018

Language and accents!

Juin! C'est le retour du mois anglais, et comme je suis en pleine révision linguistique, j'avais envie de célébrer ça aussi. Le plaisir des langues étrangères, de les manier, de les retourner en tout sens, de faire des fautes qui peuvent être potentiellement hilarantes, bref de s'amuser avec les sons et les mots.

J'avoue que lorsque je pense à l'anglais, c'est vrai qu'en tant que francophone de naissance, je l'envisage plutôt sous son aspect "globish"de langue de communication internationale que sous son aspect esthétique.
Surtout avec la prédominance dans les médias de l'accent, ou plutôt des accents, venus des USA qui ne sont pas franchement ma tasse de thé...

Car oui, ceux qui viennent par ici régulièrement, savent quel est mon rapport au son. Je joue de la musique, je chante, je vais voir des films en VOST, j'apprends les langues étrangères.. mon monde est beaucoup plus sonore que visuel, depuis toujours. J'ai un goût presque sentimental pour, pêle-mêle: les sons graves, les voix ( pas toujours graves d'ailleurs, même si elles ont ma préférence) et évidemment, les mots, les jeux de mots, la création de mots-valises,  la créativité littéraire, les sous-entendus plus où moins égrillards, les accents plus ou moins faciles à comprendre...

Et il s'avère que j'ai justement un faible très... fort pour les accents britanniques, pour l'humour anglais, pour les gens qui s'amusent avec les mots en les dégustant avec un plaisir de fins gourmets.

Pour l'impayable John Cleese qui danse en sous-vêtements en déclamant du Lermontov en VO, avec un accent à couper au couteau, et me fait pleurer de rire.

Pour le drôlissime Eric Idle  qui nous incite, en plein moyen-orient antique, à regarder du bon coté de la vie, avec son anglais parfaitement parfait.


Pour la pétillante Felicity Lott qui chante avec classe le très salé " Alice is at it again" du non moins pétillant Noel Coward.


Pour, justement, le pétillant Noel Coward et son scat farfelu... qui méritait bien des sous-titres.


Mais il n'y a pas que l'humour, j'aurais pu évidemment mentionner Christopher Lee, une des plus belles voix du cinéma, ou Peter Ustinov, bien anglais malgré son nom, pour leurs compétences polyglottes, mais je viens de découvrir, divine surprise! Que le fort sympathique Tom Hiddleston est aussi assez doué en langues étrangères, au moins en français et espagnol, mais surtout, il a l'air de s'amuser énormément, et c'est CA l'essentiel.

Mais pour finir cette petite sélection, à tout seigneur tout honneur:  Stephen Fry.

Stephen Fry qui écrit, décrit le plaisir à la fois intellectuel et sensoriel de s'amuser avec les mots, et balance à propos des pisse-froid de la pureté langagière:  (et le plus drôle c'est qu'il les vanne avec un niveau de langage .. irréprochable)

"Do they ever let the tripping of the tips of their tongues against the tops of their teeth transport them to giddy euphoric bliss? Do they ever yoke impossible words together for the sound-sex of it? Do they use language to seduce, charm, excite, please, affirm and tickle those they talk to? Do they? I doubt it."

oooh-là-là ( in French dans le texte), suggestif, tout ça!
Petit canaillou, va... c'est un délice à lire, à dire et à écouter! :D
Rien que l'allitération en t présente dans cette phrase - très amusante à dire, alors même que je suis incapable de la prononcer de manière fluide - est effectivement un étourdissant plaisir euphorique. En tout cas je ne peux pas parvenir à la fin de la phrase sans sourire.. avant d'éclater de rire.

Bon, vous savez maintenant que pour me charmer, il faut avant tout charmer mes oreilles... 

Et comme avec le son, c'est mieux, une petite animation typographique absolument brillante, de ce texte lu par Mister Fry himself.
 Mais l'animation, bien qu'excellente, rend le texte un peu compliqué à suivre, alors, le voilà:
"For me, it is a cause of some upset that more Anglophones don’t enjoy language. Music is enjoyable it seems, so are dance and other, athletic forms of movement. People seem to be able to find sensual and sensuous pleasure in almost anything but words these days. Words, it seems belong to other people, anyone who expresses themselves with originality, delight and verbal freshness is more likely to be mocked, distrusted or disliked than welcomed. The free and happy use of words appears to be considered elitist or pretentious. Sadly, desperately sadly, the only people who seem to bother with language in public today bother with it in quite the wrong way. They write letters to broadcasters and newspapers in which they are rude and haughty about other people’s usage and in which they show off their own superior ‘knowledge’ of how language should be. I hate that, and I particularly hate the fact that so many of these pedants assume that I’m on their side. When asked to join in a “let’s persuade this supermarket chain to get rid of their ‘five items or less’ sign” I never join in. Yes, I am aware of the technical distinction between ‘less’ and ‘fewer’, and between ‘uninterested’ and ‘disinterested’ and ‘infer’ and ‘imply’, but none of these are of importance to me. ‘None of these are of importance,’ I wrote there, you’ll notice – the old pedantic me would have insisted on “none of them is of importance”. Well I’m glad to say I’ve outgrown that silly approach to language. Oscar Wilde, and there have been few greater and more complete lords of language in the past thousand years, once included with a manuscript he was delivering to his publishers a compliment slip in which he had scribbled the injunction: “I’ll leave you to tidy up the woulds and shoulds, wills and shalls, thats and whiches &c.” Which gives us all encouragement to feel less guilty, don’t you think?

There are all kinds of pedants around with more time to read and imitate Lynne Truss and John Humphrys than to write poems, love-letters, novels and stories it seems. They whip out their Sharpies and take away and add apostrophes from public signs, shake their heads at prepositions which end sentences and mutter at split infinitives and misspellings, but do they bubble and froth and slobber and cream with joy at language? Do they ever let the tripping of the tips of their tongues against the tops of their teeth transport them to giddy euphoric bliss? Do they ever yoke impossible words together for the sound-sex of it? Do they use language to seduce, charm, excite, please, affirm and tickle those they talk to? Do they? I doubt it. They’re too farting busy sneering at a greengrocer’s less than perfect use of the apostrophe. Well sod them to Hades. They think they’re guardians of language. They’re no more guardians of language than the Kennel Club is the guardian of dogkind.

The worst of this sorry bunch of semi-educated losers are those who seem to glory in being irritated by nouns becoming verbs. How dense and deaf to language development do you have to be? If you don’t like nouns becoming verbs, then for heaven’s sake avoid Shakespeare who made a doing-word out of a thing-word every chance he got. He TABLED the motion and CHAIRED the meeting in which nouns were made verbs. New examples from our time might take some getting used to: ‘He actioned it that day’ for instance might strike some as a verbing too far, but we have been sanctioning, envisioning, propositioning and stationing for a long time, so why not ‘action’? ‘Because it’s ugly,’ whinge the pedants. It’s only ugly because it’s new and you don’t like it. Ugly in the way Picasso, Stravinsky and Eliot were once thought ugly and before them Monet, Mahler and Baudelaire. Pedants will also claim, with what I am sure is eye-popping insincerity and shameless disingenuousness, that their fight is only for ‘clarity’. This is all very well, but there is no doubt what ‘Five items or less’ means, just as only a dolt can’t tell from the context and from the age and education of the speaker, whether ‘disinterested’ is used in the ‘proper’ sense of non-partisan, or in the ‘improper’ sense of uninterested. No, the claim to be defending language for the sake of clarity almost never, ever holds water. Nor does the idea that following grammatical rules in language demonstrates clarity of thought and intelligence of mind. Having said this, I admit that if you want to communicate well for the sake of passing an exam or job interview, then it is obvious that wildly original and excessively heterodox language could land you in the soup. I think what offends examiners and employers when confronted with extremely informal, unpunctuated and haywire language is the implication of not caring that underlies it. You slip into a suit for an interview and you dress your language up too. You can wear what you like linguistically or sartorially when you’re at home or with friends, but most people accept the need to smarten up under some circumstances – it’s only considerate. But that is an issue of fitness, of suitability, it has nothing to do with correctness. There no right language or wrong language any more than are right or wrong clothes. Context, convention and circumstance are all.

Ecrit en 2008, il y a donc tout juste 10 ans. 
(et je suis très contente de n'avoir eu qu'un seul mot à chercher dans le dictionnaire dans tout ce long passage de haute volée: sartorially)

Eclatez-vous, amusez -vous, dégustez les mots, savourez le langage, le vôtre  ...ou celui du pays voisin pour ce mois anglais :)

dimanche 15 avril 2018

Le marathon des langues - c'est quoi ce truc?

Ceux qui me suivent régulièrement le savent, je suis une dingue des langues étrangères.

Oui mais parfois, c'est assez compliqué de garder la motivation, seule dans son coin.
Or je suis tombée, un peu par hasard sur le concept du Marathon des langues, organisé par Lauriane sur son blog. Une fondue des langues comme moi, qui se donne  365 jours pour apprendre le russe.. au maximum de ce qu'il lui sera possible ( elle vise quand même le niveau C1 du CECRL, ce qui n'est pas rien)
Il a fallu que j'aille vérifier, parce que mon dernier apprentissage de manière encadrée ( cours d'anglais) date d'avant l'établissement de ce cadre de référence. En gros, donc:

A = niveau débutant, B= niveau intermédiaire/avancé et C =le niveau autonome.
Chacun est subdvisé en 2, et  voilà l'exemple pour le français. (pour rigoler, j'ai fait le test avec un beau 100% de réussite, puisque je suis native. Un autre résultat aurait quand même été vexant!)

Pour en revenir au marathon, des langues, le concept dit bien ce qu'il veut dire: il s'agit d'une course de fond, pas d'un sprint. Comprendre que mieux vaut un travail court, mais régulier, fut-ce seulement  10 minutes avant d'aller se coucher tous les jours, que 2 heures de révision une fois de temps en temps.

Si vous avez du mal, d'ailleurs, Lauriane est coach et vous propose un accompagnement. C'est son boulot, faut bien gagner sa vie ( et quelle chance de pouvoir bosser comme ça!).
Mais ça n'est absolument pas obligatoire pour relever le défi. De mon côté, à 40, roups.. 41 balais, j'oublie que je viens de vieillir,  je connais mes points forts et faibles, et je sais que je travaille mieux en autonome qu'en équipe, en modulant en fonction des vicissitudes quotidiennes.
Donc ce n'est pas vraiment pour moi. Mais je la remercie de m'avoir involontairement donné le coup de pied au derche mental  que j'attendais (même si de fait, je suis déjà dans une phase de réajustement de..tout: priorités, physique, mental. Ras le pompon de ne pas faire ce que je veux, et c'est juste une suite logique de la révolution tranquille que je mets dans ma vie depuis 2 ans)


Et puis, il 'y a d'autres possibilités, surtout lorsqu'on est hors cadre scolaire, pour apprendre les langues, que de s'enfourner des listes de verbes irréguliers ou de vocabulaire dont on ne se servira jamais.
Mais mon cerveau est un troll en puissance et j'ai parfaitement retenu 2 mots des listes de vocabulaire allemand du lycée: Rucktrittbremsen "freins de rétro-pédalage" et Schlagbohrmaschine "perceuse à percussion".
J'ai beaucoup oublié le vocabulaire le plus courant, par contre, mais ceux là sont gravés dans le marbre, il m'a suffit de penser que je n'en aurai jamais besoin et que c'était plutôt inutile de les apprendre pour l'écrit du bac pour ne jamais les oublier.

Scoop: j'ai passé le bac en 1995 et je n'en ai jamais eu besoin depuis.
Scoop N°2: c'était tellement sorti de nulle part que ma mère, qui n'a jamais fait d'allemand, les a aussi mémorisés, puisqu'elle m'entendait pester sur ces foutues listes de vocabulaire.

Mais là, cool, on se détend, on n'est pas dans une situation où il va falloir garder le nez dans le guidon avec un exam' en juin à assurer, tout en jonglant avec les différentes matières à côté.
Apprendre les langues n'a jamais été aussi simple pour peu qu'on s'y colle vraiment: pas de maths, pas d'histoire-géo, pas de dissertation de philosophie à rendre lundi prochain, ni d'oral à préparer pour les options.
Autre avantage (et ça sent le vécu, avec l'opération de mars dernier): on peut être malade.
Ca n'est pas grave, il n'y a pas de cours à rattraper, avec un prof qui court comme un bourrin pour boucler son programme dans les temps.

Hé oui, manquer une semaine au lycée, c'était perdre 4 ou 5 heures de langues, et ce, en double ou triple exemplaires ( LV1, LV2 et pour moi LV3), ce qui se soldait par des lacunes difficiles, voire impossibles à combler si on était malade 2 fois dans l'année. Multipliés par le nombre d'année de cours. Autant dire que si une notion cruciale en grammaire avait été abordée à ce moment, là, on était aux fraises, et qu'il était difficile de trouver des sources pour déblayer ça seule pendant les vacances, (avec en plus Madame Machin qui nous a justement collé un méga devoir sur Merleau-Ponty à rendre dans 15 jours)

Là, c'est a chacun de se prendre en main, et si on est dans l'impossibilité de s'y consacrer pendant quelques jours .. hé bien il suffit de reprendre là où on s'était arrêté, c'est aussi simple que ça.

Evidemment, c'est beaucoup une question d'autodiscipline.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'entre le temps où j'ai passé mon bac et maintenant, le net a été popularisé.
Et avec le net, les ressources se multiplient, à portée de clics: fiches de révisions, sites de "mot du jour", moocs, radios étrangères, séries TV en vost ( et oui, regarder un épisode de série TV ou un film en VO, c'est du travail linguistique contrairement à ce que disait Monsieur XXXX pour qui seuls Goethe et Schiller valaient le coup... donc si votre kif, c'est de regarder Derrick en VO, faites vous plaisir :D)

Bon évidemment trouver des sources en anglais, en espagnol ou même en japonais ( merci la culture otaku d'être passée par là) c'est assez simple.
Trouver des ressources en allemand, en flamand ou en russe, c'est un peu moins facile.

Mais la première chose à faire, Lauriane notre marathonienne-organisatrice insiste là dessus, et d'expérience, je suis tout-à-fait d'accord, c'est de définir quelle langue on veut apprendre et surtout pourquoi.

Parce que "juste par curiosité" ou " pour me débrouiller en voyage" ou " pour déménager dans tel pays", le niveau final visé ne sera pas le même.

Une autre donnée importante c'est d'en parler autour de soi. Exactement ce que je suis en train de faire. Parce qu'ainsi, ben.. on ne peut plus reculer sans passer pour un pignouf à ses propres yeux. Mais aussi parce que qui sait, on trouvera peut être un ou deux potes à embarquer dans l'aventure, que ce soit dans la vraie vie du réel vrai ou sur le net ( et le marathon des langues a aussi une page facebook qui débute à peine, donc la communauté est encore assez petit: 733 personnes au moment où j'écris, soit le 7 avril)  Et que c'est toujours plus simple de se motiver à plusieurs qu'en solo, où on risque de perdre de vue l'objectif mentionné un peu plus haut.

Et j'ai envie de rajouter une 3° donnée, dont elle ne parle pas - ou alors je ne l'ai pas trouvée sur son site. C'est de déterminer si on a une mémoire plutôt visuelle, plutôt auditive, ou kinésique.
Parce que celui qui a une mémoire visuelle va fonctionner facilement par image, c'est ce qui est le plus souvent proposé par les enseignants. Et ça a zéro effet sur moi, j'ai une très mauvaise mémoire visuelle. Par contre des années après, je me souviens de la voix de quelqu'un, et j'ai reconnu ma prof de français de seconde plus de 20 ans après à sa voix, pas à sa tête. Et un peu de mémoire kinésique aussi: donc pour moi il va falloir passer par l'auditif et la réécriture, mais les images et les petits dessins, c'est inefficace sur moi. Par contre avoir des sources que je peux réécouter plusieurs fois, c'est exactement pour moi. Les fichiers mp3 sont mes amis!
Donc c'est une chose qu'il vaut mieux déterminer avant. Voilà un exemple parmi d'autres de test, destiné aux enfants, mais qui peut être utile à tout âge.

Alors donc voilà mon projet, ou plutôt mes projets.

Le marathon "un an pour apprendre le russe" a officiellement commencé le 1 avril. Mais de mon côté, j'avais des bases et je m'y étais remise assez régulièrement depuis septembre dernier.
Comme je suis fausse débutante, et qu'avec ma reprise d'études qui s'annonce en septembre, je solde tous mes congés avant de partir en disponibilité, j'ai décidé de commencer au 1° mai. Ainsi, je serai déjà en vacances, et avec cette énorme modification de planning, je préfère commencer officiellement au 1° mai. Par simplicité, pour ne pas commencer avec un planning et devoir le modifier deux semaines plus tard de route parce que mes activités vont changer. Mais autant dire que je vais profiter de ce coup de pot qui ne se présente pas souvent pour en faire un max.

Pour l'instant je vise 2 langues, avec des objectifs différents et un niveau de départ différent. On verra bien ce qui en résultera.



1- Le russe donc, puisque c'est un peu le défi commun ( mais il n'y a pas d'obligation, j'aurais pu choisir de me remettre à l'allemand ou à l'espagnol, d'améliorer le japonais ou de peaufiner mon anglais ou de découvrir une autre langue qui m'intéresse)
niveau de départ: Je n'ai pas trouvé de test pour le moment. et comme j'ai repris depuis quelques mois, je dirais que je suis un peu plus que faux débutant. en regardant le lien du CECRL plus haut, je dirais quelque part entre A2 et B1. Sachant qu'en langues on n'avance pas vraiment par palier, mais que c'est un continuum.
Par exemple en japonais, j'ai appris des termes liés à la musique et à la santé, pour parler de ce que j'ai fait ce printemps, mais j'ai zéro compétence en jardinage.
Alors qu'un autre élève du même niveau est jardinier et bricoleur amateur et a donc appris ce vocabulaire là que j'ignore absolument... du coup, chacun dans son domaine va avoir du vocabulaire avancé, mais des capacités intermédiaires en grammaire etc...
  • Objectif: donc le russe, oui mais pourquoi? en fait j'ai visité Moscou et Saint Petersbourg, entre autres, il y a 3 ans, en voyage organisé. J'ai bien envie d'y retourner par moi-même et d'avoir une autonomie suffisante pour le faire. Ca c'est pour l'objectif à long terme. a court terme, en tant que chanteuse, il y a des morceaux qui me plaisent bien et que j'ai envie de travailler, avec si possible un accent pas trop moisi. Les 4 mélodies des chants et danses de la mort de Moussorgsky en premier lieu.c'est en cours de mise en place au niveau musical en tout cas pour la 1° ( et oui, écouter et réécouter un max de chanteurs et chanteuses différents, en essayant d'intégrer la prononciation c'est aussi du travail linguistique, et là faut pas me pousser beaucoup pour que je le fasse!)
  • Durée: je pars sur du long terme. Du coup les 365 jours -un peu décalés- ça me convient. On verra comment je modulerai le planning à partir de la rentrée et des autres cours. Mais au plus j'arrive à en faire maintenant , au plus je pourrais un peu alléger par la suite. Et puis, je verrai ce que la fac propose comme options.
  • avantage/ inconvénient: j'ai déjà des bases qui dormaient, mais pas oubliées ( en linguistique, on parle de fossilisation, oui oui), donc c'est un plus. Le problème c'est que je sais pertinemment quelles sont les pierres d'achoppement qui m'avaient posé problème au lycée, et que je les vois arriver avec une certaine méfiance ( aspects du verbe, et surtout ces^$ù*=$ de verbes de mouvement!). A moi de trouver un angle d'approche différent de celui du lycée qui ne me convenait pas.
  • Particularité: comme il n'y en a pas en fait pas de voyage prévu dans l'immédiat, je peux suivre un programme assez classique. Y compris tenter de lire/ écouter des textes simple d'auteurs célèbres, etc.. Tranquille, donc.
  •  
oui j'ai choisi le drapeau des Flandres pour illustrer. Le problème est que le drapeau des Pays -Bas est visuellement trop proche de celui de la Russie.
2- le néerlandais/flamand : alors là, je suis  vraie débutante. Enfin presque, j'avais tenté il y a 2 ans un mooc, via l'anglais, mais la proximité des 2 langues était plus un problème qu'autre chose. Je n'ai pas encore trouvé de sources à l'heure actuelle, je vais donc me mettre à les chercher très prochainement. L'objectif et le temps prévu sont différents.
  • objectif: je l'ai dit je reprends des études en septembre, si tout se passe comme prévu. A Bruxelles. En Belgique. Certes la ville est en grande partie francophone, et je pourrais me contenter du français, mais .. on parle de moi, là. Quelqu'un qui ne va pas louper une occasion pareille, alors qu'elle sera en immersion et en plus en immersion dans la capitale européenne. autant dire avec beaucoup plus de sources et d'occasions d'entendre et de parler plein de langues. Et si je veux confortablement visiter les Flandres et les Pays-Bas, sans avoir sans cesse recours à l'anglais, je suis presque déontologiquement obligée de m'y mettre. Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est une obligation bien peu pénible :D
  • durée: là c'est un peu différent, puisque normalement à partir de septembre, je serai sur place.L'idée est plus de voir ce que je peux faire pendant les 5 mois qui me séparent du moment fatidique, histoire d'arriver avec un petit niveau de base. Le maximum que je pourrai obtenir, dans cette période là, mais sans sprinter pour autant. Pas vraiment un marathon, plutôt une course de demi-fond!
  • avantage/ inconvénient: j'ai appris l'allemand LV1 et l'anglais bien des années après. La proximité des langues s'annonce à la fois comme un avantage, mais comme un inconvénient aussi ( je sais déjà que c'est la LV1 qui va vouloir ressortir quand je vais me creuser la cervelle) et donc passer par le cours en anglais, ce n'est pas une très bonne idée non plus
  • Particularité: comme il va y avoir une application assez rapide des connaissances, je vais plutôt orienter mon apprentissage sur des choses très concrètes: l'accent belge plutôt que néerlandais, s'orienter dans les rues, réserver un billet de train, un peu de géographie et les noms des lieux en bilingue, comment faire les courses, etc.. Les choses plus générales, ça viendra peu à peu par la suite en immersion (enfin, écouter Brel chanter Mijn vlakke land, c'est toujours une occasion d'entendre l'accent et d'apprendre du vocabulaire, sur un texte qu'on connait par ailleurs très bien en français)
Et comme je sais que j'ai quelques internautes belges qui me suivent parfois,  je suis tout ouie, si vous avez des sources et des solutions à me proposer ( attention cependant, je n'ai pas la TV, donc ça ne peut être que de l'écrit ou des sources internet).

Sacrifices , hé oui car ce genre de projet implique des sacrifices. Non, je ne parle pas de faire un sacrifice suovetaurile aux mânes de Georges Dumézil en espérant avoir un jour son niveau. Une petite libatio est toujours possible, par contre.
Mais il va sans dire que même avec 35h00 de travail en moins par semaine pour quelques mois, il va falloir s'organiser.
Et mettre quelques activités entre parenthèses: la marche quotidienne, non, je garde, parce que sans les jambes, la tête n'irait pas loin. La musique non plus, c'est trop important, sauf pour la période juillet-août où il m'est impossible de jouer du basson ( son tout moisi à cause de la chaleur), mais dans ce cas là, réviser le solfège et les bases du clavier, c'est toujours possible, en maillot de bain devant le ventilateur.

Par contre ça veut donc dire que je vais devoir freiner.. sur les autres langues. L'anglais n'est pas un souci, dès qu'on traîne un peu sur le net, on y est confronté quasiment par défaut.Mais ça veut surtout dire mettre en hiatus la reprise de l'allemand, puisque le flamand a une plus grande urgence. Et le japonais aussi ( les cours finissent courant mai de toute façon), parce que gérer 4 langues en même temps dont une en débutant, ça ne va pas être possible. Même si les films et séries animées en VO seront toujours au RDV.

Et d'abord en juin c'est le mois anglais, donc il y aura quand même de la lecture et de l'écoute so british, entre une tranche de russe et une de néerlandais. Ca me laisse un peu de temps pour mettre tout ça en place en mai et fignoler mon planning. Sachant que je ne suis absolument pas une lève-tôt, et pas du tout opérationnelle le matin, et donc, pas la peine d'aller à l'opposé de ma nature profonde, ça serait contre-productif.

I can't get noooooo satisfaction!
Hmmm je suis en train de réfléchir à un 3°blog, juste pour ce qui est lié à ces sujets linguistiques en fait. Il y a celui ci qui est général et un autre pour la culture du Japon... Ca ne veut pas dire que je les mets à jour toutes les semaines, mais ça pourrait être une solution pour suivre cette progression linguistique, sans casser les pieds à ceux qui sont intéressés par les lectures et les films.. et inversement, ne pas imposer à la  communauté "marathonienne" des sujets autres.
Je vais donc y penser. On verra bien.

HOP! sitôt dit, sitôt fait, je viens donc e créer un blog annexe dédiée à ce sujet linguistique.
J'ai galéré à mort pour trouver un titre avec le mot langue, qui ne soit pas déjà pris, ou ne sonne pas trop olé olé.
Ca s'appelle donc " je tiens ma langue" ( et j'espère m'y tenir, donc). Et ça commence donc au 1°mai, ça me laissera le temps de fignoler une interface un peu moins basique...

dimanche 12 juin 2016

retour sur le mooc d'anglais, et ressources en ligne

Je l'avais promis, un petit billet de retour sur le mooc d'anglais proposé par l'université libre de Bruxelles à l'automne et l'hiver dernier.

J'avais loupé la première session l'année d'avant, faute de temps, heureusement il a été reconduit. Et pour ceux qui seraient tentés, je pense qu'on devrait le voir réapparaitre bientôt, l'automne prochain surement.

Et donc ce cours était très intéressant. D'abord parce que c'est une occasion en or de revoir ses acquis (et il y a des choses qui s'oublient vite surtout quand rien de comparable n'existe dans votre langue d'origine. Ouaip.. les formes progressives.)
Le but du cours était " apprendre à apprendre", ce qui est toujours intéressant et, Icing on the cake transposable dans d'autres domaines  ou d'autres langues.
L'intérêt étant de déterminer son profil d'apprentissage, ce qui n'est jamais possible dans un cours collectif, standardisé pour le plus grand nombre, et de travailler à sa manière.
J'ai donc appris ( bien que ça ne soit pas une surprise vu que toutes mes activités tournent autour du son) que j'ai un profil auditif, et que donc je retiens mieux ce que j'écoute que ce que je lis.
C'est l'avantage d'un cours de ce type pour moi, puisque si je le veux,je peux réécouter les séquences autant de fois que j'en ai envie. L'autre avantage, c'est évidemment de pouvoir s'y consacre au moment où je voulais/ pouvais. Et comme je ne suis pas du matin, je me souviens de la galère pour rester réveillée quand j'étais au collège/ lycée, le meilleur moyen de ne rien mémoriser en fait. Donc là, posibilité de le faire le soir, voire juste avant d'aller se coucher, c'est impeccable pour moi.

Par contre le désavantage c'est qu'on reste non pas passif, puisqu'il est demandé une écoute active et de l'attention, mais qu'il n'y a pas vraiment d'exercice de production ( enfin, si un exercice de production écrite, facultative était proposé, pas de chance, j'étais malade et pas du tout en état de le faire dans le temps imparti. Heureusement, il n'était que facultatif, ce qui ne m'a pas empêchée de finaliser le mooc - et de réussir un inattendu 93% de réussite. Je tablais plutôt autour de 75%, Ouaip, je suis fière de moi!)

Le niveau était un peu en dessous du mien, c'est dommage. J'y ai surtout revu des choses ( j'en ai appris d'autres, hein, en particulier sur la prononciation des voyelles, ou des règles de grammaire. J'avais appris l'anglais avec la méthode du Wall Street Institute, et donc tout était basé sur l'apprentissage naturel, sans trop théoriser la langue. Pareil pour les règles de capitalisation des titres)
Le cours s'adresse à un niveau "moyen" en fait. qui correspond à B1 dans le cadre européen ( encore un truc qui n'existait pas quand j'ai appris les langues, donc je n'aurais jamais su me situer à ce niveau là. Je suis donc plutôt entre B2 et C1. Là encore en théorie. Parce qu'on peut avoir un niveau assez bon voire très bon en écoute et être une bille à l'écrit, ou incapable de parler pour une raison XYZ

(le problème des tests de niveau étant qu'il vous demandent par exemple, sur un point de grammaire ultra précis, de choisir TOUTES les phrases qui ont le même sens. Mettons qu'il y ait 7 propositions, dont 6 justes. Il suffit d'une seconde d'inattention , vous n'en cochez que 5 et hop, la réponse est considérée comme entièrement fausse. Ou que vous n'en connaissiez que 5. Il n'empêche qu'en pratique vous connaissez au moins 5 manières différentes de dire la même chose, mais que le test vous dira " WRONG ANSWER!" La frustration à son maximum, je trouve qu'il n'y a pas pire pour démotiver, quand en pratique n'importe quel natif vous comprendra, et c'est un peu le but quand on apprend une langue)

 Nota: j'ai fait hier un test en français, avec une faute en résultat. Une. Qui d'entre vous se souvient de la règle d'accord du COD placé avant le verbe dans le cas particulier des verbes de mouvement et de sensation? QUI? Probablement même pas mes amis qui ont choisi la carrière de prof. La question était particulièrement vicieuse.
Est-ce que ça veut dire que j'ai une mauvaise compétence en français? Bien évidemment que non.
Ne pas connaître ou avoir oublié une règle ultra tordue ne vous rend pas nul en langue ( je me rappelle avoir aidé un japonais à décortiquer une phrase du style " même si elle avait révisé, elle n'aurait pas pu ne pas échouer" Ouaip. Tu m'étonne qu'il nage! Les francophones de naissance aussi d'ailleurs..)

Ce que je veux dire, c'est que ce genre de tests " à sanction" pose toujours des questions vicieuses qui en pratique n'auront pas vraiment d'utilité lorsqu'on apprend une langue pour...ben, pour la parler ou l'écrire et se faire comprendre.

D'où l'importance d'avoir une idée assez claire de son propre style d'apprentissage, pour déjà, travailler ses propres faiblesses, et puis aussi se rassurer avec ses facilités en se disant que non , on n'est pas si mauvais que ça.


Donc je vous ai compilé une liste des sources proposées par le mooc, à revoir de temps en temps

Travail général
BBC: http://www.bbc.co.uk/learningenglish/
British council:  https://www.britishcouncil.org/english

Travailler l'écoute:
http://learnenglish.britishcouncil.org/en/
http://www.breakingnewsenglish.com/

travailler la lecture
http://www.bbc.co.uk/skillswise/0/

travailler le vocabulaire (oui, la j'ai copié collé) 
 www.quizlet.com : Quizlet is a free website providing learning tools for students, including flashcards, study and game modes. You can create for your own study sets of vocabulary with definitions.  www.vocabulary.comVocabulary.com is a free website providing questions designed to help you learn the words that you need in an academic or business environment. The learning process only  focuses on words that you have problems  with and you can easily follow your progress.  
 www.memrise.com/Memrise is a website that offers courses based on a wide variety of topics. The section devoted to languages is really interesting as you will definitely find something you like. A lot of vocabulary courses are available with prepared lists of words in English only. The principle is to test you again and again, in a fun way,  to consolidate  your knowledge of vocabulary. You can then easily see and follow your progress.  
note: Memrise existe aussi  sur support android, c'est bien pratique pour travailler depuis son lit.Et propose de nombreux autres sujets quel'anglais. Il n'apprendra pas à faire des phrases, mais se concentre vraiment sur le vocabulaire.

travailler la prononciation

online pronunciation dictionnary:
http://www.howjsay.com/
Ca c'est génial! Tellement que je le mets en gras.
parce qu'il arrive de lire un mot et de se demander comment il peut bien se prononcer. Il suffit de le taper dans la boite de dialogue et de l'écouter. Prononciation anglaise plutôt qu'américaine, même si dans certains cas les deux sont proposées.

dictionnaires 
www.onelook.com: in one look, you get the entries in all the dictionaries available online. 
www.wordreference.com: this is a bilingual dictionary (French-English or English-French). You can also download the application on smartphones
http://dictionary.cambridge.org : This is a British dictionary but you also have access to American words and pronunciation. 
http://www.merriam-webster.com : This is an American dictionary. You can play games on vocabulary.

ET Maintenant?
Je n'ai plus qu'à enchainer avec celui-ci ( de cette semaine au 18 juillet)
Explorer la langue anglaise et sa culture.