lundi 15 octobre 2018

Histoires de fantômes indiens - R.Tagore

Rendez vous fantômes orientaux cette semaine.
Et plutôt que d'aller classiquement là où mes habitudes me portent, c'est à dire le Japon, j'ai décider d'explorer un autre pays cette fois.

On part en Inde, qui m'aime me suive!

quand c'est possible, j'aime bien thématiser mon dîner. Bon, les carottes râpées ne sont pas très indiennes  (mais c'est orange, donc halloweenesque) mais le riz basmati aux épices et au lait de coco n'a rien à se reprocher!

7 nouvelles fantastiques signées Rabindranath Tagore ( l'auteur indien le plus connu, sinon le seul connu du grand public, et Prix Nobel de littérature)

-Le squelette : une nouvelle que j'avais déjà lue et chroniquée précédemment, car elle se trouvait dans "Aux bords du Gange". Un homme qui passe la nuit dans son ancienne salle de classe, où se trouvait alors un squelette, se demande ce qu'il a bien pu devenir, et a qui il appartenait. Il va avoir la réponse ce soir là: un fantôme lui rend visite, celui de la propriétaire du squelette,qui vient lui raconter a vie et sa mort. De son vivant, en proie à une passion destructrice autant qu'auto-destructrice, elle a commis un assassinat, ce qui lui vaut probablement cette condamnation a errer entre les deux mondes.

- Les pierres affamées: une nuit, attendant un train, le narrateur rencontre un curieux bonhomme, qui pour passer le temps, lui raconte un histoire.Vraie ou pas, en tout cas le type raconte comment il a passé plusieurs nuits autrefois dans une maison hantée, qui a failli avoir sa santé et sa raison. Il n'est apparemment pas la première victime de cette hantise et a fini par conclure que le fou du village a autrefois probablement perdu la tête de cette même manière...

- Obsession: Phanibushan est un homme gentil, très gentil, trop gentil. Moderne dans l'Inde du début du XX°siècle, très anglicisé, il est malheureusement doté d'une femme impassible, dont il a espéré gagner l'affection grâce à des bijoux et des cadeaux... mais qui ne voit en lui qu'une tirelire ambulante, une machine à distribuer les bijoux. Lorsqu'il doit faire face à un revers de fortune et espère de sa part un petit geste, comme gager quelques bijoux, il n'arrive pas à se faire comprendre, et sa femme décide nuitamment de partir, emportant toute sa fortune sur elle. Nul ne la reverra jamais, mais Phanibushan de retour après avoir réglé ses problèmes financiers sans l'aide de sa femme ne pourra que constater cette défection... et entendre, nuit après nuit, un cliquettement de bijoux, jusqu'au soir où il se retrouve nez à.. os avec un squelette couvert de bijoux du crâne aux pieds.

- La fortune abandonnée. La encore j'avais croisé cette histoire dans le recueil précédent, mais sous le titre " le gardien de l'héritage" ( il y a quelques petites différences, mais la trame générale est la même). Un vieil avare a refusé des soins médicaux à sa belle fille, sous prétexte que c'était une dépense inutile. Elle est morte et  son fils, le considérant comme meurtrier, s'en va, emmenant avec lui son propre fils, la seule personne que l'avare tolérait, car "il ne coûtait pas cher"- horrible vieux!
Fils et petit fils partit, le sale bonhomme contemple avec joie les économies qu'il fait, mais s'ennuie quand même, et regrette son petit fils. Il prend en sympathie un gamin fugueur et,lui promettant de le cacher de son vrai père qui le cherche et d'en faire son héritier.. le manipule pour en faire un gardien du trésor ( comprendre, l'empoisonner, et l'emmurer pour le laisser mourir et devenir un gardien mystique, après lui avoir fait promettre de rendre l'intégralité du trésor uniquement à son petit fils ou à ses descendants. Il n'y a pas cette fois mention  de la réincarnation qui était présente dans l'autre version, il n'empêche que cette histoire est bien sordide et dotée d'un conclusion cruelle du genre " karma instantané"

- Le précepteur: Benugopal, un indien anglicisé, de retour en Inde après ses études est victime d'une illusion étrange, dans une voiture de louage ( en fait une carriole, à l'ancienne): il a soudain l'impression de tourner en rond autour d'un parc, et d'être observé par une présence qu'il n'arrive pas à situer, mais qu'il connait. Et en effet, la voiture est hantée, par un fantôme qu'il connaît très bien: son ancien précepteur, homme de caste inférieure à la sienne, qui a été bien mal traité par la famille de Benu, imbue de sa supériorité. Benu a été éduqué comme un roi, pensant qu'il était autorisé à tout faire, tandis que Haralal, le précepteur pauvre n'a jamais su s'imposer, encore moins face à son élève, et s'avère incapable de prouver sa bonne foi lorsque Benu va commettre un crime et s'enfuir, lui laissant porter le chapeau.

- Au coeur de la nuit: Dakhina Charan, alcoolique, raconte pour la première fois au médecin qui le soigne comment il en est arrivé là. Sa femme qu'il adorait, dévouée, mais d'un tempérament curieux (elle refusait absolument qu'il lui parle d'amour, écartant d'un rire toute tentative de son mari dans ce sens), est autrefois tombée malade, d'une maladie incurable qui l'a laissée handicapée et dépendante de son mari.Ne voulant pas être un poids pour lui, elle a donc dès que possible choisi le suicide, pour laisser à Dakhina la possibilité de se remarier...
Tout irait pour le mieux si, un soir, avec sa nouvelle femme, il n'avait prononcé par inadvertance les mêmes mots qu'il avait dit autrefois à sa première femme " je n'oublierai jamais l'amour que tu as pour moi".. qui ont pour effet, soit d'appeler le fantôme de la défunte, soit d'ébranler sa raison, toujours est-il que depuis il l'entend sans cesse, rire et rire, et rire...

- La morte vivante: Kadambini, une jeune veuve qui vit avec son beau-frère et sa belle-soeur, n'a qu'une seule personne qui compte vraiment pour elle: son neveu. Mais voilà que Kadambini passe soudain de vie à trépas, sa belle-famille en se met évidemment pas spécialement en frais pour ses funérailles, en pleine mousson. Le bois est trop humide pour le bûcher funéraire, et, alors que les moines attendent la livraison de bûches sèches, voilà que Kadambini passe soudain de... trépas à vie!
En effet, elle n'est pas morte, mais toutes les étapes ont été bâclées. Les moines décident de ne pas ébruiter l'affaire en voyant leur "cliente" hagarde et perdue se carapater de nuit en pleine jungle: ils veulent être payés et déclarent que Kadambini est morte et que la cérémonie a eu lieu normalement. Et de fait , déjà qu'en tant que veuve sans enfant à la charge de sa belle famille, personne ne la regrette, elle est bien morte socialement.
Elle-même se souvient d'ailleurs être morte, elle se pense fantôme, et ne peut donc pas retourner chez sa belle famille, on est en pleine Inde agricole du début du XX°siècle, et la famille n'accepterait pas de voir un fantôme venir reprendre sa place parmi eux. Mais l'envie de revoir son neveu est trop forte et après quelques pérégrinations, la voila de retour.uns comment le prouver lorsque les moines  on déclaré vous avoir officiellement crématisée? Un fantôme peut -il réellement avoir de l'affection pour sa famille? de la tristesse de ne plus voir son neveu? Ne serait-ce pas le signe qu'elle est toujours bien vivante, Mais comment le prouver à ceux qui croient dur comme fer à vôtre trépas?

Le plus triste dans cette histoire est qu'elle a du réellement se produire, lorsque les examens post-mortem étaient soit bâclés, soit inexistants. Là encore, la femme a la chance que sa crémation n'ait pas eu lieu, et de s'en sortir vivante -même si le choc psychologique lui fait penser le contraire- mais combien ont du avoir l'horrible surprise de se réveiller dans un brasier.
Chez nous l'abbé Prévôt est mort poignardé involontairement par le chirurgien qui l'autopsiait, le croyant mort.
Et prouver qu'on est toujours vivant suite à une bourde administrative est un parcours du combattant, alors il y a un siècle...

Généralement, j'ai bien aimé cet ensemble de nouvelles, assez différentes de ce dont on a l'habitude: les manifestations fantastiques sont rarement visible, plutôt des impressions, ou des ambiances sonores, qui peuvent rendre fou.
Mais aussi, elle sont traversées thématiquement  par la mutation de la société indienne au début du XX° siècle: le système des castes est toujours présent, mais, plus mouvant qu'auparavant.Pour peu qu'on ait de l'argent, ou de la débrouillardise, et surtout très peu de principes, il y a possibilité se se faire une place sociale via l'Angleterre. On va donc croiser concomitamment vieux messieurs à turbans et dandies en haut de forme, riches femmes en sari chatoyants et petits mendiants.
Toute une société qui, sous son vernis " civilisé" à l'anglaise, n'a pas fait une croix sur les croyances ancestrales, y compris dans leurs mauvais aspects,  et c'est toujours un fantôme 100% indien qui va se rappeler au bon souvenir de celui qui s'est acculturé.
Peut-être une manière allégorique de rappeler au lecteur ( indien) " n'oublie pas QUI tu es dans le fond, d'où tu viens car l'Angleterre est un miroir aux alouettes, elle ne te fera pas de cadeau, et si elle te permet de te faire une place, elle ne te laissera que des miettes de toute façon"

Ily avait déjà cette opposition dans Chârulâtâ, clin d'oeil au nom européen " Charlotte", qui opposait l'échec de celui qui mise sur l'Angleterre, et le renouveau de la fierté Bengalie, via la littérature.
Juste pour le plaisir des yeux, parce qu'on voit toujours Tagore comme un vieux barbu, très "prix Nobel".. et que non seulement c'était un homme aux multiples talents ( musique, littérature, peinture).. mais également un bien beau gars dans sa jeunesse!


visite du cimetière du Père-Lachaise ( Paris)

évidemment, je pouvais difficilement aller voir celui de Montparnasse et pas-celui ci, surtout lorsque la thématique de ce mois de mai 2018 était très halloweenesque... avec une exposition sur les fantômes d'Asie.

J'avais prévu aussi une visite des catacombes ( que j'ai vues il y a pfffiou... oui ça remonte à 1999 en fait), mais.. trop de monde, en ce jour pluvieux de printemps, entrée trop chère, je retenterai le coup une prochaine fois.
Avec un peu de chance, j'aurais un tarif réduit " étudiant" en reprenant mes études (parce que là, on en est quand même à 13€ l'entrée il me semble, c'est plutôt abusif)

Donc pas d'os pour moi cette année, mais un retour au père Lachaise, là aussi après pas mal d'années, j'ai du y aller aussi en 1999.
Je suis quasiment sûre d'y être retournée entre temps, mais impossible de retrouver de photos. Je n'avais probablement pas d'appareil numérique à cette époque.

Enfin, donc, le cimetière des stars ( voire rock stars..come on baby light  , j'ai envie de dire " candle" puisque c'est " cierge", mais "Allume mon cierge", ça sonne encore plus double-sens que le texte d'origine). D'autres moins connus,comme l'ami "Zénobe Gramme inventeur de la dynamo industrielle", qui est devenu un peu une blague d'initiés entre potes, ou " Henri Courtet, inventeur du scoubidou" ( oui celui qu'on fait avec des fils plastiques, c'est la classe :D)

Le lieu est agréable, mais j'ai moins apprécié ma visite qu'à Montparnasse.
Parce que j'avais opté pour y aller entre 10 et 14 h00 , en espérant que les touristes mangeraient à ce moment là, et.. même pas.
Mais en plus, il faisait une chaleur atrocement pénible à ce moment là en mai. J'étais chez un copain, et on se désespérait de voir tomber une goutte de pluie tant l'atmosphère était lourde et poisseuse ce printemps).
Et pour comble d'ironie, la batterie de mon appareil photo s'est vidée plus rapidement que d'habitude, me laissant avec la mini tablette qui a plus de 5 ans et fait des photos très moyennes.

Donc désolée pour la qualité, cette fois à cause de la luminosité pas géniale de ces jours là, et la qualité de l'appareil tout court.

C'est grand, et donc impossible à voir en une seule fois...
Donc au hasard des allées, pêle-mêle, connus et inconnus.. Peu de gens connus d'ailleurs, j'ai plutôt eu envie cette fois de faire une promenade plutôt à la recherche de l'insolite
une dame qui attend depuis des années, stoïque...
eux ont pensé à ajouter leur meilleur ami sur la stèle :)
une curieuse tombe en métal, il y en a quelques unes, et bien sûr, toutes vieillissent très mal
J'ai résisté à la pulsion d'aller poser le chapeau sur la tête du digne personnage en buste. Je ne vous cache pas que ça a été trèèèès dur.
Anton Reicha, illustre inconnu pour tout le monde, mais pas pour moi, en tant que compositeur pour instruments à vents
Basson!
Les frères Goublier, deux compositeurs totalement passés à la trappe, mais dont les titres rapprochés, sont...
"J'ai rêvé de t'aimer" " Dans les roses"
Ma conclusion: " Aîe."

cas typique de  "c'est moi qui ai la plus grosse" ( tombe)
Sauf que l'immodestie au cimetière est plus drôle qu'autre chose, il n'en est pas moins mort que ses voisins
Autre cas de"lol" involontaire, par une famille trop enthousiaste.Joseph est mort  " en pleine gloire comme les héros et les demi-dieux", carrément.
Jean-Louis Fournier ne regrette pas d'être venu. Ce qui est d'autant plus logique qu'il n'y est pas encore. J'aime son humour! longue vie à lui :)
Un nouveau venu depuis mon précédent passage
International:
Après Porfirio Diaz à Montparnasse, il y a ici la stèle très Maya de Miguel Angel Asturias, prix nobel guatémaltèque
Un général Georgien
l'écrivain irlandais par excellence.
Sa tombe étant située pas loin des monuments aux victimes de la guerre, pour moi c'est un peu au delà de la tombe de quelqu'un, le monument manquant aux victimes de la répression de l'homosexualité. 2 ans de bagne pour quelque chose qu'on n'a pas choisi. Et qui est encore sévèrement puni dans pas mal de pays.
Et bien sûr, le polonais le plus célèbre du monde, auteur de la Marche Funèbre...

il m'a fallu bien 1/4 d'heure d'attente pour que les deux touristes japonaises qui posaient devant la tombe en faisant des mines en poussant d'aigus " sugoi! sugoi!" à tour de rôle daignent passer derrière, j'ai réussi à les cacher un peu en prenant la photo de biais..

Catégorie "c'est quoi ce truc?"

un escalier, une pyramide, le soleil, la lune... moui, ça doit être un franc-maçon, à vue de nez.

Ci git un appareil photo?
Un projet " la mémoire nécropolitaine", il y a un site, qui compile des photographies de cimetière, juste comme nous, yay!


Il faudra que je prévoie à part un sujet sur les monuments aux victimes des différentes guerres, mes photos sont de trop mauvaise qualité pour être jointes ici, et comme il y en a dans différents cimetières, ça serait pas mal de les regrouper de manière thématique.
Avec mon année en Belgique, je vais avoir l'occasion d'aller voir aussi quelques cimetières militaires  des eux côtés de la frontière, je pense.

lundi 8 octobre 2018

Visite du cimetière Montparnasse ( Paris)

Semaine thématique "cimetière", donc cette semaine je vous commence par vous emmener visiter classiquement un cimetière parisien. D'autres suivront, les prochaines semaines.

Un peu de tourisme taphophile ( non rassurez-vous, ce n'est ni illégal, ni immoral, ni contagieux..)?
C'est juste que j'aime bien me promener dans les cimetières.

Hors enterrement d'un proche évidemment, j'en ressors étonnamment avec le moral remonté à bloc, en paix, optimiste.
Car les cimetières, surtout lorsqu'ils sont bien verts et arborés, sont loin d'être des lieux morts. Au contraire. Entre les arbres, les écureuils, les oiseaux qui volent ou chantent, les gens qui passent dans les allées.. c'est vivant! Vivant mais calme. Pas d'enfants qui courent en criant, en tout cas si les parents les canalisent, pas de cris en général, pas de klaxon, d'embouteillages, de disputes... la PAIX!
Et souvent, en pleine ville ( et c'est spécialement le cas dans les grandes villes, toujours bruyantes). Un vrai moment de détente.

Ce n'est pas le silence non plus, il y a des sons... ténus.  Il faut écouter pour entendre. C'est un endroit particulièrement reposant pour les nerfs.

Bon ce n'est pas le cimetière le plus typique ou le plus charmant possible, il manque un peu de cachet, c'est vrai...
Et aussi, l'autre raison qui fait que j'aime m'y promener, c'est qu'on y est.. en dehors du temps. Même si ça sonne cliché à 2 balles: pas de stress, pas de pression, on peut aller à la vitesse qu'on veut, repartir en arrière. On peut s'y laisser aller à philosopher sur l'avenir, la vie, la mort, la sienne même... ( et non, ce n'est pas démoralisant, c'est même très utile d'apprivoiser cette idée qui est loin d'être réjouissante. avec ma mère on a en a toujours parlé ouvertement, sans tabou, même maintenant où elle a plus de 70 ans. Je trouve ça très sain en fait)
Penser à tous ces gens " irremplaçables" qui y sont déjà. Et donc certains, qui ont connu de leur vivant une gloire éphémère, ou une célébrité pas forcément a bon escient, sont maintenant totalement oubliés. En dépit des messages d'une famille désespérée "nous ne t'oublierons jamais, tu resteras éternellement dans nos mémoires".. . ça a même quelque chose de vaguement ironique lorsque la personne en question est morte il y a plus d'un siècle, la tombe est visiblement abandonnée car soit il n'y a plus d'ayants droits, soit ils se fichent éperdument de leur irremplaçable arrière-arrière-arrière-grand-oncle ou tante.

Ce qui m'amène au 3° point: on  apprend beaucoup sur la vie des gens en regardant comment ils mourraient. Aux riches les tombeaux somptueux, grandiloquents.Les titres gravés et les épitaphes ronflantes.. aux pauvres, la modeste tombe juste à côté... et cette situation est parfois même réjouissante, lorsque le personnage le plus connu du cimetière, mort à l'hospice est le voisin d'un politicien que tout le monde a oublié. A qui croyez vous que je suis venue dire bonjour?
C'est vraiment le lieux de l'égalité absolue, celle chère à mon coeur, qui se réalise rarement parmi les vivants: la comtesse est perdue au milieu des roturiers, et malgré le prestige de sa tombe, les gens passent devant elle sans la regarder, potentiellement plus intéressés par une tombe d'un quidam inconnu mais particulièrement artistique.

Visité en Septembre 2009 et en Mai 2018. Certaines photos ne sont pas de très bonne qualité, la batterie de l'appareil photo m'ayant lâchée lors de la visite 2018, j'ai été obligée de tricher et de photographier avec ma petite tablette, d'où qualité pas formidable ... en plus il faisait un temps ...de cimetière gris et pluvieux ( les deux fois où j'y suis allée en plus, mais impossible de retrouver mes photos de 2009 sur mes disques durs..)

Donc en vrac des gens connus d'autres inconnus, mais dont la dernière demeure m'a intéressée.

Maryse Bastié, aviatrice
Honoré Champion, éditeur
Toutes les villes ou presque ont leur rue Raspail personne ne sait au juste qui c'est. Le voilà:chimiste, médecin et homme politique
Porfirio Diaz, président mexicain mort en exil
et un écrivain roumain bien connu
Ma photo du monument au navigateur Dumont-d'Urville ayant raté, j'en emprunte une en ligne.
Comment dire... Il est...  je cherche comment tourner ma phrase, là. Mais il est impossible que ça soit juste le fruit ( défendu) d'un hasard ( facétieux). 
 En français il y a deux homophones, qui ne sont pas homographes.
Comment on appelle la borne où on attache les bateaux? A une lettre près, ils ont fait un jeu de mot avec cette stèle... turgescente et suggestive, on va dire ça comme ça ...oh my god 😂
pas de voiture compressée, mais un centaure chez César.
Ossip Zadkine, j'aurais attendu quelque chose de moins discret pour lui.. ou au minimum une statue.
Le peintre Soutine, après avoir vécu dans la misère, n'a pas une tombe à lui et squatte la petite place que lui a faite la famille Aurenche
Tristan Tzara se cache derrière un buisson
Jean-sol Partre et le Castor ( je me pose une question "existentielle" d'ailleurs: pourquoi les gens laissent sur les tombes des cailloux et des tickets de métro. On en voit par ci par là, et pas uniquement sur celle-ci)
Marguerite Duras, elle, a droit à un pot à crayons géants ( au cas où elle voudrait écrire ses mémoires d'outre-tombe?)
Robert Desnos, auteur cher à mon coeur depuis que je lui dois une bonne note à un oral de maîtrise sur " le motif du rêve dans les "poèmes à la mystérieuse". Je ne manque pas d'aller le remercier à chaque passage à Montparnasse.
Beaucoup de gens ratent cette tombe du nom d'Aupick. Et pourtant.
ci-git mon écrivain préféré toutes catégories confondues, l'un des plus brillants poètes français, et traducteur d'Edgar Poe. Merci Charles, merci pour tous tes textes. Sache qu'au XXI° siècle, tu es encore lu et admiré, et même traduit en russe
Une manière très élégante de dire l'indicible.
La plaque précise: " ici ne repose pas le poète Maurice ( Moïse) Federman, né à Sosnowiec en septembre 1905,disparu en janvier 1945 avec le dernier convoi d'Auschwitz"
On va continuer plus joyeusement, si je peux dire, avec de la couleur, de la sculpture de la peinture...
Une tombe peut elle donner le sourire? Oui...les gens qui suivent ne faisaient pas trop dans la sobriété ( et par temps gris c'est appréciable)


tout en métal brillant!
le pied est composé de flûtes et de sifflets, surmonté d'un yin-yang et d'un mobile. Ca ne ressemble pas du tout à une tombe classique, je sur-kiffe!
Henri Langlois, directeur de la cinémathèque, et samagnifique tombe décorée d'images de films


Méfiez vous des homonymes ;)


Comtesse de Ségur, oui, mais pas LA comtesse de Ségur des Malheurs de Sophie. Par contre elle était quand même connue comme actrice en tant que Cécile Sorel. Et j'aime bien son chapeau à plumes
Ci Git GeorgeS  Sand
et ci -git Paul Oster

Mais aussi quelques inconnus, ou moins connus,  aux monuments qui m'ont plu:



j'aime beaucoup,moi non plus je ne veux pas de croix à ma mémoire, un arbre, c'est parfait
j'aime beaucoup l'épitaphe ( avec un S apparemment rajouté a posteriori)

celle que je préfère de tout le cimetière, la sculpture n'a rien de macabre pourrait facilement décorer un monument à la fraternité, à la réconciliation, à la paix...
Je n'ai pas d'information sur la tombe de Robert Thib???? (j'ai mal cadré le nom) donc je ne sais pas si c'est une oeuvre de lui. Mais j'aime énormément.
première visite de cimetière du mois, d'autres à venir prochainement

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture