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lundi 9 janvier 2023

Perinbaba / Dame Holle ( film 1985)

 Attention rareté!
J'avais vu ce film quand j'étais très jeune, vers mes 10 ans et j'en avais gardé un souvenir à la fois très bon, mais d'un film tout sauf mignon et en fait très effrayant. Et ça fait très longtemps que je voulais le revoir, et miracle, j'ai fini par le trouver en ligne, en VF et dans une assez mauvaise qualité, car quelqu'un avait du simplement l'enregistrer sur VHS lors de sa diffusion, mais déjà quelle chance!
Ce film est à mon avis une petite pépite trop méconnue du grand public.

Ambiance hivernale garantie, qui tranche avec les 15°C et plus qu'il fait chez moi en ce début de janvier.

un film tchèque mais averc l'excellente et regrettée Giulietta Masina dans le rôle titre.
Son avant dernier film.


Et en effet en le revoyant.. c'est un conte, mais du genre germanique ou slave, donc la mort rode et pas qu'un peu. Le genre de contes compilés par les frères Grimm.

Quelque part dans un col de montagne en hiver, une trouve de forains patauge dans la neige, sous l'oeil amusé de la mort. Oui elle. Une vieille sorcière aux dents argentées, au nez crochu, armée d'une faux.
Elle déclenche une avalanche qui tue tout le monde, sauf Jakob, petit garçon assis dans un traîneau. elle tente de le tuer, mais le gamin facétieux, au lieu d'avoir peur, la ridiculise.
De loin, la scène est obstervée par Madame Holle / Perinbaba (en tchèque et slovaque), soeur de la mort et fée de l'hiver ( et Hölle signifie enfer en allemand. A mettre en rapport avec Hel déesse nordique du monde des morts. Voilà la famille!). Ce gamin qui ose affronter sa soeur lui plaît bien, et elle le recueille chez elle et en fait son esclave, euh, son assistant. Tous les ans il doit l'aider à faire son ménage et secouer les édredons en plumes qui tombant sur terre en flocons de neige. Car Perinbaba n'est ni plus ni moins que la déesse de l'hiver.
Et là, déjà conte+ mythologie, c'est un carton plein.

Perinbaba sous ses airs gentils n'est pas franchement plus sympathique que sa soeur, puisqu'au lieu de tuer simplement le gamin, elle le séquestre, avec un faux marché: tant qu'il reste chez elle, il ne grandit pas, ne vieillit pas et donc.. est immortel. elle ne l'a pas pris chez elle par philanthtropie, mais bien, parce qu'elle a besoin d'aide et que c'est un moyen de pression sur sa soeur. Tant qu'il est chez elle, la mort ne peut rien ( et donc Jakob n'est que le jouet de la discorde entre soeurs)

Il se pose aussi des questions éminemment logiques et manipule également un peu Madame Holle qui finit quand même par le prendre en sympathie et accède à sa requête: "pourquoi il neige dans certains pays et pas dans d'autres, s'il vous plaît faites tomber la neige là où il y a du soleil, ce serait une grande surprise pour les habitants"... Oui, il arrive à persuader la sorcière de l'hiver de bousculer l'ordre des choses ( mais bon sauver un humain de la mort, c'était déjà une infraction à l'ordre naturel des choses! Et de fait chez Perinbaba, il est déjà, techniquement dans l'autre monde)
Et d'ailleurs son argument à elle est étonnamment écologique et valide " il ne faut faire tomber la neige que là où elle est nécessaire pour permettre aux champs et forêt de se reposer et qu'ensuite les gens puissent faire pousser du blé et avoir du pain à manger. "

Or évidemment, Jakob observe le monde humain à distance et brûle d'y retourner. Ca fait bien plusieurs années qu'il est chez Perinbaba, sans avoir la notion du temps qui passe, ayant oublié son passé sur terre. Lorsqu'il demande à Perinbana s'il va grandir, elle lui dit que oui, qu'elle aussi a été enfant avant de devenir une fée. Mais observant, hiver après hiver Elizabeth, une petite fille qui devient peu à peu adulte, Jakob se rend compte de la supercherie: tant qu'il reste chez Perinbaba, il ne grandira jamais.
Mais s'il retourne sur terre, le temps le rattrapera et la mort aussi.

Or évidemment il suffit de dire à quelqu'un tu ne dois pas aller à tel endroit ( que ce soit dans la pièce du fond fermée avec une petite clef ou derrière le miroir), ici sur la tourelle qui permet de passer entre les mondes, il voudra obligatoirement y aller, d'autant plus qu'on le lui interdit formellement avec moult cadenas. Et une brève excursion dans cette tourelle lui suffit déjà à vieillir de quelques années. il se rend donc compte qu'il a été trompé et oblige Perinbaba à  lui dire la vérité sur la vie et la mort. Cependant Jakob prend Elizabeth en affection, et lorsque son père veuf se remarie et qu'elle est persécutée par sa belle-mère et sa nouvelle belle-soeur, il décide immédiatement: il retournera sur terre malgré l'oppostion de Perinbaba, tant pis s'il devient mortel, mais il veut changer la vie d'Elizabeth. 


Problème elle ne le connaît pas, elle ne l'a jamais vu, bien qu'il lui ait envoyé de nombreux signes via la neige et le vent au fil des années. Pas grave, il se fait engager comme valet chez le père d'Elizabeth pour se rapprocher d'elle, et, comme il a gardé de sont séjour chez Perinbaba quelques compétences magiques et compte bien les utiliser à son avantage, pour draguer Elizabeth mais aussi punir sa famille abusive et au passage ridiculiser encore un peu la mort.

J'ai beaucoup aimé revoir ce conte. Un film fantastique slovaque ( tchécoslovaque à l'époque) sans gros effets spéciaux, met qui met en avant de grandioses décors naturels de montagne ( probablement les Tatras entre Pologne et Slovaquie) et ça aucun effet spécial ne pourra rivaliser. Au contraire, on reste dans le réalisme, la vie quotidienne dans un village de montagne, les joies simple comme fair eun bonhomme de neige ou de la luge, les drames quotidiens ( mort d'un être cher, harcèlement familial, parent je m'en foutiste), travail de la ferme...

Mais aussi qui n'essaye pas d'adoucir le propos où de gommer la mort. Et même si la personnification de la mort est ridicule (elle est chauve et porte une perruque, se plaint de tout rater quand elle essaye de rendre service) et si Perinbaba finit pas laisser Jakob vivre sa vie, elles n'en sont pas moins des créatures fantastiques, incapables de comprendre réellement les aspirations des humains, même si pourtant elles tentent. La mort se plaint que personne ne l'aime, Perinbaba finit par avouer qu'elle s'ennuie (ce qui fait du gamin moins un esclave qu'un animal de compagnie). Jakob est l'inverse de Peter Pan. il n'a pas choisi l'imortalité, elle lui a été imposé mais son âme reste humaine et comme les autres, il se languit de retrouver la société humaine. La grotte confortable de Perinbaba est une prison et cette " grand mère " qui décide sans le consulter ce qui est bien pour lui le retient contre son gré... par égoïsme. Elle n'a pas la notion que pour un être humain, à part les misanthropes extrêmes, être privé de la compagnie de ses semblables est pire que la mort. L'éternité sans amis, sans famille autre que la même personne, dans un lieu où même le temps ne signifie rien, c'est déjà être mort. Plus que le coup de foudre qu'il a pour Elizabeth, c'est la société humaine qui lui manque, puisqu'une fois sur terre il sympathise vite avec le vieux serviteur du père d'Elizabeth.

Donc oui, on est loin des gentilles histoires de Noël, mais dans le sens philosophique des contes et légendes: la vie, la mort, la société, les bonnes intentions qui tournent à la catastrophe, et l'idée que l'immortalité est tout sauf un cadeau, la nécessité de laisser les gens choisir ce qu'ils veulent vraiment faire de leur propre vie, de ne pas essayer de maintenir les enfants dans une enfance permanente, car ils grandiront, inéluctablement...

Le conte des frères Grimm lui même est encore plus macabre, mais tiens.. Et si j'en parlais aussi prochainement, c'est la bonne période pour quelques sujets hivernaux.
comme ça, indirectement, je prolonge Et le mois halloween en décembre, et la thématique germanique que j'avais choisie.

Nouvelle thématique: film dont le héros est un enfant ( enfin une bonne partie du film, mais la thématique est justement un enfant qui veut grandir. Et reste quand même un peu gamin même une fois grand)

Et nouveau pays: Slovaquie

Lundi soleil 1- blanc

 Après  les examens, j’ai enfinun peu de temps pour faire ce qui est necessaire( du style remettre à flot monnordinateur en carafe, et de n’est pas une mince affaire, heureusement la tablette est là,  même  si c’est mois pratique pour les blogs entre autres)

Et donc depuis mi decembre je galère,  ce qui m’a empêchée de finir mon defi cinéma  avec un dernier film... tant pis, la chronique sera pour ces jours-ci.

Et donc un petit défi photo cette année.  Rien de bien compliqué puisqu’il s’agit de publier une photo par mois.

L’idée  m’a été  souffler par Pativore, puisque je l’ai vue relayée  chez elle.

Et l'organisation  se fait chez Bernieshoot, un blog toulousain...qui va trouver chez moi des images qui lui parleront au fil des mois

Les détails  ici lundi soleil

Les thèmes  sont colorés, à moi de trouver la photo qui va bien. Et en general comme il y a une petite histoire derrière,  je pourrais developper. En effet, je n’ai pas spécialement  d’affinités avec la photo, mais l’an dernier j’ai participé à  un concours pour les étudiants organisé par l’université  Herzen et j’ai été  classée  seconde de la catégorie  " rues", a ma grande surprise, avec une photo de touriste.

Et j’aime bien prendre une photo, quand je vois quelque chose dont je me dis " ça , ça plairait à Ioulia, Dmitri, Konstantin, Marie-Hélène...” et très  souvent, ça fait mouche ( ce qui prouve non pas que mes photos soient bonnes, mais que je connais bien mes amis ). Mes rares photos  partent d’impressions ou d’émotions, il faut donc que je narre le contexte.

DONC première participation sur le thème BLANC.

Pas une, mais quelques photos prises l’an dernier à Saint Petersbourg.  Je devais arriver debut septembre,  pour cause de covid, je suis arrivée  debut novembre. Je devais rester jusqu'à fin juin, pour cause de conflit international, j’ai été  rappelée en France finnfevrier. Je n’ai donc de photos que de l’hiver..

Et quel hiver! Je voulais de la neige, j’ai été servie. Un des hivers les plus enneigés depuis longtemps. Il elle a commencé  tomber peu après  mon arrivée  et n’avais pas encore vraiment fondu à mon départ.  Pour moi qui vit en PACA et suis en manque chronique de neige, c’etait le bonheur...

Et lors de la première  grosse chute , je suis sortie me promener au bord de la Neva et j’ai eu le plaisir de voir quelques graffitis laissés  dans la neige par quelqu'un d’aussi enthousiaste que moi :)

Petite  chute de neige, le conducteur  a dû moyennement apprecier le lendemain 

MAIS....


Du bonheur!
Un peu plus loin, ce ou cette sympathique enthousiaste avait écrit  ”Снега много!” Beaucoup de neige!
En effet, moi qui passe pour dingue, à Avignon quand je dis que je ne supporte pas la chaleur, que je n’aime que le froid, je me suis sentie proche de cet anonyme, j’ai illico immortalisé son oeuvre ❄😁❄
Le premier Lundi Soleil est en fait  un lundi enneigé !

lundi 12 décembre 2022

Aélita - Alexeï Nikolaievitch Tolstoï et Aélita film (1924)

 Alors avant toute chose, oui il s'agit bien de Tolstoï mais non, il ne s'agit pas du plus connu. Alexei, est excusez du peu, un parent éloigné de Lev Tolstoï ET d' Ivan Tourgueniev.
Mais malgré cette généalogique prestigieuse  et une bibliographique prolifique dans son,pays il est peu connu internationalement.
Et pourtant, autur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de littérature jeunesse, il y a de quoi faire.
Ses oeuvres les plus connues sont "La petite clef d'or, ou les aventures de Buratino" une réécriture de Pinnocchio adapté à la culture soviétique.

Version soviétique donc de Pinocchio

Ce personnage au nez pointu est d'ailleurs si célèbre qu'il est trouvable dans tous els supermarchés au rayon soda, en tant que logo d'une marque de limonade (que j'ai trouvée assez quelconque, un peu trop caramélisée pour moi)

Et l'autre oeuvre qui a eu son heure de gloire est Aelita, roman de SF du genre qu'on appellerait maintenant space-opera.
Le roman date de 1923 et a été tout de suite adapté sur grand écran.. enfin disont que les deux diffèrent tellement qu'on peut difficilement parler d'adaptation.

A ma droite le roman:
trouvable ici
J'ai choisi une édition et une traduction récentes, il a auparavant été traduit en français sous le titre
" le déclin de Mars"


à Saint Petersbourg, enfin, Petrograd, peu après la révolution d'Octobre, Mstislav Loss, ingénieur vieillissant, veuf, déprimé se lance à corps perdu dans un projet gigantesque: construire une fusée et partir sur mars, dans un voyage qui ressemble fort à un suicide programmé. Il faut dire que depuis quelques temps, la Terre capte des messages codés que personne n'arrive à traduire et qui semblent provenir de Mars. Loss est donc persuadé qu'il y a une vie, et même une vie évoluée qui cherche à communiquer, sur Mars.
Lorsque commence le roman, tout est prêt, il a fait afficher des annonces en ville pour recruter un compagnon de route, car personne n'est assez fou pour le suivre. Le fou providentiel sera Alexeï Goussev, ancien militaire en mal d'aventure qui tourne en rond depuis la fin de la révolution et se voir bien aller visiter une autre planête pour tuer le temps.
Les deux aventuriers partent et arrivent effectivement sur Mars ou vivent des martiens, la plupart au teint blanc-bleu, d'autres oranges, et pas tous amicaux loin de là. Les premières choses qu'ils voient sont des ruines, vestiges d'une ancienne guerre. Le comité d'accueil est... glacial. Loss et Goussev découvrent peu à peu la planète, ses paysages, son mode de vie, grâce à Aélita, fille de " Touscoub l'ingénieur", en quelque sorte le "tsar" de Mars. Aelita est une femme intelligente qui leur enseigne les base de la langue et cette première étape frnachie, leur dévoile des secrets que les ingénieurs préfèreraient laisser cacher: la vie sur Mars et celle sur Terre ont la même origine. L'ancienne civilisation terrestre atlante suite à un cataclysme, a construit des vaisseaux spatiaux et colonisé Mars.
Mais si la technologie martienne est largement plus avancée que la technologie terrienne, politiquement... C'est une société à deux vitesses, où l'élite vit en surface, tandis que les masses laborieuses et exploitées ( roman de 1923, hein!) vivent en sous-sol.
Ce que Loss et Goussev ne savent pas c'est que les tensions sont maximales, que les ouvriers sont sur le point de se révolter et de fait.. les terriens se retrouvent pris en pleine révolution contre le pouvoir de Touscoub.
Ils vont vite devoir repartir sur Terre avec la mission de répandre l'information: la Terre doit absolument éiter de faire les mêmes erreurs que Mars et ( on devine, en appliquant la doctrine socialiste) , les terriens doivent renoncer aux inégalités sociales pour sauver leur société. Celle de Mars est allée trop loin et n'a plus aucun espoir, sa civilisation est bien trop décadente.
Donc tout le roman est un avertissement politique déguisé en SF. Mais franchement bien ficelé, avec des passages très philosophiques sur le travail, la société, l'apparition et la disparition des civilisations. Le ton général est quand même assez triste.
Aelita est un personnage intéressant, une femme hors du lot, dotée de capacités télépathiques et qui  se sens mal intégrée à la société dont elle doit devenir un jour reine. Depuis son enfance elle voit en rêve les terriens et les paysages terrestres, l'arrivée de Loss et Goussev lui confirme qu'elle n'est pas dingue.
mais la révolution met un terme à ses espoirs d'aller sur Terre, suivant Loss pour lequel elle en pince sérieusement.
Donc un roman de SF politique vintage, qui n'a même pas peur d'évoquer des histoires sentimentales entre ressortissants de planètes différentes (dans les années 20 en général, même les relations entre gens de pays voisins ou de couleurs de peau différentes étaient tout sauf courantes). Plutôt audacieux!

A ma gauche ( très à gauche) le film. Qui je pense pour raisons techniques, transforme totalement le sujet.
Loss n'est plus un vieux blasé mais un jeune marié, doté d'une grande imagination, qui veut construire une fusée pour aller sur Mars depuis qu'il a capté un mystérieux message. La fusée n'est donc pas construite, et les séquences matiennens se passent en fait dans la tête du héros qui imagine ce qu'il pourrait bien se passer là haut.
Et si le film se passe sur Terre, il faut bien remplacer par dautre choses et là, c'est un peu la foire à neuneu au niveau du scénarion: mélodrame sentimental car Loss imagine que sa femme le trompe avec un nouveau voisin. Comédie sociale sur la vie quotidienne, la débrouille, les bourgeois nostalgique de l'anvien temps où ils pouvaient exploiter les "basses classes", comédie policière, via un enquêteur un peu nul qui se met en tête de trouver le responsable de vol de denrées destinées aux nécessiteux.
Une pincée de propagande, mais pas trop, ça reste très léger par rapport à d'autres films et à la decennie suivante.

Car étonnamment, on ne le sait pas toujours mais avant les années 30 et la mise en coupe réglée des studios de cinéma et des scénaristes, le cinéma d'URSS était vraiment friand de comédies sociales ( et dans ce genre j'ai bien aimé "la jeune femme au carton à chapeau")
Là je pense (personnellement, hein) que si la SF était déjà connue et appréciée en littérature, c'était quelque chose de tout nouveau pour le cinéma et donc les studios ont remanié pour aller vers ce qu'ils saveiet faire et ce que les spectateurs connaissaient ( le cinéma était un art jeune, de moins de 50 ans, et on découvrait à peine les possibilité du montage, donc.. on se mouille un peu mais pas trop)
Mais visuellement c'est très intéressant: les séquences terrestres sont trsè réalistes, très familières. Mais comme il était difficile de faire quelque chose d'aussi grandiose que ce que Tolstoï décrivait pour Mars, les séquances martiennes mettent le paquet sur le décors et les costumes, les plus futuristes possibles pour marquer l'altérité.
Et donc les passages sur Mars sont très Futuristes ( avec une majuscule cette fois) et tout à fait liés à la peinture et à l'architecture d'avant garde des années 1920. La costumière et le décorateur on fait un travail énorme.
Ce que je sur-kiffe.
Appareil de communication interplanétaire, technologie martienne 1924

Yep, j'adore ces esthétiques anguleuses

Puisqu'onn ne pouvait pas faire une planète Mars grandiose ( et multicolore dans le roman), fallait bien trouver un moyen de montrer que c'était très différents, ils se sont lâchés sur les costumes et le décor. Et donc des chapeaux délirants, du plastique, des angles.


Parce que...

Parce que, ça me rappelle l'expressionisme allemand, que je surkiffe.
Parce que le film fait partie des influences ouvertes de Fritz Lang pour Metropolis qui est clairement l'un de mes films favoris.
Donc oui, le film est moins bien narrativement que le roman ( intéressant  comme " documentaire" sur la vie en URSS en 1924, sur une époque où le cinéma avait encore un peu de liberté, pour des gens comme moi qui étudient le russe et la culture russe), mais oui, son choix esthétique très radical le sauve de l'oubli.
Le scénario a gommé toute la partie philosophie et triste du roman pour la remplacer par une comédie pas toujours convaincante, mais le choix visuel fait pour les passages SF le fait quand même sortir du lot. Sans ça le film serait assez quelconque, une comédie dramatique parmi d'autres.
Tel quel, c'est un OVNI cinématographique, c'est le cas de le dire

Donc j'ai bien aimé les deux, mais pas pour les mêmes raisons. Mais oui, je vous conseille soit de commencer par le film, soit de lire le livre en premier mais en gardant en tête que l'adaptation est tout sauf fidèle.

(et je viens là de vous résumer mon dossier de 4 pages pour une matière" art culture et société de l'URSS à travers le cinéma muet")

Film ( normalement Muet, mais pour la VF, ce sont des acteurs qui lisent les traductions des cartons), donc opui il y a une VF, même si malheureusmeent la qualité d'images est VHS, donc pas génialissime.
qualité visuelle un peu mieux, intertitres en anglais.
meilleure image, mais intertitres en russe.

Yep, une catégorie de plus " un film avec un détective privé" (même si ce n'est pas le personnage principal et qu'il est très gaffeur)

SF de 1923