vendredi 29 juillet 2011

Spécial Italie (2) - Cusine Ligure

Oui, Geishanellie, j'ai pensé à toi...

Donc Comme j'étais sur la côte ligure, j'ai décidé de ramener quelques spécialités italiennes, dans mes valises: Toutes sortes de fromages, cochonnailles, du pesto, des gressini...
Et comme l'appartement que j'avais loué contenait quelques livres de cuisine, j'ai procédé avec les moyens du bord: photographier les pages qui m'intéressaient sur un coin de table, merci l'appareil numérique.

Donc la cuisine ligure, comme beaucoup de cuisines côtière, comprend beaucoup de plats de poisson grillé (jusque là, rien de particulier) et de fruits de mer ( mais comme je n'aime pas ça, je n'ai pas testé, donc je n'en parlerai pas...

Comme partout en Italie, il y a des pâtes, des pâtes et encore des pâtes.. les trofie particulièrement, petites pâtes fraîches roulées sur elles-mêmes, servies au pesto ou avec une sauce aux Funghi porcini ( champignons de type bolets). Et les raviolis locaux, farcis à la viande et aux feuilles de bourrache ( très bon, et original)



Le pesto! Ca mes amis, c'est la spécialité ligure numéro un! On en trouve une version approchante dans mon sud, mais je préfère de loin le pesto genovese ( de la région de Gênes, un peu plus loin que là où j'étais )

Recette du Pesto ( traduite approximativement par les moins, de ce site: Pesto Genovese

50 grammes de feuilles de basilic frais
1/2 verre d'huille d'olive
2 cuillères de cuisine (à soupe?) de parmesan râpé et 2 de pecorino râpé
2 gousses d'ail (moi j'en mets plus, question de goût)
1 cuillère de pignons (possible de le remplacer par des noix ou des amandes, mais c'est meilleur avec les pignons)
quelques grains de gros sel


Bon en théorie, il faut piler tous les ingrédients dans un mortier en marbre, en commençant par l'ail, puis les pignons, le basilic et ajouter les fromages et l'huile en tout dernier, une fois que le reste est bien pilé. Mais comme vous n'avez ni mortier ni patience, aps plus que moi, avec un robot mixer ça marche aussi très bien, toujours en ajoutant l'huile en dernier pour éviter d'en mettre partout. Et autre recommandation, le faire à température ambiante et le consommer tout de suite, pour éviter que l'huile ne fige et que le basilic ne s'oxyde.

Que faire avec du pesto? Le mettre dans les pâtes, ça c'est connu. L'étaler sur des côtelettes ou des escalopes de veau cuites à la poelle. Mais j'ai mieux, une recette que j'avais goûté il y a des années dans une pizzeria de Gênes. La pizza verte. (ici une tarte, mais..)

Tout simplement, on remplace la sauce tomate par de la sauce pesto, épaissie de ricotta fraîche, étalée sur la pâte à pizza, avec de la mozzarella, éventuellement quelques tranches de courgettes.. et c'est bon, il n'y a plus qu'à cuire au four comme une pizza habituelle ( ne pas en mettre trop sur les bords quand même, la sauce est assez liquide, et ça coule facilement)

et comme je suis une vraie paresseuse, et que je n'aime pas me compliquer la vie, j'ai fait comme les italiens: acheté des fonds de pizza tout prêts et du pesto tout prêt ( en vérifiant quand même qu'il ne contienne que de l'huile d'olive) au supermercato du coin.

Un petit dessert pour conclure? Non, pas de Tiramisù, ça c'est vénitien. Mais des pêches farcies aux amaretti?
Je ne vous détaille pas la recette, tout est expliqué pas à pas en image sur le site. Tout ce qu'il vous faut, c'est 6 pêches, 50grammes d'amarettis ( biscuits aux amandes amères), 70 grammes de chocolat fondant, 10 grammes de cacao amer en poudre, 2 oeufs et 60 grammes de sucre.Et un peu de glace pour accompagner, glace à la crème si possible, mais à la vanille ça doit être encore meilleur.
Et la patience de les laisser cuire au four sans les manger avant ;)

mardi 26 juillet 2011

Spécial Italie (1)Bruno Bozzetto

Et ainsi commence la mini série Italienne... et comme il y a toutes les chances que vous n'ayez jamais entendu parler de Bruno Bozzetto, c'est l'occasion rêvée que j'attendais pour le faire. Car , disons le de suite, pour moi, Bozzetto est un génie de l'animation. Dessinateur, scénariste de BD, producteur, réalisateur animateur de courts métrages depuis des années, en animation traditionnelle comme en flash, j"adore ce qu'il fait. Un certain cynisme volontiers teinté d'humour souvent noir, et beaucoup d'autodérision envers les travers de son propre pays, le monsieur sait égratigner les préjugés en les tournant en ridicule.. et avec trois fois rien. C'est d'ailleurs ses productions récentes que j'apprécie le plus, souvent des commandes d'organismes officiels, mais toujours avec l'humour qui va bien et une bande son aux petits oignons,  le plus souvent de son comparse Roberto Frattini

Démonstration (ne vous en faites pas si vous ne parlez pas italien c'est le plus souvent du sans paroles)

Baby Story (1978) - La gestation vue du point de vue... de l'enfant 



Cavalette (1990) - 9 minutes de dérision sur le thème des intolérances religieuses de tout poil depuis l'âge de pierre. Un régal.


Italia & Europa (1999) - un petit bijou de flash qui épingle avec trois fois rien la société italienne ( laquelle ressemble beaucoup à ma France du Sud, té!)


Yes& No (2001) - un film de déséducation routière...brillant (dommage, la qualité Youtube n'est pas terrible)

Olympics (2006) - une série capsules humoristiques pour la TV italienne à l'occasion des jeux Olypiques de Turin

Voyageurs! et Voyageurs? (2006) une commande de l'institut du tourisme durable.. cool, je suis une bonne touriste! (à voir en lien)
http://www.arpa.veneto.it/home/htm/viaggiatori_e_viaggiatori_3.asp

une génie j'vous dis!

mardi 5 juillet 2011

L'Odyssée - Homère

Ca y est, j'ai enfin lu l'Odyssée, un défi personnel. En effet, ça faisait 3 fois que je tentais et que je décrochais au bout de quelques pages. Il attendait depuis, 'ttendez voir, en 6° on a quoi..11/12 ans? donc il attendait depuis 22 ans en fait.
 Oui, en 6°, c'était un peu ambitieux comme programme, je trouve.

Le problème vient surtout de l'édition du Livre de poche , traduction de Victor Bérard: il est tout simplement illisible. A vouloir rester le plus proche possible du texte originel, il ne donne pas grand chose en français, et donc, il nécessite une bonne dizaine de notes explicatives par page, ce qui donen un appendice presque aussi épais que le texte lui même. Et comme je ne peux pas m'empêcher de lire les annotations, ça devient vite impossible à suivre.

Donc en désespoir de cause j'ai fini par prendre l'édition de ma mère,  chez Jean de Bonnot, traduction de Leconte de Lisle, et là, et bien ça passe presque tout seul. La traduction XIX° siècle est peut être moins précise, mais en tout cas elle est compréhensible en français. et pas de notes pour venir me perturber. Quel soulagement ( en plus l'édition de Bonnot est jolie, accompagnée d'un grand nombre d'illustrations reproduites d'amphores et autres objets archéologiques, c'est un plus très agréable). Par contre, il faut s'habituer aux transcriptions de noms propres, différentes de celles habituellement choisies ( Puisqu' Ulysse est appelé sous son nom grec d'Odysseus tout au long. Pour Pènelopia ou télémakhos, pas de problèmes, mais c'est un peu étrange pour Kirké, le kyklops, ou les dieux: Athéné Hermeias etc...mais on finit par s'y faire)

Donc au final, l'oeuvre m'a bien plu, malgré son héros, assez antipathique quand même, et qui ne peut s'empêcher de mentir à de nombreuses occasions ou de voler. Car après tout, il n'aurait pas eu autant de problèmes s'il n'avait pas pillé les troupeaux des cyclopes, au départ.Télémaque est plus intéressant à mon sens, lorsqu'il mêne son enquête pour retrouver son père, ou ronge son frein en attendant l'occasion de se débarrasser des parasites qui vivent aux crochets de sa mère.

On peut diviser l'oeuvre assez facilement: chants I à IV - Télémaque mène l'enquête; chants V à XIII: le récit des aventures d'Ulysse pendant ses dix ans d'errance en méditerrannée; Chant XIV à la fin: retour d'Ulysse à Ithaque et vengeance contre les prétendants de Pénélope -ou plutôt les prétendants aux richesses de Pénélope, car ils semblent plus préoccupés à festoyer à ses frais qu'à essayer de gagner réellement ses faveurs.
Cette dernière partie pèche un peu, je trouve. C'est la plus longue, mais paradoxalement, celle ou il se passe le moins de choses. Ulysse met un temps fou à se décider à agir, se déguise, teste sa femme , teste son fils, teste son père, teste tout le monde.. le dénouement met du temps à se mettre en place.

Mais sinon, je suis contente de l'avoir lu, ne serait-ce que pour voir comment s'enchaînent les passages les plus célèbres, ceux qu'on connaît de réputation sans même avoir lui le livre.Et puis, ça me fait penser à mon prof d'option cinéma au lycée, qui disait: "lorsque vous êtes à cours d'idées pour un scénario, il y a trois livres à connaître: l'Illiade, L'odyssée et l'Enéide. Ca ne donnera pas un scénario original, mais bien amené ça sera toujours efficace."

Je peux donc enfin cocher l'Odyssée. Pour l'Illiade, je ne chercherai pas plus loin, et je prendrais aussi la traduction de Leconte de Lisle.
5/25

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture