lundi 30 avril 2012

les ailes du corbeau - Ellis Peters

Et nous voilà de retour en Angleterre au temps de la guerre civile. le roi Etienne vient de sortir de prison et de reprendre le pouvoir à sa cousine l'impératrice Mathilde (comme je lis les tomes de la série dans l'ordre où je les trouve, c'est vrai, c'est un peu dur à suivre). Il entreprend donc de faire le tri parmi ses sujets, afin de bannir ceux qui sont restés fidèles à l'impératrice. Hugh Berringar, le sheriff "intérimaire" de Shrewsbury, partisan dévoué du roi, vient donc d'être officialisé dans sa fonction, avec pour tache ingrate de mettre sous les verrous un fuyard chargé d'entrer en contact avec les partisans de l'impératrice afin d'organiser une rébellion. tache qu'il compte bien remplir le plus mollement du monde, ne cachant pas qu'il préférerait que le fuyard soit déjà parti sur une autre juridiction que la sienne, tant elle l'ennuie (il le précise d'ailleurs assez lourdement à son ami Cadfael, le moine un peu roublard et qui connaît tout le monde: si quelqu'un de bien intentionné pouvait lui donner un signalement du quidam, ça serait le seul moyen qu'il ait de se mettre à sa recherche, tandis que, s'il reste bien caché sous une fausse identité, sans se faire remarquer, il lui est impossible de l'attraper, n'est-ce pas...)

Or, au même moment, le brave curé de la paroisse de Shrewsbury étant décédé, son successeur, le très sévère père Ailnoth entre en fonction. C'est lui, le corbeau du titre, silhouette sèche flottant perpétuellement dans un grand manteau noir. Lorsque ce dernier est retrouvé noyé dans un étang quinze jours à peine après sa prise de fonction, la liste des suspects potentiels est loin d'être courte, car le nouveau curé avait réussi à se mettre à dos la paroisse entière en un temps record. Ici, un paysan dont il avait mis en doute brutalement le statut d'homme libre, là, un boulanger qu'il avait accusé de fraude sans preuve, un voisin dont il avait déplacé les bornes la famille d'un enfant mort sans baptême car le curé avait refusé d'interrompre la messe pour le baptiser à temps, ou celle d'une femme de moeurs légères, suicidée après qu'on lui a refusé la confession et l'accès à l'église...Le brave Berringar se retrouve donc avec deux énigmes à résoudre: la mort du curé, et la recherche du fuyard. A moins que les deux affaires soient liées? Et il va bien avoir besoin de l'aide et de la perspicacité de son comparse, notre héros, le moine Cadfael.

Ce n'est pas la meilleure de aventures du moine gallois que j'ai eu l'occasion de lire, il faut dire que le père Ailnoth était tellement désagréable et imbu de lui même que, comme les villageois, on se fiche a peu près comme d'une guigne de savoir qui l'a tué. De plus comme il s'agit du tome 6 ou 7, il est fréquent fait référence à des volumes antérieurs que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire, c'est un peu plus difficile à suivre.L'intrigue autour des partisans de l'impératrice est un peu plus intéressante, pour son contexte historique, je connais peu cette période, il va falloir que je me documente. J'avais vu l'adaptation de ce tome en série TV, et il est assez différent: l'épisode gommait presque totalement les différentes querelles du curé et de ses voisins, ainsi que l'histoire du fuyard, pour s'articuler autour de la femme noyée qui ne pouvait être enterrée chrétiennement tant que le doute subsistait. Dans la version papier, ça reste très secondaire: elle est trouvée par les gens de la ville en aval, qui, ne sachant pas s'il s'agit d'un suicide ou d'un accident, préfèrent l'enterrer en suivant le rites, au cas où. De même la version Tv tranchait nettement sur la mort du curé, donnait un rôle important au bedeau quand le livre reste plus flou à ces deux sujets.
 Mais comme toujours, le livre se laisse lire avec plaisir, justement parce que la série gommait un peu trop le cadre historique à mon goût. et puis, il y a toujours quelques touches d'humour et d'ironie bien agréables, Cadfael et son ami Hugh sont des personnages hauts en couleur et fort sympathiques. Je vais quand même essayer à l'occasion de trouver les tomes qui me manquent, histoire de voir au moins la rencontre entre Cadfael et Hugh.
petit bac spécial policier, animal: le corbeau

mardi 24 avril 2012

Nihongo no jikan - semaine 4

Et voilà, semaine 4, déjà un mois, il est temps de faire une pause révision, et , ça tombe bien, une semaine de vacances à la campagne, le temps qui s'annonce maussade.. tout ce qu'il faut pour se motiver un peu. La valise qui contient plus de bouquins qu'autre chose, un ordi portable tout neuf et une connexion wifi, je n'ai donc aucune excuse pour buller.
Ma mission cette semaine sera donc de tracer des kanjis au kilomètre, en tout cas, la cinquantaine que j'ai revus,  en profiter pour écouter les CD de a méthode assimil- chose que je ne peux pas faire au travail-  consolider les hiragana et katakana.

Tiens, à ce propos, dans le premier compte rendu, j'avais omis une partie des kanas, pour ne conserver que ceux de base. Allons plus loin. voilà le tableau complet


1 - sonorisation de consonnes (partie gauche des tableaux)

D'abord, c'est au niveau des lignes Ka, Sa, Ta et Ha que ça se passe
toutes ces consonnes sont sourdes à la base. Or le japonais comporte aussi les consonnes sonores correspondantes: Ka>Ga, Sa >Za,, Ta>Da etc.. Comment les transcrire? C'est tout simple, on ajoute un Dakuten (deux petits traits) à côté du kana concerné, et hop! transformation. Et pour la ligne "ha", 2 transformations sont possible: ajout de dakuten > Ba. Et ajout d'un handakuten (petit rond) > Pa

Bonne nouvelle, c'est exactement le même système qui s'applique pour les katakana.

2-  Contractions de syllabes.

Oui,car ce n'est pas fini. Le problème des syllabaires de ce type, c'est qu'il reste encore une foule de sons "impurs" qu'ils ne peuvent transcrire, et il faut un peu tricher. Par exemple, le problème du judo! Il n'y a pas plus japonais que le judo, mais tel quel, impossible de l'écrire puisque la syllabe "ju" n'existe pas.
C'est là qu'il faut regarder la partie gauche des deux tableaux:
Dans chaque rangée, à l'exception des voyelles, le kana en -i peut être combiné avec les sons "ya, yu, yo", écrits en plus petit, pour obtenir: kya ( pour peu que vous lisiez des mangas, c'est le cri de peur typique de la donzelle en détresse: kyaaaaaaaaaaa), gya, kyu ( le kyudo, ça vous parle?), Cha (prononcé "tcha", le thé), Ja, Jo, ju, , ryu ( prononcé très roulé, lyu, c'est le dragon), etc..

3- allongement de syllabe

Certaines voyelles sont allongées, mais non répétées donc, pour le noter graphiquement, là aussi il a fallu tricher.
Pour les hiragana, on rajoute un petit "u" non prononcé derrière la voyelle concernée. Plusieurs transcriptions sont possibles en alphabet latin, pour éviter toute ambiguité je préfère mettre un circonflexe sur la voyelle longue: Tôkyô se prononce avec 2 o longs ( vous pouvez trouver "toukyou" ou "tookyoo" sur certaines transcription, mais je n'aime pas, c'est un coup à se tromper)

Pour les katakana, c'est plus simple, la voyelle longue est suivie d'un tiret, et basta:
ビール: bi ru (Bier en allemand, avec un i long)


4- Consonnes doublées


C'est le dernier point délicat: les consonnes doubles doivent être prononcées doubles. Sinon, on peut confondre avec un autre mot.
A l'écrit, dans chacun des 2 systèmes, la consonne est précédé d'un "tsu" つ ou ツ écrit petit et non prononcé.
Ne me dites pas que c'est bizarre , c'est une convention comme une autre, et il n'y a pas trop d'autre solution que de le mémoriser par coeur.

jeudi 19 avril 2012

musique irlandaise (3) - Imelda May



Pas de longs discours cette fois, j'ai juste envie de vous faire connaître cette chanteuse dublinoise que j'ai découverte il y a 2 ou 3 ans via une mission bluse à la radio, et vue sur scène au festival de jazz de Nice en 2010. Certes, une fois de plus, ça n'est pas du celtique. Mais après le blues de Rory Gallagher et la soul de Van Morrison, j'ai envie de faire une petite place à la jeune génération - car la dame est à peine plus âgée que moi :) Cette fois, ce sera donc du blues, mais fortement teinté de rockabilly. D'ailleurs, c'était très drôle, lors du concert de voir partout des bikers à banane et des filles en jupe à pois et à volant, avec coiffures à coques ou couettes (mais couvertes de tatouages).
En tout cas c'était bien sympathique, frais, le groupe déborde d'énergie, la chanteuse aussi, et même si le rockabilly n'est pas vraiment ma pinte de bière à la base, je me suis laissée convaincre par leur bonne humeur communicative, et le fait qu'il y ait une contrebasse. Et puis la brunette irlandaise joue du bodhran, alors...
Evidemment, dans une émission télé , ça ne rend pas aussi qu'en concert.

Et quelle surprise récemment d'entendre cette musique reprise pour une publicité TV pour je ne sais même plus quoi, tout ce que j'ai pensé c'est "mais c'est Imelda May!!"
Ce que je reproche souvent à ce genre de chanteuse, c'est de jouer à fond sur le côté "betty boop sexy"en se contentant d'une voix fluette, tandis que là, ce qui me plaît c'est qu'on l'entend!

et regardez doncce que je viens de vous trouver, un bon blues de derrière les fagots, accompagné à l'accordéon par Sharon Shannon ( que je ne connais pas du tout, mais que je ne demande qu'à connaître), enregistré à Killarney.. good job irish girls!
(et pitié, ne venez pas me parler de Amy Winehouse, ce qu'elles font n'a RIEN à voir)

un ptit dernier pour la route?

mardi 17 avril 2012

Nihongo no Jikan - semaine 3

une quarantaine de kanjis au compteur... je suis loin des 1006 que les écoliers apprennent en 6 ans d'école primaire - 80 la première année, si j'y arrive à la fin de l'année, j'aurais le niveau d'un gamin de cp, bouhouhou!-  mais je peux déjà faire quelques combinaisons (en majuscule la prononciation on-yomi, en minuscule, kun-yomi.. je n'ai pas les polices kana)

- les chiffres:

 1:  一 ICHI hito
 2:  二 Ni futa
 3:  三 SAN mi
 4:  四 SHI yo(n).. pour celui là, la prononciation yo est plus courante car SHI est homophone de SHI (mourir)
 5:  五 GO itsu
 6:  六 ROKU mu
 7:  七 SHICHI nana pareil que pour le 4, nana sera plus courant pour la même raison .
 8:  八 HACHI ya
 9:  九 KU kokono
 10: 十 JÛ too
 11: 十一 JÛICHI
 12: 十二 JÛNI
 20: 二十 NIJÛ
 100: 百 HYAKU
 1000:千CHI sen
 10 000:一万 ICHIMAN ( une unité qui n'existe pas chez nous.. et un million deviendra donc 100万)

Bonne nouvelle, pour les dates et les prix, les chiffres arabes sont couramment utilisés.

- que faire avec des chiffres , le "soleil" et la  "lune"?

 月 GATSU tsuki signifie "lune" mais aussi "mois", 日NICHI,JITSU, hi, ka ( 4 lectures communes) signifie "soleil" et "jour" Et les dates se notent dans le sens année/mois/jour
nous sommes donc le 2012年 04月 17日
Par contre, pour la prononciation, je ne vous en parle pas maintenant, il y a trop d'irrégularités avec les ordinaux. 

- que faire avec le soleil, la lune, du feu, de l'eau, du bois, du métal et de la terre?
Non pas de la sorcellerie , mais simplement les jours de la semaine!

火: KA hi = le feu
水: SUI mizu = l'eau
木: MOKU ki= l'arbre, le bois
金: KIN kana = le métal
土: DO tsuchi = la terre
en plus d'être les éléments associés au zodiaque chinois, il servent à définir les jours de la semaine, qui commence le dimanche , comme en Angleterre.


日曜日: NICHIYÔBI = dimanche, le jour du soleil
月曜日: GETSUYÔBI = lundi , le jour de la lune
火曜日: KAYÔBI = mardi, le jour du feu
水曜日: SUIYÔBI,= mercredi, le jour de l'eau
木曜日: MOKUYÔBI = jeudi, le jour du bois
金曜日: KINYÔBI= vendredi, le jour du métal
土曜日: DOYÔBI = samedi, le jour de la terre.

BI n'est qu'une variante phonétique de HI, dans le mot composé et le ^ de YÔ indique un o long. Comme le ^ sur le U du chiffre 10 indique un U long en, fait.

Mes mises à jour se font donc le jour du feu, 火曜日, puisque je suis de repos tous les mardis.

- que faire avec des chiffres et des ronds ?

 円 EN maru, signifie à la fois Yen et rond ( facile à mémoriser: les yens , c'est des ronds!)
 百円 HYAKU EN, ça fera donc 100 yen pour la leçon - vous ne vous ruinerez pas, l'euro fait à peu près 105 yen en ce moment ;)


Je peux d'ores et déjà dépenser des sous, et savoir quel jour je le fais.


Les outils:
Parce que j'aime bien varier les sources.

- pour le tracé des kanas, et kanjis, les petits volumes de la collections "kana et kanji de manga édités chez Soleil (le spécialiste de la BD à fort tour de poitrine, oui...). Surtout destinés à un public jeune et fana de mangas, ils sont de format poche et donc facile à emporter dans mon sac de travail. Ils détaillent l'ordre des tracés , et ça c'est important.Et comportent des pages quadrillées à la fin pour s'exercer aux tracés. Pas les plus exhaustifs, mais c'est pratique pour réviser vite fait l'ordre des traits ou les lectures les plus courante lorsqu'on a un doute.


- la liste des radicaux chinois de chine-nouvelle:  oui, je sais, le chinois, le japonais c'est différents, les caractères peuvent être un peu différents etc.. Il n'empêche! Je parle ici des radicaux des caractères ( ou clefs), ces petits morceaux récurrents qui s'écrivent toujours pareils d'un caractère à l'autre. En prenant le temps de les identifier ( en faisant abstraction de la prononciation), ça peut aider.

- les clefs des kanjis, ça existe aussi, je viens juste de le trouver, je vais étudier ça pendant la semaine de vacances!


- Les kanjis dans la tête, un livre énorme de Y. Maniette, disponible ici, qui propose des moyens mnémotechniques pour les apprendre. Je l'ai emprunté à la médiathèque et je suis en train de le tester. Il a l'air intéressant bien que je ne sois pas toujours à 100% convaincue: l'auteur propose d'imaginer une petite histoire autour d'un caractère un peu tordu, mais parfois je vois tout autre chose que ce qu'il nous soumet). En tout cas , il a l'air très complet.

-pour l'audio: La méthode Assimil, tome 1. Oui, c'est basique, et en théorie c'est une apprentissage passif, je déteste ça, c'est pour ça que je multiplie les sources à côté. Mais avec les CD, ça permet d'entendre un peu de texte.En tout cas à la maison, car pas de lecteur mp3 au boulot, c'est la règle. Et de lecteur CD encore moins.

- exercice de reconnaissance des kanas et kanjis: j'ai téléchargé sur mon téléphone portable de petits logiciels (.jar) gratuits et paramétrables pour réviser un peu pendant la pause de l'après midi ( je n'ai bien sur pas le droit d'utiliser mon téléphone au travail, mais à la pause, dans la cour, c'est permis... et hop 10/15 minutes de révisions en plus. Et mon téléphone n'est pas un smartphone, du moment qu'il marche en bluetooth, ça suffit pour installer les programmes)
ici: le "katakana recall", mais il en existe pour les hiragana et pour les kanjis.

- en ligne: le site  Japan activator, en partie gratuit, qui permet de travailler un peu sur tous les fronts, écrit, écoute, vocabulaire, etc.. Il suffit de s'inscrire pour mémoriser ses résultats, disponible sous forme de camembert. Les niveaux sont représentés en couleurs, sous forme de ceintures de judo, je trouve ça assez sympa. Le site était entièrement gratuit jusqu'à il y a peu, mais une partie est devenue réservée aux membres contributeurs, pour financer le maintient en ligne. L'ennui, c'est qu'il faut bien sur avoir un ordi sur soi, réservé donc à la maison. Et qu'à la maison, j'ai peu de temps à y consacrer.

- un tout petit carnet de chez paper blanks ( oui, il sont un peu chers, mais il est décoré d'un motif de kimono, alors je ne pouvais pas louper ça). Il me sert à noter les kanas et leur sens d'écriture, les kanjis et leur sens d'écriture, leurs prononciation.. un par page, ça rentre parfaitement dans une poche pour être consultable à tous moments.

- J'ai aussi quelque part "le japonais en mangas" et "mikado" que m'avait donnés un copain, pas encore ressorti, car de mémoire je les trouvais un peu trop complexes pour débuter. Je ressortirais "le japonais en manga" une fois que j'aurais revu les fondamentaux, au moins pour les leçons de grammaire, il me semble qu'il en était beaucoup question, et ça sera justement mon étape suivante, car avoir une banque de mots c'est bien, les mettre bout à bout pour faire des phrases, c'est mieux. Et Mikado, c'est plutôt un truc style cahier de devoirs de vacances, mais il faut avoir déjà un certain niveau

lundi 16 avril 2012

Vercoquin et le plancton - Boris Vian

troisième lecture pour le petit Bac Vianesque.. et en fait, une relecture. Je l'avais en effet lu il y a .. fiouuu au moins!

Et ce qu'il m'en restait correspond encore à ce qui m'a le plus marqué à la relecture. La première partie, qui relate la rencontre du Major, fêtard notoire et Zizanie de la Houspignolle ( quel nom, on devine la fauteuse de trouble de haute volée.. et pourtant, Zizanie est plutôt passive et sème la zizanie bien involontairement), est marrante, mais sans plus. La description des soirées zazoues est enlevée, mais manque un peu de mordant à mon goût.. parce qu'à part picoler , danser, draguer et se livrer au détour d'un couloir à des activités en duo que la morale de 1945 réprouvait, il ne se passe pas grand chose.
Par contre, j'aime énormément les parodies de titres de jazz, totalement absurdes. Et les noms des personnages complètement délirants. Il y a Antioche Tambretambre, meilleur ami du Major et organisateur hors-pair de surprises partie décoiffantes, et Fromental de Vercoquin, le malchanceux chronique. Mais comme le fait remarquer Antioche, le Major est un abruti.. j'ajouterais que Zizanie est incolore, à tel point qu'on se demande bien ce que tout le monde lui trouve. C'est à peu près ce que j'avais dit de l'une des nouvelles dans les fourmis, d'ailleurs. Elle est jolie et a la cuisse très légère, mais à part ça... Je ne suis pas sure qu'on arrive à remplir une page entière en mettant bout-à-bout tous ses dialogues, mais bon.

Les parties suivantes sont un grand moment de délire: parti demander la main de Zizanie à son oncle et tuteur, le Major intègre un peu par hasard, le CNU, organisme de normalisation qui produit à tire-larigot des petits opuscules qui n'intéressent personne. De réunions stupides en coups de téléphones interminables, c'est  son travail à l'Afnor que Vian tourne en dérision, avec talent et humour. Le petit chef tatillon et bas de plafond qui tyrannise ses secrétaire, les employés tire-au-flanc qui ont élaboré un système complexe de surveillance pour s'esbigner au café du coin dès que le chef est occupé.

Là c'est un vrai régal de délire inventif. On se débarrasse un peu des personnages falots que sont le Major, Zizanie et Fromental, pour se concentrer sur ceux, beaucoup plus étoffés, des employés du CNU. Et les nothons:  les publications sans intérêt sur des sujets aussi importants que la taille standard des boites à roudoudous métalliques, la normalisation des rondelettes à camembert, les cotations des boites en bois de coco du Soudan, et surtout surtout la réunion à organiser sur les essentielles passoires à nougat ( je VEUX une passoire à nougat, j'en ai un besoin irrépressible!)

La conclusion est moins intéressante, on revient un peu au début, avec une surprise partie à tout casser, littéralement. Mais les clins d'oeil de Vian à ses copains sont assez sympas: le Jazzman Claude Abadie, le clarinettiste Claude Luter ( enfin Luttaire, ici), qui font une apparition. Et L'employé de bureau Vidal qui s'ennuie profondément au travail et tue le temps en jouant de la "trompinette" dans l'orchestre d'Abadie, ressemble étonnamment à un certain Boris Vian...

En résumé, une bonne lecture (relecture), pas impérissablen, mais assez drôle, et que j'ai d'ailleurs plus appréciée qu'il y a 15 ans, en ayant lu le Manuel de Saint-Germain récemment, j'ai pu détecter les références qui m'avaient échappé à l'époque.
petit bac spécial vian, catégorie Végétal Le plancton ( on dira que c'est du phytoplancton, et voilà)

dimanche 15 avril 2012

Absolution par le meurtre - Peter Tremayne

hé oui, encore un polar médiéval de chez 10/18, on ne se refait pas.
Celui là se passe en 664 et nous emmène au fin fond de la Northumbrie, royaume anglais qui s'étendait à peu près d'Edinburgh au nord à Leeds au Sud, entre le VI° et le X° siècle.

Le roi Oswy a convoqué un important concile religieux qui doit décider quel courant chrétien son royaume va adopter. En effet le royaume, christianisé de fraîche date par des missionnaires venus d'Irlande, suit la règle de Colum-Cille ( Saint Colomba). Tandis que les royaumes voisins suivent celle de Rome. Il va donc devoir se décider, et la situation est délicate: continuer à suivre la règle de Colum - et risquer de se mettre à dos les royaumes voisins, ou adopter celle de Rome, et se couper des pratiques de ses sujets.. et d'une partie de sa famille, sa soeur étant abbesse d'une abbaye mixte de la règle de Colum.
On en est donc là, dans un climat plus que tendu politiquement et religieusement, lorsque commence l'action. Tout ce que les royaumes bretons et Irlandais comptent se dirigent vers la petite ville de Witebia ( Whitby), pour assister au grand synode qui va s'y tenir.
Et l'on rencontre pour la première fois la pétulante Soeur Fidelma qui va devenir l'héroïne de toute la série, inaugurée par ce tome. soeur Fidelma, venue en tant que spécialiste du droit irlandais - car en Irlande, les femmes peuvent exercer des professions juridiques autant que les hommes à cette époque- afin de conseiller lors des débats l'abbesse Etain qui va animer le débat pour la faction irlandaise.

Et lorsque l'abbesse est assassinée avant même l'ouverture du synode, c'est à elle, la légiste, et, par souci de ménager la chèvre et le chou, au moine saxon Eadulf, versé en médecine. Assassinat commandité par la faction romaine, volonté de semer le trouble et de faire annuler le synode, ou simple vengeance personnelle?

Comme toujours, je le dis à chaque fois, ce n'est pas l'enquête policière qui compte le plus, même si celle-ci est assez tarabiscotée pour tenir en haleine, mais l'ambiance et le cadre dans lequel elle prend place
Car le synode de Whitby ( dont la date exacte est sujette à caution, 663 ou 664), s'il a conduit au recul et à l'isolement du christianisme celte, et à la disparition progressive des monastères doubles, a surtout été le théâtre de pinaillages sur des points de détails tellement dérisoire que même les religieux ont très peu d'archives à son sujet ( l'histoire ecclésiastique de Bède le vénérable est quasiment la seule source, écrite 70 ans après la date supposée. Et donc sujette à caution, testis unus, testis nullus! Et ça laisse donc de la marge de manoeuvre à l'auteur pour trucider pas mal de monde.).
En tout cas d'après la source, des choses passablement... j'ai envie de dire ridicules, ont été au centre de débats  particulièrement houleux: le calcul de la date de Pâques, la forme de la tonsure des moines, le nombre de doigts que doit lever l'évêque pour donner sa bénédiction, le choix du premier jour de la semaine ( Samedi ou dimanche?). Toutes choses qui, vues du XX° siècle sont assez drôles. Imaginer les dignes moines en venir aux mains pour une question de forme de tonsure est plutôt croquignolet.

Mais Soeur Fidelma est assez intrépide et casse-cou pour donner envie de la suivre dans sa mission suivante: partir à Rome pour faire bénir par le pape la règle de son monastère, modifiée suite aux décisions du synode.

Et juste parce que: les ruines de l'abbaye de Whitby, dans le Yorkshire. Bien sur elles sont postérieures au concile de plus de 600 ans, il s'agit de ruines gothiques,mais, ouaaahou, c'est splendide.



et c'est donc une lecture qui tombe à pic pour le challenge histoire. Et pour le challenge irlandais puisque non seulement l'héroïne est irlandaise, mais aussi parce que les irlandais sont au premier plan lors du synode.

24 choses (6)

Comme vous ne le savez pas, j'ai posé ma candidature pour aller tenir un bureau de vote le 22 avril. Et voui! ( Bon, un peu par curiosité de voir comment ça se passe vu de l'intérieur, et beaucoup à cause de la prime en jours de récupération, je l'avoue sans honte!)

Donc cette quinzaine, ça sera "instruction civique", car je me rappelle qu'il y a quelques années j'ai pitoyablement séché lors d'un concours administratif territorial, je ne savais pas la différence entre une loi constitutionnelle et une loi organique . En même temps j'ai fait fac de lettres moi, le droit me passe largement au dessus même si nul n'est censé ignorer la loi. Il est temps de corriger le tir!

or donc - et bien sur, tout ce qui va suivre ne concerne que la France.

- constitution d'un bureau de vote. Comme je ne l'ai jamais fait, j'ai choisi le poste de secrétaire, en me disant que ça serait surement plus simple que président ou président suppléant. Et en effet, ça ne doit pas demander de compétences spéciales puisque ma candidature a été acceptée.
Je vous passe le détail pas franchement intéressant  de l'agencement physique du bureau de vote, tout est . Mazette je ne pensais pas que c'était aussi codifié en fait.

* Le président: c'est celui qui supervise le tout, et veille au bon déroulement du scrutin, intervient en cas de conflit, etc.. Non, j'ai eu raison, pour une première expérience je en me voyait pas faire ça, d'autant qu'on m'envoie dans un quartier plutôt mal famé
* Le président suppléant - qui remplace le président lorsqu'il s'absente, je suppose
* Le secrétaire: dont la fonction n'est pas clairement définie, où que je cherche. J'en parlerai mieux lorsque j'aurai vu sur place. On est censés avoir une réunion d'information dans la semaine, mais je travaille, donc j'auras la formation le matin même, sur le tas.
La ville de Nice donne quelques informations, mis là aussi, il est plus question de comment ça se passe du point de vue des électeurs que de l'intérieur, et de comment se déroule le dépouillement et la proclamation des résultats.

- la procuration: Comme je tiendrai un bureau de vote à Pétaouchnok, en tout cas loin de celui où je vote moi, je n'ai pas l'absolue certitude à 100% de pouvoir aller voter. C'est un comble, mais c'est comme ça ( en théorie, oui, j'ai une heure pour aller voter, sauf que je n'ai pas de véhicule, que c'est dimanche et donc pas de bus, d'autant qu'ils ne passent plus dans ce quartier suite au vandalisme, et que c'est largement à plus d'une heure à pieds de mon propre bureau de vote... donc soit le président m'amène, mais ça, je ne le saurai qu'en arrivant, soit c'est tant pis pour moi.)
Dans le doute, je suis donc allée ce matin à l'hôtel de police faire établir une procuration, pour la première fois de ma vie, juste au cas où. Ca se fait en 5 minutes s'il n'y a pas trop de monde, il suffit d'une pièce d'identité, d'avoir les coordonnées, nom date et lieu de naissance de la personne que vous mandatez pour vous représenter..et voilà. Il n'y a plus qu'à se décider pour un candidat, et préparer la petite enveloppe pour le jour dit. Et bien sur, si j'arrive à me libérer, il me suffira de prévenir à temps  la personne qui a la procuration de ne pas y aller, que je peux finalement le faire moi-même. C'est vraiment bête comme chou.

- l'élection présidentielle: le président de la république est élu pour 5 ans. Ca paraît bête à dire, mais mes derniers cours d'instruction civique remontent à la primaire, dans les années 80, c'était un mandat de 7 ans, jusqu'en 2000 en fait. Jusqu'en 2008, le président pouvait être élu pour un nombre illimité de mandats consécutif, depuis la révision constitutionnelle de juillet 2008, le nombre de mandats consécutifs est limité à deux (donc si l'actuel président était réélu, ça serait pour 5 ans maximum, et il ne pourrait pas en briguer un 3°.. à moins de réviser la révision?)

- la Constitution ( oui, car  il va en être question): c'est simplement le texte qui fixe le fonctionnement d'un organisme et l'encadre juridiquement, en l'occurrence , de l'état. Celle en vigueur actuellement date de 1958, c'est elle qui définit le début de la V° république ( je n'ai pas le courage de tout lire en fait). Et en fait, chaque changement de régime correspond à une révision de constitution, si j'ai bien compris.
Celle de la France est dite "rigide", car sa révision requiert une procédure différente de celle du vote des lois ordinaires ( en France: convocation du Parlement, majorité de 3 cinquième en faveur de la révision, ou référendum, alors que les lois normales passent le plus souvent dans la plus grande discrétion à l'assemblée nationale..)
Et les différentes sortes de loi? ben.. alors que je galérais a essayer de comprendre les subtilités qui différencient la loi organique de la loi ordinaire voilà une explication simple!
 "
- la loi constitutionnelle qui définit les droits fondamentaux, fixe l'organisation des pouvoirs publics et leurs rapports,En France, une loi constitutionnelle est une loi de révision de la Constitution qui en modifie, abroge ou complète des dispositions. Elle doit être adoptée par les deux assemblées constituant le Parlement en termes identiques.
- la loi organique qui structure les institutions et pourvoit aux fonctions des pouvoirs publics. Une loi organique est une loi relative à l'organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics. Votée par le parlement, elle précise ou complète les dispositions de la Constitution qui a fixé les principes généraux.
En France, dans la hiérarchie des normes, la loi organique se situe en dessous de la Constitution mais au-dessus des lois ordinaires. En cas de désaccord entre les deux assemblées, une loi organique ne peut être adoptée, en dernière lecture, par l'Assemblée nationale qu'à la majorité absolue de ses membres.
- la loi référendaire adoptée non par le parlement, mais par referendum.
- la loi de finances qui fixe les dépenses et les recettes de l'Etat"

Alors là, merci le site "la toupie" c'est beaucoup plus compréhensible comme ça! (et je tiens à préciser que peu importe l'appartenance du site, je n'en sais fichtre rien et je m'en fiche en plus, c'est sa présentation claire des termes qui m'intéresse).

Bon, ben il faudra que j'y refasse un tour au moment des législatives, car au final je ne sais plus exactement non plus à quoi elles servent.

mardi 10 avril 2012

Nihongo no Jikan - semaine 2

Bilan de la première semaine:

-les hiraganas et les katakanas reviennent bien, encore une petite semaine et tout sera rentré dans l'ordre

-les premiers kanjis aussi, j'avais assez bien mémorisé la première fois, et me voici à nouveau en possession des chiffres de 1 à 10, 100, 1000 et 10 000, lune, soleil, yen, les éléments naturel - eau, feu, montagne, rivière, etc... un peu plus d'une vingtaine en tout.. mais là encore, si je commence fort, il s'agit de révision, tout va aller un peu moins vite dans les prochaines semaines. Je me fixe d'atteindre la cinquantaine pour la fin du mois, je pars une semaine à la campagne, ça sera idéal pour tout réviser.

et maintenant, deuxième point culture, sur les le problème des kanjis.
Comme je le disais la semaine dernière, les kanjis sont importés de la langue chinoise.. parfois tels quels, parfois légèrement modifiés graphiquement.
Oui mais!
La langue japonaise existait avant cette importation. avec des termes japonais.
Par exemple:
Le caractère chinois qui veut dire "coeur" (la partie du corps, en y regardant bien, on devine la forme d'un coeur avec ses artères) et se dit Xin en chinois.
Oui, mais le terme japonais pour la même réalité est kokoro. J'ai choisi celui là exprès , parce que les deux mots sont très très différents.

La solution parait simple: prendre le caractère, indépendamment de sa prononciation d'origine, et décider que dorénavant, il se lira "kokoro".
Sauf que, ça serait trop simple!
La lecture chinoise a été importé également en même temps que le caractère, et celui ci peut donc se lire, soit kokoro, mais parfois "shin" ( petite déformation du chinois xin).
Vous allez me dire: mais face à un texte, comment on le sait? Réponse: même les japonais hésitent parfois entre les deux lectures ( mais parfois 3, ou 4, ou plus) possibles.

Grosso modo, lorsque le caractère est employé seul, c'est la lecture japonaise, nommée "Kun-yomi" qui prévaut. Lorsque le caractère est employé en mot composé (je n'ai pas le terme exact sous la main, mais imaginons " crise cardiaque", oui je sais ce n'est pas génial, mais c'est le premier qui me vient à l'esprit), ce sera la lecture chinoise qui prend le pas: shin - quelquechose. Celle là s'appelle "On-yomi".

Mais ça n'est pas une règle absolue! Pour régler ce problème, qui embête aussi les locuteurs natifs, les publications ont un système: indiquer la prononciation un peu particulière ou irrégulière d'un mot  en petits hiragana au dessus du caractère - d'où l'incontournable nécessité de les apprendre en premier!

C'est, pour moi, la principale difficulté: apprendre chaque caractère avec au moins 2 ou 3 lectures possibles. Il y en a toujours une qui m'échappe. D'autant que beaucoup se prononcent pareil, là encore un héritage du chinois. Le chinois accentue les mots pour les différencier plus facilement, le japonais n'a pas cette accentuation, d'où une floppée d'homophones.

mardi 3 avril 2012

trafic de reliques - Ellis Peters

Il semble que 2012 sera l'année du polar grands détectives 10/18 chez moi. Vais surement en faire un 4° challenge petit bac, d'ailleurs.

Direction la grande-Bretagne du XII° siècle, et, très exactement la zone frontalière entre le royaume breton et le Pays de Galles, pour la première aventure du frère Cadfael. J'avais eu l'occasion de faire connaissance avec ce sympathique moine gallois via l'adaptation télévisée ( fort réussie au demeurant Derek Jacobi a vraiment la tête de l'emploi), j'ai enfin pu dégotter le premier tome de la série d'Ellis Peters, et c'est un très bon moment de lecture, plein d'humour et même légèrement anti-clérical.
Car le moine Cadfael, ancien croisé qui a adopté un mode de vie plus spirituel, est quand même un peu roublard, et ce premier volume nous le montre d'emblée d'emblée en train de tirer plus ou moins au flanc, bien caché derrière un pilier à somnoler tranquillement pendant le chapitre, ou a se porter volontaire dès qu'une délégation doit se rendre à l'extérieur.

Et c'est exactement ce qui va se passer: le jeune moine Colombanus, mystique et illuminé ( ou épileptique?), part en pélerinage sur la tombe d'une sainte galloise et revient guéri. Il n'en faut pas plus pour que le prieur de l'abbaye décide qu'il lui faut absolument ramener les reliques de la sainte chez eux, car l'abbaye de Shrewsbury est en perte de vitesse par rapport à ses voisines qui ont, elles de reliques. Une opération publicitaire en somme,certains moines ne se gênant pas pour faire remarquer que les motivations du prieur sont au final largement plus monétaires que pieuses. Et voilà donc une petite délégation de bénédictins anglais partis pour un obscur village du pays de Galles pour réclamer la sainte locale.
 Ce qui ne va pas sans heurt,les villageois sont peu disposés à se laisser dépouiller de leur sainte, les deux royaumes sont à couteaux tirés, de plus  la guerre civile anglaise opposant l'impératrice Mathilde et le Roi Etienne n'a pas encore commencé, mais ça ne saurait tarder .

Mathilde et Etienne n'apparaissent pas encore dans ce tome, je sais que leur rivalité devient la toile de fond principale par la suite, mais ça n'est encore le cas, ce premier volume est moins historique que la série , en ce sens qu'il n'y a pas vraiment de rapport avec un événement précis de la guerre ou un personnage historique important.
Toutefois par curiosité je suis allée consulter le site de l'abbaye de Shrewsbury, dont il subsiste quelques ruines, et ai pu constater que les abbés Heribert et Radulfus ont bel et bien existé: ce sont respectivement le 3° et le 4° abbés de Shrewsbury. Et qu'on y révérait effectivement une Sainte Winifred, c'est donc une interprétation toute personnelle du pourquoi et du comment une sainte galloise à pu se retrouver patronne d'une abbaye en territoire saxon.

L'enquête policière est plutôt sympathique, ni trop complexe, ni trop simpliste, ni trop moderniste ( comme j'ai pu parfois le reprocher parfois à certains volumes de la collection), l'écriture est drôle ( j'aime beaucoup la remarque sur les saints, qui poussent au pays de Galles comme des champignons ), les personnages sont attachants, bref un très bon moment de lecture. Ca tombe bien j'en ai encore quelques uns à lire ou à relire.

Et comme il a été publié en 1977, et faisait partie de mon programme " année de naissance", que je n'ai pas pu finir à temps puisque je ne l'ai tout simplement pas trouvé à temps, voilà, malgré tout, la deuxième lecture pour ce challenge.
allez, c'est dit: petit bac "grands détectives", catégorie objet: Reliques

Juste pour le plaisir, la ville de Shrewsbury, parce que c'est beau! ( C'est aussi la ville d'origine de Darwin, soit dit en passant)

lundi 2 avril 2012

Nihongo no jikan - semaine 1

Et me voila partie, en prévision du voyage, dans les révisions. Car il faut dire que le peu que j'avais appris pour le premier voyage m'avait beaucoup servi, mais comment dire..est pas mal rouillé.
Vous aurez donc, semaine après semaine, un petit topo sur l'évolution de mes révisions. Le but étant, bien sur, non seulement de récupérer ce que j'avais déjà appris, mais d'en apprendre un petit peu plus...


- Mardi 2 avril: bilan des dégâts! Houla. Pour les hiragana ça va encore à peu près, mais les katakana, c'est loin d'être gagné, j'ai tout oublié. Mais les kanjis, il m'en reste encore quelques uns en mémoire: les chiffres, les mots yen, homme, femme, montagne, rivière.. des trucs basiques. On va commencer par ça, histoire de se rafraîchir la mémoire

l'objectif de la semaine: réapprendre les kanas, ça c'est impératif, au rythme de 2 listes de 5 par jour ça devrait être faisable. Et revoir les kanjis des chiffres de 1 à 10, 100, 1 000 et 10 000, et on verra si je peux en ajouter un ou deux de plus. Une quinzaine dans la semaine, ce sont les plus faciles, ça devrait se faire sans trop de problème.

Kanjis? Kanas? Mais qu'est-ce qu'elle raconte?

Ha oui, pour mes lecteurs non avertis un petit résumé. Au fil de ce que j'apprends ou révise, comme ça, ça ne fera pas trop d'un coup. Sachez pour le moment que:

- Le Japonais est ce qu'on appelle un isolat linguistique. La majeure partie des langues font partie d'un groupe plus vaste de langues apparentées. ainsi le Français, l'Italien, l'espagnol.. font partie du groupe roman. L'anglais, l'allemand, le néerlandais.. font partie du groupe germanique..Et ces deux groupes font eux même partie de la famille indo-européenne. Des langues entre lesquelles ont peut trouver des ressemblances qui témoignent d'une origine commune.
Pour le Japonais, il est la seule langue de sa famille. Inclassable, on a donc du créer une famille de langue rien que pour lui et ses différents dialectes. Vous me suivez? (et sans aller si loin, eu Europe, c'est aussi le cas du basque)

- L'écriture est un système double. Comme partout ailleurs, la langue existait à l'oral avant d'inventer un système écrit. La solution choisie au fil des temps est la suivante:
* importation de caractères chinois, souvent simplifiés avec leur sens. Oui mais le chinois ne se conjugue pas, n'a pas de temps verbaux, contrairement au japonais.
Exemple
Ca:  女
Le caractère qui signifie " femme" en chinois ( prononcé Nü, si ma mémoire est bonne) a été transposé tel quel et signifie également femme en japonais. Je n'en dis pas plus pour l'instant, n'insistez pas!

*Il y a donc un deuxième système, syllabique, qui permet entre autre de noter les conjugaisons, passifs, particules, de différencier un verbe d'un adjectif, etc... nommé hiragana.
Comme si ça ne suffisait pas pour nous, pauvres étudiants, le système syllabique est lui même double. Chaque hiragana a son doublon en Katakana, un système qui sert en particulier à transcrire ( de manière parfois très très très) approximative, les mots d'emprunt anglais, français etc...

Et comme dans la plupart des méthodes, la lecture des kanjis, qui ne peut évidemment pas se deviner, est donnée phonétiquement en hiragana, on ne peut donc absolument pas s'en passer.

Les Hiraganas sont de forme plutôt arrondies et souples, tandis que les katakanas ont des formes anguleuses.
D'ailleurs, comment distinguer du premier coup d'oeil un texte en chinois d'un texte en japonais: grâce aux hiraganas. Particulièrement celui là:

 No, un des plus fréquent puis qu'il correspond à peu près à notre adjectif possessif et ià signaler un complément du nom, d'objet direct etc...


les hiragana...

et les katakana ( tableaux issus du site http://voirlejapon.centerblog.net/)

( au passage, j'ai appris récemment, que l'écriture maya était basée aussi sur le même genre de trafiquouillage, à la fois syllabique et par idéogrammes ou pictogrammes)

changement de décor

Après un an de bons et loyaux services, j'ai eu envie de ranger un peu la vanité de Sebastian Stoskopff dans la réserve du musée pour passer à quelque chose de plus printanier et plus en adéquation avec le programme des prochains mois.
Exit donc le fond orangé, un peu de vert prairie ne fera pas de mal, et pour l'ambiance, un photo du temple Engakuji à Kamakura (prise par bibi il y a 5 ans à une semaine près )

Pour mes 30 ans, je m'étais en effet auto-offert un voyage au Japon. Mais que voulez vous, l'avion atterrissait à Tokyô pile le jour de mon anniversaire. C'est un peu beaucoup ce qui m'a décidée. Et croyez-moi, fêter ça dans un izakaya, entourée de 30 à 40 personnes que vous ne connaissez pas, mais qui trinquent en votre honneur, ça fait un sacrément bon souvenir.

Et 5 ans après me direz-vous?

:)

Je vous laisse deviner....

Bingo! J'ai retrouvé du travail, donc, j'ai mis des sous de côté, j'ai bien calculé pour poser mes vacances. Et comme j'ai encore des choses à voir, j'y retourne à l'automne, pour fêter les 35 avec 6 mois de retard. 5 ans après les cerisiers en fleur, à moi les érables rouges.

Préparez-vous donc à voir fleurir par ici non pas des cerisiers, mais des billets à forte teneur extrême-orientale pendant les prochains mois, car le peu de japonais que j'avais appris à l'époque est assez rouillé. Vous allez avoir droit à un petit topo régulier sur ma remise à niveau. Amis lecteurs, m'encouragerez-vous dans cette aventure?

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture