samedi 30 novembre 2013

Bilan Halloweenesque


Lorsque les esprits, les démons et les fantômes envahissent un lieu, il n'est pas facile de s'en débarrasser, c'est pourquoi le mois Halloween aura duré en fait 2 mois ( bon 1 et demi dans mon cas, j'ai loupé les 15 premiers jours pour cause de voyage). Mais on a fini par les mater jusqu'à l'an prochain.
Ce film-là, par exemple, je n'ai pas eu le temps de le revoir. Pas grave, le challenge geek continue en décembre, et il y a sa place...


Mais il aura été mené tambour battant malgré tout, en grande partie à cause des nouvelles car la nécessité de finir le challenge nouvelles avant le 11 décembre l'aura bien boosté.

Lectures:
- Chamisso: l'étrange histoire de Peter Schlemihl
- Collectif: la dimension fantastique tome 1
- Collectif: la dimension fantastique tome 2
- Hoffman: Contes fantastiques
- Zschokke: la nuit du sabbat
- Renard: château hanté
- Buckingham : Démons
- Dumas: Mille et un fantômes
- Mérimée: la vénus d'Ille
- Polidori: le vampire
- Lovecraft: 3 nouvelles
- Lermina: L'élixir de vie

Cinéma:
-Burton: sleppy hollow

BD
- Swolfs: Le prince de la nuit t1 à 3
- Hosokawa: ôke no monshô t1
- Hosokawa: ôke no monshô t.2
- Liberge: Monsieur Mardigras- Descendres
- Lee: Model 7 tomes

autres:
- Ecoutons du psychobilly
- musique pour sorcières
- Le char de la mort ( tableau)

Evidemment, entre le voyage et des problèmes familiaux qui me sont tombés dessus fin novembre, je n'ai pas eu le temps de parler de tout ce que j'avais en réserve. Bon du coup, ça me fait déjà quelques sujets d'avance pour l'an prochain
Rien qu'en lectures en fait: les nouvelles sur les fantômes victoriens que je n'ai pas eu le temps de finir de lire, Frankenstein que j'ai encore sous le coude ( peut-être avant la fin du challenge Geek en fait, comme prototype de SF), Dracula que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Il a déjà été également question d'un Anne Rice pour l'an prochain, et ça tombe bien, j'ai le tome 1 des Sorcières en attente.

côté films, je voilais revoir la Malédiction ( version originale), quelques trucs marrants genre Fantômes contre fantômes, ou plus "trouille". Mais là aussi, un petit film d'horreur avant la fin du challenge geek n'est pas inenvisageable ;) Parce qu'il y a eu des fantômes et des démons, mais ça manque singulièrement de zombies par ici.





et de monstres divers (ici, la phobie des femmes araignées, par Aranda dill, extraite du "monster girls challenge" , un challenge de dessins sur le thème des monstres.. Centaures, femmes araignées, sirènes, etc..un challenge très sympa dommage que je ne sache pas dessiner!)

30 jours de musique

 Une idée trouvée chez Jelly dragon, que je trouve très très sympa, même que je vais en faire mon calendrier de l'avent (et même de l'après!)
Il existe plusieurs listes, en voilà une, y'a plus qu'à se creuser le ciboulot!

Jour 1 - Votre chanson du moment.
Jour 2 - La chanson n°1 le jour de votre naissance.
Jour 3 - La dernière chanson que vous avez écouté.
Jour 4 - Une chanson que vous écoutez lorsque vous êtes heureux.
Jour 5 - Une chanson que vous écoutez lorsque vous sentez triste.
Jour 6 - Une chanson que vous écoutez lorsque vous vous sentez en colère.
Jour 7 - Une chanson qui vous détend.
Jour 8 - La plus vieille chanson dont vous avez souvenir de votre enfance.
Jour 9 - Une chanson qui, pour vous, définit le mieux les années 70.
Jour 10 - Une chanson qui, pour vous, définit le mieux les années 80.
Jour 11 - Une chanson qui, pour vous, définit le mieux les années 90.
Jour 12 - Une chanson qui, pour vous, définit le mieux les années 2000.
Jour 13 - Quel est le premier CD/K7/MP3 que vous avez acheté ?
Jour 14 - Une chanson que vous haïssez.
Jour 15 - Une chanson de votre artiste préféré.
Jour 16 - Une chanson de votre groupe préféré.
Jour 17 - Une chanson que vous aimeriez que plus de monde connaisse.
Jour 18 - Une chanson dont vous connaissez les paroles par coeur.
Jour 19 - Une chanson qui vous donne envie de danser (ou du moins, de bouger).
Jour 20 - Un clip que vous adorez.
Jour 21 - Un plaisir coupable.
Jour 22 - Une chanson qui vous reste souvent dans la tête.
Jour 23 - Une chanson qui vous rappelle quelqu'un.
Jour 24 - Une chanson qui vous rappelle un endroit.
Jour 25 - Une chanson qui vous rappelle un moment heureux de votre vie.
Jour 26 - Une chanson qui vous rappelle un moment triste de votre vie.
Jour 27 - Quelle chanson voudriez vous diffuser à votre mariage.
Jour 28 - Quelle chanson voudriez vous diffuser à votre enterrement ?
Jour 29 - Une chanson que vous considéreriez comme "la bande originale de votre vie".
Jour 30 - Votre chanson préférée de tous les temps.

Bon il va falloir se creuser le ciboulot, mais je sais déjà qu'il y aura peu, voir pas de variété française, car ça ne me parle pas, mais alors pas. Et beaucoup de rock, mais je vais essayer de panacher un peu tout ça.

jeudi 28 novembre 2013

L'élixir de vie - Jules Lermina

J'avais dit il y a peu que je ne tarderais pas à lire un autre texte de cet auteur, après avoir tenté et apprécié la Deux fois morte, mon choix s'est porté sur l'Elixir de vie, pour la raison essentielle que le titre est quasi le même que la nouvelles de Balzac, contenue ici. Je n'avais pas spécialement apprécié la version de Balzac, essayons donc avec Lermina.

Pas de références littéraires ici. Le narrateur médecin est appelé par une dame paniquée au chevet d'une petite fille mourante. Elle semble comme anémiée, sans avoir eu ni blessure ni hémorragie.. vidée non pas de son sang, mais de son énergie vitale. impossible de définir sa maladie. La fillette meurt sous les yeux du médecin, de la mère.. et d'un étrange locataire, un vieux monsieur d'environ 75 ans surnommé Monsieur Vincent, un homme robuste qui parait plus jeune que son âge, et qui prend la fuite sitôt l'enfant mort. Chose étrange, Monsieur Vincent semble vieillir à vue d'oeil, et 2h00 plus tard, on le jurerait centenaire. Personne ne semble au juste s'accorder sur son âge L'événement étrange sort de la tête de notre héros jusqu'à ce qu'il soit amené, quelques 20 ans plus tard, à croiser à nouveau la route de monsieur Vincent, qui avoue maintenant 115 ans et semble dans une forme incroyable pour un homme de son âge, pensionnaire d'un asile d'aliéné. Celui -ci se dit fou, auteur de nombreux crimes non élucidés et pour cause: il est un vampire psychique, qui a découvert comment absorber à son propre profit l'énergie vitale des enfants ( qui en "produisent" plus qu'ils n'en usent...Oui la théorie est étrange, basée sur l'idée que l'énergie produite disponible décroit avec l'âge, tandis que les personnes âgées consomment plus d'énergie qu'elles n'en produisent pour rester en vie, un théorie basée sur le magnétisme de Mesmer, dont Monsieur Vincent se clame disciple). Il pourrait se contenter d'en prélever un peu sans nuire , mais la griserie de se sentir à nouveau jeune est telle qu'il n'arrive jamais avant d'avoir épuisé la totalité de l'énergie de sa victime.

Bon alors le match Balzac/ Lermina?
Chez Balzac, il est question d'un élixir qui, contrairement au titre, ne rallonge pas la vie, mais ressuscite les morts. Chez Lermina, pas d'élixir en fait. Au niveau respect du titre:  Balzac+1.

Mais l'écriture plus concise de Lermina me plait plus: Lermina+1

Balzac revisite de manière pas très intéressante le mythe de Don Juan. Lermina revisite celui du vampire en le transformant en vampire psychique, tout en s'appuyant sur les théories de son époque, un peu tirées par les cheveux, sur le magnétisme. Adaptation d'un mythe: Lermina +1.
Avec le bonus " théorie scientifique fumeuse mais intéressante" +0.5


Un don Juan haïssable et anticlérical vs un savant fou cynique haaaaa là on a un bon  50/50  Balzac +1 Lermina +1.

Conclusion de l'histoire: J'ose: celle de Balzac est ridiculement grandiloquente, et m'a plus fait rire qu'autre chose. Celle de Lermina est ouverte et laisse planer une menace. Lermina +1
Nous avons donc: Balzac + 2/ Lermina +4.5


Désolée Honoré, c'est Jules qui gagne!
alchimie et recherche d'immortalité, c'est presque de la sorcellerie non?
n°23
1890

mercredi 27 novembre 2013

3 nouvelles de H. P Lovecraft

que j'ai artificiellement réunies, parce que chroniquer une seule nouvelle à la fois, ben, c'est difficile si on veut éviter d'en dire trop.
J'ai donc compilé la maison de la sorcière ( 1932), le monstre sur le seuil (1933) et celui qui hantait les ténèbres (1935) - parfois titré "la chose des ténèbres" ( the haunter of the dark, pour être sûrs qu'on parle du même, car il existe aussi " celui qui chuchotait dans les ténèbres" - the whisperer in darkness) . Et ça tombe bien parce que les trois se passent au même endroit, du coup les rassembler m'a paru cohérent.
En effet, deux des récits, la ville imaginaire d'Arkham ( qui hormis moi a rajouté mentalement " Arkham asylum! Le Joker!, avouez?), et les trois font également référence aux mêmes ouvrages fictifs ( le nécronomicon, unaussprechlichen Kulten... des livres de magie, mais ne les cherchez pas, ils n'existent que dans l'imagination de Lovecraft)

Dans "la maison de la sorcière", Gilman, un étudiant en mathématiques passionné de folklore et de légendes, vient habiter une vieille maison où a résidé quelques siècles plus tôt, une vieille femme jugée pour sorcellerie. Or il en est certain, ce que les gens de l'époque appelaient sorcellerie devaient être surtout des aptitudes en avance sur leur temps en physique quantique. Pour lui la vieille Keziah Mason, qui s'est échappée de manière mystérieuse de sa prison devait avoir eu l'intuition des mathématiques quantiques et suite a ses recherches , avoir trouvé un moyen de voyager à travers l'espace. Mais au fur et à mesure qu'approche la nuit de Walpurgis, Gilman tombe malade et commence à voir en rêve la vieille sorcière et son serviteur Brown Jenkins, une sorte de petit animal monstrueux mi-rat- mi-singe, des paysages inconnus dans d'autres dimensions.. rêves qu'il met sur le compte de la fièvre jusqu'à ce qu'il se réveille en possession d'un objet venu d'un autre monde qu'il a cassé... dans son rêve. Gilman le mathématicien aurait-il percé le secret de la sorcière et des voyages interdimentionnels?

Dans "le monstre sur le seuil", Daniel  qui vient de tuer son meilleur ami, Edward,  explique qu'il a en fait tué le monstre qui avait pris possession de celui-ci. Et nous raconte comment Edward, très intelligent mais mou et sans volonté est tombé dans les griffes d'Asenath Waite, une femme.. bizarre, vaguement sorcière, qu'il épouse. Asenath, toujours insatisfaite, passe son temps à se plaindre d'être une femme, qu'elle aurait plus de pouvoir si elle avait été un homme, des choses comme ça. Or, de plus en plus souvent, Edward semble victime d'un dédoublement de personnalité, le caractère faible devenant soudain intraitable et ambitieux. chose qu'il explique par " ma femme a trouvé le moyen de me voler mon corps, c'est elle qui le pilote et pendant ce temps, ma conscience est enfermée dans le sien". Tout le monde pense évidemment à un délire de persécution tandis que le pauvre Edward, terrifié,  en est persuadé: un jour, elle trouvera le moyen d'échanger définitivement leurs personnalités.

Dans "celui qui hantait les ténèbres", Robert Blake ( la nouvelle est dédiée à Robert Bloch, autre important auteur fantastique et ami de Lovecraft, et cette fois se passe dans la ville réelle de Providence, où résidait Lovecraft), écrivain amateur d'Esotérisme, est fasciné par une sorte d'église néogothique abandonnée qu'il voit depuis sa fenêtre. Il entreprend d'aller la visiter et découvre qu'elle terrifie les habitants du quartier. En effet, le bâtiment désaffecté a autrefois habité un culte secret démantelé depuis une vingtaine d'année, et on prétend que les nuits d'orage, de drôles de bruits se font encore entendre dans les combles. Evidemment, Robert veut aller y voir de plus près, et découvre plusieurs objets ayant servi aux rituels: statues, sièges, boîte gravée contenant un polyèdre qui ne ressemble à rien de connu et qu'il va toucher, bien sur. L'objet en question semble lui envoyer des visions, un peu comme une boule de cristal, mais des visions d'autres mondes. Et il trouve également un squelette, celui d'un journaliste venu enquêter des décennies plus tôt sur la secte et que personne n'a jamais revu. Assassinat, ou crise cardiaque causé par une terreur intense? Toujours est-il que depuis qu'il a touché les objets magiques, Blake a des visions de plus en plus fascinantes et angoissantes. Il en est sûr: sa visite a libéré une entité monstrueuse qui était enfermée dans le cristal et n'attend qu'une occasion pour s'échapper.

J'ai trouvé ces trois histoires très intéressantes, vraiment très bien menées, surtout la 3° qui instille peu a peu son climat malsain, le fantastique est d'autant plus réussi que le montre libéré par Blake n'est jamais défini, or on le sait l'horrible, c'est ce qu'on ne peut pas voir. Ici seules ses manifestations sont repérables: une trace dans la poussière, une marque de griffure sur un banc, des bruits, une odeur...ha punaise, j'adore ce côté mystérieux. Les 2 autres sont bien menées aussi: les rêves qui se mêlent à la réalité dans "la maison", la situation constamment su le fil entre folie et possession dans" le monstre", mais j'ai quand même une préféré la 3°, que je trouve plus aboutie, car voilà, contrairement aux autres, rien n'y est vraiment décrit , ça laisse plus de loisir pour que le lecteur travaille du chapeau. Donc une légère préférence pour la 3° ( enfin, rien que des titres comme " le monstre sur le seuil", "je suis d'ailleurs" ou " celui qui hantait les ténèbres", pour moi, c'est du tout bon question mystère)

J'avais eu un aperçu de Lovecraft avec " je suis d'ailleurs" que j'avais également trouvé très bien mené, et quelques autres non chroniquées ici. Hé bien, je confirme, 3 nouvelles de plus, et 3 réussites. je vais donc continuer ponctuellement avec cet auteur, que je découvre par la petite porte ,avant de m'attaquer à Dagon , Cthulhu et les autres, mais voilà, j'accroche bien. Et je confirme une fois de plus, la nouvelle est bien le format que je trouve le plus efficace en matière de fantastique, d'autant que là, même issues de publications différentes, il y a beaucoup de cohérence entre les 3, donc...A suivre!

parce que sorcières, monstres et tout
Parce que Lovecraft fait partie du panthéon geek quand même
personnellement, je n'irais pas en vacances à Arkham
années 30
N°22!

mercredi 20 novembre 2013

Sleepy hollow (film)

Un peu de ciné thématique en ce mois des morts? Les gentilles fossoyeuses du challenge Halloween nous proposaient fin octobre une séance spéciale "film de (ci)trouille" et le choix s'est porté sur Sleepy Hollow, en voilà enfin le billet qui va bien, avec juste 3 semaines de retard..

Ceux qui me connaissant savent que j'aime énormément Tim Burton en général, hormis quelques films plus dispensables, et coup de bol Sleepy Hollow fait partie des films que d'une part j'ai beaucoup appréciés à la sortie, d'autre part je n'avais pas revus depuis, et que j'avais en DVD en attente ( non parce que l'ayant vu au ciné en VOST, je ne pouvais pas me résoudre à le revoir en VF lors d'une diffusion TV)

Bon, je ne vais trop rentrer dans le détail de l'histoire, la plupart d'entre vous l'ont vu. donc: novembre 1799, une série de meurtres particulièrement violents ont lieu dans la petite bourgade de Sleepy Hollow, sordide bourgade peuplée de colons néerlandais , quelque part au fin fond de la Nouvelle Angleterre. L'inspecteur Crane, progressiste et pionnier des méthodes scientifiques, qui commence à gêner sa hiérarchie - pensez, il met en doute les bienfaits de la torture sur les suspects, des choses de ce genre- y est envoyé pour mettre fin aux agissements de ce qu'il estime être un serial killer. Pour les habitants superstitieux du lieu , l'affaire est claire: les cadavres ont eu la tête coupée et emmenée, les meurtres ne peuvent être que le fait d'un fantôme, le spectre d'un mercenaire allemand particulièrement violent qui écumait la région quelques 20 ans plus tôt, mort décapité et qui revient se venger.

Et là, je ne parlerais pas de Tim Burton réalisateur que presque tout le monde connait, mais de toute l'équipe qui l'accompagne. Parce que déjà le scénario ne sort pas de la tête de Burton, mais est tiré d'une nouvelle de Washington Irving, et surtout parce que peut être encore plus que sur les autres films, c'est vraiment patent sur celui là, puisque justement, c'est sur l'esthétique qu'il se différence:

 - la musique: de Danny Elfman. Le complice de toujours. L'alliance Burton/Elfman fait merveille (  je n'ai pas vraiment accroché à Sweeney Todd, qui justement a une BO signée par euh.. quelqu'un d'autre. Il manquait quelque chose, et ce quelque chose c'était l'ambiance sonore, que dis-je, la signature sonore d'Elfman)

- la photographie/ les décors : Le directeur de la photo, Emmanuel Lubezki qui a bossé aussi sur le tut récent Gravity que je n'ai pas vu, et toute l' équipe de décorateurs ont fait un travail proprement énorme sur les décors, l'emploi de la couleur et de la lumière ( façon tableau hollandais, dans le décor du village ou même l'éclairage, je ne sais pas si c'est un clin d'oeil visuel à la nationalité des colons?), avec un emploi intelligent de la couleur, le rouge sang en priorité qui ressort d'autant plus dans cette ambiance neutre. Et l'arbre des morts est superbe avec son allure de monstre griffu.

- Christopher Walken. Oui je sais, c'est totalement subjectif, mais j'adore cet acteur. Ici il n'a pas une ligne de dialogue, on le voit peu, mais il réussit à être comment dire, palpable même sans être à l'écran. Et ça c'est fort. Nota: ce type est flippant. Quoi qu'il fasse;Je me demande même si dans sa longue filmographie il a déjà joué un rôle de type sympa. Bon ok, dans Dead zone, il jouait un type banal un peu paumé. Mais sinon des mafieux, des phsycopathes, des mafieux psychopathes..
Enfin, si, j'ai souvenir d'être tombée une fois sur un téléfilm diffusé genre à Noël, avec Glenn Close ET Christopher Walken. sacrée affiche hein? Prometteur et tout. sauf que c'était du genre "petites annonces du chasseur français et petite maison dans la prairie "et c'était mauvais, mais mauvais, et zut je l'ai retrouvé!
Donc oublions ce désastre et récupérons notre cavalier de l'enfer ( ça marche bien question trouille, les cavaliers, depuis au moins l'apocalypse! et celui là en vaut bien 4!)

 et pour le plaisir je conclus avec quelques esquisses préparatoires , toutes images trouvées sur le site francophone le plus exhaustif dédié à Burton et son univers

Model (7 tomes) - Lee So-Young

oui bon, je suis en retard d'une semaine et quelque pour la semaine coréenne et j'ai loupé 2 mercredis BD..Je n'ai hélas pas encore trouvé de machine à voyager dans le temps, hélas..

Donc, voilà, la BD fantastique du jour est donc un manwha, BD coréenne, l'équivalent du manga. en fait, le seul manwha que j'ai chez moi, quelle chance, il s'agit d'une histoire de vampire.

Donc, prologue: Jiyae, étudiante en art, passionnée de peinture, coréenne expatriée on ne sait où (probablement aux USA bien que ça ne soit jamais précisé) a un gros problème. Sa meilleure amie, dragueuse invétérée vient de débouler chez elle avec un type au look gothique ivre mort sur les bras. elle l'a dragué dans un bar, mais visiblement le gothique tient mal l'alcool et Melissa a rendez vous avec un autre gars. Solution: laisser le gars cuver sur le canapé de Jiyae. Des amies comme ça.. autant dire que Jiyae passe une nuit très stressante, avec un inconnu plutôt bizarre dans le salon, elle cauchemarde, et voit en rêve l'inconnu la vampiriser. sauf qu'au matin, gloups! Il s'avère que les deux traces de morsures sur son cou prouve que ce n'était pas un cauchemar, et d'ailleurs le fait qu'il ne se réveille pas avec le jour est un autre indice. Là, n'importe qui de normalement constitué courrait chercher de l'ail, un épieu, et ouvrirait tout grand les volets, mais Jiyae semble avoir l'instinct de survie qui se déraille, et pense u'elle a un coup de pot inoui. Quéééé?
oui, un vampire qui porte une croix au cou, c'est un excentrique..

Oui car elle traverse une période de manque d'inspiration et se dit que peux d'humains auront l'occasion de faire le portrait d'après nature d'une créature surnaturelle. Et que donc, c'est une manière de se faire payer le prix du sang qu'elle a versé. Evidemment lorsque le vampire se réveille, les choses vont se compliquer un peu, mais bref, Muriel , c'est son nom, accepte au final de passer un pacte un peu bizarre avec Jiyae: il accepte de poser pour elle à la condition expresse qu'elle vienne chez lui, le réaliser dans son domaine. Car bien sur il a une idée précise en tête qu'on va découvrir peu à peu.

Alors oui, j'ai bien dit "un" vampire et qui s'appelle Muriel, mais malgré ce nom, et son look complètement androgyne, ce n'est pas une femme. C'est bizarre, mais on s'y fait. J'ai vu que dans la version anglophone il a été nommé " Michael", et mine de rien, je trouve ça dommage, car ce nom ambigu colle finalement très bien au personnage.
Je ne sais pas pourquoi dans la version anglophone, ils ont choisi une police "gothique" pour Muriel, ce n'est pas le cas dans l'édition français, mais c'est idiot ça me fait penser à LA MORT de Pratchett, donc ça perd beaucoup en sérieux

Ca c'était le prologue, il y a 7 tomes en tout, qui développent l'étrange aventure de Jiyae chez le vampire. Car surprise, celui-ci ne vit pas seul, mais héberge deux humains sous son toit. Des gens aussi bizarres que lui, mais deux humains quand même: Eva la très rigide gouvernante, liée à Muriel par un pacte qu'on ne découvrira que beaucoup plus tard, et Ken, un jeune homme qui joue vaguement le rôle de serviteur et semble détester Muriel autant qu'il est possible.
Et Muriel? Au début insolent, frimeur, orgueilleux, Jiyae découvre que finalement, son nouveau modèle n'est pas si antipathique que ça. Lui aussi est peintre, et lui aussi est confronté à un problème d'ordre créatif: depuis qu'il est devenu immortel, ses tableaux ne restent plus fixés, mais s'effacent. Il s'est donc spécialisé à peindre des portraits idéalisés de gens qui vont mourir, malades, suicidaires peu importe. Et se nourrit comme ça, en abrégeant en quelque sorte l'existence de ceux qui de toutes façons y avaient renoncé. Un vampire doué de compassion au lieu du monstre assoiffé de sang qu'elle pressentait, comment Jiyae va-t-elle réussir à concilier tout ça pour son portrait, comment rendre fidèlement un modèle plus complexe que prévu. Et qui dévoile peu a peu des buts altruistes: s'il a passé ce marché étrange, c'est surtout afin de changer les idées à ses deux compagnons humains, en espérant que le jeune Ken, qui vit dans une ambiance finalement malsaine, puisse se faire une amie vivante, et même plus si affinités.
insulter un vampire qui vient de se réveiller.. pire meilleure idée au monde

Voilà pour l'argument. A ce quatuor de bric et de broc qui cohabite tant bien que mal, se joint un peu plus tard un fantôme, qui est lié de diverse manières à Muriel, Ken et Eva, et vient compliquer beaucoup, mais alors beaucoup l'histoire. C'est la 3° fois que je lis le tout, et pourtant j'ai toujours du mal à suivre à partir de son arrivée, parce que la narration devient très très complexe, avec une temporalité brouillée, des visions du passé qui se mèlent à l'action, etc.. On aime ou pas. J'ai dit que c'est complexe comme trame, mais moi, j'aime bien les narrations inventives, donc ça va. Bien que la fin soit un peu précipitée, d'autant que le reste de l'action est assez contemplative.

Graphiquement, c'est spécial. Pas un graphisme européen, pas vraiment un graphisme manga non plus, des personnages très étirés, avec dans les premiers tomes des têtes trop petites et des cous trop gros ( mais ce défaut se tasse au fil des tomes pour devenir un style, donc là aussi, ça passe ou pas... tout ou rien!)

juste parce que j'aimerais bien voir la colo originale de ce genre de pages
Après je disais que c'est la 3° fois que je le lis , je l'ai acheté vers 2005, à sa sortie, et relu un peu plus tard, alors que je faisais du tri dans le but de revendre des choses. Et même chose là, à chaque fois je me dis: le dessin n'est pas exceptionnel, en tout cas au début,  la narration est compliquée, je le revends ou je le garde. et au final je le garde, parce que même si ça finit par virer à l'histoire d'amour ( mais plutôt bien amenée, donc je ne râle pas, ça n'est pas trop relou), parce que Muriel Ken et Eva sont des personnages plus complexes qu'il n'y paraissait au premier abord, que leurs histoires se dévoilent par petites touches, et qu'au final, cette Bd a une ambiance très particulière qui marche bien sur moi. Un titre que je reconnais comme imparfait, mais qui s'attire à chaque coup toute mon indulgence.

Et ce d'autant qu'elle doit être à peu près introuvable maintenant: l'éditeur (Saphira) qui s'était spécialisé en BDs coréennes a coulé, le catalogue a été repris par Samji, qui a coulé à son tour. Je me demande même s'il reste encore des éditeurs pour des BDs asiatiques autres que japonaises en fait.  Xiao Pan, qui faisait de la bd chinoise a fermé aussi. La faute à je pense au mauvais ciblage de lectorat, à un mauvais marketing qui s'est concentré sur les lecteurs de manga " standard", évidemment on ne pouvait pas espérer faire autant de chiffre sur ces titres que sur du shonen de baston, les tirages sont resté confidentiels, les grandes enseignes ont préféré vendre des milliers de tomes d'un rouleau compresseur éditorial qu'essayer de faire connaître les titres plus confidentiels ( c'est d'ailleurs pareil en manga, la plupart des titres que je suivais on été arrêtés parce que pas assez rentables)
Enfin voilà, pour ceux qui sont intéressés, il n'y a pas trop de solution, la version en ligne en anglais par ici par exemple, en pensant à ce que j'ai dit sur le nom, sur la police bizarre, ou croiser les doigts et espérer le trouver d'occasion. Ou me demander gentiment de le prêter, mais je suis du genre à ne prêter mes livres qu'à un nombre restreint de copains triés sur le volet :)
'credi BD

mardi 19 novembre 2013

Le Vampire - John Polidori

MMM mi-novembre.. on a dit que le challenge Halloween survivait jusqu'au 30, et le challenge nouvelles se termine quand à lui le 11 décembre. Héhéhé, il me semble que je vais réussir, à le terminer à temps contre toute attente!

Donc le Vampire de Polidori. Une nouvelle qui a mon avis vaut plus par la petite histoire qui lui est rattachée que par son intérêt littéraire, car elle est résolument classique: Un homme de la bonne société londonienne, Aubrey, fait la connaissance de Lord Ruthven, un curieux personnage, à la fois distant et courtois, singulier  sa réputation de morale stricte  -son air détaché et glacial pousse les coquettes à le courtiser, un peu comme un concours entre elles, sans résultat. au contraire il fréquente surtout des dames à la moralité irréprochable. en apparence. Car lorsqu'Aubrey décide de partir en voyage avec Lord Ruthven, il se rend vite compte que les apparences sont trompeuses, et que rien ne l'amuse tant que ruiner les meilleures réputations et les meilleures fortunes. L'incompatibilité d'humeur se fait jour entre les deux camarades, et Aubrey part en voyage en Grèce où il s'intéresse à Ianthe, jeune paysanne grecque superstitieuse qui croit aux revenants et aux vampires. Evidemment, Aubrey n'y croit guère.. mais va devoir se faire une raison lorsqu'il trouve un soir Ianthe morte, vidée de son sang par un vampire. C'est à ce moment que Lord Ruthven réapparait, meilleur ami que jamais. Mais Aubrey ne voit aucune corrélation entre les deux événements.
Le lecteur du XXI° siècle, oui . Même si au final ne ne sait pas trop  pourquoi Ruthven semble s'attacher spécialement à nuire à Aubrey en particulier.

Celui du XIX°, peut être pas, c'est une des premières histoires de vampire non pas monstre sanguinaire, mais chasseur raffiné et calculateur. Donc rien de novateur vu de maintenant, mais au moment où la nouvelle a été écrite, oui, c'était clairement une idée neuve. Dans le fond en tout ça, parce que la forme n'est pas très originale. Mais la nouvelle se laisse lire sans déplaisir et vu qu'elle est un des classiques du genre avec Carmilla, beaucoup plus réussie d'un point de vue narratif à mon sens ( mais là encore, du temps à passé, la nouvelle de Polidori date de 1817, celle de Le Fanu de 1871, donc ça s'explique aussi), il serait dommage de s'en priver. Et le voilà, gratuit une fois de plus . (et puis oui, je vous entends d'ici, alors je confirme: même court, même imparfait, ce sera toujours meilleur que Twilight et ses vampires qui clignotent au soleil. C'était l'instant dénonciation!)

et la petite histoire? Ha oui, en 1816, un groupe d'écrivains anglais (Lord Byron, Percy et Mary Shelley et Mr Polidori) en vacances en suisse s'ennuyait fermement et décidèrent de se lancer un défi d'écriture fantastique. Le sujet du vampire était un brouillon abandonné par Byron que Polidori a récupéré et terminé. Tricheur! Par contre, de cette session de travail/ jeu est issue une autre histoire, bien plus célèbre et marquante, qui a fait la renommé de son auteur et a jeté les bases de la SF, rien que ça: Frankenstein de Mary Shelley.
N°21
1817
encore un anglais, promis le prochain est américain

lundi 11 novembre 2013

La vénus d'Ille - Prosper Mérimée

Hop hop, je continue dans les classiques fantastique. après Dumas, voilà Mérimée. Et, c'est ballot, mais je n'avais jamais lu la Vénus d'Ille jusqu'à présent. Je suis passée au travers pendant toute ma scolarité, alors qu'apparemment, c'est une des marottes des profs de français.

Il était temps de corriger cette erreur, et c'est facile et gratuit ( maintenant que j'ai une mini tablette à planquer dans mon sac, je ne vais pas me priver). Une lecture rapide, un billet, tout aussi rapide
une des nombreuses couvertures possibles, je trouve le rapprochement avec la vénus de Cranach intéressant, au niveau de l'expression

Au XIX° siècle à Ille ( petite ville tout à fait réelle au pied du mont Canigou). Un archéologue amateur vient rendre visite à Monsieur de Peyrehorade, un sympathique et volubile vieux monsieur passionné d'histoire, dans le but de se faire indiquer les curiosités de la région. Il s'avère que Monsieur Peyrehorade a mieux à lui montrer: une magnifique statue romaine de la déesse Vénus trouvée peut de temps auparavant. La statue, dotée d'un visage à l'expression étonnamment cynique, chose surprenante pour la statuaire romaine, semble douée sinon de vie, du moins d'une volonté maligne. Elle met mal à l'aise les villageois superstitieux et semble causer du tort à ceux qui la méprisent ou l'insultent. Et le fils de la famille va faire une gaffe fatale: lui confier un bijou ( ou plutôt s'en servir comme d'un porte-bijou) et essayer de reprendre ce qu'il lui a donné.

Bon, je n'irais pas plus loin, l'histoire est célèbre, la plupart d'entre vous l'aura lue.et je n'avais pu échapper aux spoilers, à cause si je me souviens bien, d'un prof de lycée qui nous l'à racontée (pour nous épargner de la lire? ce qui explique que j'aie attendu aussi longtemps de mon côté). Ceci dit, c'est une nouvelle agréable, rapide à lire, fantastique, je comprends pourquoi elle est utilisée en classe. Et du cynisme comme j'aime ( quand Mérimée souligne que le plus sordide de l'histoire, c'est qu'un type clame haut et fort qu'il va se marier, pas seulement, mais quand même beaucoup parce que sa future femme va hériter).

Donc je tenterai d'autres nouvelles du même auteur à l'avenir, peut être Carmen, pour le challenge musique.

une statue animée et violente
n°20
1837

dimanche 10 novembre 2013

Les mille et un fantômes - Alexandre Dumas

Haaa encore une histoire de fantômes. Et pour l'occasion je retrouve un auteur que j'apprécie particulièrement, dans un registre qui lui est moins habituel: les nouvelles fantastiques. Et on le trouve gratuitement ici

Et même pour un recueil de nouvelles, le format est inhabituel: tout commence comme un récit classique de partie de chasse qui en fait va servir de "support" aux différentes nouvelles.

En effet, tout commence classiquement, un héros, nommé Alexandre Dumas ( tiens, tiens), écrivain ( tiens  donc!), raconte comment un automne, il partit à Fontenay-aux-Roses pour une partie de chasse qui s'avère décevante. Et comment, préférant rentrer avant les autres chasseurs, il arrive en ville et se retrouve témoin de l'arrestation d'un homme qui vient se constituer prisonnier: il vient de tuer sa femme en la décapitant, et raconte que la tête coupée lui a parlé. Dumas est invité, après la déposition, à venir dîner chez le maire de la ville, avec les autres témoins et le commissaire, pour signer sa déposition dans un cadre confortable. Et Evidemment la conversation va rouler sur ce qui divise la population: une tête coupée est-elle encore vivante, et peut-elle parler? Les morts vivants existent-ils?..A partir de là, chacun y va de sa petite histoire, espérant prouver au médecin, le seul sceptique de la compagnie que oui, les morts vivants existent.et chaque récit constitue une nouvelle, liée aux autres car chaque fois quelqu'un enchaîne du genre " ha mais c'est comme moi, il faut que je vous raconte ce qui m'est arrivé..."

Tout commence par le maire, monsieur Ledru (le soufflet de Charlotte Corday): celui ci entend prouver que oui, une tête coupée garde sa sensibilité , au moins quelques temps. Plus jeune il a assisté à l'exécution de Charlotte Corday, et a remarqué que la tête coupée avait réagi à une claque assenée par le bourreau. Il commence alors des expériences sur les têtes des condamnés, jusqu'à ce qu'un drame se produise, qui lui permettra d'affirmer que oui: une tête coupée garde sa sensibilité et peut même parler, il l'a vécu.

Deuxième récit, celui du Docteur robert (le chat, l'huissier et le squelette), qui entend prouver que vu les circonstances dramatiques, le maire a été victime d'une hallucination causée par ses nerfs à vifs.. et d'ailleurs, celui lui rappelle l'histoire d'un juge, qui sombre dans la folie après avoir été maudit par un condamné: pensant un mois tous les soirs, il voit apparaître un chat, à l'heure où le condamné a lancé sa malédition. Puis le mois suivant, un huissier, qui le suit partout. Et enfin, le mois d'après un squelette, que personne d'autre ne voit. Ce que le médecin attribue à une sorte d'autosuggestion. Et que les autres convives bien sûr, considèrent comme un récit de hantise.

C'est aussi l'idée du chevalier Lenoir, ancien responsable des fouilles de Saint-Denis, lors de la destruction des tombeaux royaux, pendant la révolution (les tombeaux de Saint-Denis): suite à l'exécution de Marie Antoinette, la foule enragée vient pour vider les tombeaux royaux et se débarrasser des anciens rois, unanimement détestés.. sauf Henri IV. Aussi lorsqu'un type raille et ridiculise son cadavre (parfaitement conservé), il manque se faire lyncher. et lorsqu'on le retrouve moitié mort dans la fosse commune où on été jeté les rois, pour tout le monde, c'est clair: Henri IV s'est vengé.

Sur quoi le brave curé Moulle enchaîne (l'Artifaille): oui un mort peut survivre et se venger. D'ailleurs lui même a connu autrefois un bandit de grand chemin, qu'il a ramené à grand-peine à la religion en lui donnant une médaille bénie. Or lorsque le bandit a été arrêté et pendu, et que le bourreau a tenté de venir récupérer la médaille,  comme la loi l'y autorisait, le pendu ne s'est pas laissé faire.

Arrive ensuite le récit du convive le plus étrange du dîner: monsieur Alliette, écrivain, qui pour le civil est âgé de 75 ans, mais clame à qui veut l'entendre qu'il en a en fait 275 ans. En effet, pour lui la mort n'est que temporaire, et que tout ou partie du corps peut survivre et même garder la mémoire( le bracelet de cheveux) C'est ainsi qu'il raconte comment il a autrefois rencontré en cure thermale une dame qui avait eu la prémonition de la mort de son mari, mais qui n'avait pu, à cause de son état de santé, revenir à temps pour l'enterrement. A son retour, et conformément aux dernières volontés du défunt, elle se fait faire un bracelet avec les cheveux du mort, qui dès lors l'avertit en lui serrant le poignet à chaque danger qu'elle court.

Récit qui fait réagir la dernière convive, Madame Hedwige, une polonaise très pieuse et très pâle, qui y voit diablerie et vampirisme, car elle même, alors qu'elle fuyait la guerre entre la Pologne et la Russie, fut victime d'un vampire( les monts Carpathes) Arrêtée dans sa fuite par des bandits de grand chemin, elle est sauvée par un châtelain moldave, qui s'avère être le demi-frère du chef des bandits. Bien sûr, les deux frères vont se disputer la femme, jusqu'à ce que le mauvais meure, et revienne se venger d'Hedwige et de son frère. Elle a survécu, mais est resté très pâle depuis lors.

J'ai beaucoup apprécié ces histoires. Un peu moins, toutefois, la dernière qui manque de subtilité: le bon frère est blond aux yeux bleus, calme, ressemble à un saint Michel, un vrai seigneur, le mauvais est brun aux yeux sombres, caractériel, ressemble à un démon, un vrai saigneur.. dès la description des deux frères on devine qui est le gentil, qui est le méchant.. j'ai vainement espéré un retournement de situation, à la Alexandre Dumas, mais.. non. Du coup elle est planplan et attendue.
Mais à part ça, j'apprécie énormément l'idée d'une série d'histoires enchâssées dans un récit plus vaste, ça donne du liant aux nouvelles, et l'ensemble paraît plus homogène qu'un recueil de nouvelles sans lien les unes avec les autres.
J'avais déjà parlé par ailleurs du talent narratif de Dumas, qui pour moi, compense tout les petits défauts qu'il peut y avoir par ailleurs - une nouvelle plus faiblarde, un personnage ennuyeux dans Le comte de Monte-Cristo. C'est exactement ça: les nouvelles s'enchaînent l'une à l'autre exactement comme une conversation, où chacun rebondit sur le récit précédent, c'est très agréable à lire.

Fantômes, morts-vivants, vampires...
N°19
1849
parce qu'il y est question de l'exécution de Charlotte Corday, et de l'ouverture des tombeaux de saint Denis.
Même si on sait depuis qu'Henri IV n'a pas eu de traitement de faveur, et que sa tête fait beaucoup parler d'elle encore ces jours -ci

j'ai failli oublier ce Challenge là!

mercredi 6 novembre 2013

Démons - Royce Buckingham

Un roman que j'avais repéré et pris lors de l'opération " 300 ebooks" à 99cts chez Bragelonne (et ses filiales, ici Castelmore. Nota: déjà un éditeur qui prend comme noms de collections des noms de personnages d'Alexandre Dumas a droit à toute ma considération). Bonne occasion pour moi de faire connaissance avec l'éditeur, et d'enrichir ma bibliothèque virtuelle.

et donc Démons m'a tentée, déjà par sa couverture, un  petit dragon rouge marrant, son résumé qui laissait présager quelque chose de sympa qui ne se prends pas trop au sérieux. Et c'est le cas.

On va donc assister au week-end catastrophique de Nathaniel, dit Nat, un adolescent pas tout à fait ordinaire. Orphelin passé de famille d'accueil en famille d'accueil, est finalement recueilli par Daliwahl, vieil hindou étrange. Et pour cause: Nat a le don de voir les démons, Daliwahl est gardien de démons à la recherche d'un apprenti. L'histoire commence en fait peu de temps après la mort de Daliwahl. Nat, livré à lui même, doit donc  garder des démons tout seul ( car son mentor l'a toujours mis en garde contre le danger qu'il y a à simplement fréquenter des gens, rapport à cette situation très particulière). Une tâche ingrate,répétitive et fastidieuse, qui consiste principalement à nourrir les démons à base d'une pâtée de déchets de poissons, bien écoeurante, et à essayer de survire dans une grande maison où la moindre lampe peut abriter un esprit farceur, et où le sous-sol abrite " la bête", entité malfaisante particulièrement dangereuse, enfermée à quadruple tour, et qui ne songe qu'à s'échapper pour dévorer les humains qui passent à sa portée.
Un quotidien somme toute plat et fait de corvées, enfin, si on peut dire plat, lorsque vos animaux de compagnie , outre un gros chien noir sont trois petits démons facétieux: Pernicieux la gargouille polymorphe, Nikolai, la bestiole minuscule dotée d'une force colossale, et Tourbillon, le mini dragon pas plus gros qu'un perroquet. enfin, ce sont des familiers, plus que des animaux de compagnie, mais leur curiosité sans borne les rends plus apte à causer des catastrophes qu'à aider Nat.
Or, ce samedi là, Nat se rend à la bibliothèque pour chercher un livre sur les démons. Erreur fatale, car justement, Sandy, l'assistante bibliothécaire, après la lecture d'un passionnant test psychologique d'un magazine de fille s'est lancé le défi d'inviter à dîner le premier garçon qui entrera.. et c'est Nat. Qui commence à se dire que les démons, c'est une chose, mais sortir un peu de temps en temps, ça ne lui ferait pas de mal.
Qui oublie de fermer sa fenêtre avant de partir.
Qui ne sait pas que deux gamins des rues rodent dans le coin, à la recherche d'une babiole à voler, et qui par accident vont libérer La Bête...

Alors évidemment, ça n'est pas le livre du siècle, mais cette histoire qui joue sur les enchaînements de circonstances catastrophique m'a bien accrochée, alors que je ne suis pas le public visé. Mais voilà, c'est enlevé, ça ne se prend pas au sérieux, ça dégomme à tout va mais toujours avec un sens du second degré qui use avec finesse des clichés du cinéma d'horreur - les parquets qui couinent, les ennemis qu'on croit esquiver mais qui arrivent par la porte du fond, etc... (ça aussi, c'est une bonne surprise, une roman jeunesse qui ne fait pas dans la dentelle , avec pas moins de 5 morts violentes en 200 pages Haaa sang et tripaille!). Et les trois familiers de Nat sont assez irrésistibles.

et en plus je le note: une littérature jeunesse avec une traduction sérieuse, je n'ai pas trouvé de grosse erreur  de syntaxe, ou de phrases qui ne veulent rien dire comme c'est parfois le cas.
Donc une très bonne surprise, et un éditeur que je vais surveiller

lundi 4 novembre 2013

un message de l'au delà..

Amis lecteurs, j'ai une annonce importante à vous faire: contrairement à ce qui avait été précédemment annoncé, la fin du challenge halloween  est reportée. En effet, au lieu du 5 novembre, ce sera finalement le 30 novembre qu'il aura droit à un enterrement de première classe.

Et ça m'arrange bien, car j'ai encore quelques sujets fantômes à matérialiser d'ici là: un billet sur Sleepy hollow en attente, un roman jeunesse à achever, un manwha vampirique à ressusciter, car c'est la semaine coréenne chez le grenier à livres, des fantômes victoriens à compiler, des films à voir, toute seule, dans le noir...des monuments à ériger, des démons à chasser, des momies à saucissonner et bien d'autres choses à faire car ainsi va la mort.
C'est donc avec une profonde tristesse joie indicible que je vous annonce ces glorieuses funérailles pour la fin du mois.

dimanche 3 novembre 2013

Château hanté - Maurice Renard

Il y a quelques jours, c'était "visite d'une demeure hantée" avec le challenge Halloween. Je croyais ne rein avoir sur ce sujet, mais en fouillant les ebooks en réserve sur ma tablette, j'ai déniché "château ghanté, une nouvelle de Maurice Renard, que je ne me souvenais même plus avoir téléchargée.
C'est ici qu'on la trouve

Le château hanté, c'est le château de Sirvoise, splendide demeure Renaissance sur les bords de la Loire, devenu récemment la propriété du Duc de Castièvre, un homme au tempérament mélancolique, d'autant que le château est prétendu hanté, et que les mauvaises langues prétendent que le duc lui-même aurait fait courir ces bruits afin d'obtenir un prix cassé.

Son seul plaisir, au grand dam de sa famille et de ses amis, est de déambuler au milieu de sa collection d'armure, mais hors de question d'organiser la moindre fête, qui "dénaturerait" le château à ses yeux.Jusqu'à ce que son ami et médecin trouve un solution qui satisfasse tout le monde: organiser un bal costumé sur le thème de la Renaissance, qui donnera un peu de vie à la demeure, sans en trahir l'histoire. une très bonne idée.. enfin, jusqu'à ce que l'armure de François I°, le clou de la collection, se mette à bouger et à danser seule. Serait-ce le fantôme du roi, ou un simple plaisantin?

Et c'est une bonne première découverte de cet auteur que je ne connaissais que de nom, avec une nouvelle agréable à lire, bien écrite,  une ambiance fantastique qui se met en place peu à peu, et une fin ouverte comme j'aime.
et puis il y a cette collection d'armures qui me rappelle ma visite au musée des armées de Paris, ou on peut justement voir la très impressionnante armure de François I°, qui a du impressionner aussi Renard, car elle est décrite presque trait pour trait.
demeure hantée!
N°18
un duc, une duchesse et un compte.. en plus de l'armure du roi!
écrite en 1920

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture