dimanche 16 juin 2013

une étude en rouge - A. Conan Doyle

16 juin, c'est le jour de la lecture commune autour de Sherlock Holmes proposée par le mois anglais.
a la base j'étais plutôt partie sur des nouvelles, mais comme j'ai trouvé pas mal de choses en e-books gratuit, j'ai fini par opter pour l'Etude en rouge, la première aventure du duo Holmes-Watson, qui nous montre leur rencontre:
c'est ici que ça se passe!

Oui Doyle est écossais, mais comme l'action de passe à Londres, et que la chef nous l'a proposé
Démobilisé pour cause de blessure de la guerre contre l'Afghanistan, le Dr Watson est de retour en Angleterre, mais pas encore apte à reprendre son travail médical. et sans travail, pas d'argent, et sans argent, pas de logement. Une connaissance lui présente alors un laborantin excentrique qui recherche un colocataire ne se formalisant pas des expériences chimiques ni de la musique. Et c'est de cette manière que nos deux héros sont donc amenés à cohabiter, le pauvre Watson s'étonnant un peu plus tous les jours de l'étrangeté de son colocataire, solitaire et pourtant constamment sollicité par des gens d'horizons très divers. Il découvre alors que Holmes est un détective " consultant", aux méthodes peu orthodoxes,  à qui l'on vint demander conseil là où la police échoue. D'ailleurs, la Police officielle n'hésite pas à avoir recours à ses services... tout en s'accordant publiquement tout le mérite de la capture des bandits ( il y a là quelques vannes très drôles, sur la gloire et l'officialité).
Et justement, la Police est face à une affaire insoluble: un américain, trouvé mort dans une maison à louer, vide depuis des semaines, sans qu'il n'y ai trace de violence. Pas le quart du début d'un indice, l'enquête patauge. et pour la première fois, nous allons avoir une démonstration de la méthode Sherlock, qui s'amuse beaucoup des errements de la Police, et avoue même les laisser s'enferrer à dessein.

J'ai apprécié cette enquête, puisqu'elle nous présente nos protagonistes, et qu'il y a un humour parfois sarcastique qui fait mouche, enfin pour moi. Mais voilà, elle me pose le même problème que la Vallée de la Peur: A mi chemin, au moment où le meurtrier est découvert , hop, on part sur tout autre chose: le récit des mésaventures d'un homme et d'une petite fille perdus dans le désert nord américain, à deux doigts de mourir de faim et de soif, et sauvés in extremis, manque de chance, par une troupe de mormons très très à cheval sur leurs prérogatives: soit vous adhérez à nos croyances, soit on vous laisse crever là.

On se doute bien que quelque part, ce récit va trouver un point d'articulation avec la premier partie, mais voilà, les chapitres s'enchainent, toujours autour du vagabond, de la fille et de leurs nouveaux amis les mormons et leur gourou, leur rébellion contre la secte et ce qu'il s'ensuit. Ce morceau de western dans les plaines de l'Utah n'est pas inintéressant, et en effet, il conditionne ce qui s'est passé avant, mais comme pour la Vallée de la Peur, je le trouve mal amené narrativement parlant. Le passage brutal du récit à la première personne par Watson à un récit, censé être les aveux du criminel, mais qui est en fait raconté par un narrateur omniscient , je sais que c'est une convention, mais tout de même, un type qui rencontre une femme à l'âge de 18 ans et qui nous raconte par le détail ce quelle pensait et comment elle était vêtue à l'âge de 5 ans, ben, ça me pose problème.
Enquête n°2: résolue!

Je n'avais pas eu cette impression avec le Chien des Baskerville, mais voilà: pour 2 autres romans, je trouve le même procédé narratif qui ne me convainc pas.
Et je n'ai pas ce problème avec les quelques nouvelles que j'ai lues, donc j'en arrive à la conclusion que JE ( attention, c'est tout personnel!) trouve Doyle plus à l'aise, plus convaincant dans le format nouvelle, heureusement pour moi, c'est ce qu'il a écrit en majorité.

A la recherche su Sherlock idéal? Faites votre choix! (certaines versions me laissent dubitative même sans avoir vu les films: Roger Moore? Stewart Granger? Léonard Nimoy? nan, quand même Leonard Nimoy, j'avoue que j'aurais du mal à le prendre au sérieux! après le film et la prestation sont peut être bons, mais a priori, je n'y aurai pas pensé. Et je VEUX voir le film avec John Cleese! Mais, de mémoire, j'avais apprécié la très ancienne version de John Barrymore, et de Nicol Williamson. Rupert Everett et Lichael Caine je demande à voir, juste par curiosité. Après tout, j'avais même trouvé très drôle une version totalement délirante qui postulait la rencontre de Holmes et Watson pendant leurs études)

Mais évidemment pour moi Sherlock et Watson, ça reste et ça restera eux, peu importe le nombre de versions qui suivront!

idée 27: un livre ou un carnet

4 commentaires:

  1. J'avais été surprise par la narration de ce roman... j'ai toujours préféré les nouvelles de Doyle, moi aussi.

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  2. Pour moi aussi Sherlock ressemblera toujours à Jeremy Brett !

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  3. J'avais bien aimé le double cadre de la nouvelle ! J'adore J. Brett dans la série, je l'ai découvert ainsi mais je trouve que les versions de guy ritchie et celle avec Cumberbatch n'est pas mal du tout !

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  4. Avec le mois anglais j'ai passé tant de temps sur le billet recap que j'ai attendu juillet pour me remettre au recap du challenge British Mysteries... et j'avoue que quelques liens qui n'avaient pas été re-signalés chez Hilde ou sur le billet British Mysteries de mon blog ont pu ne pas être retrouvés... erreur réparée ! :)

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Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

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Bonne lecture