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samedi 16 décembre 2023

Mars Express ( film d'animation 2023)

Arrêtez tout et allez le voir sur grand écran. C'est une pépite!


Quoi, il faut que je développe?

Bon alors:

- Film d'animation français, et ça fait longtemps que je dis que l'animation française est de qualité.

- Réalisé par un quasi-inconnu dont c'est le premier long métrage, et il met la barre très très haut.

- Mélange de science fiction, d'action et d'enquête policière, ça rappellera aux amateurs Blade Runner, Ghost in the shell ou l'excellente série Psychopass. Avec un peu de Real humans par ici, même un peu Ai no kusabi ( court film animé érotique japonais, très peu connu), non pour le côté érotique mais pour l'ambiance générale et le côté lutte des classes. en tout cas, ça m'y a fait penser par moments.
Le Vagabond des limbes aussi pour le côté visuel.

- Des thèmes courants dans la SF: intelligence artificielle, piratage informatique, développement d'une conscience chez les robots, conflit entre les classes sociales, conquête et terraformation de Mars.. ça parait beaucoup et pourtant ils sont abordés de manière cohérente, dense, et novatrice.
Et pourtant les 1h28 du film passent comme une lettre à la poste, c'est même tellement riche et dense que j'ai eu l'impression qu'il était plus long, non par ennui, mais bien parce que je n'en reviens pas qu'il puisse dire autant de choses en si peu de temps, et sans temps morts, MAIS sans précipiter l'action.

- Des personnages travaillés, une écriture intelligente qui arrive à faire saisir les enjeux, les caractères, la nouveauté du monde dans lequel tout ça se passe par petites touches sans appuyer la démonstration (pas besoin de récapituler les trois loi d'Asimov, elle sont visuellement illustrées)

- un monde " exotique", mais cohérent, qu'on arrive à saisir sans qu'il y ait de lourdeur narrative ( les pauvres, sur une Terre réduite au chômage par la robotisation généralisée, les riches qui se la coulent douce sur Mars, servis par une armada de robots de toutes sortes)

- Une parodie savoureuse des Elon Musk, Jeff Bezos et autres zinzins transhumanistes de l'espace.

- De l'humour, souvent vachard, mais jamais lourdingue, et surtout qui a une signification interne ( le robot "ancien modèle" qui ne peut pas faire sa mise à jour car il n'a plus assez de mémoire libre. On dirait mon ancien téléphone portable, tiens...)

- Un personnage central féminin dur à cuire, qui a un physique normal (ce n'est pas une super beauté), des vêtements normaux, des problèmes d'alcool et dont la normalité dénote dans le monde de super luxe où elle officie, sur Mars.

- Un scénario qui se plaît à perdre le spectateur, mais... les différentes pistes sont exploitées et se comprennent au fil de la progression. Ce n'est pas gratuit, soit ça contribue à donner de la profondeur aux personnages, soit ça fait avancer l'intrigue, soit les deux à la fois.

- Des petites trouvailles futées qui font dire " ha oui ça ce serait pas mal comme technologie" ( lorsqu'il y a un accident de voiture par exemple).
Ou même de pouvoir se dupliquer afin de pouvoir faire plusieurs choses à la fois, étudier et travailler par exemple. Haaaaa, envoyer mon double robotique gagner des sous à ma place!
Mention aussi spéciale au chat, qui fait comprendre en quelques secondes l'importance de la robotique dans cet univers,  dans les quelques premières minutes avant le générique. Ou " non pas ça quand même!" (la "location de cerveaux").
Ou un détail réaliste qui m'a faite marrer (la réunion en visio-conférence. Que ce soit par ordinateur: ça pixellise, ou via des lentilles spéciales: on ne peut pas y participer sans avoir reçu le lien de connexion)

- Une volonté d'aller vers la hard SF ( qui respecte les connaissance scientifiques du moment de la réalisation), or, sans faire absolument 100% vrai, l'auteur a tenté de s'en rapprocher pour garder une crédibilité scientifique.

Personnellement j'ai kiffé les différentes catégories sociales qui brouillent les limites: humains totalement humains, robots totalement robots, et .. entre les deux, humains "augmentés", dotés de nouvelles facultés par l'ingénierie cybernétique, et surtout les " sauvegardés" , humains décédés dont la conscience a été transférées dans un corps robotique, et qui poursuivent leur "vie" sous cette forme, non exempts de leurs anciens problèmes humains.
J'ai totalement kiffé Carlos de ce point de vue: arriver à rendre profondément humain un robot, anciennement militaire ( Robocop, mais en version sympa), " réincarné" dans un vieux modèle dont une des principales caractéristiques est d'afficher sa tête en hologramme ou des panneaux à messages " en charge", " no signal". Vraiment ce personnage est un réussite (mais j'avais aussi adoré Batô dans Ghost in the Shell, au moins autant que le major)
et encore?
Ce genre de plans:



- Des références visuelles à des choses qui n'ont rien à voir avec la SF, par exemple un café qui évoque Nighthawks d'Edward Hopper.
Ou le nom du campus " Alan Turing".

Allez, un mini regret: j'aurais juste aimé avoir quelques minutes de plus, pour voir être développé un personnage ultra secondaire, celui de la femme synthétique (robot sexuel du professeur d'université, bien plus "pratique" qu'une femme humaine à ses dires, car on peut la désactiver si elle devient trop encombrante) dorée, dotée d'une corne au milieu du front. Je trouve presque dommage d'avoir un personnage au design aussi original... et de ne le laisser qu'en second plan, alors que sa présence sur l'affiche et dans la bande annonce laissait supposer qu'elle aurait un rôle plus important.

Mais oui, sacré petit bijou, que ce soit du point de vue SF en général, ou du point de vue animation française ( qui fait plus souvent dans le conte ou le fantastique que dans la SF d'action)

La chronique et interview des auteurs sur France Culture.
La chronique du cinéphile
L'interview de Jerémie Perin par Nexus VI

vendredi 10 novembre 2023

Labyrinthe ( film 1986)

Bonus!
Histoire de faire le lien entre la période d'Halloween, et décembre, voilà du fantastique qui lorgne sur les contes.
Figurez-vous que je n'avais jamais vu en entier ce film pourtant très connu, je n'en connaissais en fait que les extraits musicaux... J'étais trop jeune à la sortie (9/10 ans) pour aller le voir au cinéma. Pourtant mes parents m'avaient emmenée voir la Dernière licorne et Taram alors que j'étais encore plus jeune. allez, comprendre.

Et je l'ai trouvé assez sympa, pas renversant, mais sympa déjà ne serait-ce que parce que c'est un film de Jim Henson, que j'ai vu à la même période Fraggle Rock, Dark Crystal quelques années plus tard et que donc, je suis totalement en terrain connu.
Ensuite parce que bon, même s'il a des longueurs, et des gags qui manquent un peu de finesse ( le marais qui pue, c'était quand même un peu lourd et redondant au bout d'un moment) il est quand même souvent drôle. Que le courage y est incarné par une fille (toute ressemblance avec Alice au pays des Merveilles et Le magicien d'Oz est absolument, totalement, carrément voulue et revendiquée), alors que franchement c'était pas gagné. Et que les monstres ne sont pas ceux qu'on croit.
Les créatures effrayantes sont bien souvent plus sympathiques que le vrai monstre de l'histoire, le seul qui pourtant a figure humaine, qui terrorise et manipule ses sbires.

KITSCH ( mais c'est ce qui fait l'intérêt)
Ho pinaise, le roi des goblins ressemble à s'y méprendre à un chanteur de glam-rock des années 70/80
Et c'est absolument normal en l'occurrence ;)


Donc de quoi est-il question. Le scénario est simple, c'est finalement celui de presque tous les jeux vidéos: un personnage, pas forcément taillé pour l'aventure, pas forcément sympathique non plus ( Sarah est quand même assez tête en l'air et capricieuse) se met en colère, et déclenche une malédiction, à laquelle il va falloir remédier en partant affronter le boss final dans son château, en recrutant en chemin une équipée de bric et de broc et en évitant les pièges.

Sarah, obligée par son père et sa belle-mère à babysitter son demi frère bien plus jeune qu'elle, se passerait bien de cette corvée (et là, de la part des parents c'est limite de l'inconscience, vu qu'elle n'a aucune envie de le faire, n'aime pas beaucoup son frère, et est quand même parfois pas loin de la malveillance, ou du moins de la négligence envers lui. Mieux aurait valu confier la garde à quelqu'un qui sait s'y prendre et apprécierait de se faire trop sou, mais les parents doivent être des gros rats) Donc, tannée de devoir s'occuper du mioche braillard, elle souhaite en être débarrassée à tout jamais, que les goblins l'emportent dans leur royaume, et qu'il devienne l'un des leurs. Sitôt dit, sitôt fait le gamin est emmené dans le château des goblins, où règne Jareth: taquin, joueur, et aussi pas mal pervers manipulateur. Bien qu'ayant apparence humaine contrairement aux autres goblins ses sujets, il est sadique.
 Sarah commence à regretter. La morale veut faire croire qu'elle a une crise de responsabilité, qu'elle ne le voulait pas vraiment qu'elle a eu des mots exagérés mais aime quand même son frère, tout ça tout ça. Je penche plutôt vers l'envie d'éviter une engueulade carabinée quand ses parents rentreront et constateront qu'elle n'a aucune explication valable concernant la disparition de son frère: " Il a été enlevé par les goblins, il est dans un royaume magique".. ça ne passerait pas vraiment.

Donc Sarah, " héroïque" malgré elle, passe un marché avec le roi des Goblins, qui lui dit qu'elle peut récupérer son frère, si elle parvient à atteindre le château où il est retenu prisonnier, et ce en moins de 13h00. Mais il faut traverser un gigantesque labyrinthe semé d'embûches. Du classique de quête héroïque donc.
Mais ce qui fait la différence, ce sont les petits détails savoureux: le château est copié sur la gravure d'Escher qui décore le mur de la chambre de Sarah. Le roi des goblins ressemble a une figurine qui est sur sa table. Les monstres qu'elle rencontre sont des versions déformées de ses peluches. Alice est un de ses livres de chevets, et là, Jim Henson se fait plaisir à insérer des références visuelles.
La morale est évidente mais pas non plus trop sotte: grandir, c'est affronter ses peurs enfantines...et se rendre compte qu'elle ne sont fondées sur rien (les robots géants sont en fait des armures qui cachent des lutins minuscules et peu dangereux, plus ridicules que vraiment méchants).
Grandir, c'est aussi ce que Sarah ne veut pas, mais qui adviendra malgré tout, qu'elle le veuille ou non. Et c'est apprendre à démêler le vrai du faux, les apparences de la réalité, et ne pas se laisser berner par les manipulateurs et leurs promesses.

Mais ce n'est pas non plus renoncer à toute fantaisie. Avoir un jardin secret fantastique est même nécessaire pour contrer la platitude des responsabilités quotidiennes. Sarah a des prédispositions pour le théâtre, qui est sa passion apparemment, j'aime à penser que dans le futur, elle en fera son métier.

Allez, évidemment l'autre atout du film c'est d'avoir mélangé une fantaisie visuelle digne parfois de Brueghel et Jérôme Bosch, sans compter la référence directe à Escher, avec une ambiance pop/ rock très années 80.
Et d'avoir confié le rôle du roi et la BO à l'un des compositeurs-musiciens-chanteurs les plus barrés de l'époque: David Bowie. Bon, j'avoue la BO n'est pas ce qu'il a fait de mieux dans l'absolu si on prend ses propres compos en référence, ça ne sera jamais du niveau de Space Oddity ou Life on Mars?
Mais dans le cadre d'un film jeunesse des années 80, avoir David Bowie dans le film ET aux manettes de la musique, c'était quand même le haut du panier. Et il semble s'être amusé comme un fou à danser avec des marionnettes.
ahaha... non pardon, David, tout le monde sait que je kiffe ta musique, mais là...
C'est une prouesse de ne pas être 100% ridicule avec cette tenue et cette coupe et tiens... il a un palantir!

Question apparence souvent farfelue, on fait difficilement mieux, et c'est bien une des seules personnes au monde à pouvoir être à la fois drôle et flippant, malgré une coupe mulet hirsute, un maquillage argenté et un pantalon qui...

Euh, oui disons que c'était les années 80, mais rétrospectivement et avec mon regard d'adulte, il y a un détail qui ne passerait plus dans un film destiné au jeune public. Ce futal est quand même hyper moulant, et laisse vraiment peu de place à l'imagination. Ce choix vestimentaire est quand même un brin étrange et perturbant. Pour un de ses concerts, je n'aurais riiiiiiiien trouvé à redire. Pour un film jeunesse, bref...

Ahem, je m'égare, ce qui est normal dans un labyrinthe, parlons plutôt des effets spéciaux. Le film date de 1986, donc, à une époque où presque tout est encore fait à la main, et c'est son charme. Finalement ce qui a le moins bien vieilli, c'est la chouette en image de synthèse pendant le générique. Tout le reste est fait en marionnettes, et je suis une fervente partisane de cette option: faux pour faux, autant que ça se voie et pourtant, les marionnettes ont plus de réalité, plus d'expressivité, plus de chair et dans le fond, plus d'âme que n'importe quelle image de synthèse (Comparez dans Star Wars le maître Yoda en mousse de la première trilogie et celui en images de synthèse des suivantes, ben je suis désolée, je préfère la version marionnette, beaucoup plus " vivante")
Donc pour peu qu'on apprécie le théâtre de marionnettes,  ça tient toujours la route. Et bon Jim Henson à la manipulation et Brian Froud au design, c'est quand même pas rien. Ah, et Terry Jones des Monty Pythons a collaboré aussi. Belle collaboration avec une bonne touche so british.

Allez pour la route, ce qui me fait marrer: finalement, si on y réfléchit, l'irresponsable Sarah n'a même pas eu à se cogner l'ennuyeux baby-sitting, puisque pensant tout le film, c'est le roi des Goblins qui doit surveiller le gamin, l'occuper, le faire sauter sur ses genoux, pensant qu'elle se promène dans un pays de fantaisie et copine avec les monstres ( toute ressemblance avec le magicien d'Oz est aussi très très très très voulue)
C'est lui, le sale type, qui doit être responsable à sa place et tout ça gratuitement. Sans toucher une seule livre, un seul fifrelin de salaire! Mais bon, comme il a l'air de s'ennuyer profondément dans son château à organiser des fêtes décadentes avec des lutins, disons que ça l'a occupé pour quelques heures.

J'hésite à le classer en " film avec une objet magique" ( le labyrinthe lui-même ou le palantir), ou bien " film réhabilité après un échec. Il n'a pas été un franc succès à sa sortie, et a mis quelques années avant de trouver son public, qui l'a même propulsé au range de film culte.
Mmmm j'ai ptêtre une autre idée pour cette catégorie, donc va pour " objet magique"

vendredi 28 septembre 2018

La montagne de gemmes ( série d'animation)

Et voilà, après l’histoire de Snegourotchka, j’avais envie de revenir sur une série d’animation récente, trouvable assez facilement en ligne : « гора самоцветов», c'est-à-dire « la montagne de gemmes ».
J’en avais parlé comme sourceaudiovisuelle dans l’apprentissage de la langue russe, je vais revenir ici sur le fait que c’est aussi une source culturelle pour qui aime les légendes et contes. 

Alors je suis désolée d’avance, mais ce programme, bien que facilement trouvable en ligne, n’existe pas ( encore) en sous-titré français. Tous les épisodes sont disponibles sur youtube, mais la plupart en vo, avec possibilité d’incruster des sous titres générés automatiquement en anglais ( qui sont pour une fois, assez bons dans l’ensemble). Certains épisodes ont été redoublés en anglais, d’autres sont sous-titré en chinois si vous préférez :D
C’est pour ça que je dis il n’y a pas ENCORE de français, mais ça pourrait venir – quand j’aurais avancé dans mes études de traduction ;) ?

Toujours est –il que ce programme ( qui a duré en gros de 2005à 2010) pour enfants est ambitieux et particulièrement soigné. Et a le mérite de présenter des contes non seulement russes, et pas forcément les plus connus ( même s’il y a obligatoirement le « kolobok », une histoire connue en France sous le titre «  Roule, galette », dédicace à ceux qui ont grandi avec les histoires du Père Castor, ou 3 aventures d’Ivan Dourak, dont je parlais au printemps).

Kolobok


Mais aussi des contes venus des endroits très reculés de ce pays immense , avec ce que ça suppose de traditions locales entre les peuples nenets ou iakoutes de Sibérie, les contes bouriates ou tatars à la frontière de la Mongolie, les traditions cosaques du côté de la mer noire, celles venues du Caucase ou d’Arménie qui ont un côté très «  mille et une nuits » ( on est proches de la route de la soie, donc les récits ont voyagé avec les marchands)…

Le rossignol, conte tatar.




Donc dans le même programme, on va pouvoir passer d’Ivan le sot à une histoire d’ours qui sonne presque inuit, à celle d’un rossignol dans un palais digne d’un conte arabe, à la malédiction de la fille « aux pattes d’oiseau » de la frontière chinoise, pour revenir à une légende de Novgorod ou du golfe de Finlande.
 Autant dire que j’adore !

"Patte d'oiseau", conte bashkir



Chaque épisode ( une quinzaine de minutes) avec en prime des techniques d’animation variées ( dessin animé classique, collages, frottages, aquarelle, marionnettes, maquettes…) commence par 2 minutes en pâte à modeler pour présenter la région d’origine du conte, les particularités de la ville principale, ce qu’on y mange, ce qu’on y fabrique ( les émaux de Novgorod, la métallurgie à tel endroit, les boîtes en papier vernis à une autre…) , la langue locale, les gens connus du coin, les dates importantes.
Ces petits programmes ont d'ailleurs été détachés de l'ensemble et sont aussi proposés séparément sur la page youtube de la série,mais cette fois, sans sous-titre, bon courage :)

Bref, une vraie « montagne de pierres précieuses » comme le nom l’indique !
allez, un autre que j'ai bien aimé: La petite fille maline

Je vous l’ai dit que je ne vous ficherai pas la paix avec tout ça.

samedi 7 octobre 2017

Vincent ( court métrage)

Cette année, faute de temps, j'avais envie de faire mon petit hommage habituel à Edgar Poe, mais je n'avais pas vraiment le temps de me lancer dans une lecture avant la date fatidique.
Alors je vous offre "Vincent" court métrage de l'ami Tim Burton, dont j'avais déjà dû parler ici ou la sans lui consacrer vraiment un sujet.

En VOSTfr bien sûr parce que le texte est rimé et que àa serait dommage de s'en priver.

Pourquoi ce choix? Parce que Vincent, le petit garçon de 7 ans du court métrage est un fan d'Edgar Poe et de Vincent Price ( qui s'est illustré dans des adaptations TV d'Edgar Poe, justement, et joie de la mise en abyme, est le narrateur de cette courte histoire)


Amusez vous à chercher les références y compris autres que Poe, il y en a un bon paquet  ;)
Et il y a déjà la patte et les obsessions de l'ami Tim.

lundi 3 octobre 2016

black cat day!

Comme l'an dernier, les sorcières se doivent de mettre à l'honneur leur animal de compagnie préféré.
J'avais déjà parlé l'an dernier de la nouvelle de Poe sur le chat noir.. J'avais aussi parlé des dessins animés Silly symphonies, du temps où Disney aimait le macabre.

Pourquoi ne pas mélanger les deux, avec quelques dessins animés avec des chats ( qu'ils soient noirs.. ou pas entièrement d'ailleurs)

1927: Felix le chat fête Halloween, en muet, mais sur fond de jazz bien rythmé: Switch witches

Pas de spéciale Halloween pour Grosminet  c'est un peu Halloween tous les jours pour lui,  on sait tous que le vrai monstre dans cette histoire est Titi le canari vicieux.
D'ailleurs la nature nuisible de titi est mise à jour en 1960, lorsqu'il vole la potion secrète du Dr Jekyll, 
Laissant ainsi voir le vrai monstre qu'il a toujours été!


Tom de son côté, bien qu'il soit gris ( mais gris c'est noir clair, hein!) a eu quelques aventures halloweenesques, toujours perturbées évidemment par Jerry, la souris sadique

1956 - the flying sorceress  pas de miniature, il va falloir suivre le lien. 
Tom postule pour devenir le chat d'une vieille dame.. qui s'avère être une sorcière.

Marrant d'ailleurs de voir l'évolution graphique en quelques années:
1942: Fraidy cat


Ils ont aussi eu l'honneur d'un jeu spécial Halloween  ( assez basique) en flash, qui se joue en ligne: Halloween Run, où il faut aider Jerry à échapper à Tom. Classique et sans grand défi.
(aparté, je fais bien sûr partie de l'équipe qui soutien Grominet contre titi, Tom contre Jerry et qui a apprécié la parodie où Vil coyote mange enfin Bipbip.)

Mais bon le producteur de cartoons  classiques que je préfère pour son inventivité et aussi son cynisme, ET sa violence ( parce que mine de rien on est loin des dessins animés mignons-gentils de l'époque) reste encore et toujours Tex Avery.

1948: The cat that hated people: un chat  particulièrement misanthrope décide de fuir une bonne fois pour toute la terre pour un endroit calme, tranquille et désert: la lune. Calme et tranquille?
Ce dessin animé est sorti 3 ans avant Alice au Pays des merveilles . 3 ans. on  ne me fera pas croire que les délires visuels d'Avery sur la faune sélénite n'a pas un minimum inspiré Disney sur ce coup là.


1949: Bad luck Blackie: un petit chat blanc est tyrannisé par un gros bouledogue ( et ça va largement plus loin dans la méchanceté que Jerry et Titi réunis). Sa rencontre avec le représentant de la Black Cat Bad Luck company va tout changer.
(et blogger m'agace en refusant d'intégrer les vidéos Dailymotion)


Et en 1950, le chat ventriloque aime particulièrement  faire des blagues douteuses à base de dynamite aux chiens. Trick or treats?

Toutes sortes de productions qui ont bien sur inspiré la parodie Itchy and Scratchy dans les Simpsons, probablement le dessin animé le plus violent de l'histoire du cartoon, occasion pour Matt Groening et son équipe de rendre un petit hommage à une série bien connue, tout en ironisant sur la violence des programmes jeunesse.





La encore c'est halloween tous les jours. bon on peut espérer qu'un jour ils fassent la paix?



Et pour finir quelques chats noirs ou pas - trouvés au détour du net, qui semblent avoir pactisé avec le démon






le résultat du précédent, sûrement..








Mais surtout n'oubliez pas cette ultime remarque frappée au coin du bon sens:


(oui je suis capable de parler de Tex Avery et de citer Groucho Marx dans un seul sujet, je m'impressionne moi même!)

dimanche 4 octobre 2015

Quand Disney aimait le macabre...

Parce que dans l'idée générale Disney c'est plutôt ce genre de choses

Ou ça...
Les mignons petits animaux, les gentilles filles, les petites fleurs....

Mais avant les longs métrages ( qui soyons honnêtes comptent parfois des méchants , et surtout méchantes d'anthologie, que ce soient la sorcière maléfique de Cendrillon ou la reine sorcière de Blanche-Neige.. hum, je crois qu'il va aussi me falloir un sujet " sorciers et sorcières de dessins animés")
Il y a eu les Silly Symphonies, série de courts métrages de  1929 à 1939, sans vraiment de fil directeur autre que de mettre des images sur de la musique et parfois on peut se dire que, je ne sais pas si c'est un effet secondaire de la Grande Dépression, mais l'humour macabre était plus présent dans cette première période. En voilà donc 4 de saison, plus 2 autres pour montrer que le côté sombre de Disney n'a pas vraiment résisté au passage à la couleur.

Skeleton dance ( 1929) ( non pas comme on pourrait s'y attendre accompagné à la danse macabre de Saint Saens, mais à la Marche des trolls de Grieg)
Hells Bells ( 1929) Malgré ce titre très ACDC, c'est encore Grieg et Peer Gynt cette fois qui sont mis en avant avec la Marche funèbre d'une marionnette de Gounod), où on découvre au passage qu'on peut traire une dragonne comme une vache...

Mickey and the haunted house (1929), même s'il ne fait pas partie de la série Silly Symphonies

Egyptian Melodies ( 1931) ( ballet Egyptien d'Alexandre Luigini)

La déesse du printemps ( 1934) est basé sur l'histoire de Perséphone et Hadès,  avec l'inévitable confusion "dieu des enfers = démon" Un démon qui ressemble beaucoup au Méphisto de Faust. La couleur est arrivée et l'ambiance comédie musicale avec. Je préférais les précédents qui ne tentaient pas vraiment de raconter une histoire, surtout que cette version du mythe passe complètement à la moulinette chrétienne avec conclusion happy end "ouf Perséphone revient chez elle, tout est bien qui finit bien"

C'est un peu le même cas avec le joueur de flûte ( 1933), qui oublie complètement l'amoralité du conte originel pour faire du joueur de flûte non plus un kidnappeur de masse qui cherche à se venger d'un affront personnel, mais un justicier qui emmène les enfants dans un monde de fantaisie et de bonheur pour leur éviter de devenir comme leurs parents. Mais ces rats sont drôles et ressemblent à une certaine souris,raison pour laquelle peut-être ils ne finissent pas noyés dans la plus proche rivière.
Dommage en passant à la couleur on a perdu les squelettes , les araignées et les momies pour arriver dans le fantastique mignon...Oui, mais non, ça ne va pas!

Il faudra attendre 1937 pour revoir un peu de vraie horreur dans le rose bonbon:




samedi 17 janvier 2015

Daria saison 1

Avec une semaine de retard sur la date prévue du premier samedi série de l'année, pour cause de méga-crève, voilà une série animée que j'aurais mis le temps à découvrir, puisqu'elle date de 1997. Mais j'ai des excuses: elle a été diffusée en VF sur MTV, et pendant très longtemps je n'ai pas eu le câble. Mais merci le streaming!
Et pourtant, tout le monde me disait de voir cette série, tellement " Daria c'est toi".
Ben je confirme.

Daria, donc nous raconte les mésaventures, ou plutôt les non aventures de Daria, 17 ans, lycéenne qui vient d'emménager dans une petite ville très banale des USA.  Daria porte des lunettes, une jupe noire une veste verte informe et de grosses bottes, et se fout complètement de la mode et de ce que les gens peuvent penser de son indifférence au fait d'être impopulaire. Dotée d'un sens de la répartie, d'un humour noir et cynique, elle a un peu de mal à s'intégrer dans une lycée ou la majeure partie des élèves sont nuls et décérébrés.
Daria a donc deux problèmes dans la vie: les abrutis en général, et Quinn, sa petite soeur en particulier. Il faut dire que les seules motivations de Quinn dans la vie, c'est de draguer un maximum, de contrôle "le gonflant de ses cheveux" et d'être vice présidente du club de la mode. Daria a une bonne copine, Jane, tout aussi cynique qu'elle, et ce duo aux langues bien pendues et aux cervelles fûtées fait ressortir la bêtise crasse de la plupart des habitants du patelin.

D'épisode en épisode, on rencontre peu a peu la famille de Daria et Quinn ( une mère avocate qui passe tout son temps à travailler, un père névrosé) , de Jane ( surtout son frère Trent, paumé guitariste d'un groupe de rock amateur qui n'a quasiment jamais joué en public), les élèves du lycée. Mention spéciale aux deux crétins qui me font beaucoup rire: Brittany la pompom-girl à couettes, qui si elle n'est pas très futée n'est pas méchante, et Kevin, son abruti de petit copain de l'équipe de foot américain, 24/24h en tenue de foot, plus atteint encore que Brittany. Les autres élèves à l'issue de cette première saison ne sont pas encore trop caractérisés, mais de nouveau personnages commencent à apparaître ou à être développés et ça fait plaisir.
le footeux et la pompom girl, dans toute leur puissance intellectuelle!

Plus que la personnalité cynique de Daria, c'est vraiment le duo qu'elle forme avec Jane qui ressort de l'ensemble, et ça fait plaisir de voir ces deux nanas au sens de l'humour cynique cadrer régulièrement la médiocrité de leurs congénères. En tout cas Jane augure bien, j'aime beaucoup ce personnage. Et comme elle est peintre amateur, j'attends de voir ses oeuvres qui apparemment sont visibles dans les saisons suivantes.
avoir peu d'attentes, c'est l'assurance de ne pas les voir déçues n'est-ce pas....

Maintenant: je me demande ce qui doit le plus m'inquiéter? Est-ce le fait qu'un dessin animé humoristique ressemble à s'y méprendre à un documentaire sur mes années lycée? Est-ce le fait que de tous les personnages de fiction auxquels je pouvais ressembler, il a fallu que ça en soit un présenté comme vraiment marginal? Ou bien le fait qu'à 37 ans, je lui ressemble encore? Je confirme ce que disaient mes potes en tout cas.

A part ça le graphisme est assez spécial, tout en aplats de couleurs, ça prend un moment pour s'y faire, mais ça cadre bien avec l'esprit bien décalé de la série. Daria a vraiment l'air d'une version désabusée de Vera, ma geekette préférée ( oui, dans Scoubidou)
De même que la bande son années 90, parfois assez punk, qui me plait énormément.

Donc effectivement, une découverte qui prouve que mes quelques bons amis me connaissent bien, j'ai bien accroché à cette première saison, et quel plaisir de voir des personnages féminins ouvertement cyniques. dès le premier épisode où Daria répond volontairement n'importe quoi à un test de personnalité, j'ai bien accroché, et ses répliques font très souvent mouche


Daria n'est pas déprimée, juste réaliste

Puis c'est tout bête, mais j'aime beaucoup le générique de fin qui présente les divers personnages dans des costumes très incongrus..ici Kevin

Samedi série n°1

jeudi 25 décembre 2014

top 5 de mes séries animées favorites (anciennes)

Voilà, je l'avais promis, je profite de Noël pour le faire. On retrouve donc logiquement quelques choses qu'on a déjà vues dans la liste des génériques, mais comme je le disais il peut y avoir des surprises dans l'ordre:
Un top 5, histoire de compenser le top 12 des génériques ( et surtout parce que si j'arrive à peu près à classer mes 5 favoris, il y a plein d'autres choses que j'ai aimé regarder à l'époque, mais dont j'ai trop peu de souvenirs clairs pour les classer de manière juste - Goldorak, Capitaine flam, la série des "il était une fois" (l'homme, la vie, l'espace...) les trois mousquetaires, le tour du monde en 80 jours, Astro.. ça donnerait juste 5 titres classés 6° ex- aequo, ce qui n'est pas très intéressant. Ou d'autres que j'ai aimé regarder à l'époque, mais que je ne me précipiterai pas pour revoir maintenant ( l'inspecteur gadget ou les entrechats, même si les génériques m'ont marquée). Ou des choses encore que je regardais de loin en loin, parce que ça passait à ce moment là et que je n'avais rien d'autre à faire ( l'essentiel des dessins animés pour filles, Gigi, Emi, Vanessa et leurs copines. Si je retombe sur un épisode, je risque de le regarder pour voir à quel point en fait, c'était très moyen.
Faut dire en plus que l'essentiel des dessins animés de l'époque étaient destinés soit aux garçons, soit à tout le monde, ce n'est que plus tard qu'on a vraiment vu des choses ciblées "pour filles - à savoir du rose, des paillettes, des histoires d'amour. Le mal était fait, j'étais déjà conditionnée à la SF :D

 5 - Cobra. encore une série qui figurait dans mon top génériques. En fait je n'avais pas conscience à l'époque de tous les sous entendus grivois qu'elle contenait, autant dire que je me suis vraiment marrée en la revoyant. Mais j'ai toujours beaucoup aimé ce duo improbable entre l'humain nonchalant et le robot qui a souvent plus de jugeote que lui. La féministe en moi devrait gueuler: les personnages féminins sont bien souvent ternes, ou se baladent en tenue riquiqui ( bon on a euh Barbarella en Europe, dans le même genre) mais même pas. Mais vu que le héros en prend bien souvent pour son grade, tout le monde est plus ou moins ridicule à des degrés divers là dedans, que c'est cartoonesque, je passe outre ce qui peut être un poil sexiste et j'avoue me marrer.
Ha, damn', je ne peux intégrer l'épisode 1, il est ici http://www.dailymotion.com/video/xkjjwc_cobra-space-aventure-1-31-le-reveil-french_shortfilms. Ca commence fort: un héros incroyablement moyen, glandeur, avec un boulot ennuyeux. Tout sauf épique.. a priori :D ( puis bon, le dessinateur a avoué avoir consciemment fait référence à Jean-Paul Belmondo, donc un auteur fan de ciné français, ça fait toujours plaisir)

4 -Lady Oscar: Je l'avais dit, je n'aime vraiment pas le générique français, mais j'aime beaucoup cette série ( hooo ce n'est pas de la SF pour une fois), à cause de son cadre historique et surtout surtout, ça fait vraiment plaisir, un personnage central féminin ( travestie certes) qui n'est pas une héroïne geignarde et qui botte régulièrement les fesses de ses homologues masculins. Oscar est bien mon héroïne préférée, tous mangas et dessin animés confondus. Désolée, je n'arrive pas non plus à intégrer l'épisode 1, mais le voilà

 3 - Ulysse31: que dire de plus j'en avais déjà parlé. Mythologie grecque plus SF. Combo gagnant. J'adore les musiques d'ambiance de cette série que j'ai revue dernièrement et qui était assez exigeante au niveau scénario pour avoir plutôt bien vieilli.
Hop, épisode 1, dès le départ, j'aime énormément la base spatiale en forme de casque de hoplite. Et ce genre de clins d'oeil que je n'avais pas vraiment saisis étant jeune m'a fait très plaisir quand j'ai revu la série cette année.

 2 -Albator 78: je ne l'ai pas classé dans les génériqus, parce que je n'aime pas la version française, mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai tout de suite bien accroché à ce mélange de SF, de western et d'histoire de pirates. J'ai plus de souvenirs bizarrement de la série de 78, même si elle est plus ancienne, je crois que ce sont les ennemis ( des extraterrestres  végétaux d'apparence féminine, qui prenaient feu quand on les éliminait qui me sont restés en mémoire, ceux de la série 84 sont moins marquants.
Mais quand on y réfléchit, il y avait un paquet de trucs bizarres dans ce dessin animé qui ne m'ont sauté aux yeux qu'en la revoyant: le seul loisir du héros est quand même de picoler seul dans sa cabine - pareil pour Mime, la cyborg sans bouche qui réussit cependant à carburer à l'alcool) D'ailleurs petite info rigolote trouvée ici: l'acteur qui double le héros, s'occupe aussi de la voix de Baby Herman , le nourrisson qui picole fume et joue au tiercé , dans Roger Rabbit.
épisode 1: histoire de bien voir à quel point le générique français est à côté de ses pompes, dès les 30 premières secondes on est dans un univers post-apo. La terre est devenue inhospitalière, les mers on disparu, le seul espoir de cette des habitants de la planète agonisante c'est d'explorer l'espace en quête de.. euh, d'une autre planète à pourrir je suppose ?

1- Grand Gagnant absolu ( d'ailleurs je ne l'ai qu'en cassettes, il va falloir que je me le procure en DVD , je ne peux plus le voir, et d'ailleurs je n'ai jamais fini de le voir. Le premier qui me spoile la fin se prend un fulguro poing ET un  coup de rayon delta dans la tronche!) Les Mystérieuses cités d'or.

 Je kiffe cette série qui est vraiment LA série qui m'a le plus marquée, même si je n'ai pas classé son générique n°1. Même si avec le recul les 3 héros font un peu "United colors of", c'était un réel plaisir d'avoir un cadre complètement exotique et une gamine qui sait se rendre utile au lieu de se mettre systématiquement en danger et d'attendre qu'on vienne la sauver. Les personnages secondaires étaient souvent intéressants et /ou drôles ( j'aimais bien les deux crétins Pedro et Sancho, et il m'arrive encore de jurer " par la malepeste!" régulièrement)
Episode 1: évidemment il ne se passe pas grand chose, on est dans l'Espagne des conquistadores, mais au fil des épisodes la série va prendre un tournant SF assez inattendu avec le bâteau et le condors qui fonctionnent à l'énergie solaire ( tour de passe passe scénaristique: on va dire que c'est la civilisation de Mû ou de l'Atlantide qui a inventé ça ni vu ni connu!)
Puis j'aimais bien, chaque épisode était suivi d'un mini documentaire de quelques minutes montrant les paysages, les traditions, les légendes des Andes, c'était sympa. Mais ça a souvent été enlevé lors des rediffusions...


Là aussi, il y a des tas de choses plus récentes que j'ai adoré ( à commencer par les Simpsons) mais que j'ai découvertes bien plus tard, et qui n'ont donc pas ce dont je parlais dans le précédent sujet , une dimension de référence partagée en cour d'école ( et pour moi cette époque remonte à plus de 30 ans!)



mercredi 24 décembre 2014

Bonus génériques

Oui car sans faire un top, il y a quand même d'autres choses que je voulais lister:

- Le générique " fausse promesse", c'est gai malgré des paroles un peu bizarres, c'est mignon, c'est sautillant, ça reste bien en tête.. et ça n'a rien à voir avec le sujet!
"plus on est de fous et moins la vie est dure", notons quand même que ce n'est pas exactement " plus on est de fous plus on rit" ...

Voilà ce que ça aurait du être le titre
Pour ceux qui ne connaissent pas ou ont oublié, rappelons que dès l'épisode 1, Rémi est vendu par sa famille à un forain, qu'il va aller de catastrophe en catastrophe, se faire virer de partout comme un bohémien dont personne ne veut, faire la manche pour manger, que tous ceux qui l'entourent vont mourir les uns après les autres...
Donc Sylvain parlait de princesse Sarah en commentaire de l'autre sujet, mais Sarah ME posait un problème
Aparté scénario: autant Rémi est un vrai malchanceux qui essaye de s'en sortir comme il peut, autant Sarah s'en prend tout le temps plein la tronche et n'essayait pas de se révolter. Elle faisait vraiment trop paillasson à mon goût, surtout n'oublie pas de sourire quand on t'insulte, hein!
et niveau générique, j'ai mis des années à comprendre le texte "prancess tou est bian joulie", ben oui c'était une italienne qui chantait, j'ai appris ça bien longtemps après. La chanteuse prévue pour l'enregistrement était malade ce jour là où, on a demandé à la première fille qui passait à ce moment dans le couloir de venir le faire. Ou quelque chose comme ça, j'exagère à peine :D

-les génériques qui me sont inexplicablement restés en tête, alors que je n'ai quasiment jamais vu les dessins animés.
Les snorkies. Sérieusement, c'est quoi ce truc, c'est quoi ces bestioles...Je ne m'en souviens pas du tout!
ou ça:
Polluards. Je suis sure de n'avoir jamais vu un épisode de ce truc, j'ai du entendre 1 fois la musique, et ça me trotte en tête depuis (même si je n'ai pas mémorisé le tout loin de là).
Et ça encore. Qui se souvient de ça à part moi? Probablement pas grand monde.
 Même phénomène: un truc que je ne regardais pas, dont j'ai vu une fois l'intro par hasard et qui s'est incrusté dans ma mémoire.  Mais ça me fait marrer cette musique bondissante sur un texte pareil " Très loin dans l'univers tournent des planètes où règne l'enfer de la guerre"... heu, ouais.. C'est cool la guerre, c'est festif, youpi! ( je me demande parfois si Nanard Minet se disait qu'il y avait un décalage bizarre entre le texte et la musique.. ou que Hawks ce sont des faucons, pas des aigles. En anglais ça peut même désigner une buse, mais je pense que "allez les buses d'argent" ça aurait été moins vendeur chez nous!)
Ce que je viens de dire vaut aussi pour les trucs que je ne regardais pas parce que r'nafout', mais dont la musique s'est aussi insinuée dans mon crâne pour ne plus en sortir. autant j'adorais et j'adore toujours la SF - quand mes copines d'école primaire ne juraient que par les dessins animés sentimentaux et autres magical girls qui me laissaient au mieux perplexe, autant les dessins animés de sport, je détestait. Mais j'ai des cousins, et par leur faute, je n'ai jamais oublié ça même si je ne regardais pas mais pas du tout.
Ca ça reste dans la catégorie: "je m'en foutais, mais je m'en souviens"...

MAIS il y a pire...

LE truc qu'on détestait et qu'on n'a jamais pu oublier. Allez, souffrez avec moi!

- le générique cauchemardesque qui m'a traumatisée et que même maintenant je trouve ça insupportable.
 Rainbow brite: oui, je sais, là c'est du niveau mon petit poney, en encore plus agaçant, horrible, à me faire grincer des dents.  C'est censé ne pas être traumatisant, et pourtant, non seulement je détestait le générique, DONC il s'est gravé dans ma tête, mais je détestais ces petites fées aux têtes énormes que je trouve toujours aussi monstrueuses. Dites moi par pitié qu'à la fin de la série la sorcière a réussi a massacrer ces monstres pétants de couleurs, pitié! (en plus le titre est ridicule et ressemble à une marque de dentifrice... ). Ok j'avais 7 ans, j'étais peut être déjà trop vieille pour cette ancêtre des télétubbies.

- un peu différent,  le générique que j'aime bien alors que je ne peux pas m'encadrer le dessin animé
Denver le dinosaure: le générique est sympa, mais le dessin animé très très bof, et pourtant une histoire de dinosaure j'aurais du accrocher, mais.. non, trop nawak comme concept le dino qui fait du skate!
Ca me fait penser qu'il y avait un autre dessin animé, bien pourrave, avec des dinos venus de l'espace qui crachaient des bulles. Je viens de le retrouver.. et de constater à quel point c'était super méga nase, à tous les  niveaux. Je crois qu'il rejoint Rainbow brite au niveau " son qui arrache les oreilles". Avec l'ours Gaby, pourquoi dès que c'était pour les (très) jeunes c'était plein de voix niaises au possible et suraigues?
et Pourquoi ça rentre autant dans le cerveau ( oui, je sais, je connais la réponse: pour accrocher les gosses et vendre un max de peluches ou de figurines)
Enfin, relativisons:  je n'ai pas besoin de tenter le LSD, j'ai vu Rainbow brite quand j'étais jeune, j'ai déjà une idée de ce qu'est un mauvais trip en couleurs :D

- Ou à l'inverse: le dessin animé que j'adorais, mais dont je déteste le générique du fond du coeur. Et qui donc se gravent tout au temps en tête. Rentrent dans ce cadre les Albator, je l'avais dit, et Lady Oscar. Je n'y reviens pas j'en parlais déjà il y a 2 jours.

et enfin le générique qu'on n'a jamais compris:  articule nom d'un chien! et le dialogue qui en rajoute taisez vous tous on n'entend pas ce qui se dit
Je crois que dans la catégorie, c'est le record celui là...

Voilà, Ca reste toujours des choses assez anciennes. Et toujours d'origine étrangère. Est-ce que ça veut dire que je n'aime pas les choses plus récentes? Evidemment non.
Mais comme je l'avoue j'ai plutôt tendance à m'intéresser à des choses en VOST, je n'ai plus vraiment de contact avec des génériques franco-français, retravaillés ou complètement changés pour la diffusion chez nous. Je vais regarder ce qui m'intéresse en fansub pour faire un premier tri, et éventuellement acheter directement en vidéo lors de la sortie chez nous et surtout toujours regarder en  VOST.

Mais du coup même si j'allume un peu parfois ces versions françaises - il y aurait aussi beaucoup à dire sur les doublages, hein - ça reste une référence partagée commune à pas mal de gens de ma génération, une dimension que n'ont pas les choses plus récentes pour lesquelles j'ai plutôt une consommation personnelle, même s'il m'arrive de conseiller ceci ou celà à des amis. Mais arrivez dans une soirée décontractée de gens de trente - quarante ans, et balancez dans la sono " caaaaapitaine flam tu n'est pas de noootre galaxie".. vous verrez le résultat.
Même un générique récent que je trouve réussi, mettons ça, d'autant que c'est de la VO - je ne sais même pas s'il y a une VF d'ailleurs - et même si le manga a eu beaucoup de succès, je ne suis pas sure que ça fasse réagir grand monde, à part des fans bien pointus. Et avec la multiplication de l'offre et des supports ( en cherchant mes sources je viens de voir une sélection " top 50 des génériques d'animation de 2013"..les 50 meilleurs, rien que pour une année!) je ne sais pas si les jeunes de maintenant auront le même rapport affectif,  la même C.C.P (Charge Culturelle Partagée comme disait une de mes profs de fac, ça me revient d'un seul coup, comment que ça fait pro ce genre de langage!) d'ici 10 ou 15 ans , avec les génériques de leur jeunesse.

lundi 22 décembre 2014

top 12 des génériques qui...

Ha, tiens, j'avais déjà fait un top 10 de mes films de SF préférés, mais bon sacrifions à  l'esprit de Nouel, avec un top 12 de génériques de dessins animés de mon enfance et de ma jeunesse qui me plaisent toujours autant. Oui, je n'ai pas pu me limiter à 10.

Lançons la séquence nostalgie!

Critères retenus:

-ne lister que les génériques, un top 10 de mes dessins animés préférés serait un peu différent ( au moins dans l'ordre). Parce qu'autant je peux accrocher à un générique sans me souvenir vraiment du dessin animé.

- ne pas intégrer les génériques que je connais encore par coeur même si je les déteste, ou si je déteste le dessin animé associé ( genre Candy ou Clémentine)

-ne lister que les génériques que je suis encore capable de chanter par coeur 30 ans après. enfin, au moins chantonner en yaourt, parce que pour certains, je n'ai jamais compris le texte!

- se cantonner aux séries animées diffusées à la TV, je ferai (peut-être un jour ) un top des films d'animation

- ne considérer que les versions françaises

Exemple type: les deux séries albator font partie de mes séries cultes, mais je ne peux pas  encadrer les génériques français qui ne cadre pas du tout avec l'ambiance générale de la série ( la musique des génériques originaux est mieux, par contre la version anglaise de la série 78 est à pleurer de rire, façon ténor d'opéra)

Version originale de la série de 84, voilà, ça c'est épique

Même constatation avec la version d'origine de Versailles no Bara tout aussi anachronique que le générique français de Lady Oscar, mais nettement plus réussi. ( faudra aussi peut-être que je fasse une liste des massacres de génériques originaux?)
- enfin, considérer seulement le côté musical, parce qu'au final un générique, visuellement, c'est souvent juste des images de l'animation mises bout à bout

Goldorak 4° générique: pas mon favori, mais il m'a marquée. Par contre le 2 ° générique (Noam), non je n'aime pas

Les entrechats ( voui!!) : plaisir coupable, j'aime bien cette chanson, par contre il y a mieux pour mon image que de chanter publiquement " riff raff c'est le roi malin des trottoirs et dépotoirs"

 Inspecteur Gadget: là aussi, ça vous catégorise en 10 secondes. Mais j'aime bien ce morceau sautillant

Ulysse 31 premier générique: j'ai déjà parlé de la série en général, qui a des musiques d'ambiances absolument géniales. Le générique est un peu moins réussi (même phénomène que pour Albator, il reflète mal l'ambiance de la série) mais il me reste encore en tête

Tortues ninja ( 87): Ca c'est typiquement le dessin animé que je n'ai pas suivi, mais j'aime bien l'ouverture, du coup il s'est gravé  dans ma mémoire

Cobra: j'aime bien ce changement de rythme en plein milieu

Tom Sawyer: C'est horrible, j'ai toujours détesté Chantal Goya. Et je la mets dans ce top. Hé oui.; générique que je connais par coeur oblige, alors que là aussi, je ne suis même pas sure que le dessin animé lui même soit dans mes 10 préférés

Jayce et les conquérants de la lumière: A l'époque je comprenais " tu dois sauver tonton". J'avoue que je ne comprend pas franchement mieux le texte maintenant. Mais c'est entrainant.

Cosmocats: un dessin animé que j'ai complètement oublié ou presque, sauf son générique qui m'éclate toujours autant


Cat's eyes: le hasard rapproche ces deux sujets félins. N'empêche qu'avec des copines on avait refait le générique avec nos noms et ça collait bien (elles s'appellent Alexa, Fred et Lydia.. vous voyez que ça colle). La aussi ce n'est que le générique qui m'a marquée, le seul truc que j'ai retenu de la série c'est qu'on y cambriole en maillot de bain et que la police est complètement à la masse)

Astro le petit Robot: reprise de la musique originale. elle sert de Jingle d'accueil dans je ne sais plus quelle gare de Tokyo, j' ai un trou de mémoire. Mais pas sur les paroles. Et que croyez vous qu'il se passe sur le quai quand un groupe de français de 25-35 ans entend cette musique? Bingo! " C'est Astro le petit robooooot"


Les mondes engloutis: celui là, je le trouve vraiment superbe, avec une touche de prog' et je pense qu'il a beaucoup contribué à m'amener à ce style

Les Mystérieuses cités d'or: même chose que pour les mondes engloutis, Par contre le dessin animé lui est n°1 dans ma liste de dessins animés. Comme pour beaucoup de gens de ma génération: aventure, exotisme, filles et garçons, tout le monde y accrochait , et ce générique aux notes sud- américaines est encore un tube pour les gens de ma génération

Goldorak 1 générique: on garde la musique du morceau original, haaa ça c'est épique, comme j'aime, même si le texte français est un peu béta.

Capitaine flam: Je vous jure que si vous balancez ça en soirée je monopolise la piste de danse en braillant la chanson comme une dingue - alors que j'ai finalement peu de souvenirs du dessin animé lui même, puisque j'avais 1 an, je viens de me rendre compte - bon allez, mettons 3 ou 4 ans le temps que la série soit diffusée en France.