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Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

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mardi 30 octobre 2018

Ca s’est passé près de chez moi ( cuisine halloweenesque)

Ca s’est passé près de chez moi

Ou, je pourrais aussi dire: « double assassinat végétal dans la rue Morgue cuisine »

En ce premier jour des « « «  vacances » » »  universitaires (oui 3 paires de guillemets, ça les mérite), comprendre  : une semaine de repos consacrée en fait aux rattrapages des heures que les profs ont séchées pendant les 6 premières semaines, sachant qu’il n’y a pas encore une seule semaine complète de cours. Entre celui qui annule parce que c’est la grève et qu’il ne peut pas venir, les malades, ceux qui ne peuvent pas venir pour X raisons et celui nouvellement engagé mais dont le contrat ne commençait que le 1° octobre et a donc 2 semaines de retard, ben, la « semaine de vacances » va durer en pratique du 1° au 4 novembre, avec 12 heures de cours - ahem, seulement - sur 23. Merci le 1° novembre d’exister, ils ne peuvent pas y toucher.
Mais ça n’empêche pas leurs collègues de préparer des examens blancs ou pas, à bûcher pendant les «  vacances », des rédactions et du travail personnel à télécharger sur le net, puisqu’on aura « le temps  de réviser».
C’est de l’humour belge, c’est ça ?

En cette fausse semaine de vacances universitaires, donc, je vais quand même manger un peu plus souvent chez moi, ce qui veut dire que j’ai enfin l’occasion de cuisiner vraiment. Et pour fêter dignement cette liberté conditionnelle en même temps qu’Halloween, et comme j’étais en manque de végétal – mon régime depuis un mois tournait beaucoup autour de pâtes, sandwiches, pâtes, sandwiches, pâtes, hooo… une salade de patates, c’est le Pérou - je vous propose un double meurtre, dans ma cuisine, histoire de montrer qu’avec du matériel super rudimentaire (la majeure partie de mes affaires est restée en France, je n’ai amené que le minimum vital ET les épices. Qui font aussi partie du minimum vital) on peut arriver à faire quelque chose pour peu qu’on ait un peu de temps.

Et comme je suis un monstre, j’ai documenté ça de manière détaillée, en immortalisant mes forfaits, comme une psychopathe.
Voici deux histoires sans paroles (parce que l’horreur des images se suffit à elle-même ! Et surtout, qu’il n’y a pas de doses à respecter)

torture et démembrement de cucurbitacée à la sauce orientale.
Victime : une courge. Ici une butternut, ça se conserve mieux, mais c’est faisable avec n’importe quelle autre, je pense.
Complices : du ras-el-hanout, de l’ail, de l’oignon, de l’huile d’olive, du sel, du poivre et un peu d’eau.
Armes du crime : couteau solide, mandoline multi-usages, épluche légumes, et de quoi faire cuire la victime…
et optionnel, du fromage si vous aimez ça : histoire de rendre la chose encore plus filante et arachnéenne, j’ai choisi du frometeau à raclette.









Enucléation d’un avocat marron :
Victime : un demi-avocat moche dont on ne sait pas quoi faire.
Complices : du jus de citron, n’importe quoi qui contient du piment, de l’ail, éventuellement du cumin en poudre, mais ça marche aussi avec des graines, du sel et du poivre.
Armes du crime : un couteau, de quoi râper l’ail, un bol et de quoi écraser le tout impitoyablement.

Horrible, non?






dimanche 22 octobre 2017

La soupe " anti-vampires" ( tourin à l'ail)

Aujourd'hui, les sorcières cuisinent, et, au lieu des mets à la citrouille, j'ai bien envie de vous proposer ma soupe repousse-vampires, testée et approuvée: j'en mange régulièrement depuis mon enfance et je n'ai JAMAIS été mordue par un vampire, ce qui est une indéniable preuve de son efficacité! (par contre , zéro efficacité contre les moustiques hélas)

Vous l'aurez deviné, il s'agit de soupe à l'ail, moins connue que la soupe à l'oignon (mais j'ai toujours préférée celle à l'ail), et son vrai nom est " tourin blanchi à l'ail". En direct des grimoires de cuisine des années 70 de Nounou Ogg   Tatie Purple. Un casse-croute idéal avant de partir à la chasse aux vampires donc.

c'est plus fort que moi,j'aime, j'adore l'ail


Alors pour environ un litre de soupe, il vous faut:

- de l'ail. Mais une bonne dose! 20 gousses est un bon compte. A votre volonté, en fait. Les débutants pourront les égermer, les chasseurs aguerris ou les habitants du sud ( Est comme Ouest) ne feront pas cette hérésie. C'est au contraire une excellente solution pour écouler la tête d'ail oubliée au fond du panier à provisions et qui est devenue trop forte pour autre chose. L'ail va cuire pendant 20/30 minutes et donc perdre beaucoup de piquant.
- un peu d'huile d'olive ( une ou deux cuillères à soupe )
- de la farine ( ou épaississant ): une ou deux cuillère à soupe, en fonction de la quantité finale de soupe.
- 1 ou 2 oeufs ( pareil, ça dépend de la taille des oeufs)
- un peu de vinaigre
- de l'eau (environ un litre)
- des vermicelles, coquillettes ou autres pâtes à potage ( encore pareil, je ne vais pas me casser la tête avec les quantités, je le fais toujours au pif)
- du sel

1- peler et couper l'ail en petits morceaux. C'est là que les noobs vont devoir choisir entre les égermer ou pas!
2- dans une casserole d'au moins un litre, faire revenir à feu doux, les morceaux d'ail dans l'huile d'olive, 1 ou 2 minutes sans les griller ( attention, ça va très vite!)
3- délayer la farine dans un peu d'eau et l'ajouter à l'ail sauté.
4- ajouter le reste de l'eau, saler et faire cuire 20 à 25 minutes. Profiter de ce temps pour séparer le blanc des jaunes d'oeuf
Evidemment là, on n'a que du bouillon d'ail, ça manque de corps.

5 - La recette officielle dit d'ajouter les vermicelles. D'expérience, je déconseille, car il sera plus difficile de procéder à l'étape suivante.
5 bis - faire pocher le blanc d'oeuf dans le bouillon à l'ail. Une fois cuit ( c'est l'affaire de quelques secondes!), l'enlever et le réserver sur une assiette chaude.  Et si on a mis les vermicelles avant, ils vont coller à l'oeuf et il sera plus difficile de l'enlever sans embarquer des vermicelles en même temps.
6 - Une fois ôté le blanc d'oeuf poché, c'est le moment idéal pour ajouter les vermicelles et les faire cuire.
7- pendant que la cuisson finit, battre les jaunes d'oeuf avec un peu de vinaigre. Ajouter un peu de bouillon chaud pour délayer l'oeuf sans le cuire.
8- Hors du feu, rajouter le mélange oeuf et vinaigre dans la soupe ( qui blanchit instantanément, d'où son nom officiel ne me demandez pas quelle sont les règles de chimie à l'oeuvre là dedans )
9- servir en rajoutant le blanc d'oeuf poché.
Sel et poivre à votre goût, comme toujours. Les gourmands peuvent aussi rajouter du fromage, ça va très bien avec du parmesan par exemple!

et voilà le travail! ( bon les baies roses c'est juste une erreur, je voulais mettre un peu plus de poivre moulu et j'ai attrapé le pot d'à côté.  ça fait joli, mais ça ne va pas très bien avec la soupe au niveau du goût)


De mon côté quand j'en fais, c'est toujours un grand bol, voire un saladier, car, non, un litre de soupe à moi seule ne me fait pas peur, n'oublions pas qu'il s'agit en grande partie de bouillon à la flotte, mais évidemment je ne mange que ça et un fruit, c'est une recette finalement assez légère, digeste et complète ( ail/ eau/oeuf/vermicelles et éventuellement fromage).

Bon j'avoue certaines versions sont beaucoup moins légères :on trouve parfois l'emploi de graisse de canard au lieu d'huile d'olive, mais je suis du sud-est, pas du Gers ou des Landes. D'autres encore utilisent de la  mayonnaise. La version de Lautrec, si je me souviens bien. Pour le côté léger et digeste, on repassera!
On peut aussi remplacer les vermicelles par des tranches de pain rassis, ce que je ne fais jamais, je déteste le pain détrempé.

Mais dans tous les cas, gageons que comme moi, après ça, vous n'aurez pas à vous plaindre d'une attaque de vampire. Et probablement de personne d'autre non plus d'ailleurs. Non je plaisante, l'ail étant ultra cuit, ça se digère sans mal, a part de le craindre vraiment.

mardi 4 juin 2013

Eton mess, ma version à moi

Savez quoi? le 4 juin, c'est le jour ou l'on mange de l'Eton mess, en tout cas , au collège d'Eton, c'est traditionnel, il paraît. Et comme le 5 juin c'est l'anniversaire de ma mère, et qu'on ne pourra pas le fêter demain, et qu'en plus depuis le 20 mai on ramasse des fraises en abondance dans le jardin, j'ai décider de marquer le coup, avec un jour d'avance, en m'occupant du dessert :)

L'Eton Mess, Ze pagaille of Eton, en vo, c'est un dessert à base de crème, de fraises ( fraîches si possible) et de meringue. Au départ, c'est ,dit-on, un gâteau Pavlova (dessert dont l'invention est revendiquée par l'Australie et la Nouvelle-Zélande, sans qu'on puisse vraiment savoir qui a réellement eu l'idée en premier) qui aurait eu un accident de transport, ou une tentative culinaire ratée par les étudiants, mais toujours est-il que depuis, le gâteau Pavlova  "en pagaille" a fait son chemin.

On en trouve des versions diverses et variées, (Jamie Oliver y met même du vinaigre balsamique, mais j'ai goûté et les fraises au vinaigre, ça n'est définitivement pas mon truc), seulement gros problème, toutes ou presque demandent de fouetter la crème en chantilly.
ET

Vous ne le croirez peut être pas, mais

Je N'aime PAS la chantilly. C'est plus fort que moi, même maison, je n'aime pas ça. Je ne cesse de pester contre les restaurants qui en collent quasi systématiquement sur les desserts " pour faire joli", mais comme pour moi, c'est tellement peu naturel d'en mettre sur une glace ou une crêpe, j'oublie 9 fois sur 10 de demander " sans chantilly ^$ù*=)$^$! " Bon il y a toujours quelqu'un qui est ravi de la récupérer, mais voilà. Comment faire un Eton Mess sans crème fouettée?

J'avais une solution que je considérais non académique: remplacer la crème fouettée par de la glace à la vanille légèrement fondue, et mélangée aux fraises pilées, puis remise au congélateur le temps de finir le repas.
Mais voilà, je viens d'apprendre en faisant quelques recherche, que la version " glace à la vanille" est plus qu'acceptable, elle est même royale, rien que ça! Puisque c'est avec de la glace à la vanille que le sert le Windsor Castle pub 

 Ma version est ainsi adoubée, donc pas de raison de se priver :D

Donc il faut.. des fraises fraîches, de la glace à la vanille, des meringues (pas de quantités, c'est à votre goût)
Grâce au temps pluvieux de la fin mai, on en ramasse plus d'un kilo tous les trois jours, après 2 années de disette dues à  la canicule.

J'ai donc pilé dans un bol les fraises les plus moches, celles déjà à moitié écrasées ou en partie picorées par ces ^ù*$=)$^$ù d'oiseaux,  puis ajouté l'équivalent de 2 grosses boules de glace à la vanille, et bien touillé le tout. Puis retour au congélateur, pour rigidifier tout ça. Pas trop pour éviter que l'eau des fraises ne fassent des cristaux de glace ( normalement il ne faut pas trop mélanger la crème et le coulis de fraises, mais avec la glace qui fond, c'est moins évident, donc...)
j'ai pris de la glace discount" de mon supermarché, car, ho surprise, contrairement aux marques célèbres de glaces, c'est la seule qui ne contenait pas d'huile de palme, mais de l'huile de coprah, certes, ce n'est pas l'idéal, mais comme je ne digère pas l'huile de palme, je vais au moins pire. Je l'aurais faite maison mais je n'avais vraiment pas le temps.
Et pour le service: des coupes avec quelques morceaux de fraises au fond, une (grosse) cuillère de mélange semi-liquide fraises/glace une boule de glace à la vanille, et des morceaux de meringue émiettée parsemée par dessus le tout!
Oui je sais, le contraste n'est pas génial sur la table en pur formica des années 70, mais, bon,  tant qu'elle tient debout, pas de raison de la changer.

Verdict de ma mère: " punaise, ce que c'est bon!".. les meringues ajoutées au dernier moment craquent sous les dents, le mélange fraise/ glace a eu le temps de regivrer un peu, les morceaux de fraises glacés donnent l'impression d'être du sorbet.

dimanche 25 décembre 2011

Bûche à la crème de coco et coulis de groseilles-cassis

Cette année encore, après avoir abandonné l'idée de trouver quelque chose de mangeable (= sans huile de palme) dans le commerce, j'ai retroussé mes manches pour faire ma propre bûche.


Et difficulté supplémentaire, il faut trouver non seulement sans huile de palme, mais aussi sans lait pour une invitée intolérante au lactose.

Défi relevé: j'ai encore plein de coulis de groseilles-cassis fait maison au congélateur, on doit pouvoir arriver à faire quelque chose d'acceptable en mélangeant plusieurs recettes, les fruits rouges vont bien avec la noix de coco, j'arrive à imaginer, ça doit donner quelque chose

Et d'après ma voisine, le résultat est tellement concluant  que je vous en donne la recette:

La génoise, je l'ai trouvée ici, expliquée en détail, et c'est facile à faire: ( avec les ingrédients dans les proportions d'origine ça me fait une génoise de la taille d'une plaque de four.. attention ça cuit très vite!)
Et d'expérience: ne pas utiliser de papier sulfurisé, c'est la misère à décoller, il vaut mieux beurrer et fariner à double dose la plaque, et ça se décolle tout seul.
gâteau roulé

Pour la crème de noix de coco, c'est ici ( il y avait du rhum, à la base que j'ai décidé d'enlever, ça n'irait pas avec les fruits rouges à mon humble avis)
gâteau à la crème de noix de coco


  • pour la crème

  • 50 cl de lait de coco

  • 3 jaunes d'oeufs

  • 80 g de sucre semoule

  • 2 grandes feuilles de gélatine (2 X 2 g)

  • 1 cuillère à  soupe de fécule

  • (avec une cuillère à soupe de jus de citron et j'ai remplacé la gélatine par 3 cuillères à café d'agar-agar.. moi! utiliser de la gélatine! La bonne blague!)

    Préparez la crème : Mettez les jaunes d'oeufs dans une autre casserole avec le sucre et fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la fécule, mélangez et versez le lait de coco citronné en mince filet, sans cesser de fouetter.

    Faites cuire à feu doux tout en remuant, jusqu'à ce que la crème nappe la spatule. Retirez du feu, ajoutez les feuilles de gélatine égouttées et mélangez vivement. Laissez ­refroidir.

    D'autant plus qu'avec l'agar-agar , la crème doit bien refroidir pour prendre, l'idéal serait de la faire quelques heures avant.

    Il n'y a plus qu'à étaler sur la génoise: un couche de crème au lait de coco, une couche de coulis, quelques framboises congelées qui restaient de l'été dernier, et il n'y a plus qu'à rouler.

    Après je n'ai pas fait de décor, mais si j'avais eu le temps, j'aurais fait une couverture de blanc d'oeuf battu et laissé dorer au four..
     
    Pas de photo! Je n'ai pas eu le temps non plus de lui tirer le portrait avant qu'une bande de morts de faim ne se jette dessus!


    vendredi 29 juillet 2011

    Spécial Italie (2) - Cuisine Ligure

    Oui, Geishanellie, j'ai pensé à toi...

    Donc Comme j'étais sur la côte ligure, j'ai décidé de ramener quelques spécialités italiennes, dans mes valises: Toutes sortes de fromages, cochonnailles, du pesto, des gressini...
    Et comme l'appartement que j'avais loué contenait quelques livres de cuisine, j'ai procédé avec les moyens du bord: photographier les pages qui m'intéressaient sur un coin de table, merci l'appareil numérique.

    Donc la cuisine ligure, comme beaucoup de cuisines côtière, comprend beaucoup de plats de poisson grillé (jusque là, rien de particulier) et de fruits de mer ( mais comme je n'aime pas ça, je n'ai pas testé, donc je n'en parlerai pas...

    Comme partout en Italie, il y a des pâtes, des pâtes et encore des pâtes.. les trofie particulièrement, petites pâtes fraîches roulées sur elles-mêmes, servies au pesto ou avec une sauce aux Funghi porcini ( champignons de type bolets). Et les raviolis locaux, farcis à la viande et aux feuilles de bourrache ( très bon, et original)



    Le pesto! Ca mes amis, c'est la spécialité ligure numéro un! On en trouve une version approchante dans mon sud, mais je préfère de loin le pesto genovese ( de la région de Gênes, un peu plus loin que là où j'étais )

    Recette du Pesto ( traduite approximativement par les moins, de ce site: Pesto Genovese

    50 grammes de feuilles de basilic frais
    1/2 verre d'huille d'olive
    2 cuillères de cuisine (à soupe?) de parmesan râpé et 2 de pecorino râpé
    2 gousses d'ail (moi j'en mets plus, question de goût)
    1 cuillère de pignons (possible de le remplacer par des noix ou des amandes, mais c'est meilleur avec les pignons)
    quelques grains de gros sel


    Bon en théorie, il faut piler tous les ingrédients dans un mortier en marbre, en commençant par l'ail, puis les pignons, le basilic et ajouter les fromages et l'huile en tout dernier, une fois que le reste est bien pilé. Mais comme vous n'avez ni mortier ni patience, aps plus que moi, avec un robot mixer ça marche aussi très bien, toujours en ajoutant l'huile en dernier pour éviter d'en mettre partout. Et autre recommandation, le faire à température ambiante et le consommer tout de suite, pour éviter que l'huile ne fige et que le basilic ne s'oxyde.

    Que faire avec du pesto? Le mettre dans les pâtes, ça c'est connu. L'étaler sur des côtelettes ou des escalopes de veau cuites à la poelle. Mais j'ai mieux, une recette que j'avais goûté il y a des années dans une pizzeria de Gênes. La pizza verte. (ici une tarte, mais..)

    Tout simplement, on remplace la sauce tomate par de la sauce pesto, épaissie de ricotta fraîche, étalée sur la pâte à pizza, avec de la mozzarella, éventuellement quelques tranches de courgettes.. et c'est bon, il n'y a plus qu'à cuire au four comme une pizza habituelle ( ne pas en mettre trop sur les bords quand même, la sauce est assez liquide, et ça coule facilement)

    et comme je suis une vraie paresseuse, et que je n'aime pas me compliquer la vie, j'ai fait comme les italiens: acheté des fonds de pizza tout prêts et du pesto tout prêt ( en vérifiant quand même qu'il ne contienne que de l'huile d'olive) au supermercato du coin.

    Un petit dessert pour conclure? Non, pas de Tiramisù, ça c'est vénitien. Mais des pêches farcies aux amaretti?
    Je ne vous détaille pas la recette, tout est expliqué pas à pas en image sur le site. Tout ce qu'il vous faut, c'est 6 pêches, 50grammes d'amarettis ( biscuits aux amandes amères), 70 grammes de chocolat fondant, 10 grammes de cacao amer en poudre, 2 oeufs et 60 grammes de sucre.Et un peu de glace pour accompagner, glace à la crème si possible, mais à la vanille ça doit être encore meilleur.
    Et la patience de les laisser cuire au four sans les manger avant ;)

    mardi 10 mai 2011

    Meurtres à la pomme d'or - Michelle Barrière

    et bien, voila une lecture impromptue qui s'est glissée de manière subreptice dans mon programme
    Un roman policier et culinaire dans le Montpellier de 1555. voilà qui tombe à pic pour:


    François, étudiant de médecine très peu motivé par ses études, et qui ne rêve que de reprendre la rôtisserie familiale, est envoyé bien malgré lui suivre les cours de Guillaume Rondelet à l'université de Montpellier. Hébergé chez Maître Catalan, un apothicaire de la ville d'ascendance juive, en échange de quelques menus travaux, il va découvrir un monde qu'il ne soupçonnait pas. La ville peuplée en grande partie de protestants et de juifs convertis au catholicisme est à deux doigts de la crise religieuse et politique, lorsqu'une série de morts suspectes dues à des empoisonnements se produisent. La crise dégénère vite en bataille rangée entre divers corps de métiers qui se renvoient la balle: les médecins, qui prescrivent mais ont perdu le droit de fabriquer les médicaments, les apothicaires, qui fabriquent sur ordonnance mais n'ont pas le droit de prescrire, et les épiciers, qui estiment que les apothicaires leur font de la concurrence déloyale en vendant dragées et épices...
    Il n'en fallait pas plus au prévôt de la ville, qui voit des hérétiques partout, pour faire arrêter les apothicaires en général, et Catalan en particulier, parfait bouc émissaire en tant qu'ancien juif.
    François le héros, flanqué de Felix étudiant protestant très à cheval sur les principes et la morale, sont donc envoyés par leur professeur Rondelet, entre Montpellier, Salon de Provence, Bologne et Ferrare sur la piste du poison.

    Honnêtement l'intrigue policière n'a pas grand intérêt, elle est assez bâteau, le principe étant de faire voyager les héros à la rencontre de personnages hauts en couleur, de tavernes louches en banquets de palais. Ils vont donc avoir l'honneur de rencontrer plusieurs personnages réels, mais présenté sous un angle plutôt innattendu: Michel de Nostre Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, n'intervient pas du tout en tant qu'astrologue, mais que médecin érudit, et amateur de bonne chère, inventeur d'une fameuse recette de tarte ( fait tout à fait authentique, Nostradamus a véritablement écrit un livre de recettes, à la fois de cuisine et de cosmétiques... l'austère Nostradamus remonte subitement dans mon estime.
    On y croise également, donc Guillaume Rondelet, professeur à l'université de Montpellier, anatomiste, et auteur d'une importante étude sur la faune aquatique de Méditérannée, le professeur Aldrovandi, botaniste et mondain, Gabriel Fallope anatomiste au caractère de cochon qui tous ont réellement existé.
    Ainsi qu'Olivier de Serres, personnage bien connu de la région, dont il a fait la richesse en implantant le murier de Chine, nécessaire à l'élevage du ver à soie, et qui joue un rôle important, bien qu'il arrive très tard dans l'histoire.

    L'intérêt réside donc plutôt dans le cadre historique dépeint - luttes intestines entre corps de métiers et tensions entre protestants et catholiques au sein d'une grande ville plutôt tolérante par tradition. Et par les références savoureuses à la cuisine de l'époque: le héros semble bien plus intéressé par les spécialités des lieux qu'il traverse que par son enquête en fait, et les péripéties sont surtout là pour amener banquets et recettes, à une époque ou les gens découvrent peu à peu les arts de la table et les bonnes manières qui vont avec, l'existence de la fourchette, et les nouveaux ingrédients venus de l'Amérique fraîchement découverte.

    Très bonne idée d'autre part de l'auteur, qui conclue par un mémo sur l'histoire de la tomate, et un recueil de recettes de la Renaissance.
    J'ose?
    allez, j'ose, j'aurais au moins une lectrice à qui ça plaira:

    La crème de pommes de Philippine Welser
    pour 4:
    1 kgs de reinettes
    10 cl de vin blanc
    1 oeuf
    2 cuillères à soupe de sucre
    1 cuillère à café de gingembre
    5 filaments de safran

    Eplucher et couper les pommes en quartier, les faire cuire dans le vin 10 minutes.
    Les passer au mixeur.
    Ajouter le sucre, l'oeuf le gingembre et le safran.
    Remettre à épaissir à feu doux 5 minutes.

    A tester prochainement!

    en plus là, je fais fort, doublette: deux végétaux, deux pommes d'or
    un végétal: la pomme d'or 2.. le retour

    vendredi 6 mai 2011

    Cuisine Turque..

    Tiens puisque Geishanellie me posait la question..
    Donc là où je suis allée cette année, c'est à dire sur la côte égéenne, la nourriture était assez proche de la cuisine grecque, ou du reste de la méditérrannée, d'ailleurs. On mange à peu près la même chose dans mon sud. 


    Comme il s'agissait d'un voyage organisé par un groupe éditorial français, pour des français, en grand nombre, dans des régions touristiques, il faut avouer qu'on a surtout mangé dans des restaurants à buffet, pouvant accueillir beaucoup de monde. Mais l'organisateur a fait en sorte que la nourriture soit à la fois mangeable par des européens, tout en restant locale.


    Donc beaucoup de légumes, aubergines, courgettes, oignons en priorité, des céréales aussi, riz et surtout boulgour. La Turquie possède d'énormes surfaces agricoles, et produit en particulier beaucoup de tomates , on peut voir des serres à perte de vue parfois jusqu'à quelques mètres des sites antiques. Et du coup, les légumes sont très peu chers, 50 centimes d'Euros le kilo de tomates, 25 centimes le kilo d'oranges ou de citrons -non traités, ils n'ont pas cet aspect brillant-ciré qu'ont les agrumes de grande surface en France, mais du coup ils sentent bon l'orange et le citron, et pas le phényl! (même constat d'ailleurs  pour le Maroc).
    Beaucoup de grenades aussi, quasiment toutes les stations-services ont un stand " oranges et grenades fraiches pressée". Et le jus de Grenade, c'est BON!


    Pas mal de poisson sur la côte, peu de viande, qui est elle, très chère.


    Des soupes, des soupes et encore des soupes: à la tomate, au concombre, au yaourt.. souvent légèrement acidulées.


    Une variété assez importante de fromages, aux textures proches de la feta ou de ce qu'on appelle le cacheto ici ( une sorte de provolone emballé dans de la cire), ou du cheddar. Et un autre, sous forme de tortillons qui est très mais alors très très salé.
    Ici, un petite présentation des fromages turcs (en bonne française, je suis une enragée de fromages)


    et en ce qui concerne les desserts: oranges.. et pâtisseries, bien coulantes de miel, avec au premier chef le célébrissime baklava et ses variantes à la pistache.. sans oublier les rahat lokoums ( ou loukoums), sorte de bonbons fondants  à l'eau de rose ou aux fruits secs. mmmmm. Pas encore testé la recette, mais promis, dès que j'ai fini les 5 boites que j'ai ramenées, j'essaye!
    Loukoums..miam!


    Et je ne résiste pas à vous donner, puisque je l'ai trouvée la recette du boulgour à la tomate, un entrée disponible dans TOUS les restaurants,j'en déduis donc que c'est un grand classique- mais qui a remporté tous les suffrages.


    Boulgour à la tomate:
    - 2 verres de boulgour ( blé concassé) rincé à l'eau
    - 2 oignons
    - 2 tomates
    - du concentré de tomate
    -2 poivrons verts ( petits)
    -1 verre d'huile ( d'olive pour moi)
    - 3 verres et demi d'eau
    - sel poivre, paprika




    Vous allez voir comme c'est dur à faire
    -  dans une casserole, faire revenir les oignons et les poivrons verts hachés, puis ajouter les tomates en dés et le concentré de tomate.
    - Quand les tomates sont réduites en purée, ajouter le boulgour, l'eau le sel, le poivre, le paprika.
    -laisser cuire en pilaf pendant 20 min environ, à feu doux, sous couvercle.


    et il n'y a plus qu'à le manger, chaud ou froid d'ailleurs! (il me semble en avoir goûté aussi avec de la menthe au lieu de paprika).


    Sinon pour les amateurs d'épices, un tour au bazar s'impose, la liste est infinie, et elle sont peu chères bien sur par rapport à ici. J'en ai profité pour ramener une bonne dose de sumak, une épice rouge au goût un peu citronné, qui fait merveille en marinade pour les brochettes de poulet. et des épices à köfté (sorte d'harissa turque, plus parfumée et moins piquante que celle du Maghreb, il y a plus d'ail je pense), du Limon tuzu ( acide citrique en cristaux, pour donner le goût citronné aux soupes)...
    Abricot sec marron = séché naturellement!


    Sans oublier les fruits secs, abricots en tête: ils ne sont pas orange vif, comme on nous les vends ici ( signe qu'ils ont été desséchés chimiquement à l'acide sulfurique, savez, ce truc hyper dangereux qui s'appelle aussi vitriol. Vous ne me croyez pas? voir paragraphe sur la réaction avec l'eau. Je sais... Berk...). Ne pas hésiter à les prendre marron, très foncés, qui indique qu'ils ont été sêché au soleil.. plus cher, mais tellement meilleurs.

    lundi 3 janvier 2011

    Ca se mange! - Les blini


    allez, puisque c'est la semaine russe, encore une recette, puisque je n'avais, honte sur moi, pas encore donné celle du plat russe le plus connu: les blini ( oui, sans s, c'est une question de déclinaisons: 1 blin, 2, ou 3 blina, 4 blini si je me souviens bien de la déclinaison). Ce sont de petites crêpes épaisses que l'on mangeait au printemps à l'origine. La recette dont je me sert le plus souvent est celle-ci:

    INGREDIENTS

    • 130 g de farine
    • 1/8 litre de lait (= 12 cl ou 125 gr)
    • 1 pincée de sel
    • 1 cuil. à soupe de sucre en poudre
    • 10 g de levure fraîche de boulanger (au rayon frais boulangerie de votre supermarché)
    • 1 œuf entier
    - dans un saladier (ou cul de poule si vous en avez), préparer la farine en la tamisant. ajouter le sucre et le sel fin
    - délayer la levure avec le lait tiède
    - ajouter la levure délayée à la farine, ainsi qu'un jaune d'oeuf, bien mélanger (on obtient une pate très très compacte, c'est normal! si vous avez un batteur électrique, ne vous en privez pas, ça sera moins fatiguant et mieux mélangé!)- laisser monter la pâte, idéalement une bonne heure.
    - battre le blanc d'oeuf en neige ferme - voire même deux blancs d'oeuf, et les incorporer doucement à la pâte, qui devient de suite plus légère
    - cuire la pâte dans une poêle à blini ou mini crèpes, un côté après l'autre.
    - servir avec du beurre fondu, ou de la crème aigre ( en mélangeant un peu de jus de citron et de sel à de la crème normale, ça peut remplacer efficacement)

    Voilà pour la version "rapide", pour la vraie recette, prévoir un mélange de farine de blé et de farine de sarrazin et 3 heures de temps de levée pour la pâte.
    Pour les amateurs/ gens qui ont le temps, deux versions chez Russie. net, pas testées personnellement, mais je leur fais confiance.

    En tout cas, rien à voir avec les blini du commerce, je vous le garantis!

    mardi 14 décembre 2010

    Ca se mange! - biscuits de noel " Engelsaugen"

    Noël approche, et pour l'occasion, j'ai envie de vous faire connaître une recette de biscuits de Noël allemands, hyper faciles à faire: les engelsaugen (yeux d'anges)

    voila la recette trouvée dans un manuel d'allemand de 4°, mis en ligne par le web pédagogique (merci à eux!), testé et approuvé l'an dernier par moi... voila ce que ça donne (normalement on les façonne plus en forme de boule, je préfère les aplatir un peu pour en faire des petits sablés.. mais du coup la confiture déborde un peu)
    Promis ceux de cette année seront plus présentables!


    ENGELSAUGEN (les yeux d’ange) (Kontakt 4ème, page 50, nouvelle édition)

    Pour la pâte (pour environ 50-60 pièces): - un citron non traité – 300g de farine – 200g de beurre – 100g de sucre roux – une pincée de sel – un œuf – garniture - de la gelée de groseille.
    Lavez le citron et pelez la moitié de la peau ; mélangez ce zeste coupé en très petits morceaux avec les autres ingrédients ; laissez reposer au frais environ une heure ; formez ensuite avec la pâte des boules de la grosseur d’une cerise.
    Faites préchauffer le four à 175 degrés.
    Beurrez une plaque à pâtisserie (ou une feuille de papier cuisson de la taille de la plaque) et posez les boules dessus ; creusez un puits dans chaque boule et mettez-y de la gelée.
    Faites cuire les boules dans le four durant 10 minutes, puis laissez refroidir les boules.

    Personnellement je mets seulement 150 g de beurre, c'est bien suffisant, et un peu de jus de citron pour corser le gout, et faute d'avoir des citrons frais sous la main, j'ai remplacé le zeste par de l'essence de citron alimentaire. Ca marche aussi, le goût de citron est juste un peu plus affirmé. Et bien sur, le résultat est valable aussi, merveille, avec de la confiture de cerise, ou de framboise.

    Je vous invite à aller voir leur page , il y a d'autres recettes à tester. Allez, cette année, j'essaye les étoiles aux noisettes en plus!

    lundi 29 novembre 2010

    Ca se mange! - Champignons marinés à la Russe


    Deuxième recette de zakouski, en prévision des repas de fin d'année, voila donc les champignons marinés à picorer pour changer des cornichons.
    Trouvé dans le n°11 de la revue " Cuisines du bout du monde" spécial Russie de décembre 1993 (mais aussi, à peu de différence près, dans "saveurs  de russie et de ses voisins, précédemment cité ici),les deux sont quasiment introuvables maintenant.


      Pour un bocal:
    - 1kg de petits champignons de paris
    - 40 cl de vinaigre de vin
    - 10 cl d'eau
    - 6 clous de girofle ou 10 grains de genièvre
    - 10 grains de poivre noir
    - 2 feuilles de laurier sauce
    - 3 morceaux de sucre
    - huile

    Couper le pied terreux des champignons, et les rincer à l'eau vinaigrée.
    Les faire cuire dans une casserole d'eau, 5 minutes à partir de l'ébullition
     puis les égoutter et laisser refroidir.
    Préparer la marinade avec l'eau le sucre le vinaigre et les aromates dans une casserole, faire bouillir quelques minutes, et laisser refroidir.
    Tasser les champignons dans un bocal, les recouvrir de marinade, et verser un peu d'huile à la surface pour une meilleure conservation.
    Attendre une dizaine de jours avant de consommer.

    Chez " Saveurs de Russie", la recette est presque la même, on ajoute également 2 gousses d'ail aux aromates déjà mentionnés, la principale différence étant que l'on fait bouillir les champignons directement dans la marinade à feu doux pendant une quinzaine de minutes.

    Приятного аппетита!

    Et c'est l'occasion de sortir le logo "spécial cuisine"

    mardi 2 novembre 2010

    Ca se mange! - Gribnaya Ikra, pâté de champignons

    Tiens, voila un bout de temps que je n'ai rien publié pour le challenge Russie, et puisque je commence à chercher quelques recettes de cuisine russes pour un anniversaire à la fin du mois, pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour vous proposer une de mes recettes fétiches, qui disparaît en un temps record à chaque fois que je la propose: le pâté - ou caviar - de champignons. C'est de saison, et ça sera un bon prétexte à une nouvelle catégorie " ça se mange!", avec un Snoopy de circonstance, siouplait!

    Recette issue du livre, difficile à se procurer actuellement il semblerait- de Susan Ward: Saveurs de Russie et de ses voisins, édition Könemann, je l'avais trouvé il y a maintenant, houlà... chez Maxilivres.

    Gribnaya Ikra - Caviar de champignons

    -350 g de champignons variés
    -1 oignon moyen
    -100g de beurre ( j'en mets moins, avec une bonne poële anti adhésive)
    -15 ml de Xerès ( facultatif pour moi, mais bon)
    -75g de fromage blanc
    -75 g de faisselle
    -estragon, marjolaine.. à volonté

    - Faire sauter les champignons et l'oignon hachés finement dans du beurre à feu moyen, tout en remuant.Quand ils sont cuits, retirer du feu et ajouter le Xerès
    - Laisser refroidir
    - Dans une terrine, mélanger les fromages, puis ajouter le hachis de champignons. Bien mélanger jusqu'à ce que la préparation soit homogène ( j'ajoute quand même un peu de sel à ce moment là, la recette ne le mentionne pas, mais..)
    - mettre la préparation dans un pot en terre, égaliser la surface et couvrir
    - laisser reposer au réfrigérateur une nuit.

    A manger dans les trois jours, tartiné sur un peu de pain de seigle. Végétarien, original, vite fait et idéal en hors d'oeuvre pour un réveillon digeste, pour changer des sempiternels tarama et beurre de saumon industriels!