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vendredi 21 juin 2019

Le musicien aveugle - Volodimir Korolenko

Et voilà une très bonne pioche entièrement gratuite, que j'ai prise uniquement sur son titre, sans savoir de quoi, de où et de qui ça allait parler.

D'un musicien aveugle, oui, ça...on peut s'y attendre.

Mais plus que ça.
Le roman est, on dirait maintenant, ukrainien, l'auteur ukrainien d'expression russe ( Volodimir en ukrainien, Vladimir en Russie, vu le contenu du texte et l'engagement du bonhomme, je crois que je peux lui redonner son prénom d'origine, qui est aussi celui du nouveau président, tout frais élu de ce printemps), mais l'Ukraine,  en tout cas une partie de l'actuelle Ukraine sous son ancien nom de " Petite-Russie" - a l'époque, une région sous contrôle du tsar " de toutes les Russies " - est au centre de l'histoire

Je vous présente Vladimir- Volodimir.
Apparemment tous les écrivains de la fin du XIX° devaient aller chez le même coiffeur/barbier
On suit le parcours d'un jeune garçon aveugle, depuis sa naissance, pendant son enfance.. et jusqu'à son mariage et à la naissance de son propre enfant, dans sa vie quotidienne et sa découverte de son environnement avec les seuls 4 sens dont il peut se servir. Ce qui au final donne un roman naturaliste très sensoriel, voire sensuel... puisqu'il va principalement découvrir le monde par l'ouïe, l'odorat et le toucher. L'idée est d'évoquer non seulement les paysages ukrainiens par des descriptions pour le lecteur, mais aussi d'essayer de lui faire sentir, toucher et entendre les lieux à la manière du jeune héros.

Mais c'est aussi une évocation de l'envie d'indépendance d'un pays ( via l'oncle Maksim, ancien engagé volontaire très "rouge" auprès de Garibaldi, qui aimerait bien voir les compatriotes plus actifs dans la revendication d'indépendance), un pays qui a ses spécificités bien qu'il ne soit que la "Petite Russie", où habite aussi une importante minorité polonaise parlant polonais ( c'est le cas de la petite fille issue d'une famille polonaise qui revendique aussi ses spécificités et ses quartiers de noblesse polonaise, bien qu'ils ne soient de fait que les gérants d'une grosse métairie)

Et donc, tout commence à la naissance de " Pierre", dans une famille de propriétaires terriens plutôt aisés des environs de Kiev.
Et que je prends tout de suite la liberté de renommer de son nom d'origine Petro ( c'est aussi le prénom de l'ex président du pays d'ailleurs), après vérification du texte d'origine, d'autant qu'il est le plus souvent nommé par le diminutif " Petroussia", et non " Pierrot". De même qu'"Eveline" est bien sûr Evelina, et Maxime se nomme Maksim, en VO.
Alors qu'Anna garde son nom, et qu'on voit passer de ci de là d'autres appellations bien ukrainiennes tel que Gavrilo, qui n'est pas renommé " Gabriel", allez savoir pourquoi certains sont rhabillés d'un nom à la française et pas les autres.

Donc Petro est aveugle de naissance au grand dam de sa famille, enfin, surtout de sa mère et de son oncle, son père débonnaire est curieusement écarté de ce récit.
Si sa mère pense est tentée de l'élever " sous serre", dans un premier temps, afin de le protéger des malheurs quotidien, dans la mesure où il est handicapé, l'oncle Maksim, lui même vétéran mutilé de guerre, voit dans ce neveu une occasion de se prouver qu'il n'est pas inutile et que deux handicapés peuvent s'épauler mutuellement.Il prend donc une part très active dans l'éducation de son neveu et surtout, dans le développe de sa relative autonomie, qui fait que tout aveugle qu'il soit, il devienne débrouillard et apte à vivre à peu près normalement.
L'oncle Maksim est vraiment un personnage intéressant, que tout le monde prend pour une brute.. mais qui est d'une intelligence et d'une adaptabilité rare et se lance à fond dans la lecture de livres pédagogiques et méthodes d'éducations pour aveugles. Bien évidemment Anna et Maksim ne feront pas les choses parfaitement, à trop vouloir protéger Petro, ou à vouloir inversement trop l'intégrer de force à une société qu'il n'a pas forcément envie d'intégrer, mais l'un dans l'autre, avec la petite Evelina, petite fille calme et gentille qui prend Petro en affection et le soutien indéfectiblement, tout en étant une compagnie parfaite, pas trop remuante, mais énergique et déterminée.. et surtout de l'âge de Petro, l'enfant aveugle grandit et devient un adulte équilibré malgré une certaine tendance à la mélancolie et l'auto-apitoiement ( provoqué justement par l'éducation " sous serre" d'une mère qui veut l'éloigner de tout malheur.. n'ayant aucun contact avec des gens encore plus malheureux que lui, il se croit donc leplus malchanceux de la terre, jusqu'au jour où son oncle l'emmène rencontrer d'autres aveugles, nés du mauvais côté de la barrière économique et qui n'ont d'autre avenir que la mendicité.
Alors que Petro a un talent inné pour la musique, qui peut lui permettre  d'espérer un métier et une reconnaissance sociale. L'événement déterminant pour lui est la découverte de la musique via le palefrenier Iokhim, rude paysan et musicien amateur doué, en particulier pour jouer à la flûte des mélodies rurales, indissociables de leur terroir, qui se confondent pour Petro avec l'odeur de l'herbe, le bruit du vent dans les arbres, les chansons populaires et héroïques qu'affectionne Maksim...Autant creuser ces dispositions et lui faire découvrir outre la flûte ( bien trop " populaire") le piano, le chant, les langues, et même la lecture ( du bout des doigts donc probablement en braille)

Petro deviendra donc musicien professionnel, et malgré son handicap, verra la chance lui sourire également sentimentalement, à lui, qui s'estimait condamné par son sort.

Un livre très agréable, que j'ai littéralement dévoré, tant j'avais envie de savoir comment cet adorable gamin allait évoluer. Pas de drame, pas d'emphase, de la simplicité, de la tranche de vie quotidienne .
Le handicap de Petro n'est jamais présenté de manière mélodramatique, c'est un bête accident de parcours, qui n'est pas vu comme une malédiction divine, un mauvais oeil si l'on peut dire, un destin contraire: personne n'en fait des caisses, c'est "la faute à pas de chance" et il faut essayer de faire de son mieux avec ça. L'enfant n'est pas rejeté socialement  de par son handicap ou caché comme une honte, il est simplement empêché pratiquement de faire les mêmes choses que les enfants de son âge

Et il y a de la musique, beaucoup de musique. On y parle de bandoura, ( wowow, j'aime le son de cet instrument, qui ressemble vaguement à un luth et évoque presque un clavecin, un son très sec. Probablement apparenté au cymbalum roumain ou hongrois )  des carillons de fête, des musiciens de rue, des danses ukrainiennes, et en particulier de cette chanson


J'ai beaucoup aimé les réflexions sur les limites du langage lorsqu'il s'agit de décrire les impressions sonores et visuelles, ce qui est compliqué même pour les gens qui y voient: les mêmes termes sont employés pour décrire un phénomène visuel et sonore ( et ça fait longtemps que ça me perturbe aussi!) : la peinture comme la musique utilisent une gamme, des tonalités, des accords, des nuances, des couleurs... la palette peut être colorée ou sonore, les couleurs comme le timbre ( d'une voix ou d'un instrument) peut être brillant, ou criard. Et les couleurs peuven têtre sourdes aussi.

Comment faire comprendre par le son à quelqu'un qui est aveugle de naissance ce qu'est le bleu,le rouge, le noir, le blanc.. par le biais d'images ( tiens!) sonores ou tactiles...le bleu c'est la chaleur d'un jour d'été ensoleillé, c'est le bruit de la rivière. Le vert, le son du vent dans les feuilles, ou l'humidité de l'herbe, le blanc c'est le contact froid de la neige en hiver, le noir c'est la fraîcheur nocturne ou le cri des corbeaux... des exemples de ce genre.
Petro associe les sons graves à une balle qui roule sur le sol, sa mère joue des notes différentes alors qu'il touche le plumage d'un oiseau pour essayer de rendre sonore les couleurs des plumes qu'il ne voit pas.

Je trouve ça passionnant et c'est un réel plaisir que de voir ce questionnement évoqué dans un roman.
Une très jolie découverte. Une histoire simple, mais une expression parfois poétique très proche de la nature, j'y retrouve ce que je notais à propos de certains poèmes d'Essenine: on sent le vent dans les feuilles, la chaleur des rayons de soleil printanier, l'odeur de l'herbe, et ce même dans la traduction. Donc joli boulot (traduction LGolschmann 1895)
Texte original en russe ( qui définit par ailleurs les termes ukrainiens)

Et la bibliothèque slave propose d'autres titres du même auteur, en traduction et en VO, donc je vais me faire plaisir avec aussi des textes de pays dont je connais peu ou pas du tout la littérature (Pologne, Croatie, république tchèque, etc...)

jeudi 6 juin 2019

La Ravine - Serguei Essenine


Je sais, ce n'est plus l'hiver russe on a s'approche même de l'été, mais je termine mes lectures entamées qui attendaient patiemment la fin des examens pour être terminés.

J'avais déjà évoqué plusieurs cet auteur, le fil rouge de mon apprentissage de la langue, trop peu connu du côté ouest de l'Europe( car très difficile à traduire, dans la mesure où la quasi totalité de son oeuvre est poétique). Et de fait La Ravine est son seul roman en prose.. où surnagent quand même les images poétiques qui ont fait sa célébrité de son vivant et posthume.

Héros-limite, une maison d'édition suisse au catalogue très original, que je ne connaissais pas du tout
Je vois qu'ils ont édité deux textes de Daniil Kharms, que j'ai très envie de découvrir.
Traduction: Jacques Imbert



Déjà, situons, vu la taille du pays, ça ne fera pas de mal.
Les lieux mentionnés sont Tchoukhlinka et Ramenki. Tchoukhlinka est un lieu dit, situé actuellement dans la banlieue de Moscou, direction ESE, tandis que Ramenki est au SO de la capitale.
Voilà pour la situation géographique.
Mais à la lecture, cette histoire pourrait aussi bien se passer au fin fond de la Sibérie, tant le lieu dit " La Ravine" semble loin de tout.

Et de fait, c'est ce lieu dit qui va être le fil conducteur de la narration, le personnage central, les personnages humains vont, viennent.. et meurent beaucoup aussi.
Car ce qui est décrit, c'est la vie quotidienne des paysans pauvres dans la Russie de 1910 ( L'auteur, né en 1895 a 18 ans lorsqu'il rédige cet unique roman). Et on peut dire qu'elle est rude.

Tout commence par l'arrivée inopinée dans ce coin au milieu de nulle part de Kostia Karev, vagabond, qui par un concours de circonstance, se trouve mêlé à une partie de chasse avec Filip, plus ou moins garde chasse, et Vantchouk, paysan veuf et ivre du matin au soir qui essayer de séduire Olimpia, la soeur de Filip.
Kostia  se trouve plutôt bien à cet endroit et va y rester quelques saisons.

La raison qui a fat de Kostia un vagabond, c'est le mariage imposé par ses parents avec Anna, une femme qu'il ne déteste pas mais avec laquelle il n'a aucune affinités. Lors qu'il a découvert que celle-ci avait un amant, la solution lui est apparue toute simple: plutôt soulagé par cette chance providentielle partir. Laissant Anna aux mains de son amant et ses parents aux soins d'Anna.
C'est cet événement déclencheur qui va entrainer une foule de drames en cascade.

Kostia est pris en sympathie par le vieux meunier de la Ravine, parce qu'il ressemble à ce que serait devenu le neveu du meunier, s'il n'était pas mort très jeune dans un accident de chasse. A la mort du meunier, plutôt fortuné, qui économisait pour faire construire une église, Kostia hérite du moulin et de l'argent. trop peu pour une église, il songe à l'utiliser pour faire construire l'école qui manque cruellement dans ce coin... mais il n'en sera plus jamais question.
Et Kostia se mêle donc à la vie locale, développe une idylle avec Olimpia, plus tentée par cet étranger présentable que par son alcoolique soupirant officiel.

Mais Kostia n'est pas le genre d'homme à rester bien longtemps au même endroit: il tente de la convaincre de partir avec lui, mais Olimpia refuse, chevillée corps et âme qu'elle est à SA Ravine, et incapable de choisir entre son homme et son patelin.

Parallèlement à cette trame, une autre histoire se développe: la vie dans la famille de Kostia après son départ, qui suit son court... bien mal:une lettre reçue par les parents le déclarant mort, ils décident donc l'un après l'autre d'entrer en religion, laissant Anna seule, bientôt quittée par son amant, contraint à la mort de sa mère de rentrer chez lui.

Toute cette histoire est encore encadrée en quelques mots par la situation générale, peu brillante, de la Russie agricole: on est loin de tout, il y a bien eu quelques bruits au sujet de la révolte de 1905 à Saint Petersbourg, on a vaguement conscience de la guerre qui s'annonce, mais le problème reste le même:on vit tant bien que mal dans une quasi misère, il n'y a ni école, ni médecin, on s'adresse pour un enfant malade à la rebouteuse, et si elle déclare qu'il va mourir, hé bien, il mourra, c'est son destin, dieu l'a voulu. De toute façon, y aurait-il un médecin, il serait trop cher.
Sans parler des propriétaires terriens, qui, bien que le servage ait été aboli, continuent à exploiter et maltraiter les paysans, avec la complicité d'une police prompte à donner raison au plus riche.

Et donc, dans les magnifiques paysages bucoliques, c'est une multitude de drames qui se jouent, ponctuée de quelques moments de joie d'autant plus précieuse qu'on la sait éphémère.
Dans cette histoire, tout n'est que deuil et renoncement. Les hommes y sont à majorité lâches et les femmes doivent faire avec et renoncer.
On ne peut pas avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre, garder à la fois son amour et la Ravine. Alors on fuit, physiquement, symboliquement ou définitivement. Et pourtant malgré tout, cette oeuvre n'est pas déprimante. Plutôt résignée et mélancolique.

l'auteur, probablement à peu près au moment où il a dû écrire son roman
Rappelez vous, j'ai dit que l'auteur qui écrit cela, et qui connaît bien la vie agricole et ses difficultés a 18 ans.
Et il est étrange de voir à quel point le destin de Karev se rapproche de celui qui sera le sien: toujours en mouvement, ne pouvant rester à un même endroit ou avec les mêmes personnes que pour un temps limité, vagabond volontaire, chez lui partout, chez lui nulle part, voulant quitter la Russie et y revenant sans cesse...
Cette bougeotte l'a fait surnommer en France le " Rimbaud soviétique", je ne suis pas d'accord avec cette appellation si cliché qu'adore la littérature française, comme si l'un ne pouvait être que le clone de l'autre ignorant les particularités de chaque auteur. Oui ils ont des point communs, mais aussi de grandes différences, et, une telle appellation sur la fois d'une poignée de ressemblances (voyages, oeuvre poétique, et tendance au scandale) est injuste pour leurs talents respectifs.

Mais voilà, j'ai bien aimé, même si pour ma part, je reste quand même fan de l'oeuvre poétique d'Essenine.Il est bien dommage de se dire que ce talent en prose n'a pas été ré-exploité par la suite avec un peu plus de bouteille, mais après tout, l'auteur a choisi le mode d'expression qui lui convenait le plus, avec lequel il était le plus à l'aise.

samedi 1 juin 2019

Marathon anglais, du 1au 30 juin.

Enfin, Marathon, simplement par rapport au marathon des langues ( qui m'a en quelque sorte conduite,un an plus tard à être à nouveau étudiante en langue, à avoir traduit un court métrage russe, un e-book allemand et à avoir encore des projets linguistiques sur le feu). Mais là, c'est plutôt 400m (sans haies) que 42 kilomètres.

Mais comme je le disais, quasiment un an sans parler anglais ( ha si, ponctuellement en août avec des gens sur le bateau sur lequel je suis partie en voyage, j'oubliais que je n'ai pas parlé QUE russe avec le sympathique Andrii, pour ne pas laisser ma mère hors de la conversation, vu qu'elle ne parle pas russe.

Mais donc, voilà, 10 mois sans un mot d'anglais, ça commence à s'entendre, et donc j'avais prévu de m'y mettre un peu cet été, autant avancer un peu l'échéance et voir ce que je peux faire, maintenant que mon planning m'autorise à lui faire un peu de place entre l'allemand et le russe. Donc hormis la semaine où je ne serai pas là pour cause de séjour en Allemagne, sans mon ordinateur, je vais essayer de mettre à jour ce sujet tout au long du mois pour vous dire ce que j'ai fait, ne fut-ce que quelques minutes par jour.

1 et 2 jour: donc tranquillement CD1delaméthode Michel Thomas, pour débutants, certes, mais qui a le mérite de revoir les bases, ce qui n'est pas mal en prononciation. Parce qu'à force d'entendre divers accents par ci par là, on finit par oublier l'accent britannique.

Jour 3: envie de me changer les idées, donc ça a été support écrit ( qui ne vole pas haut, je vous l'accorde): un jeu vidéo, un vieux jeu vidéo en émulation, en ligne , qui date de l'époque où la plupart des jeux n'étaient pas traduits en français, et quand ils l'étaient, seul l'anglais était disponible.

Jour 4: minimaliste: J 'ai un oral de russe demain, donc je n'ai pas trop voulu travailler les autres langues. Pas d'allemand et anglais réduit à envoyer un mail de 6 ou 7 lignes à un correspondant, pour qui j'ai traduit un e-book ( en français depuis l'allemand, il est Suisse, mais allez savoir pourquoi, il m'écrit toujours en anglais)

Jour 5: oral de russe cet après midi, mais je sais ce que je vais faire, je suis tombée par hasard sur les festivités du débarquement du 6 juin - le 5, ils m'ont fait peur, j'ai cru qu'on était demain et que j'avais loupé mon oral de cet après-midi e mon écrit de demain matin. Donc ben ce soir, j'irais en replay écouter Justin Trudeau et Theresa " ce n'est qu'un au-revoir" parler anglais. Mais pas Trump, mon détecteur d'âneries, pour être polie, n'y survivrait pas. Mais du peu que j'ai entendu,il y a des lectures de textes, et des extraits de discours de Churchill, donc pour les accents, je crois que je suis parée.

Jours 6 à 17: ce n'est pas que je n'ai rien fait, mais, étant absente pendant un peu plus d'une semaine et rentrée seulement hier, donc pas de suivi. En fait, j'étais en Allemagne, j'ai surtout parlé allemand, mais tenté de ménager une petite place à l'anglais. L'un des logements où j'ai été hébergée étant une chambre proposée par un étudiant du Bangladesh , qui parlait assez mal allemand, nous avons donc discuté en anglais. Pareil pour les visites de musée, où lire les affichages en anglais est plus rapide pour moi que de les lire en allemand ( et de devoir attendre la fin d'une loooongue phrase pour trouver le verbe. Ou la particule séparable  qui en fait partie). Les 3 derniers jours ont été passé en compagnie de quelqu'un qui parle russe et allemand, nous avons surtout parlé allemand, vu que j'étais en immersion et que pour moi, il est très difficile de sauter d'un coup vers une autre langue quand mon cerveau est branché sur l'une depuis le matin. Mais comme il parle mal anglais, je lui ai traduit en allemand ce que disaient des touristes un peu chelous dans l'ascenseur où nous étions.
donc pas de suivi, pas d'anglais quotidien, mais par ci par là ponctuellement.