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Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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lundi 31 décembre 2018

2018... oui c'était bien!

Une fois n'est pas coutume, les années passées étant en général assez  pourries, cette fois, ça a été une année au top pour moi. Mais je dirais même sur la 1°marche du podium ex aequo avec 2007.



Malgré un début difficile, beaucoup de stress, du à l'échéance d'une opération courant mars, avec ce que ça sous-entendait de gamberge pour moi, le dernier coup de stress d'avant l'opération ( qui aurait pu être ajournée pour question d'un autre problème de santé), je supporte en général mal les anesthésies générales et les chirurgiens ne prennent jamais en compte mon facteur de cicatrisation digne de Wolwerine ( ce qui s'est passé, et j'ai évidemment eu des soucis post-opératoires pour avoir cicatrisé 3 fois trop vite et rejeté les points internes qui sont ressortis peu à peu en .. trouant la peau, avant d'avoir eu le temps de se dissoudre.. yep,la joie. si vraiment un jour j'ai besoin d'une greffe ou d'une prothèse, je suis très mal barrée!), les questions d'organisation: j'ai formé des gens pour mon remplacement, qui au final ne m'ont pas remplacée et les rares fois où ça a été le cas, on fait portenawak, que j'ai du rattraper un peu comme j'ai pu avant le départ en disponibilité.

Mais donc:
- une opération qui était en projet depuis de longues années: FAIT. Et ça m'a changé la vie: plus de torticolis, et une perte de poids spectaculaire sans gros efforts. Car avec le stress,entre janvier et mi mars, n'ayant plus d'appétit, j'avais perdu 5 kilos avant l'opération. Plus un et demi grâce à l'opération. Donc en sortant j'ai surveillé mon alimentation,simplement pour ne pas les reprendre. Oui MAIS.. pour l'opération, j'ai arrêté, à l'automne 2017, la pilule, que je n'ai pas reprise depuis. Le dégonflement qui a suivi a été inespéré, et, moi qui ai toujours eu du mal à maigrir même en mangeant raisonnablement, j'ai maintenant quasiment 18 kilos de moins qu'en janvier dernier. Le tout étant d'éviter d'en reprendre trop avec les fêtes, n'est-ce pas? Verdict de la cata en remontant à Bruxelles.

Revers de la médaille, parce qu'évidemment il fallait une tuile: l'arrêt de la pilule m'a aussi fait perdre plus de la moitié de mes cheveux. Et malgré tout, vitamines, lotions et autres, ça continuer de tomber sans que des repousses ne se fassent voir. Ca peut repousser.. ou pas.
Avec un terrain familial à la calvitie, c'est mal parti pour moi et le jour où il va me falloir une perruque est proche. C'est un effet secondaire de l'arrêt de la pilule qu'on oublie évidemment de mentionner en gros partout.
Mais bon ça commence vraiment à se voir, j'ai donc un chapeau en permanence vissé sur la tête pour éviter les remarques et regards en biais, car si la calvitie peut être une épreuve personnelle pour une homme, les chauves sont globalement acceptés et même souvent catégorisés " sexy". C'est beaucoup moins socialement accepté pour une femme, rapport à ce que c'est systématiquement associé à la laideur et à la maladie. Autant dire que je n'assume pas mais alors, pas... pourtant vu les effets positifs autres, j'aimerais éviter de devoir reprendre la pilouse, vous voyez?

passons à plus joyeux:

- Un départ en disponibilité début juillet, mais en pratique, avec tout ce que j'avais accumulé de congés non pris, les vacances ont commencé fin avril!


- Lauriane et son Marathon des langues, qui m'ont donné le coup de pied au cul mental pour revenir vers ce qui est mon point fort, plus que la musique, même si je l'adore...

- Une copine d'enfance pas vue depuis plus de 20 ans retrouvée en juin, et avec quel bonheur, comme si nous ne nous étions pas vues depuis les vacances précédentes en fait.

et retrouvailles célébrées devant une truffade auvergnate, tant qu'à faire..
- Une réinscription en fac à Bruxelles, histoire de réaliser un vieux projet: vivre un an à l'étranger, et si possible en faisant quelque chose qui me plaît. A l'origine,c'était musicologie, mais des rencontres marquantes durant l'été m'ont réorientée vers les langues.

- Une rencontre donc premièrement avec une dame qui tient une petite maison d'édition et est correctrice de profession, ce qui me fait envisager comme possibles ce genre de reconversions.

- Un super stage de chant , qui a été aussi passionnant musicalement qu' humainement.

- Une reprise intensive du russe, suivie de la rencontre majeure, peut-etre une des plus importantes de toute ma vie, avec Oleksandr et Andrii ( quoique dans une moindre mesure) les ukrainiens, qui m'ont fait me sentir tellement à l'aise que j'ai discuté, discuté et discuté, et que je me suis rendue compte avoir atteint et dépassé mon niveau de russe du lycée, avec en plus une assurance à l'oral que je n'avais pas. D'où réorientation en russe dès mon arrivée à Bruxelles, pour mon plus grand bien, vu que je fais des étincelles :D. Et dans la foulée, reprise de l'allemand, ce que je voulais faire depuis longtemps,cette piqure de rappel n'est pas inutile.
Je n'ai hélas pas de nouvelles d'eux, j'aurais vraiment voulu leur faire savoir l'influence majeure qu'ils ont eu sur moi, même si j'ai pu en partie le faire sur place en leur disant au revoir. Mais j'espère un jour pouvoir le faire réellement. Car assurément, des gens qui vous remettent involontairement, sans même le savoir, sur les bons rails eu égard à leur bonne influence, mériteraient un merci encore plus énorme que ce que j'ai pu.



- La rencontre un peu dure au premier abord, d'étudiants de 20 ans mes cadets, mais qui m'ont bien intégrée à leurs groupes,et même si parler avec des gens de mon âge qui ne soient pas des profs me manque un peu au quotidien, je leur en suis reconnaissante.

- l'inscription sur tandem, qui m'a aussi fait  sympathiser avec des gens très sympas, dont un avec qui j'ai beaucoup d'affinités et qui habite ma région natale, nous avons donc pu faire connaissance IRL pendant ces vacances et je peux le dire, ouais, je me suis fait un pote très cool, qui joue bien le jeu, curieux de tout et la collaboration linguistique s'annonce passionnante car il me sert un peu de cobaye pour cours de français...

ET donc après ça, vu que 2018 est classé dans les  meilleures années de ma vie?

  • Bon, déjà la disponibilité dure jusqu'au 1° juillet, je sais déjà que je vais la reconduire pour au moins 6 mois, si pas un an, car il y a de forts risques que j'ai des matières à repiquer en Août. Même si je sais que je ne me réinscris pas à Bruxelles l'an prochain, et que donc l'histoire, la philo, l'éco, le droit, je ne dirais pas que je m'en fiche, mais quand même un peu, seules les langues m'intéressent, car...
  • Car faute d'argent, je ne pourrais pas aller jusqu'au bout de la licence de traduction, il va donc me falloir revenir habiter chez maman temporairement, le temps de refaire un peu mon budget, soit avec des CDD, soit avec de l'intérim, car...
  • Car il y a une licence de russe par correspondance à Lille,qui me tente bien pour la poursuite des choses, et ici,impossible en présentiel d'organiser mon planning de manière à pouvoir travailler en parallèle.donc je vais essayer d'assurer un maximum de crédits en langues, maintenant que c'est harmonisé au niveau européens et après les partiels de janvier , aller voir la fac de Lille pourvoir quelles matières autres que les langues peuvent être validantes pour  passer en seconde année, et quelles sont les matières non dispensées à Bruxelles qu'il me faudrait éventuellement rattraper ( car à mon humble avis, les 5 crédits de l'enseignement transversal philo-histoire imposées ne seront pas aptes à remplacer les matières manquantes sur l'histoire et la culture russes... à voir avec eux donc..)

Mais voilà, l'idée c'est de revenir en France pour reprendre un travail à temps partiel et continuer ma formation à la carte. Je n'ai pas fait ça cette année, car étant ici, j'avais déjà payé l'inscription en fac, le logement pour l'année, etc.. donc autant en profiter. Même si je n'ai pas encore eu trop le temps de faire de tourisme, j'espère pouvoir un peu en profiter entre la fin des examens, vers mi juin, et mi juillet, où je dois redescendre pour un stage de musique, avant de remonter en cas de rattrapage, et de toutes façons, je dois quitter mon appartement là haut début septembre, donc rattrapage ou pas, je retournerai chercher mes affaires.

Dans tous les cas pas envie de revenir de suite à mon travail ennuyeux à en pleurer, et si je suis obligée, je ferais en sorte que ce soit à temps partiel.

ca veut juste dire bonne année...


samedi 29 décembre 2018

Les souvenirs m'observent - Tomas Tranströmer

Direction la suède aujourd'hui, sujet commun du jour.
Et donc dans ma quête de livres courts à lire entre deux tranches de révisions , debout dans le bus, j'ai trouvé ce petit livre d'un auteur que je ne connaissais que de nom..

Allez, c'est parti!
Donc Tomas Tranströmer était ( car il est mort en 2015) un poète suédois prix Nobel de Littérature en 2011.. et pourtant quasiment inconnu ici. Je crois bien d'ailleurs que c'est à l'occasion de ce prix que j'ai entendu son nom pour la première fois, et .. une des seules fois en fait.
Quelque part, je comprends mieux, car la poésie, je l'ai dit, n'est pas la matière qui passe le mieux à la traduction. Alors que d'un point de vue linguistique, c'est pour moi ce qui rend le mieux une langue,  puisque la rythmique en est à la base, mais sans être perturbée par un accompagnement musical comme pour une chanson.

Gläntan,  je n'ai aucune idée de ce que signifie le titre, ni de ce que raconte le texte, mais j'aime bien, en plus je trouve que l'auteur avait une voix agréable, donc, ça me plaît.


Mais, donc, je n'ai pas vraiment d'idée sur ce que peut être cette poésie, et, le hasard à fait que ce titre là n'est justement pas un recueil poétique ( même si quelques textes de jeunesse y sont intégré en postface) mais un récit des souvenirs scolaires principalement, du jeune Tomas, à une époque où les pays du nord ne se distinguaient pas des autres éducativement. Comprendre que les élèves y étaient menés à la dure, houspillés, voire fessés ou giflés devant toute la classe par des professeurs qui pensaient qu'être colériques était signe d'autorité.

En quelques courts chapitres émaillés de photos, Tomas de 3 à 17, nous raconte  sa découverte du système scolaire, dans la Suède des années, 40, sa conscience précoce de l'engagement politique ( dans un pays ou une bonne partie de la population restait passive face à l'Allemagne nazie, voire la soutenait ouvertement, le jeune Tomas , marqué par sa différence de fils de divorcés élevé par sa mère, étant d'un caractère plutôt insoumis, et penchant naturellement pour la rébellion, fut elle passive)
Mais aussi, au travers des anecdotes qu'il raconte, sa passion pour l'entomologie qui entraîne une clique d'autres gamins à la chasse aux papillons, son goût précoce pour les musées et la collection, sa "différence", qui fait que considéré "sans père", il subit la méfiance des autres enfants, le conduit à avoir des relations amicales avec des gens plus âgés que lui, c'est une évocation de la vie en suède dans les années 40, rapide et agréable à lire.

Pas forcément la meilleure manière d'aborder la matière littéraire d'un écrivain, encore, que, mais, oui, à l'occasion, j'essayerai de creuser un peu, vu que ma connaissance de la littérature suédoise se limite plutôt à une poignée de romans policiers.



mercredi 5 décembre 2018

un gros bobard et autres racontars - Jorn Riel

Bon je ne serai pas très efficace sur ce mois nordique, mais je m'y attendais.
Tellement que cette année, je ne participe pas au défi " cold winter" ( qui, il faut bien le dire, en faisant la part belle aux histoires de Noël et autres romances hivernales ne me convient pas vraiment non plus, donc sans regret)

Cependant, pour décembre nordique j'ai toujours un petit tome de Riel sous la main pour l'occasion.

youpi, après celui là, il m'en reste encore 4 à lire dans la série


On continue donc dans l'ordre, après le voyage à Nanga,  c'est autour d'un gros bobard.
Et franchement quand on connait la propension des chasseurs du Nord-Est du Groenland à imaginer des histoires toutes plus loufoques les unes que les autres, on se demande bien ce qu'ils peuvent eux considérer comme un GROS bobard.

et on retrouve donc William le Noir, Valfred, Anton Bjorken, Museau, Lasselille, et tous les autres, Le Capitaine Olsen et son rafiot de ravitaillement, les chiens, les ours...
aux prises cette fois avec un "gigolo", un homme à femmes venu spécialement s'engager comme chasseur dans l'arctique, parce qu'on lui a dit qu'il y a des tas de femmes pas farouches au Groenland, et qu'il compte bien draguouiller toutes les groenlandaises disponibles. Pas de chance pour lui, il a juste oublié un détail, les villes où on peut espérer trouver des filles, sont sur la côte ouest du Groenland.. lui arrive sur la côte est, là où il n'y a pas grand chose à part des boeufs musqués et d'autres bonshommes, mais qui, eux, sont aguerris, ne craignent pas la solitude et s'organisent une ou deux fois pas an au dégel une virée au seul bordel à 500 kilomètres à la ronde ( qu'il faut plusieurs jours de canot ou de traineau pour rejoindre). Pas de bol.

On y trouve aussi Anton, l'écrivain en herbe qui a réussi à se faire publier chez lui au Danemark. Ses copains le voient déjà en "premier prix Nobel de littérature du Groenland", lui a une trouille maladive de retrouver la civilisation, de passer pour un gros péquenaud en raquettes et d'être la risée de tous et pire.. de toutes.
Tandis que Le capitaine Olsen lui, tombe amoureux de sa passagère, une riche et noble dame pour laquelle il va même jusqu'à châtier son langage ( imaginez le capitaine Haddock poli et sobre.. ben voilà)

Valfred est qui toujours aussi amorphe, mais nous saurons enfin pourquoi: c'est la faute à Arthur, son alter égo, en os et en .. os. En effet, Valfred a un jour rêvé que son squelette, surnommé Arthur, lassé de son inertie, décidait de prendre son indépendance.Lui donnant une excuse commode pour en foutre le moins possible.
Bjorken quand à lui, toujours aussi roublard, imagine une combine énorme pour dépouiller le "club des joyeux montagnards Danois" venu faire de l'alpinisme dans le coin, de leur réserve d'alcool, combine qui fera intervenir une bande d'ours américains voleurs et alcooliques.
On découvre aussi les effets secondaires involontaire d'un traitement antiparasitaire, qui dégénère en bagarre digne du village d'Astérix lorsqu'on parle de poisson pas frais, ou comment on fête Noël à la mode groenlandaise ( merci de mettre des tenues de fête, disons, portez un pantalon propre et un anorak blanc de soirée)

Et comme toujours c'est savoureux. Le genre de livre que je ne lis pas en public car régulièrement je m'esclaffe. Et d'autant plus approprié cette fois que je l'avais emmené pour lire en voyage.. au Groenland ( en août dernier).
Donc je ne résiste pas à illustrer par quelques photos de mon cru, même s'il s'agit cette fois de la côte ouest (celle où il y a les villes ET les filles)

presque minuit au dessus du cercle polaire!

glacier d'Ilulissat
des bourguignons ( ne me demandez pas pourquoi les petits morceaux de glace flottante s'appellent comme ça)
Détroit du Prince Christian
Si vous avez l'occasion d'aller visiter les lieux, je vous le conseille chaudement  enfin, froidement), c'est plus que magnifique!

Mais, ho, et puis zut, je vais carrément faire un sujet photo sur mes vacances ;)


samedi 1 décembre 2018

Un hiver en Russie - un an plus tard

souvenez- vous, l'année dernière, j'avais trouvé un peu par hasard le défi" un hiver en Russie", du 1 décembre 2017 au 1° mars  2018.


Et j'avais dit à l'époque que je m'étais remise au Russe, un peu en dilettante, quelques mois plus tôt ( depuis septembre 2017 en fait, tranquillement, et sérieusement, quasi tous les jours depuis janvier). Force est de constater qu' un an après..

Non seulement j'ai continué et me suis accrochée, mais j'ai trouvé pleiiiiin de sources intéressantes, j'ai rejoint le challenge "Marathon des langues"pour lequel j'ai même créé un autre blog... et suis complètement retombée dans la marmite de la langue en fait.

J'ai fini par investir un peu de sous dans une formation en ligne, ici.

C'est cher, je ne vous le cache, pas, c'est un budget mais, prendre des cours particuliers ça revient aussi vite assez cher, et là, il y a l'avantage de pouvoir travailler seul de chez soi, à la manière d'un labo de langue ( mais en profitant d'une offre promotionnelle, j'ai pu accéder à l'intégralité de la formation pour quasiment moitié prix) et comme j'étais fausse débutante, j'ai pu demander à ce qu'on me débloque par avance l'ensemble de la formation pour pouvoir au moins réviser l'ensemble des cas en été, avant les vacances et le départ en Belgique.

Entre ça, qui m'a finalement été bien utile pour comprendre enfin l'usage des cas et les subtilités d'emploi des aspects verbaux ( ma némésis au lycée).

Ca plus quelques autres ressources, en particulier la méthode de Michel Thomas, 100% audio  et surtout surtout écouter des heures et des heures durant  en particulier des enregistrements poétiques et des chansons en VO ça a été plus que bénéfique.
J'insiste sur ces deux types de support en particulier, car ils font appel à la rythmique et aux sons de la langue, ce que ne fait pas une lecture autre ou une liste d'expressions de type conversation. Je ne dis pas de zapper ces dernières, loin de là, mais qu'ajouter la poésie et la musique a été crucial pour moi, parce que ça forme beaucoup l'oreille, grâce aux rimes et assonances.

Ca marchera probablement moins bien pour les gens qui ont une mémoire visuelle, et ils sont plus nombreux apparemment que ceux comme moi, qui ont une mémoire très très auditive.

clavier "cyrillisé", pour pouvoir écrire en bilingue sans problèmes

Et le bilan dans tout ça?
Cet été j'ai eu l'occasion lors d'un voyage de rencontrer plusieurs ukrainiens - parfaitement russophones, j'ai appris que les deux langues sont enseignées là bas dès la primaire et de toute façon, sont aussi proches entre elles que le français et disons l'italien ou l'espagnol, avec quelques petites variantes au niveau de l'alphabet - il y a eu une réforme orthographique en Russie lors de la Révolution, qui n'a pas touché l'ukrainien dont l'alphabet a gardé des lettres disparues en russe moderne - mais rien de bien sorcier, et, hormis dans les régions agricoles, ou isolées les gens sont parfaitement bilingues en général. Je mets à part ceux qui connaissent et comprennent les deux langues mais refusent pour des raisons politiques ou idéologiques de parler l'une des deux. En tout cas, moi française, si je demande à quelqu'un en Ukraine "parlez vous russe ou anglais?", j'ai toutes les chances qu'on me réponde gentiment. Et dans l'une ou l'autre de ces deux langues

( Dans le même genre, il y a des années, je sortais avec un belge francophone qui parlait très mal flamand. Lorsque nous sommes tombés en panne sur l'autoroute en zone flamande, il m'a demandé de parler, moi, à la borne de secours, en disant " excusez-moi, je suis française, je suis en panne, est-ce que vous parlez français?", car, d'expérience en tant que wallon, on avait déjà refusé de lui parler français. Alors que moi, j'avais une "excuse valable" en tant qu'étrangère, pour ne pas parler flamand)

J'ai donc pu discuter avec eux en russe, quasiment à vitesse normale, en cherchant mes mots certes, mais on m'a très bien comprise et j'ai même eu droit à " mais vous êtes française? vous avez un petit accent, mais je n'aurais jamais réussi à savoir lequel, en tout cas je n'aurais pas dit française, vous n'avez pas l'accent habituel des français qui parlent russe".
Dit à peu comme ça par 3 personnes différentes. Dont un hyperpolyglotte parlant 11 langues et qui donc savait ce qu'il racontait.

Я рада. Я очень рада!

Une rencontre extraordinaire qui m'a poussée à revoir mes choix professionnels et d'orientation, et au final, j'ai fait passer les langues et la traduction en prioritaire, contrairement à mes projets initiaux.Je n'ai pas laissé en plan la musique et j'ai rejoint l'orchestre de la fac, mais après réflexion, j'ai estimé qu'un an en langue et traduction sur un CV serait plus profitable que de l'histoire de la musique. Après je fera mon bilan en fonction des résultats scolaires et de mes finances, car la formation fait 3 ans, et ce serait un crève-coeur de faire une seconde année,tout en sachant que je ne pourrais pas aller au bout de la 3°. Donc il y a des plans B.
Notamment une licence de russe par correspondance via la fac de Lille, ce qui me permettrait de rentrer en France, partager à nouveau un appart' avec ma mère temporairement, et reprendre un job à mi temps ( ou à temps partiel mais en CDD) pour me ménager le temps d'étudier, tout en renflouant les caisses. Après un an à Bruxelles, je pense qu'il doit y avoir des équivalences me permettant de passer directement en seconde année. Je verrai ça avec Lille une fois que la première session de partiels sera passée.

J'aime beaucoup mon expérience belge pour le moment, mais il faut reconnaître que c'est un très gros budget qui est mobilisé, et je ne veux pas non plus vider toute mon épargne, et ne pas cotiser du tout pour ma retraite pendant 3 longues années.

Donc voilà, je suis ravie, puisqu'en moins d'un an j'ai rempli mon objectif: retrouver et si possible dépasser mes capacités de niveau lycée. Et elles le sont, puisqu'à la sortie du lycée, j'aurais été bien incapable de discuter au débotté en russe,  avec l'enseignement des langues que nous avons en France, il faut bien dire, assez nul car très axé sur l'écrit.. et peu sur l'oral.
Or une langue ça se parle avant de s'écrire! A la décharge des profs, difficile de faire quelque chose avec 3 pauvres heures par semaines, coincées entre l'histoire, la géo, le français, les 5 ou 6  heures de philo par semaine, alors qu'à mon avis, les langues vivantes seraient bien plus utiles...en tout cas que de la philo à haute dose qui n'était au final absolument pas "appendre à penser par soi-même", mais du bachotage de notions.

Mais voilà, je suis retombée amoureuse de la langue, de la culture, de la poésie d'Essenine...
Même que le fait d'avoir sympathisé avec des ukrainiens me donne aussi envie de savoir ce qui se passe culturellement dans ce pays là, moins connu que son grand voisin et qui pourtant est historiquement la "vraie" Russie ( hé oui la capitale historique de la Rus' médiévale, c'est Kiev, ce n'est pas Moscou)

Enfin, voilà, c'est reparti et bien reparti pour moi :)

Allez,je reprends ma liste et complète avec les sujets de cette année:

Films:
Animation:
- Snegourotchka ( 1952)
- les 12 mois (1956)
- la reine des neiges ( 1957) animation. Oui la vraie histoire, sans chanson agaçante!
- Cinéma d'animation russe


Lectures

nouvelles, romans
- Histoires de cimetières - Boris Akounine
- l'éternel mari - Fiodor Dostoïevski
- Le manteau et le nez - N. Gogol
- Le démon- Mikhaïl Lermontov ( et adaptation musicale par Anton Rubinstein)
- La dame de pique et autres nouvelles - A. Pouchkine 
- La dame au petit chien; récit d'un inconnu - Anton Tchékhov
- Fantômes - Ivan Tourgueniev
- Terribles tsarines - Henri Troyat
- Nous autres - Evgueni Zamiatin (SF, le prototype du meilleur des mondes et de 1984)



poésie
L'homme noir -  Serguei Essenine


Contes et légendes

- la montagne de gemmes ( série d'animation sur les contes de Russie et des ex républiques soviétiques)
- Snegourotchka
- les 2 Ivan: Ivan Tsarevitch et Ivan Dourak
-Yarilo, dieu slave du printemps et de la végétation

Cuisine

- Recette des blini
- champignons marinés
- Gribnaïa ikra ( pâté de champignons)


Musique

- Pierre et le loup - Serguei Prokofiev
- In memoriam Dmitri Khvorostovski
- Rateaux à la russe  ( 2 extraits d'Opéras de Tchaikovski)

Web
- quelques chaines youtube russophiles et russophones


Souvenirs de cours de Russe

1- Serguei Essenin
2- l'effet Kulechov

Divers

La Russie à Nice
Forum de l'enfance " Etot mir nash" Avignon 29mai 2010
Marathon des langues


et qui dit hiver, dit Ded Moroz et Snegourotchka, les deux personnages incontournables de la saison.
Les enfants attendent la visite de Ded Moroz pour les cadeaux, je suppose que les messieurs adultes préfèreraient celle de la jolie Snegourouchtka ;)
Ceci dit peut être que Grand-Père Gel était aussi un beau gars dans sa jeunesse, telle petite-fille, tel grand-père?