Dernier envoi dans le cadre de masse critique " collection signé", je réalise ma chance d'avoir été choisie: 5 BDs gratuites dans l'année.
J'avoue avoir eu plus de mal à choisir les 2 dernières, je me suis précipitée pour les 3 premiers choix sur ce qui me tentait le plus. Le 4° " Histoire sans héros", pris un peu par défaut m'avais bien plu, j'ai par contre moins apprécié ce dernier choix.
"A la recherche de Peter Pan " n'a en fait que peu de rapport avec le livre de JM Barrie, si ce n'est que le Héros, Melvin, l'a emmené pour le relire en voyage.
Dans les années 30, Melvin est anglais d'origine serbe, et jeune auteur prometteur. Ses deux premiers romans ont eu un certain succès, et le voilà parti à la recherche d'un sujet et d'une inspiration au fin fond d'un village perdu dans le Valais, en Suisse.
Mais, l'inspiration ne vient pas vraiment, et on découvre vite pourquoi il est venu à cet endroit précis. Il fait en quelque sorte un pèlerinage sur les traces de son demi frère Dragan, mort à cet endroit la quelques années plus tôt. Dragan était musicien, et envoyait régulièrement pas mal d'argent à sa famille aux moyens modestes pour que le petit frère fasse des études et puisse poursuivre son rêve d'être écrivain. Mais comment Dragan avait-il fait fortune en étant simple pianiste d'hôtel. C'est ce que Melvin va découvrir , mais la vérité n'est pas toujours très reluisante.
Et les montagnes cachent des mystères, à l'image de ces sources chaudes où on peut, avec un peu de chance, apercevoir une jolie fille qui se baigne, alors que l' hiver n'est pas terminé. Entendre de la musique, en pleine nuit, au salon d'un hôtel déserté. Ou bien, rencontrer au hasard d'un chemin un fuyard, soupçonné de faire partie d'un gang de faux-monnayeurs. et il faut aussi compter avec le glacier qui craque et menace de rompre à tout moment, engloutissant la vallée, le village et ses habitants, d'ailleurs , il parait que c'est ce qui s'est passé cent ans plus tôt..
donc on le voit, peu de référence directe à Peter Pan, hormis le livre de Melvin et le fait qu'il voit dans son frère un écho du personnage de Peter Pan ( et que le glacier soit vaguement associé à l'idée du dieu Pan). enfin, c'est quand même un peu tiré par les cheveux.
Mais autant j'ai adoré le cadre: les montagnes, la neige, le Baptistin recherché qui se planque en montagne, la menace du glacier qui craque, autant l'histoire d'amour entre Melvin et Evolena la sauvageonne m'a profondément ennuyée.
Pour tout dire, c'est surtout le fait que les personnages hormis Melvin - et encore - manquent de caractérisation qui me posent problème. On en revient au cliché habituel: le héros voit la fille et en tombe aussi sec amoureux parce qu'elle est jolie. Et comme par la suite elle ne dit pas vraiment grand chose ni n'a aucun trait qui ressorte, ben...oui, je m'en fiche un peu.
C'est dommage parce qu'au final cette histoire d'amour un peu cliché prend une place que j'aurais préféré voir allouée à l'histoire des faux-monnayeurs, ou au fait que cette société de village souvent perçue de l'extérieur comme idéale ne l'est pas du tout. Ce qui est mentionné dans la préface, agrémentée de photos anciennes. Après avoir lu la préface, je m'attendais presque à une sorte de western des montagnes suisses, et... non. il y a très peu de personnages, certains n'ont qu'une ligne de dialogue, difficile dans ce cas de les prendre en sympathie, eux et leur désarroi devant l'obligation de fuir une nature imprévisible. Oui j'aurais préféré aussi un scénario qui mise sur ce point là par exemple, là j'ai l'impression qu'il veut en faire trop: la quête du frère, la file du lac, les faux-monnayeurs, le syndrome de la page blanche, tout en gardant un rythme contemplatif, et en seulement 2 tomes ( l'édition est en fait un recueil d'une BD originellement parue en 2 tomes)
Au final, un demi échec pas un échec total, parce que je l'ai dit, dans le fond, je n'en attendais pas grand chose), mais le graphisme est plutôt sympathique, classique, mais rend bien l'immensité des paysages alpestres, à l'image de la jolie couverture.
J'ai choisi, ça n'a pas vraiment été une bonne pioche cette fois, c'est le jeu! Je dirais que des 5 volumes que j'ai reçus, ceux que j'ai préférés sont Western et Miss Endicott, suivis par Afrika.
Bienvenue amis curieux!
Pourquoi le Cabinet de curiosités?
Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...
Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture
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mardi 6 janvier 2015
A la recheche de Peter Pan - Cosey
mercredi 30 avril 2014
Le sceptre d'Ottokar - Hergé
Mois Belge oblige, comment passer à côté du plus célèbre dessinateur du pays.
Il faut dire que je suis novice en matière de Tintin, hé oui.. j'avais essayé d'en lire quand j'étais gamine, et je n'avais pas accroché. Donc, j'ai pris, au pif, le premier tome trouvé chez un bouquiniste, et c'est parti pour les aventures de Tintin, qui se retrouve ici embarqué malgré lui dans une tentative de putsch en Syldavie, obscur petit pays des balkans: des révolutionnaires on prévu de dérober le sceptre royal, et sans l'insigne de son pouvoir, Muskar XII , actuel roi du pays, devra abdiquer. simple comme bonjour! Par un concours de circonstance, Tintin accompagne un savant, le professeur Halambique, parti étudier la sigillographie en Syldavie. Mais le professeur est louche, et Tintin ne tarde pas a découvrir le pot-aux-roses: c'est un coup monté pour destituer le chef d'état. Il va falloir avertir le roi, ce qui n'est pas gagné, dans ce pays où la corruption règne à tous les niveaux. Hélas le sceptre est volé avant que le souverain soit averti, il va donc falloir le retrouver.
Bon, ben, finalement, je n'accroche pas plus que quand j'étais plus jeune, mais au moins je peux dire ce qui me gène: Hergé est un bon dessinateur, mais comme scénariste, j'ai du mal. La même BD avec un autre scénariste en fait, je pense que ça serait mieux passé. Ici, j'ai un petit souci avec la narration, parfois trop bavarde : sans mentir, je n'ai jamais vu autant de texte dans une même bulle, certaines prennent plus des deux tiers de la case, là où une notation comme " après avoir tout raconté à la police".
Et parfois c'est l'inverse, il y a des trous narratifs : le vol de l'avion par exemple: hein? mais.. chais pas, une case, où on voit Tintin s'approcher pour voler un avion non, ça n'aurait pas été de trop. Non, on le voit dans la campagne se demander " tiens un avion où va-t-il atterrir", puis deux gardes qui discutent.. et Tintin aux commandes de l'avion déjà dans le ciel.
Après, mais ça c'est une constante, sauf que ça me fait toujours marrer: quand un BD se passe à l'étranger, ici, un pays dont l'écriture et la langue est cyrillique ( voir " gendarmaskaia" écrit en alphabet cyrillique), c'est bête à souligner mais: le héros n'est pas censé comprendre, d'où l'incompréhension avec les deux paysans qu'il rencontre en arrivant dans le pays. Sauf que par la suite, ben, tout le monde parle couramment français, la police, le quidam, même les conspirateurs entre eux. Même les panneaux, les tracts, les lettres sont en français, pas la moindre petite convention graphique pour essayer de continuer sur la lancée , chais pas moi, un R ou un N à l'envers par ci-par là, juste pour la forme? dommage, il avait commencé , mais n'a pas poursuivi sur sa lancée. Mais c'est marrant, la devise syldave '" Eih bennek, eih blavek" sonne très belge en fait !
Je sais, je pinaille, la BD date de 1938, le langage graphique n'était pas encore vraiment en place. Mais bon, du coup, pour une BD de 1938, c'est pas mal, sauf que, d'un point de vue narratif, et c'est ce qui compte le plus pour moi, ça a assez mal vieilli.
Par contre il est très intéressant de voir qu'une BD de 1938 par le tentative de coup d'état, de menaces d'invasion entre 2 pays voisins ( la Syldavie et la Bordurie) avec un traitre nommé Musstler. Toute ressemblance avec DEUX dictateurs de l'époque... LA première édition était d'ailleurs en noir et blanc, la version colorisé date de 1947, donc , après les tristes événements qui menaçaient. C'est la réédition que j'ai, donc je le mentionne après avoir fouillé le net: album colorisé avec la colaboration d'une autre célébrité de la BD belge: Edgar P. Jacobs
En fait voilà: graphiquement, j'aime bien, narrativement, beaucoup moins, mais le contexte et la transposition des événements de l'époque sont très intéressants. Du coup je l'ai lu avec intérêt, mais sans être passionnée par l'histoire, si vous voyez ce que je veux dire.
Bon j'ai encore le Crabe aux pinces d'Or et On a marché sur la lune, quelque part, donc je re-tenterai le coup
Il faut dire que je suis novice en matière de Tintin, hé oui.. j'avais essayé d'en lire quand j'étais gamine, et je n'avais pas accroché. Donc, j'ai pris, au pif, le premier tome trouvé chez un bouquiniste, et c'est parti pour les aventures de Tintin, qui se retrouve ici embarqué malgré lui dans une tentative de putsch en Syldavie, obscur petit pays des balkans: des révolutionnaires on prévu de dérober le sceptre royal, et sans l'insigne de son pouvoir, Muskar XII , actuel roi du pays, devra abdiquer. simple comme bonjour! Par un concours de circonstance, Tintin accompagne un savant, le professeur Halambique, parti étudier la sigillographie en Syldavie. Mais le professeur est louche, et Tintin ne tarde pas a découvrir le pot-aux-roses: c'est un coup monté pour destituer le chef d'état. Il va falloir avertir le roi, ce qui n'est pas gagné, dans ce pays où la corruption règne à tous les niveaux. Hélas le sceptre est volé avant que le souverain soit averti, il va donc falloir le retrouver.
Bon, ben, finalement, je n'accroche pas plus que quand j'étais plus jeune, mais au moins je peux dire ce qui me gène: Hergé est un bon dessinateur, mais comme scénariste, j'ai du mal. La même BD avec un autre scénariste en fait, je pense que ça serait mieux passé. Ici, j'ai un petit souci avec la narration, parfois trop bavarde : sans mentir, je n'ai jamais vu autant de texte dans une même bulle, certaines prennent plus des deux tiers de la case, là où une notation comme " après avoir tout raconté à la police".
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| voilà ce que je veux dire en parlant de bulles immenses. en fait, le même texte scindé en 2 bulles plus petites aurait été plus "digeste" |
Après, mais ça c'est une constante, sauf que ça me fait toujours marrer: quand un BD se passe à l'étranger, ici, un pays dont l'écriture et la langue est cyrillique ( voir " gendarmaskaia" écrit en alphabet cyrillique), c'est bête à souligner mais: le héros n'est pas censé comprendre, d'où l'incompréhension avec les deux paysans qu'il rencontre en arrivant dans le pays. Sauf que par la suite, ben, tout le monde parle couramment français, la police, le quidam, même les conspirateurs entre eux. Même les panneaux, les tracts, les lettres sont en français, pas la moindre petite convention graphique pour essayer de continuer sur la lancée , chais pas moi, un R ou un N à l'envers par ci-par là, juste pour la forme? dommage, il avait commencé , mais n'a pas poursuivi sur sa lancée. Mais c'est marrant, la devise syldave '" Eih bennek, eih blavek" sonne très belge en fait !
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| voilà quelque chose comme ça, ça aide l'immersion dans le contexte " étranger" |
Je sais, je pinaille, la BD date de 1938, le langage graphique n'était pas encore vraiment en place. Mais bon, du coup, pour une BD de 1938, c'est pas mal, sauf que, d'un point de vue narratif, et c'est ce qui compte le plus pour moi, ça a assez mal vieilli.
Par contre il est très intéressant de voir qu'une BD de 1938 par le tentative de coup d'état, de menaces d'invasion entre 2 pays voisins ( la Syldavie et la Bordurie) avec un traitre nommé Musstler. Toute ressemblance avec DEUX dictateurs de l'époque... LA première édition était d'ailleurs en noir et blanc, la version colorisé date de 1947, donc , après les tristes événements qui menaçaient. C'est la réédition que j'ai, donc je le mentionne après avoir fouillé le net: album colorisé avec la colaboration d'une autre célébrité de la BD belge: Edgar P. Jacobs
En fait voilà: graphiquement, j'aime bien, narrativement, beaucoup moins, mais le contexte et la transposition des événements de l'époque sont très intéressants. Du coup je l'ai lu avec intérêt, mais sans être passionnée par l'histoire, si vous voyez ce que je veux dire.
Bon j'ai encore le Crabe aux pinces d'Or et On a marché sur la lune, quelque part, donc je re-tenterai le coup
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mercredi 11 septembre 2013
Victor Sackville t1& 2 - F. Rivière, F Carin et G. Borile
Et, parmi les bandes dessinées mises à l'honneur, il y avait celle là., dans les tons de rouge et brun avec une ambiance très 1900, que j'ai trouvée particulièrement sympa. Le côté " brigades du Tigre" , je pense.
J'avais déjà vu le tire quelque part sans trop savoir de quoi il s'agissait, et puis,sur mon parcours, j'ai trouvé les 2 premiers tomes dans une librairie BD d'occasion (que dis-je une librairie? une caverne d'Ali-Baba, oui...), donc ni une ni deux, je découvre.
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| Tome 1 |
Bon, on va dire que ça n'est pas la BD du siècle, mais l'idée est plutôt sympa et ambitieuse. Je passe sur le graphisme un peu raide et les très nombreuses bulles à lire, c'était presque toujours le cas dans les BDs des années 80, personnellement ça ne me gêne pas plus que ça, j'ai commencé à lire des bds à cette époque, j'ai l'habitude. Cei dit, justement en ayant l'habitude, je ne jugerai pas le graphisme d'une série sur les 2 premiers tomes, il suffirait d'en piocher un au hasard parmi les plus récents pour que ça diffère du tout au tout ( je vois qu'il y a 24 tomes, que la série est toujours en cours, le 24° est sorti l'an dernier).
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| Tome 2 |
Par contre le scénario est ambitieux, un peu trop en fait:
1917, en Flandres, un agent secret anglais est assassiné. A son compatriote et collègue Victor Sackville incombe donc la double tâche de trouver le responsable et de terminer la mission de son prédécesseur.
Il s'agit d'entrer en possession du code d'un message secret envoyé par les allemands au Mexique.L'enjeu est énorme: on est en pleine première guerre mondiale, et les allemands espèrent convaincre le gouvernement mexicain de déclarer la guerre aux USA, afin de les occuper ailleurs, pour qu'ils ne prennent pas part aux combats en Europe. Victor doit alors entrer en contact avec Diane Corman, agent de sa majesté sous la couverture de journaliste, en poste à Bruxelles, qui est en mesure de récupérer le code auprès de l'ingénieur qui vient de le décrypter: chausses-trappes, agents doubles et trognes patibulaires au menu, leur aventure belge dans le premier tome les conduit jusqu'au Mexique dans la seconde partie de cette histoire en 2 volumes.
Et j'ai envie de dire, avec tout ce qui s'y passe, 2 volumes c'est trop peu. L'argument est dense, il y a une foule de personnages secondaires qui apparaissent et disparaissent aussi vite, le scénariste semble avoir voulu caser un maximum de choses en un minimum de pages, du coup il y a énormément d'ellipses et la fluidité de lecture s'en ressent ( j'ai du revenir plusieurs fois en arrière parce que je pensais avoir laissé échapper un détail.. qui en fait n'était pas mentionné avant, comme la déchirure sur le vêtement qui permet d'identifier l'assassin du premier agent. Sauf que ça n'avait PAS été mentionné, c'est un peu dommage dans une histoire policière de ne pas donner aux lecteurs les indices nécessaires, du coup, on reste extérieur à l'enquête et...enfin, moi ça me pose un vrai problème)
Et avec toutes ces ellipses, évidemment, apparaissent des trous scénaristiques qui me gênent: un personnage est en danger, un autre vient à sa rescousse, le méchant prend une flèche dans le dos.. QUE-OI? Mais sur la case précédent, le type qui courrait aider son pote n'avait PAS d'arc ni de flèches, il a trouvé ça où?
Ce genre de choses, qui est un détail, mais c'est tout le temps.
Autre exemple un personnage a été assommé et en reprennant ses esprits, il explique quelque chose comme " je sais qui c'est j'ai reconnu son rire que j'ai déjà entendu il y a longtemps en Europe"
Et? Et bien c'est tout. Une ligne pour nous en dire un peu plus n'aurait pas été de trop. La tel quel, c'est de l'indice qui ne sert à rien!
Oui j'ai l'air d'être négative, mais encore une fois, un scénario trop alambiqué, avec trop de personnages sur seulement 2 tomes, on sent que les auteurs ont voulu en faire trop. ce qui est frustrant, mais moins que s'ils avaient étiré en longueur une pauvre ligne de scénario. Après, ce sont juste les 2 premiers tomes, et je le maintiens, je ne juge pas la qualité d'une série sur les premiers tomes.
Voilà: de bonnes intentions mais peut mieux faire
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BD "british mysteries", les auteurs sont Français et Belges, mais le héros est anglais et espion de George V
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| encore une lecture belge! |
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mardi 31 janvier 2012
Sumato - Renaud Dillies
info: cette chronique a d'abord été publiée en 2008 sur le site Peppermint-blues, pour lequel j'ai chroniqué également concerts, CD et plusieurs autres BDs. Avec pour consigne de ne pas les publier ailleurs. Le site n'existe plus, l'association a été dissoute, je reprends donc mes textes afin de les publier chez moi, considérant la consigne comme caduque. Ce n'est en aucun cas du vol, puisqu'il s'agit de ma production à la base.
Un petit bond en arrière cette fois, pour parler d’un album sorti fin 2004 et passé plutôt inaperçu. Le dessinateur Renaud Dillies ,lauréat dans la catégorie « premier album » du festival d’Angoulême 2004 pour « Betty Blues » - qui, malgré son titre, dégageait une ambiance plutôt Jazzy – continue sur sa lancée et se penche sur le blues avec « Sumato ».
Autant le dire tout de suite, le graphisme volontairement naïf et la représentation animalière risquent de ne pas plaire à tout le monde, d’autant qu’il n’est pas a priori un album estampillé « jeunesse ». En effet, le format et le style de narration font plutôt penser au roman graphique avec beaucoup de planches muettes. Un album hybride assez difficile à définir.
Donc, la trame en quelques mots. Elle est simple comme bonjour : C’est l’histoire de Sumato, un chat bassiste et son inséparable copain Herbie, le lapin harmoniciste, qui font le bœuf ensemble après une journée de travail sans grand intérêt, trouvant dans la musique leur seule raison de vivre. Jusque au jour où l’occasion se présente pour eux d’aller jouer dans un festival. Pour Herbie, c’est l’occasion de tenter sa chance. Pour Sumato, c’est l’occasion de partir à la recherche de Sally, jolie minette chanteuse qui l’a fasciné un soir dans un bar. On y croise également des chiens policiers bornés, un loup pianiste répondant au nom de Sonny… Sonny Wolf Williamson, très précisément, et tout un tas d’autres bestioles plus ou moins poissardes.
Il y a de l’humour, on sourit souvent, c’est poétique et joliment tourné, mais les thèmes abordés restent graves .Il est question de maladie, de mort, de perte d’illusions, de solitude. Et les dernières planches sont à ce niveau là, de l’esprit blues à l’état brut, splendidement déprimantes. Au final, l’ambiance est plutôt triste, donc, à éviter peut-être avec un public trop jeune.
Mais, en dépit d’une colorisation un peu trop criarde, et même s’il on est rétif aux mignons petits animaux, l’album mérite qu’on y jette un regard, ne serait-ce que pour cette planche magnifique d’une terre transformée en disque de Sonny Boy Williamson, splendide allégorie du voyage.
A noter que Renaud Dillies, en bon amateur de musique, a également par la suite rendu hommage à sa façon à Django Reinhardt dans « Mélodie au Crépuscule », son troisième album. Un auteur à suivre...
Un petit bond en arrière cette fois, pour parler d’un album sorti fin 2004 et passé plutôt inaperçu. Le dessinateur Renaud Dillies ,lauréat dans la catégorie « premier album » du festival d’Angoulême 2004 pour « Betty Blues » - qui, malgré son titre, dégageait une ambiance plutôt Jazzy – continue sur sa lancée et se penche sur le blues avec « Sumato ».
Autant le dire tout de suite, le graphisme volontairement naïf et la représentation animalière risquent de ne pas plaire à tout le monde, d’autant qu’il n’est pas a priori un album estampillé « jeunesse ». En effet, le format et le style de narration font plutôt penser au roman graphique avec beaucoup de planches muettes. Un album hybride assez difficile à définir.
Donc, la trame en quelques mots. Elle est simple comme bonjour : C’est l’histoire de Sumato, un chat bassiste et son inséparable copain Herbie, le lapin harmoniciste, qui font le bœuf ensemble après une journée de travail sans grand intérêt, trouvant dans la musique leur seule raison de vivre. Jusque au jour où l’occasion se présente pour eux d’aller jouer dans un festival. Pour Herbie, c’est l’occasion de tenter sa chance. Pour Sumato, c’est l’occasion de partir à la recherche de Sally, jolie minette chanteuse qui l’a fasciné un soir dans un bar. On y croise également des chiens policiers bornés, un loup pianiste répondant au nom de Sonny… Sonny Wolf Williamson, très précisément, et tout un tas d’autres bestioles plus ou moins poissardes.
Il y a de l’humour, on sourit souvent, c’est poétique et joliment tourné, mais les thèmes abordés restent graves .Il est question de maladie, de mort, de perte d’illusions, de solitude. Et les dernières planches sont à ce niveau là, de l’esprit blues à l’état brut, splendidement déprimantes. Au final, l’ambiance est plutôt triste, donc, à éviter peut-être avec un public trop jeune.
Mais, en dépit d’une colorisation un peu trop criarde, et même s’il on est rétif aux mignons petits animaux, l’album mérite qu’on y jette un regard, ne serait-ce que pour cette planche magnifique d’une terre transformée en disque de Sonny Boy Williamson, splendide allégorie du voyage.
A noter que Renaud Dillies, en bon amateur de musique, a également par la suite rendu hommage à sa façon à Django Reinhardt dans « Mélodie au Crépuscule », son troisième album. Un auteur à suivre...
mardi 24 janvier 2012
Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh
A l'approche du festival d'Angoulême un peu de BD franco-belge s'imposait.
Et donc, voilà un album qui me tentait bien depuis plusieurs mois, j'ai enfin pu l'emprunter à la médiathèque, et c'est une très jolie découverte. Dans un format inhabituel (160 pages) pour un sujet aussi inhabituel :la découverte et l'acceptation de son homosexualité par Clémentine, dite Clem, lycéenne.
On suit donc Clémentine de l'âge de 15 ans à 30 ans, avec ses doutes, ses difficultés à accepter sa différence, sa passion autodestructrice pour la fascinante Emma, étudiante lesbienne bien dans sa peau qui va l'aider à s'accepter peu à peu, mais non sans difficultés. Il y a aussi Valentin, le meilleur ami de Clem, homosexuel lui aussi, et leur amitié est aussi l'un des fils conducteurs du récit. Il y a le rejet, celui des camarades de classes, celui, encore plus violent de la famille de Clem. Mais aussi, l'acceptation de la famille d'Emma de la différence de leur fille. Il y a la jalousie de Sabine, petite amie en titre d'Emma.
L'histoire est triste, on le sait des les premières pages, ça finira mal. Mais le récit est mené de manière subtile, sans racolage, c'est au contraire très sensible et touchant, par petites tranches de vie au fil du journal intime de Clem. En tout cas, cet album m'a parlé, non directement, mais j'y retrouve assez la situation de plusieurs amis du temps de la fac.
Et aussi, le cadre social me parle: en 1995, Clem' âgée de 16 ans, participe aux manifestations contre le plan Juppé . J'en avais 18 à l'époque et j'y ai aussi participé, ça m'a rappelé plein de souvenirs.
Deux mots aussi du graphisme que je trouve très sympathique et expressif, tout en tonalités de gris ou seul émerge le bleu: celui des cheveux et des yeux d'Emma, le bleu d'un ballon vu de loin.. la couleur devient ce à quoi se raccroche désespérément Clémentine, son obsession.
Julie Maroh est donc une dessinatrice à suivre, notamment sur son site , bourré de jolies illustration ( j'aime bien les faunes d'aout 2011), ou elle annonce d'ailleurs la prochaine adaptation du Bleu en film par Abdellatif Kechiche. Pas mal pour une première oeuvre!
un billet pour le challenge Roaarrr du Bar à BD ;)
![]() |
| édition Glenat , 160 pages, 2009 |
Et donc, voilà un album qui me tentait bien depuis plusieurs mois, j'ai enfin pu l'emprunter à la médiathèque, et c'est une très jolie découverte. Dans un format inhabituel (160 pages) pour un sujet aussi inhabituel :la découverte et l'acceptation de son homosexualité par Clémentine, dite Clem, lycéenne.
On suit donc Clémentine de l'âge de 15 ans à 30 ans, avec ses doutes, ses difficultés à accepter sa différence, sa passion autodestructrice pour la fascinante Emma, étudiante lesbienne bien dans sa peau qui va l'aider à s'accepter peu à peu, mais non sans difficultés. Il y a aussi Valentin, le meilleur ami de Clem, homosexuel lui aussi, et leur amitié est aussi l'un des fils conducteurs du récit. Il y a le rejet, celui des camarades de classes, celui, encore plus violent de la famille de Clem. Mais aussi, l'acceptation de la famille d'Emma de la différence de leur fille. Il y a la jalousie de Sabine, petite amie en titre d'Emma.
L'histoire est triste, on le sait des les premières pages, ça finira mal. Mais le récit est mené de manière subtile, sans racolage, c'est au contraire très sensible et touchant, par petites tranches de vie au fil du journal intime de Clem. En tout cas, cet album m'a parlé, non directement, mais j'y retrouve assez la situation de plusieurs amis du temps de la fac.
Et aussi, le cadre social me parle: en 1995, Clem' âgée de 16 ans, participe aux manifestations contre le plan Juppé . J'en avais 18 à l'époque et j'y ai aussi participé, ça m'a rappelé plein de souvenirs.
Deux mots aussi du graphisme que je trouve très sympathique et expressif, tout en tonalités de gris ou seul émerge le bleu: celui des cheveux et des yeux d'Emma, le bleu d'un ballon vu de loin.. la couleur devient ce à quoi se raccroche désespérément Clémentine, son obsession.
Julie Maroh est donc une dessinatrice à suivre, notamment sur son site , bourré de jolies illustration ( j'aime bien les faunes d'aout 2011), ou elle annonce d'ailleurs la prochaine adaptation du Bleu en film par Abdellatif Kechiche. Pas mal pour une première oeuvre!
un billet pour le challenge Roaarrr du Bar à BD ;)
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| challenge roaarrr: prix du public Angoulême 2011 |
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| petit bac spécial BD, catégorie couleur: bleu |
mardi 25 janvier 2011
Kamelott BD tomes 1 à 3 - A.Astier et S. Dupré
Un peu de BD par ici , il y avait longtemps.
J'ai donc tenté Kaamelott Version BD, avec maintes précautions je dirais , car je me méfie des adaptations en général, et en tant que fan de la série, je craignais le pire.
Alors comment dire, finalement, c'est meilleur que ce que je pensais, niveau scénario. Plutôt que se contenter simplement de transposer sur papier les premiers épisodes, ce qui donnerait un décalque inintéressant de la série télé, Alexandre Astier a la bonne idée de développer des intrigues parallèles, en partant d'un point vaguement évoqué ( le deuxième volume par exemple,brode autour des sièges de transports simplement mentionnés dans une énumération comme l'un des nombreux objets magiques inutiles entassés à Kaamelott). Avec en sus la possibilité de mettre en image des scènes de plein air, avalanche, bateau, mines.. ce qui n'était pas possible au format 3 minutes.
Ca c'est le bon point.
Sur le dessin par contre, je suis plus réservée ( surtout sur le premier volume, ça s'améliore ensuite). Le problème de se baser sur des modèles aux physiques bien connus des amateurs, c'est que l'erreur n'est pas permise. Si le Roi Arthur, Léodagan ou le père Blaise sont assez réussi, Perceval aussi dans une moindre mesure, Merlin et les femmes sont assez ratés graphiquement, et la palme revient à Karadoc, méconnaissable. C'est d'autant plus gênant que les dialogues cadrent très bien avec les personnages, au point d'entendre les voix en lisant - oui, hein, je vous ai dit que j'étais fan.
Donc, dans le premier volume une armée de zombies vient envahir Kaamelott, enfin, envahir.. un à un. Arthur et sa fine équipe vont donc aller voir de plus près et rencontrer un nécromant flanqué de son assistant très bureaucrate et à l'efficacité proche du zéro, inventer la bataille en luge, essuyer une avalanche, affronter une bête mystérieuse - plutôt marmotte géante que dragon!- on est en terrain connu, le scénario mêle bonne humeur et gags décalés - le roi toujours dérangé par la dame du lac au moment ou il s'y attend le moins, Bohort qui panique sans cesse pour un rien, et rien que l'image finale vaut le détour. Donc, ça tient la route, malgé un graphime pas toujours top.
Tome deux: Nous allons enfin tout savoir au sujet des sièges de transports de Perceval, qui vit des aventures épiques du côté du Languedoc, coursé par des vikings qui rappellent pas mal des pirates d'Asterix, mais le plus drôle reste du coté de Kaamelott, ou le roi doit faire face à un manque de place, voyant son bureau régulièrement déplacé ou garni à ras-bord de céleris-rave par l'incompétent Hervé de Rinel ( assez réussi graphiquement, lui). Là encore, plutôt pas mal, mais je le redis, le meilleur reste du côté des gags absurdes autour du château ou de la taverne. Mais grosso modo, c'est peut-être mon imagination, mais j'y ai trouvé une ambiance qui m'a beaucoup fait penser à Astérix ( le coup des poulpes ne déparerait pas dans une des aventures du petit Gaulois.. après tout Kaamelott -la série- est à la légende arthurienne ce qu'Astérix est à la Gaule: un pastiche parfois inégal mais souvent savoureux)
Le troisième tome m'a beaucoup moins plu, par contre. Peut-être parce qu'il tourne beaucoup autour du duo Perceval-Karadoc et de Lancelot, et que décidément, non je ne me fais pas au graphisme de Karadoc, et que Lancelot n'est pas super réussi non plus?.Toujours est-il que cette enquête autour d'un vol d'or dans une mine n'est pas vraiment inspirée, peut-être le fait qu'elle se passe totalement dans un décor "extérieur" à ce à quoi nous avait habitué la série, le fait aussi qu'on voie pour la première fois un orque (toujours invisibles dans la série, on pouvait alors imaginer largement pire, c'était le bon côté), ou encore le côté "Indiana Jones et le temple perdu" de cette quête minière qui n'est pas non plus 100% convaincant, bref, les deux premiers étaient sympas, celui ci est un peu ennuyeux, ou en tout cas un peu en deça de ce que j'espérais. Heureusement que les gaffes donnent un côté Tex Avery à l'ensemble, sinon, ça serait un volume vraiment plat.
Donc au final, une série assez inégale, le dessin ne surmonte pas toujours l'écueil de la ressemblance mais tend à s'améliorer, le pari était casse-gueule il est vrai, et la série s'en sort malgré tout honorablement, surtout lorsqu'on retrouve les gags loufoque qui font le sel de la version télé.J'ai malgré tout envie de savoir ce que peut donner la quête de Perceval contre le serpent géant du lac de l'ombre ( dont on sait déjà qu'il se plante en beauté, rapportant glorieusement une anguille en lieu de trophée.. ). Car Perceval est un peu mon chouchou version télé - comment dire, nous avons un peu les mêmes problèmes de latéralisation lui et moi.." la gauche, la droite, tout ça, j'aime pas ces trucs là, selon comment on est tourné ça change tout". Mon autre favori serait le caractériel Léodagan, j'espère également le revoir râler dans les tomes suivants.
J'ai donc tenté Kaamelott Version BD, avec maintes précautions je dirais , car je me méfie des adaptations en général, et en tant que fan de la série, je craignais le pire.
Alors comment dire, finalement, c'est meilleur que ce que je pensais, niveau scénario. Plutôt que se contenter simplement de transposer sur papier les premiers épisodes, ce qui donnerait un décalque inintéressant de la série télé, Alexandre Astier a la bonne idée de développer des intrigues parallèles, en partant d'un point vaguement évoqué ( le deuxième volume par exemple,brode autour des sièges de transports simplement mentionnés dans une énumération comme l'un des nombreux objets magiques inutiles entassés à Kaamelott). Avec en sus la possibilité de mettre en image des scènes de plein air, avalanche, bateau, mines.. ce qui n'était pas possible au format 3 minutes.
Ca c'est le bon point.
Sur le dessin par contre, je suis plus réservée ( surtout sur le premier volume, ça s'améliore ensuite). Le problème de se baser sur des modèles aux physiques bien connus des amateurs, c'est que l'erreur n'est pas permise. Si le Roi Arthur, Léodagan ou le père Blaise sont assez réussi, Perceval aussi dans une moindre mesure, Merlin et les femmes sont assez ratés graphiquement, et la palme revient à Karadoc, méconnaissable. C'est d'autant plus gênant que les dialogues cadrent très bien avec les personnages, au point d'entendre les voix en lisant - oui, hein, je vous ai dit que j'étais fan.
Donc, dans le premier volume une armée de zombies vient envahir Kaamelott, enfin, envahir.. un à un. Arthur et sa fine équipe vont donc aller voir de plus près et rencontrer un nécromant flanqué de son assistant très bureaucrate et à l'efficacité proche du zéro, inventer la bataille en luge, essuyer une avalanche, affronter une bête mystérieuse - plutôt marmotte géante que dragon!- on est en terrain connu, le scénario mêle bonne humeur et gags décalés - le roi toujours dérangé par la dame du lac au moment ou il s'y attend le moins, Bohort qui panique sans cesse pour un rien, et rien que l'image finale vaut le détour. Donc, ça tient la route, malgé un graphime pas toujours top.
Tome deux: Nous allons enfin tout savoir au sujet des sièges de transports de Perceval, qui vit des aventures épiques du côté du Languedoc, coursé par des vikings qui rappellent pas mal des pirates d'Asterix, mais le plus drôle reste du coté de Kaamelott, ou le roi doit faire face à un manque de place, voyant son bureau régulièrement déplacé ou garni à ras-bord de céleris-rave par l'incompétent Hervé de Rinel ( assez réussi graphiquement, lui). Là encore, plutôt pas mal, mais je le redis, le meilleur reste du côté des gags absurdes autour du château ou de la taverne. Mais grosso modo, c'est peut-être mon imagination, mais j'y ai trouvé une ambiance qui m'a beaucoup fait penser à Astérix ( le coup des poulpes ne déparerait pas dans une des aventures du petit Gaulois.. après tout Kaamelott -la série- est à la légende arthurienne ce qu'Astérix est à la Gaule: un pastiche parfois inégal mais souvent savoureux)
Le troisième tome m'a beaucoup moins plu, par contre. Peut-être parce qu'il tourne beaucoup autour du duo Perceval-Karadoc et de Lancelot, et que décidément, non je ne me fais pas au graphisme de Karadoc, et que Lancelot n'est pas super réussi non plus?.Toujours est-il que cette enquête autour d'un vol d'or dans une mine n'est pas vraiment inspirée, peut-être le fait qu'elle se passe totalement dans un décor "extérieur" à ce à quoi nous avait habitué la série, le fait aussi qu'on voie pour la première fois un orque (toujours invisibles dans la série, on pouvait alors imaginer largement pire, c'était le bon côté), ou encore le côté "Indiana Jones et le temple perdu" de cette quête minière qui n'est pas non plus 100% convaincant, bref, les deux premiers étaient sympas, celui ci est un peu ennuyeux, ou en tout cas un peu en deça de ce que j'espérais. Heureusement que les gaffes donnent un côté Tex Avery à l'ensemble, sinon, ça serait un volume vraiment plat.Donc au final, une série assez inégale, le dessin ne surmonte pas toujours l'écueil de la ressemblance mais tend à s'améliorer, le pari était casse-gueule il est vrai, et la série s'en sort malgré tout honorablement, surtout lorsqu'on retrouve les gags loufoque qui font le sel de la version télé.J'ai malgré tout envie de savoir ce que peut donner la quête de Perceval contre le serpent géant du lac de l'ombre ( dont on sait déjà qu'il se plante en beauté, rapportant glorieusement une anguille en lieu de trophée.. ). Car Perceval est un peu mon chouchou version télé - comment dire, nous avons un peu les mêmes problèmes de latéralisation lui et moi.." la gauche, la droite, tout ça, j'aime pas ces trucs là, selon comment on est tourné ça change tout". Mon autre favori serait le caractériel Léodagan, j'espère également le revoir râler dans les tomes suivants.
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| 17/30, ça avance! |
mardi 28 décembre 2010
Haut de Gamme Vol1 - Christian Binet
La mère Noel a été bien sympa cette année, et donc j'ai eu le plaisir de lire
Haut de Gamme, de Christian Binet, qui oui, édite régulièrement d'autres BD en parallèle des inoxydables Bidochons. Ici, c'est le monde de la musique amateur qui en prend pour son grade. Car l'auteur, en plus d'être dessinateur/ scénariste de Bd , est également mélomane, musicien amateur, et sait de quoi il parle.
Ici, il nous narre les mésaventures d'un pianiste professionnel contraint, pour soutenir une carrière qui bat de l'aile, de donner des cours particuliers. Et il faut dire que ses premiers élèves sont du genre spécial: une femme qui ne jure par Chopin ( que déteste justement notre prof), un gamin qui veut jouer de la trompette mais que ses parents veulent contraindre à jouer du piano, la vie du professeur particulier va prendre un tour inattendu. La palme du loufoque revenant au veuf, qui veut absolument jouer un morceau en Sol Majeur (pour ceux qui connaissaient un peu la musique, il y a des fa# partout). Mais comme Madeleine est morte en écoutant ce morceau, pendant un fa# justement, le voila qui supprime tous les fa# de la partition. Puis les do# car son chien est mort pendant un do#.. puis les La, car son poisson rouge... Un saucissonnage en règle du pauvre Mozart, de quoi donner au malheureux musicien l'envie de tout plaquer pour se reconvertir dans la charcuterie.
Avec quelques discrètes apparitions d'autres musiciens qui ne demandent qu'à devenir récurrents ( une prof de trompette douée en pédagogie, et un clarinettiste obsédé par la vitesse et veut être le premier au bout du morceau...)
Binet garde le principe des gags de quelques pages qui ont fait le succès des Bidochons. C'est un premier volume certes, mais on est déjà en terrain connu, au niveau structure comme au niveau graphique, c'est drôle, parfois absurde, assez cynique.. bref, ça menace de promettre comme disait un copain.
Ha oui, bien sur, ce titre parlera surtout aux musiciens amateurs ou pas, certaines vannes ou références risquent de rester obscures pour les non-initiés. Mais voilà, sur moi, ça marche, et même très bien, il y a du potentiel, je lirais volontiers une suite.
ici, quelques images + une interview de l'auteur pour compléter la lecture,qui annonce déjà au moins un deuxième volume.
Haut de Gamme, de Christian Binet, qui oui, édite régulièrement d'autres BD en parallèle des inoxydables Bidochons. Ici, c'est le monde de la musique amateur qui en prend pour son grade. Car l'auteur, en plus d'être dessinateur/ scénariste de Bd , est également mélomane, musicien amateur, et sait de quoi il parle.
Ici, il nous narre les mésaventures d'un pianiste professionnel contraint, pour soutenir une carrière qui bat de l'aile, de donner des cours particuliers. Et il faut dire que ses premiers élèves sont du genre spécial: une femme qui ne jure par Chopin ( que déteste justement notre prof), un gamin qui veut jouer de la trompette mais que ses parents veulent contraindre à jouer du piano, la vie du professeur particulier va prendre un tour inattendu. La palme du loufoque revenant au veuf, qui veut absolument jouer un morceau en Sol Majeur (pour ceux qui connaissaient un peu la musique, il y a des fa# partout). Mais comme Madeleine est morte en écoutant ce morceau, pendant un fa# justement, le voila qui supprime tous les fa# de la partition. Puis les do# car son chien est mort pendant un do#.. puis les La, car son poisson rouge... Un saucissonnage en règle du pauvre Mozart, de quoi donner au malheureux musicien l'envie de tout plaquer pour se reconvertir dans la charcuterie.
Avec quelques discrètes apparitions d'autres musiciens qui ne demandent qu'à devenir récurrents ( une prof de trompette douée en pédagogie, et un clarinettiste obsédé par la vitesse et veut être le premier au bout du morceau...)
Binet garde le principe des gags de quelques pages qui ont fait le succès des Bidochons. C'est un premier volume certes, mais on est déjà en terrain connu, au niveau structure comme au niveau graphique, c'est drôle, parfois absurde, assez cynique.. bref, ça menace de promettre comme disait un copain.
Ha oui, bien sur, ce titre parlera surtout aux musiciens amateurs ou pas, certaines vannes ou références risquent de rester obscures pour les non-initiés. Mais voilà, sur moi, ça marche, et même très bien, il y a du potentiel, je lirais volontiers une suite.
ici, quelques images + une interview de l'auteur pour compléter la lecture,qui annonce déjà au moins un deuxième volume.
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mercredi 8 septembre 2010
Mon gras et moi - Gally
Et de un pour le challenge Bd. J'avais repéré ce titre sur l'agenda dédicace de ma Fnac, l'affiche qui est aussi la couverture du bouquin ( "mon gras et moi" en rose dégoulinant sur un bide rebondi) m'avait faite rire, puis je n'vais aps pu aller voir ce dont il s'agissait. et voila que ce petit livre refait surface, il ne fait que 5€60 chez pocket, la 4° de couverture est marrante aussi ( un fessier rose tout aussi rebondi que le son comparse, sanglé dans une culotte étriquée, dont l'étiquette est en fait le code ISBN). Bref, pourquoi se priver.
Donc en fait, "mon gras et moi" narre les déboires et le quotidien d'une fille qui fait partie de qu'on appelle hypocritement "les personnes fortes". Comprendre, elle taille un bon 50. Et donc arrivent les difficultés du quotidien: comment trouver un pantalon à sa taille quand les boutiques spécialisées commencent au 54, mais que les magasins classiques s'arrêtent au 46, comment résister à l'envie de baffer la copine maigre qui vous comprend " trop bien! j'ai pris 500 grammes et j'ai mis 3 jours à les perdre, l'angoisse", comment transiger avec sa balance et sa conscience pour reprendre une cinquième part de fromage, etc.;
Autant dire que, sur certains trucs , je me suis reconnue ( déjà quand on fait un 46/ 48, pas facile de trouver un pantalon correct, surtout avec la récente mode " cuisses étroites", et j'aboutis régulièrement au magasin hippie avec ses fringues "free size"). Sur d'autre par contre, j'avoue que je ne me sans pas concernée. ayant toujours été grassouille, j'ai pris sur moi, l'état d'esprit de notre héroïne me rappelle plutôt moi au collège ou au lycée. Je suis maintenant totalement opaque aux magazines féminins et leurs promesses mirobolantes, au regard des autres. Limite si le bouquin ne m'a pas fichu un mini complexe du style " C'est pas normal! en fait je devrais culpabiliser, mais je ne culpabilise pas! Y'a un truc qui cloche". Bon faut dire que mon vécu est un peu différent, et puis j'ai toujours été comme ça, pas de brusque changement qui fait déprimer et broyer du noir ( faudra peut être que je songe à écrire "ma flotte et moi" pour les victimes de rétention d'eau? ). en prime, je déteste les sucreries, et je n'ai pas de rapport de compensation envers la nourriture, donc, forcément, je reste un peu extérieure à tout ça, tout en me disant que oui, sur le coup des fringues, c'est bien vu le choix "entre les motifs de clown ou de grand mère slovaque".
Mais finalement le bouquin se clôt sur une note optimiste, avec un personnage qui décide de ne plus se cacher et de s'assumer enfin comme elle est. L'auteur nous a fait une petite catharsis rigolote et sans prétention, c'est assez sympa, rose sur la forme, mais quand même assez noir sur le fond, puisque ça parle aussi d'angoisse et de déprime.
Donc au final, une BD qui devrait quand même parler plus aux lecteurs/ lectrices hyperphages qu'aux autres, mais qui fait quand même plaisir pour quelques petites choses: une femme qui ose s'affirmer comme "grosse" et qui pointe l'ostracisme envers ceux qui sortent de la norme esthétique . Supposé ou réel, je ne vous mentirai pas, on imagine beaucoup de regards méchants là ou il n'y en a pas, les gens étant en majorité eux-même trop préoccupés de leur gros nez, de leurs grands pieds ou d'autres défauts plus ou moins visibles, pour faire attention aux autres. Mais il faut le reconnaître aussi, il y a toujours un quidam particulièrement mauvais qui prendra plaisir à vous rabaisser, rien que par méchanceté ou frustration, pour le plaisir. De parfaits inconnus qui vous insultent dans la rue. Ca n'est pas la majorité, mais il y en a et il y en aura encore. D'ailleurs souvent, des gens plutôt eux même moches/ trop maigres/ complexés qui cassent les pieds au monde à cause de leur propre complexe d'infériorité. Ceux-là ne méritent que le mépris. Pas évident certes, j'ai mis des années à le comprendre, et a accepter de passer outre. c'est pour ça que je disais que la situation décrite dans la BD fait écho à quelque chose que j'ai vécu, et dépassé il y a maintenant des années. Ce n'est pas toujours facile au quotidien, mais la déprime à ce sujet et morte et enterrée depuis longtemps
Et puis c'est encore plus positif dans mon cas, de pouvoir voir, en quelque sorte, le chemin parcouru. La dessinatrice serait surement étonnée de me lire mais oui, c'est ce que j'ai pensé: "dire que j'étais comme ça il y a une vingtaine d'années: yeap! le plus dur est fait, et comme je ne me gave pas, que je n'aime ni le nutella ni les frites, que je marche beaucoup, que j'ai identifié mon problème et éradiqué la source, il est plus que probable que cette situation ne reviendra jamais!"
Voila voila, j'ai débordé le cadre de la chronique BD pour parler de choses persos, mais il fallait en passer par là pour mieux comprendre mon avis sur ce livre. Après , il s'agit d'un recueil de planches d'une page, tirée, je viens de l'apprendre, d'un BD blog. Donc, pas d'histoire à proprement parler, ce sont des gags d'une page, deux maximum, en général basé sur un échec lamentable de notre héroïne à s'en tenir à son régime, ou ses stratégies pour tirer au flanc et éviter le sport. Donc toujours ciblé "problème de poids", on peut y être hermétique , je conçois tout à fait. Mais bon, j'y ai trouvé mon compte. Ca ne sera pas la BD de l'année, mais c'est plutôt drôle et bien trouvé.
challenge BD: 1/ 30edition:
participation rétroactive au challenge Roaarrr du bar à BD
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| Challenge roaarrr: prix public Angoulême 2009 |
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