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vendredi 20 juin 2014

Harry Potter et la coupe de feu - JK Rowling



Et hop, doublette pour le mois anglais et le challenge geek. Quoique non, en fait il compte aussi pour le challenge « lieux imaginaires », « cartable et tableau noir » et peut-être même «  réécriture mythologique ».

4 tome de la série : On avait rencontré pour la première fois Harry à 11 ans, qui découvrait son statut de sorcier et commençait ses études dans une prestigieuse école de sorcellerie, on l’a depuis suivi d’année en année.  Il  a 14 ans maintenant et entre donc en 4°année, et les choses vont se compliquer beaucoup pour lui. En effet cette fois, pas de match de quidditch, l’école accueille le « tournoi des 3 sorciers », une sorte d’olympiade junior de la magie qui va voir s’affronter un champion issu de 3 écoles de sorciers. L’occasion pour les élève de Poudlard de faire connaissance avec leurs homologues français de l’école « Beauxbâtons » (oui ça m’éclate) et bulgares de l’école « Durmstrang ». Le tournoi est normalement réservé aux élèves de plus de 17 ans, au vu de sa difficulté, les volontaires doivent déposer leur nom dans la coupe de feu du titre, qui tirera au sort un participant pour chaque école. Impossible pour les élus de se défiler en plus. Harry ne peut donc pas participer, mais coup de théâtre inattendu (pour lui et ses amis, mais pas trop pour le lecteur quand même !), la coupe le désigne malgré tout comme participant. Une seule solution : malgré la protection magique qui devait empêcher la triche, quelqu’un a déposé la candidature d’Harry pour le forcer à participer. Et qui compte surement sur la difficulté des épreuves pour se débarrasser de lui en simulant un accident par exemple. Et  Nous-savons-qui lui en veut en particulier. Oui. Ce tome marque le vrai passage à l’action de « celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom », et il nous donne un petit aperçu de sa folie qui augure bien pour la suite.

4° volet des aventures de Harry et ses camarades sorciers et sorcières.  Il y a pile un an à quelques jours près, je venais de finir le tome 3 en disant que j’avais apprécié le tournant un peu plus noir que prenait la série, et bien c’est officiel, on est en train de quitter la pure littérature jeunesse pour quelque chose de plus sombre.
Et également, je regrettais avec le tome 3, de voir se dessiner une schéma d’écriture un peu trop répétitif : les 3 premiers tomes suivaient presque exactement la succession suivante : c’est l’été, Harry s’ennuie dans sa famille de beauf et fête son anniversaire seul, va acheter ses fournitures, puis retrouve ses camarades sorciers à Poudlard. Vers l’hiver il va y avoir un match de quidditch. Des péripéties fantastiques. Les examens. Re-match de quidditch. Dénouement des péripéties !. Retour chez les Bidochon Dursley.
Et Bonne, très bonne surprise, ce tome s’écarte enfin de cette série imperturbable et gagne en densité, en action, en tension dramatique (cette fois, il y a un mort. Mais vraiment. Pas un qui revient in extremis et tout. Et pas un qui aurait mérité son sort, non... moi qui commençais en plus à le prendre en sympathie, c’est trop injuste)
En fait, j’ai été très agréablement surprise : le récit prend d’entrée une tournure presque policière avec un prologue qui nous raconte ce qui s’est passé quelques décennies plus tôt dans la maison du dénommé Tom Jedusor (pitié, ce nom, je ne peux pas, je vais continuer à l’appeler Riddle), donc dans la maison Riddle, où toute la famille avait été trouvée morte sans explication.’ Ttendez.. Tom Riddle, c’est bien le fantôme qui hantait un cahier dans le tome 2.. et qui était lié à Vous-savez-qui ? Haaa une ancienne piste qui ressort, j’aime ça !

Les personnages aussi commencent à s’étoffer en grandissant : Harry en pince pour une dénommée Cho Chang , Ron est fasciné par une pensionnaire de Beauxbâtons qui n’est pas tout à fait humaine, et Hermione découvre les joies du militantisme en prenant fait et cause pour les elfes de maison, serviteurs exploités des grandes maisons de sorciers, qui vivent dans un état proche de l’esclavage et veulent y rester d’ailleurs.
Ca c’est l’autre versant de l’histoire, plus humoristique, mais surtout avec un sous-texte quasi politique sur le racisme ( via les elfes de maison esclaves, mais aussi les géants qui  sont mal vus sous prétexte que leurs ancêtres étaient fauteur de trouble. Y  compris les métis comme Hagrid qui cache soigneusement ce fait à tout le monde. Je pense que c’est assez clair : remplacez  "elfes" par une nationalité quelconque et « géant » par une couleur de peau, et l’indignation d’Hermione devient tout à fait légitime) ; sur la dictature : j’avais déjà trouvé qu’Azkaban, la prison pour sorciers qui trifouillent la magie noire avait des allures de goulag, ça se confirme, le récit des arrestations arbitraire qui y ont conduit des gens sur simple dénonciation, transformant les juges en monstres aussi cruels que les partisans de Voldemort.. tout ça a mine de rien un petit côté purges staliniennes.
Et on trouve aussi une dénonciation de la presse « people » via Rita Skeeter, une journaliste sorcière qui n’hésite pas à trafiquer ses interviews pour les rendre plus sensationnelles, quitte à remanier, inventer, ne pas vérifier ses sources ou faire dire l’inverse à ses témoins, peu importe, et même tant mieux si ça déclenche un scandale, on parlera d’elle.

Littérature jeunesse ? vraiment ?

En fait je pense que JK Rowling est assez futée pour avoir fait plusieurs niveaux de lectures, ce qui fait qu’avec toutes les allusions le lecteur adulte ne s’ennuie pas (évidemment ce que je dis sur la dénonciation du racisme, de la dictature et des abus de la presse ne parlera pas directement à un lecteur de 14 ans, en tout cas, à 14 ans, je n'aurais pas tout saisi j'avoue,  mais enfin il est quand même clairement question à un moment du ministère de la magie qui filtre les informations et muselle la presse ) En tout cas moi, je ne me suis pas ennuyée, impossible de lâcher le texte dans la partie sur le labyrinthe et surtout après.  Je n’attendrais pas un an pour le tome suivant, j’ai trop envie de savoir la suite.
billet thématique Harry Potter


réécriture contemporaine: plus particulièrement pour les vélanes ( femmes séduisantes qui ensorcellent par leurs chants, mais cachent un visage monstrueux, comme les sirènes grecques ou les harpies, et le sphinx qui pose des énigmes dans le labyrinthe. Etonnant qu'il n'y ait pas le minotaure)

j'ai failli oublier: auteur anglais

lundi 21 avril 2014

La 4° note - Luc Leruth


Juin 1914, à Rome. Le chanteur, professeur de musique, et responsable des choeurs de la chapelle Sixtine Alessandro Moreschi met la dernière main à l'ouvrage de sa vie, un livre consacré à l'histoire du castratisme dans la musique. Il faut dire qu'il est concerné au premier chef: lui et son collègue Sebastiano sont, au début du XX° siècle, les deux derniers castrats encore en vie. Mais le livre et la majeure partie des notes préparatoires lui sont volés. Oeuvre d'un jaloux, ou d'un religieux fanatique qui espère éviter que l'église soit publiquement ridiculisée en rappelant ce qu'elle a fait subir pendant près de quatre siècle à des milliers d'enfants: la mutilation afin de leur conserver toute leur vie durant une voix d'enfant.

Moreschi, déséspéré n'a pas le courage de recommencer un travail de plusieurs années, et , sur le conseil de Sebastiano, va utiliser un instrument tout nouveau: le graphophone, pour y enregistrer cylindre par cylindre non plus l'histoire en général des castrats, mais celle du petit Alessandro, enfant de famille pauvre doué pour le chant, dans la région de Rome, que sur les conseils du curé du village, ses parents vont sacrifier  l'église. En espérant que le gamin en grandissant, devienne célèbre, gagne de l'argent, et comme l'a dit le curé, leur fasse profiter de la manne gagnée grâce à leur décision. Mauvais calcul... non seulement Alessandro devenu grand n' a aucune intention de "payer" en retour la famille qui a commis cette infamie, mais en musique comme partout les modes passent. Après 4 siècles d'existence, les castrats sont en voie de disparition - on a envie d'ajouter : heureusement- ce qui fait qu'après quelques succès mondains, le pauvre Alessandro passe vite du statut de chanteur célèbre à celui de curiosité locale, au même titre que le colisée. Et va aller d'échecs en échecs, entre révolte et résignation.
Formaté pour les besoins de l'église, c'est petit a petit l'église même qui se débarrasse de lui, le cantone à des fonctions de plus en plus subalternes et autorisant peu à peu les femmes à revenir dans les choeurs ( après avoir inventé, 4 siècles plutôt le castratisme pour évincer les femmes des choeurs). Sebastiano et Alessandro sont deux survivants, mais au dessus d'eaux plane le souvenir de Domenico Mustafa le dernier castrat  a avoir eu un vrai succès musical, personnage très très important dans l'histoire, même s'il est mort depuis longtemps lorsqu'Alessandro en parle. En effet, l'acte de mort des castrats a été entériné lorsque Mustafa a accepté d'enseigner à la chanteuse Emma Calvé "la 4° note", une technique de chant autrefois réservée aux castrats, passant symboliquement le relai aux femmes, comme une dernière humiliation pour les deux compères jugés trop médiocres chanteurs.

Un livre que j'avais déjà lu, il y a très longtemps, mais que j'ai pris plaisir à relire: les nombreux chanteurs, musiciens, ou compositeurs sont intégrés à l'histoire de manière suffisamment fluide pour ne pas donner trop une impression de catalogue, et la triste histoire de Moreschi , qui, au même titre que Domenico Mustafa a réellement existé est plutôt intéressante. On est vraiment à une période charnière, pas seulement au niveau des chanteurs, mais des musiciens ( on commence à vouloir modifier les anciennes compositions pour les moderniser), et de l'histoire tout court. En Juin 1914, bientôt plus personne en Europe ne se souciera plus de musique religieuse, ni de musique tout court.
L'auteur est peu connu, le livre m'avait été offert il y a une bonne dizaine d'année, je crois que depuis, il en a écrit un second, de style tout à fait différent. En tout cas, je conseille celui-ci aux amateurs de musique.

Ce roman mentionne une quantité incroyable d'auteurs et de morceaux, de la renaissance jusqu'à la fin du XIX° siècle, il est donc difficile de choisir: Dufay, Roland de Lassus, Allegri, Haydn, Massenet, Gounod, Wagner...

Mais le compositeur qui revient le plus souvent est Palestrina, directement ou via les adaptations que lui fait subir don Lorenzo Perosi ( qui a tout à fait existé, un contemporain de Puccini et Leoncavallo, qui, comme nous le dit Leruth par la voix de son héros, connu pour son instabilité psychologique)
Parmis les morceaux cités : sicut cervus desiderat, motet à 4 voix
La messe du pape Marcel, supposée élever tellement l'esprit vers des considérations religieuses que les évêques en perdaient toutes pensées sacrilèges ! (ici le Kyrie eleison à 6 voix)..
Surtout de la musique religieuse, mais il est aussi fréquemment fait référence à la musique profane via le Lamento della ninfa de Monteverdi ( que les chanteurs répètent en toile de fond pendant qu'Alessandro enregistre son récit).. fin renaissance début du baroque. Des retards, des silences judicieusement placés, des intervalles audacieux, une vraie réussite. Bien sûr de nos jours, c'est une femme qui chante la partie de la nymphe.

Mais comme alssandro a aussi fait une petitecarrière dans la musique profane, il parle régulièrement de Crociato in Egitto, de Meyerbeer, un de ses morceaux favoris ( là c'est toujours un homme qui chante, un contre ténor, mais c'est apparemment un des derniers opéras - 1824- avec un rôle écrit pour un castrat, si tardivement, c'est surprenant, d'autant qu'il s'agit d'un croisé avec femme et enfants, dans le livret)




et je ne résiste pas à lier aussi 2 extraits enregistrés précisément à l'époque dont il est question: La séguedille par Emma Calvé, la  supposée dernière dépositaire du secret de la 4° note
Ca grince, ça craque, mais c'était le summum de l'époque. bien sur niveau technique, on ne peut plus du tout chanter comme ça, en roulant bien tous les R, mais c'est super d'avoir ce genre de témoignage pour évaluer les changements de goûts en musique, en quelques décennies.

Dernière dépositaire supposée de la technique de la 4° note, ici, "ma lisette", un morceau où elle emploie ces techniques de passage soudain en voix de tête. Ce qui permet d'avoir une note à la fois aigue et soutenue en écho. Personnellement je trouve ça très désagréable à entendre en fait, ça tranche de manière pénible avec sa voix naturelle. Quand je vous disais que les goûts changent!

Idem pour l'extrait d'Aida chanté par Caruso (ici une version "nettoyée" des craquements, c'est déjà plus écoutable)


et pour ce qui est de Moreschi lui même? Hé bien oui, j'en ai trouvé, et c'est hélas, assez souvent douloureux à entendre, parce que d'une part, il  n'est pas toujours très juste, hélas, mais aussi, justement à cause de ce que je disais sur les changements de goûts, la technique employée - les retours soudains en voix de poitrine par exemple - sont vraiment passés de mode. Sans compter que l'enregistrement sur graphophone perd beaucoup d'harmoniques de la voix, les graves justement.

auteur belge wallon
surtout de la musique religieuse, de toutes périodes
car Moreschi est à la fois chanteur et professeur de musique

samedi 22 février 2014

X-Day - Setona Mizushiro

Et le manga du samedi de février est un shôjo. Et un shôjo lycéen en plus.
Oui, mais attention pas n'importe lequel, on n'est pas ici dans le gentil-mignon-rose-cucul-la praline, puisqu'il va être question de souffrance psychologique chez des lycéens.. et un prof.

La première que l'on rencontre est Rika, élève de terminale, ancienne championne de saut en hauteur de son lycée, qu'une blessure à la jambe a  éloignée de la compétition pour quelques temps. Seulement voilà, si la blessure physique est guérie, le mental ne suit pas: elle n'arrive pas à se décider à reprendre, elle hésite elle cherche des faux-fuyants en prétendant se consacrer au bac, pour ne pas affronter sa peur. Aller au lycée chaque jour est devenu une véritable angoisse, car tout lui pèse, et surtout la sollicitude des camarades et de la prof de sport qui tentent de la convaincre de reprendre. D'autant que son petit ami vient de la quitter pour une autre athlète. Alors elle fait comme si. Comme si tout allait bien, comme si la rupture ne l'avait pas affectée, comme si elle était au régime pour expliquer son manque d'appétit .. et pour éviter de voir du monde, elle prend ses repas en salle informatique. Un jour, par curiosité, elle va aller voir le chat de l'intranet du lycée. Sous le pseudonyme de 11, elle lance la vague idée " le lycée m'ennuie, j'aimerais qu'il n'existe pas". Et certains vont prendre au sérieux cette idée, et la mettre en forme sur un chat personnel: puisque tous ont des problèmes liés au lycée, la solution est simple: le faire sauter, purement et simplement

Il y a "polaris", Nanaka au lycée, une fille très discrète, timide, qui ne se sent pas elle-même en uniforme, et change véritablement du tout au tout lorsqu'elle s'habille en Lolita gothique. Toujours sous pression, elle cache un véritable mal-être que la moindre petite contrariété peut pousser à des réactions violentes ou autodestructrices. D'autant que, même si ça n'est pas clairement dit, il semble que son caractère effacé au lycée fasse d'elle la "poire" idéale des corvées dont les autres veulent se débarrasser.

Il y a "Jangalian", M. Takano, le professeur de sciences naturelles, ce qui étonne les autres au premier abord. Mais lui aussi va au lycée à reculons: d'un caractère plutôt introverti, il n'aime que ce qui est "mignon", chose mal vue chez un homme au Japon, et cache donc le plus possible cette part de sa personnalité. Et ce d'autant qu'une de ses collègues le harcèle sexuellement- ou, en tout cas, il le ressent comme ça. Mais, comme Polaris, avec qui il s'entend au final très bien, c'est un personnage instable, pas taillé pour la lutte, et à qui le moindre événement quotidien peut faire péter un câble.

Et enfin, "Kin-san",  Kumihiko, dont tout le monde se demande ce qu'il fait là: élève de première gentil, serviable, populaire, qui a de nombreux amis et de bons résultats scolaires. Alors pourquoi vouloir rejoindre ce projet explosif? En fait, il est le seul de la bande qui ait un réel problème, sérieux, et pas seulement dû à des nerfs fragiles ou a une perception des événements quotidiens trop exagérée. Un problème qui a priori n'a rien à voir avec le lycée ( enfant battu par une mère instable mentalement) mais voilà, il veut se rendre "utile à quelqu'un" - même si l'auteur sous entend qu'il trouve là un exutoire aux coups qu'il se refuse à rendre.
Mon préféré de la bande des quatre, car justement, le seul qui vit réellement une situation tragique, et n'en fait pas - pas assez- une montagne. Lui et Rika sont plus crédibles car justement, moins outrés, moins excessif que les deux autres. On sent qu'ils peuvent faire face, ce qui risque d'être beaucoup plus compliqué pour la Lolita et le prof hypersensible. Et pourtant, pour avoir vécu successivement le harcèlement moral au collège et au travail, les situations de Polaris et Jangalian me "parlent" plus.
les couvertures de la première édition. Les 2 tomes ont depuis été réédites en un seul, c'est dommage,  car on perd la continuité entre les deux couvertures qui forment une seule image - voir en dessous

Et donc voilà, 2 tomes seulement, où on assiste d'abord à la rencontre des différents personnages, et à la mise en place de leur projet dans le tome un. Vont-ils passer à l'action par la suite?

En fait, rien n'est moins sûr, car finalement, ces 4 laissés-pour-compte, qui souffrent de ne pouvoir être eux-mêmes au quotidien, peuvent se laisser aller entre eux à la tristesse, à dire leurs angoisses, à la crise de nerfs, ou simplement, compter les uns sur les autres. Ce qui fait le lien entre eux, c'est justement le fait d'avoir un projet dingue ( ils n'ont même pas conscience qu'en fait, ça s'appelle purement et simplement un attentat) et de trouver à chaque fois des raisons de le repousser. Car de complices, ils deviennent amis, ce qui leur manquait le plus à tous.

Donc un thème loin, très loin des amourettes habituelles, avec des sujets pas faciles, et en filigrane une critique de la société japonaise dans son ensemble, de la recherche de performance qui écrase les individus et leur sensibilité, de la nécessité de ne pas faire de vagues, même dans des cas graves, du harcèlement organisé ( l'ijime n'est pas implicitement cité, mais il plane dans le cas de Polaris). Le lycée est un microcosme carcéral -  l'éditeur français fait référence dans la post-face à l'étude de Michel Onfray sur le décor carcéral des institutions d'enseignement-  qui représente la société dans son ensemble. Les graphismes sont assez spéciaux, pas super mignons, mais c'est une caractéristique de cette mangaka très originale, donc on aime ou pas, mais elle a un style immédiatement reconnaissable, de série en série (à l'occasion il faudra que je parle de "l'infirmerie après les cours" de la même dessinatrice/ scénariste)

Le tome 2 est complété par "le dernier diner", un histoire de science-fiction par très réussie  et un peu trop  christique à mon goût: dans un monde ou n'existe plus ni pluie, ni soleil naturels, mais où l'on est habillé comme le petit Lord Fauntleroy, le bétail a été remplacé par des hybrides humains-bovins. Les vaches ont maintenant l'allure d'humains de très grande taille, doté d'oreilles de vaches. Et qui sont élevés pour leur viande. Un jeune humain va créer des liens d'amitié avec un veau, et refuser de le manger. Mouais, amitié sacrifice , tout ça, d'accord, mais le parti-pris de départ est quand même tiré par les cheveux: si on élève le bétail pour sa viande, en tout cas par ici, et si on le mange - enfin, à part les végétaliens - c'est bien PARCE QUE les bovins ne ressemblent pas à des humains. Donc des bovins humanoides, qui font preuve de jugement, de sensibilité, qui peuvent parler et essayer de fuir leur destin.. et tout ça sans que PERSONNE ne remette en cause cet état de fait, ben non, ça n'est pas convaincant. En fait, l'idée un peu boiteuse de départ aurait mérité paradoxalement d'être un peu plus développée ( un seul chapitre!) pour gagner en crédibilité. Là tel quel, on se demande où l'auteur veut en venir: allégorie sur l'esclavage? dénonciation de la consommation de viande? référence un peu relou a Jésus? ( car quand les japonais tentent d'exploiter les légendes - hé oui, je dis légendes! - chrétiennes, et c'est assez souvent, ça devient vite un gros bazar.
Donc, une courte histoire qui servait à faire le nombre de pages requises pour l'édition, mais tout à fait dispensable.

En tout cas hormis cet ajout peu convaincant, un manga que je recommande chaudement pour son sujet, sa dénonciation subtile de la pression sociale et ses personnages en marge qui tentent de s'en sortir.
Ca n'est pas un manga triste, mais il y est quand même question, même si les mots ne sont pas dits, de dépression nerveuse ( Rika), de pression sociale ( Polaris), de harcèlement au travail ( Jangalian), et d'enfants battus ( Kin-san). Sans compter leur projet d'attentat, et une petite référence à un problème de société japonais, juste incidemment mentionné, l'" enjo kôsai": les lycéennes qui "louent leur services" comme escort girls à des hommes plus âgés, en échange d'argent ou de cadeaux. Pas forcément toujours sans aller jusqu'à la prostitution d'ailleurs. donc oui, je crois que je tiens ma première (re) lecture à sujets " difficiles"



Après le seinen de janvier, un shôjo assez peu classique pour février. Je réfléchis pour mars: probablement de la SF

idée n° 10: une/des main(s): la main de Polaris, bien en vue sur le tome 1

vendredi 28 juin 2013

Le dernier continent - Terry Pratchett

Dernière lecture commune dans le cadre du Mois anglais ( car au final, je ne pourrais pas finir le Dickens à temps pour demain, pour cause d'examen de musique, et des répétitions qui s'enchaînent depuis quelques jours)
Donc, un Pratchett , au choix. Et ça tombe bien, ça fait quelques mois que le dernier Continent, tome 22 du disque-monde, et 5° volume des aventures de Rincevent, attendait son tour ( puisque j'ai intercalé le premier volume dédié à la mort entre deux lectures Rinceventeuses.)


Retour en arrière, A la fin des Tribulations d'un mage en Aurient, le pauvre Rincevent devait être magiquement rapatrié à Ankh-Morpork par les mages de l'université invisible. Mais par suite d'une petite erreur de calcul ( ce qui aurait été étonnant, c'est que les mages d'Ankh-Morpork réussissent quelque chose, ils sont tous à peu près aussi incompétents que notre calamiteux héros), au lieu de revenir chez lui, il avait échoué sur Iksiksiksiks, le continent inconnu, noté bien sur XXXX sur la carte. Un endroit, sec, désertique, chaud, dont personne ne connaît la localisation exacte, ni comment s'y rendre.

Or donc au début de ce 22° tome, les mages de l'université  invisible ont un gros problème: le bibliothécaire de l'université- le seul bibliothécaire qui, à la suite d'une fuite de magie, range les livres avec les pieds et se fait payer en bananes - est tombé malade, une étrange maladie qui a chaque éternuement lui fait changer de forme ( un canapé, un transat, un gros livre, mais toujours orange et velu comme l'orang-outang qu'il était auparavant). Pour régler ça, il suffirait de lui lancer un sort, qui lui rendrait par la même occasion forme humaine,  mais pour lui lancer un sort, il faut d'abord connaître son nom. Et étonnamment toutes les archives qui auraient pu le contenir ont disparu et sentent très fortement la banane. Car il ne veut surtout pas renoncer à l'avantage de crapahuter sur 4 mains dans les étagères. seule solution retrouver Rincevent, la seule personne qui en tant qu'assistant bibliothécaire, connaît le nom du singe. Mais comment retrouver quelqu'un si on ne sait pas où se trouve le continent où il est supposé être?

ooooook!
Encore un tome complètement dingue, mais cependant , un peu moins réussi que les précédents ( il faut dire que j'avais particulièrement apprécié ".. un mage en Aurient"). et pourtant je l'ai trouvé souvent très drôle. Mais le problème est qu'on suit en parallèle la quête des mages de l'université partis à la recherche du continent Iksiksiksiks et coincés par un malheureux concours de circonstances sur une minuscule île dotée  par le seul dieu athée connu dans tout le disque-monde ( et la parodie de la création, et de l'Eden est hilarante) d'un côté, et les mésaventures de Rincevent dans un pays qui n'a pas vu de pluie depuis des millénaires - en fait depuis l'arrivée de Rincevent, car, et là,  ça se complique sa présence sur le continent perturbe l'ordre des choses au niveau magique, non seulement dans le présent mais aussi dans le passé.
Ces passages là sont un peu moins réussi, mais c'est surtout l'alternance des deux récits chapitre par chapitre qui est difficile à suivre, lorsqu'on est obligé d'étaler sa lecture sur plusieurs jours. Constamment j'ai été obligée de revenir en arrière de 2 chapitres pour me rafraîchir là mémoire sur  tel ou tel pojnt ( didious, je commence à me dire que c'est voulu; Pratchett aussi s'amuse à faire perdre au lecteur ses repères chronologiques! en fait c'est plutôt intéressant comme concept.. sauf que c'est épuisant. On se doute bien que les deux aventures vont se rejoindre, mais j'ai plus appréciée la partie dédiée aux mages en goguette, bons à rien, sauf à brasser de l'air,  au grand désespoir de Cogite Stibon, le seul d'entre eux à savoir faire marcher son cerveau ( j'espère le revoir, celui là)
n'étant pas rôliste, j'ai rien compris, mais ça me fait rire!

Mais, mais j'avoue que j'ai adoré les références aux films australiens: Ici un nain bardé de cuir surnommé Mad, là, un crocodile tenancier de bouiboui dans un passage qui parodie presque mot pour mot cette séquence , et surtout, surtout, le Bagage à la recherche de son maître qui se retrouve embarqué par trois, euh, femmes, sur une charrette violette appelée " Petunia la dingo du désert".
et quelques clin d'oeils à des spécialités locales: les chapeaux à bouchons, l'opéra à la forme bizarre, la "pêche Nellie", les concours de tonte de moutons.. En fait, le plus drôle, c'est de repérer toutes ces références.

cherchez l'erreur de casting, cherchez bien :D
Donc un tome un peu en dessous, il faut dire le 4° volume de la saga Rincevent plaçait la barre très très haut ( Cohen le barbare et sa horde d'argent, c'est dur à dépasser!), et comme j'ai également lu récemment ,Mortimer, et le Fabuleux Maurice, deux Pratchett absolument excellents, ce tome -ci paraît un peu terne en comparaison.

Donc , dans la catégorie Rincevent , il ne me reste plus que "le dernier Héros"(tome 23), qui me promet le retour de Cohen, si je le trouve, et sinon, je bifurque comme prévu sur la mort. Parce que ce n'est aps un tome un peu moins bon qui va dissuader la guerrière que je suis!
Avec beaucoup de retard la lecture Pratchett du challenge geek
LC du 28 juin
Le disque monde est un lieu imaginaire, on est d'accord
Un peu tiré par les cheveux certes, mais les mages travaillent glandouillent à l'Université de l'invisible: Cogite est chargé de la machine magique des hautes énergies, il y a Mustrum Ridculle l'archichancelier, le Doyen, le major de promo, et un introuvable professeur de géographie insolite et cruelle
idée 59: un chapeau

lundi 24 juin 2013

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban - JK Rowling

Et hop, une petite pause dans les billets policiers ( mais pas dans le mois anglais, ni dans le challenge geek).
Et je continue ma découverte de la saga qui a conquis la jeunesse.

On retrouve donc le jeune Harry, 13 ans maintenant, qui se morfond pendant les vacances chez sa famille de blaireaux qui le déteste toujours autant. Même qu'exaspéré, il fugue, alors que rode dans le secteur un dangereux criminel évadé d'Azkaban, la prison de haute-sécurité pour sorciers criminels extrèmement dangereux. Et tout prote à croire que, pour une raison mystérieuse, l'évadé en veut personnellement à Harry ( qui attire la guigne comme personne), et espère lui régler son compte.
Parallèlement, l'histoire se développe autour d'Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, grand amateur de monstres en tout genre, nouvellement promu enseignant de "soins aux créatures magiques", mais dont le premier cours tourne au fiasco à cause de Drago Malefoy, le vaurien fils-à-papa qui cherche toujours à nuire à tout le monde.
J'ai trouvé ce troisième tome sympa à lire, car l'histoire commence à prendre une tournure plus sombre, des innocents sont à deux doigts de mourir (j'ai presque envie de dire " et c'est bien!" parce que ça pimente un peu l'action), les personnages secondaires commencent à être un peu plus développés (ici, Hagrid et Hermione qui ont droit à leur part d'histoire  " en marge" du sujet central)
Mais, et là j'ai peur que ça ne soir constant dans toute la série, quelque chose me gêne , narrativement, on retrouve toujours le même schéma: Harry s'ennuie pendant les vacances > un événement inattendu se produit> la rentrée approche on va chercher les fournitures scolaires > le train> arrivée à l'école > les mois se passent > match de quidditch > action > re-match de quidditch > dénouement de l'action > retour en famille.
J'aimerais voir ce schéma dériver au moins un peu dans les prochains tomes, mais j'ai peu espoir. D'autant que je trouve les passages "quidditch" longs et plutôt ennuyeux et dans ce tome là, il y en a beaucoup.
sinon je me pose une question existentielle: est-il nécessaire d'avoir un nom latin pour devenir sorcier, ou est-on obligé de choisir un pseudo en "-us" en obtenant son diplôme: On avait déjà Lucius, Albus, Rubeus, Severus, on ajoute cette année: Sirius et Remus. Ca doit être obligatoire en fait :D

Malgré tout, ça se laisse lire, j'ai plutôt apprécié les nouveaux personnages, et surtout retrouver ces deux là, que je ne peux p&s imaginer autrement tellement ils ont les têtes de l'emploi (oui parce que si je dois trouver 2 bonnes raisons de me pencher un jour sur les films..ben les voilà)
l'image résume bien: en fait je me fiche un peu des 3 jeunots
Et c'était aussi l'occasion de faire mon petit clin d'oeil à Maggie Smith qui a été de blogs en blogs le visage de ce mois anglais, je ne pouvais pas ne pas apporter ma contribution!
Décidément je ne m'en lasse pas!

Billet Mageek!
monde imaginaire: lieu isolé


idée 91: quelque chose qui a des ailes
Ca c'est du billet multi-fonctions ou je ne m'y connais pas!

mercredi 13 février 2013

Harry Potter et la chambre des secrets - JK Rowling


et hop, comme j'ai plus apprécié le premier tome que je ne l'aurais cru, j'ai enchaîné presque de suite avec le deuxième, histoire de voir ce qui allait se passer lors de cette deuxième année de cours de sorcellerie. Et on reprend exactement là ou s'arrêtait le tome 1: lors des vacances scolaire. Les petits sorciers et sorcière rentrent dans leurs famille respective, autant dire que c'est un mini cauchemar pour le pauvre Harry que de retrouver sa famille de beaufs qui détestent tout ce qui a trait à la magie. Des vacances pénibles, un retour très mouvementé à l'académie de magie ( entre les injonctions d'un elfe aussi braillard que masochiste, un train manqué de peu et une équipée en voiture volante qui se termine contre un saule particulièrement vindicatif), et nos jeunes héros reprennent leurs études.. sauf qu'évidemment, comme ils souffrent d'une malchance quasiment chronique, surtout Harry, rien ne se passe comme prévu: la mythique "chambre des secrets" ( que personne n'a jamais vu, ni ne saurait situer) à été ouverte et le monstre qu'elle renferme s'est échappé. Un monstre qui sème la zizanie dans les couloirs du collège, pétrifiant au passage quelques élèves, un fantôme et un chat. Qui l'a ouverte,et  de quel monstre s'agit-il? voilà les questions auxquelles Harry, Ron et Hermione vont devoir trouver des réponses.

Et comme dans le tome un, j'apprécie particulièrement non pas le trio de héros, très " club des trois ", mais la galerie savoureuses de personnages secondaires: ici un fantôme de fille de 13 ou 14 ans, qui continue depuis plusieurs décennies sa crise d'adolescence en hantant les toilettes. Ou un autre qui se morfond de ne pas être accepté au club des "sans têtes", ayant imparfaitement été décapité 500 ans plus tôt. Ou encore l'innénarrable Gilderoy Lockhart, nouveau professeur à l'égo surdimensionné, et aux capacités magiques proches du zéro, plus prompt à signer des autographes qu'à pourchasser les forces maléfiques.
On en apprend plus aussi sur Hagrid, le garde chasse de l'école et son goût pour l'élevage de monstres ( nom de zeus! Hagrid avait 13 ans 50 plus tôt?.. Il a donc 63 ans! Non, c'est juste qu'à la lecture du tome 1 je l'aurais plutôt vu avoir 40/45 ans.. d'accord le temps ne passe pas pareil pour les sorciers, mais tout de même.
un basilic

et c'est en plus l'occasion  pour moi d'ouvrir le ban pour le challenge Totem, car les serpents jouent un rôle important dans ce tome. Outre le fait que le serpent est le symbole de l'une des 4 maisons de l'école de sorcellerie ( évidemment, celle des sorciers douteux, retors, malhonnêtes , adeptes de magie noire), Harry se découvre par hasard le talent très étrange de parler intuitivement la langue des serpents, talent qui désigne  un adepte de magie noire et donc fait de lui la victime des quolibets et de la méfiance grandissante de ses camarades. De là à l'accuser d'être le responsable des catastrophes qui s'abattent sur l'école, il n'y a qu'un pas vite franchi. Talent qui se révelera pourtant utile dans son enquête et lorsqu'il se trouvera aux prise avec un basilic...(  une créature du bestiaire grec créé par le sang de la tête coupée de la gorgone Méduse et dotée de la même capacité de pétrifier ceux qu'il regarde) D'ailleurs, tout le passage sur la baston en souterrain contre le Basilic m'a irrésistiblement fait penser au Choc des titans, le décor de colonne tout ça , tout ça ( avec un phénix à la place de la chouette mécaniques, mais on retrouve l'idée d'un monstre serpent et d'un oiseau, je me demande s'il n'y a pas un petit clin d'oeil, là, de la part de l'auteur)
Oui j'adore ce film, le vrai, avec les bestioles de Ray Harryhausen animées à la main, et j'assume. Et en plus il y avait Maggie Smith et Laurence Olivier dans ce film. Deux bonnes raisons d'être fan :D

Bon malheureusement pour moi, on reste dans la version très européenne du serpent, symbole du monde nocturne et souterrain, du mal, de la fourberie...
cartable et tableau noir: N°3

Mythologie grecque: pour le phénix et le basilic
lecture serpentine n°1
 
challenge "lieux imaginaires": lieu isolé/ monde récent: Hogwarts (ou Poudlard si vous préférez)
idée 133: une chaîne

mardi 29 janvier 2013

Harry Potter à l'école des sorciers - JK Rowling

Hé non, figurez-vous, je n'avais toujours pas lu LE phénomène de l'édition jeunesse de la précédente décennie, voire du siècle précédent
Après tout, ça ne fait que 16 ans que le premier tome est sorti en Angleterre, mais que voulez-vous, je me méfie comme de la peste des phénomènes de modes. Or, finalement 16 ans après, force est de constater qu'au delà du simple phénomène de mode,  Harry Potter est devenu une référence partagée notamment chez les gamers , et je commençais à me sentir un peu larguée sur les forums que je squatte.
Donc, comme il entre à la fois dans le défi " cartables et tableau noir" et qu'il figure dans la liste " Gilmore girl", autant faire d'une pierre deux coups, et même trois, vu le nombre de références à la mythologie grecque.

Et contre toute attente, figurez-vous que j'ai bien aimé. Je me suis laissée prendre comme une bleue ( alors que finalement, le coup du gamin malmené par une famille de beaufs et qui se découvre un pouvoir insoupçonné, c'est assez banal), mais voilà, c'est anglais. Très anglais. Avec l'humour soooo british que j'apprécie au delà de tout, et les remarques décalées du style
"A compter de ce moment, Hermione devint amie avec Ron et Harry. Il se crée des liens particuliers lorsqu'on fait ensemble certaines choses. Abattre un troll de quatre mètres de haut, par exemple."
ou encore
" Dudley ressemblait beaucoup à l'oncle Vernon. Il avait une grosse figure rose, un cou presque inexistant, des petits yeux bleus humides et d'épais cheveux blonds qui s'étalaient au sommet de sa tête épaisse et grasse. La tante Pétunia disait souvent que Dudley avait l'air d'un chérubin - et Harry disait souvent qu'il avait l'air d'un cochon avec une perruque."

Ou d'apprendre que le cadeau idéal pour le meilleur sorcier du monde est.. une paire de chaussettes ( car tout le monde lui offre des livres, c'est lassant, alors qu'on a toujours besoin de chaussettes!)

Donc, au final, un livre sympathique, passablement farfelu ( le quidditch, sport favori des sorciers, est à peu près aussi compréhensible au commun des mortels que le cricket peut l'être à un non-britannique), avec des références à la mythologie grecque: l'animal de compagnie de Harry est une chouette, on croise des centaures plus ou moins bien lunés dans la forêt, et les caves de l'école sont gardées par un chien géant à trois têtes, tiens donc ...

Donc je dirais que les aventures du petit Harry et de ses camarades sorciers et sorcières m'ont bien accrochée et m'ont souvent fait sourire, surtout d'ailleurs grâce à une galerie de personnages secondaires assez réussis. Car bien que Harry soit le héros, il n'y en a pas que pour lui, et ça, c'est appréciable. Notamment les professeurs. Ou les "pensionnaires" de l'école, spectres farceurs plus drôles qu'épouvantables ( peut-être parce que Le baron sanglant ou " quasi-sans-tête" rappelle beaucoup le Fantôme de Canterville). Ou encore les élèves, nombreux. Ce qui contribue à faire un roman "peuplé". Et ça aussi c'est appréciable, ce n'est pas parce qu'on est dans la littérature jeunesse qu'il n'y a que quatre personnages qui se courent après. Non, là il y en a une foule, qui interagissent et ça fait plaisir ( j'avoue même une nette préférence pour les copains d'Harry: Ron le rouquin et sa famille tous aussi roux et sorciers que lui, ou Neville, le gamin timide qui n'arrive pas à s'imposer)

Donc, oui, je lirais probablement a suite quand l'occasion se présentera, car j'ai bien envie de savoir comment va se passer la deuxième année à l'école de sorcellerie, et de voir comment l'auteur va développer tous ces personnages, j'ai bien envie de savoir si les centaures seront de la partie pour la suite -alors que je me fiche à peu près de savoir si le vilain méchant de l'histoire va revenir - j'ai réussi à me préserver grosso modo des principaux spoilers, mais bon, je sais quand même qu'il va refaire parler de lui.

 ( et puis, quelque part, ça me fait un peu penser à la série Mélusine .. avec le prof grognon qui considère ses élèves comme une bande d'incapables. Mais avant toute chose: tatata, Mélusine est antérieur de 2 ans. Donc, pas une copie, juste une idée à peu près semblable développée presque simultanément dans deux pays différents)

cartable et tableau noir: n°2
Maintenant que j'y pense, j'avais vu il y a très longtemps le premier film de la série, qui ne m'avait pas laissé de souvenir impérissable ( les parties de quidditch traînaient trop en longueur à mon goût), sauf pour une chose: deux acteurs que j'aime énormément au générique: l'excellente Maggie Smith, et le non moins excellent Alan Rickman... vraiment j'ai du mal à imaginer les professeurs MacGonagall et Rogue autrement qu'avec leurs têtes et leur talent.


challenge "lieux imaginaires": monde imaginaire récent









1/15









 
et pour faire plaisir à Touloulou, le gif qui va bien

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idée 11: des lunettes