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samedi 30 août 2014

Le conte de la princesse Kaguya ( film d'animation)

Enfin, Mon cinéma d'art et d'essai qui avait toujours de bonnes programmations jusqu'à il y a quelques années a décidé de le programmer en VO, je n'attendais que ça. Mais j'ai confirmation que la personne qui programme a changé:  Comme pour" le  Vent se lève", il n'est resté que 15 jours à l'affiche, à des horaires improbables. Et plusieurs semaines après la sortie officielle. J'ai failli le louper.  Je décerne un Grand Condor à la personne qui a pris cette décision! ( C'est mérité, ils ont diffusé Lettre à Momo, exclusivement en VF)

Et vraiment ça aurait été dommage de le rater. Car si j'ai émis des réserves sur le dernier des derniers films de Miyazaki, force est de constater, qu'Isao Takahata, qui n'est plus tout jeune non plus, et dont ce sera probablement le dernier long métrage, tire sa révérence de belle manière, avec cette adaptation d'un conte traditionnel, tout en effet crayonné qui lui a pris des années à réaliser.

Adapté d'une histoire très très célèbre au Japon, que l'on peut trouver éditée sous le titre " le conte du coupeur de bambous" en France chez les POF , et qui compte parmi les textes japonais les plus anciens connus (on en trouve trace dès le X° siècle)

L'histoire nous raconte, comment, dans le Japon médiéval, un coupeur de bambou trouve  dans sa bambouseraie ce qui a première vue ressemble à une jolie poupée.
Il s'agit en fait d'une créature fantastique, une sorte de fée si on veut, qui sitôt ramenée à la maison, se transforme en nourrisson semblable en tout point à une petite paysane des plus normales, hormis sa rapidité de croissance proprement incroyable: elle grandit véritablement à vue d'oeil.

Ce qui lui vaut le surnom de "Takenoko" ( pousse de bambou) par les enfants du village. Le paysan lui la nomme " Hime" ( princesse), étant persuadé qu'il s'agit d'une princesse venue d'on ne sait où. Lorsqu'il découvre successivement au milieu de ses bambou des pépites d'or et des tissus précieux il n'a plus de doute: c'est un mesage des dieux qui lui donnent les moyens d'assurer à Hime une éducation royale. La femme du coupeur de bambou préfèrerait quand à elle continuer à vivre tranquillement  dans la campagne avec sa fille adoptive qui a atteint la taille d'une gamine de douze ans en quelques mois...
Je trouve que son chat a un air de famille avec celui du pacte des Yôkai


Mais donc, la volonté du père adoptif est inflexible: la famille va donc déménager à la capitale, faire donner à Hime qui n'en demandait pas temps une éducation digne d'une grande dame, lui préparer un mariage somptueux... et lui faire donner un nom par un vieux sage, chose qui lui permettra d'entrer officiellement dans le grand monde. Takenoko, alias Hime, se retrouve donc dotée d'un troisième nom " Kaguya hime " (princesse lumineuse).
la mode chez les grandes dames de l'ère Heian: on se rase les sourcils pour en dessiner d'autres plus hauts et son se peint les dents en noir. Je suis d'accord, la mode, c'est n'importe quoi!

 Lorsque la nouvelle se répand qu'elle est particulièrement jolie, une foule de prétendants plus ou moins ridicules se presse à sa porte, faisant soudainement fi de ses origines modestes. Auxquels elle oppose refus sur refus, en leur faisant des demandes toujours plus farfelues ( un peu comme peau d'âne et ses robes couleurs de temps)

Mais le temps passe pour Kaguya hime qui n'a révélé à personne son secret: elle vient en fait de la lune, et commence à regretter son pays d'origine. Son peuple devinant sa tristesse et son angoisse va venir tôt ou tard, la chercher pour la ramener sur la lune.

L'intérêt de la version de Takahata, c'est de prendre le point de vue de Kaguya. Au delà de l'histoire fantastique, avec des passages très drôles lorsque il est question des ministres qui la courtisent, c'est surtout l'histoire triste d'une femme qui n'est jamais maîtresse de sa vie qui nous est racontée. Kaguya ne peut jamais faire ses propres choix et se voit sans cesse imposer ceux des autres, " pour son bien". Son père adoptif lui impose une éducation de grande dame parce que c'est ce qu'il estime être le mieux pour elle. Elle se retrouve privée de liberté, contrainte à apprendre les codes d'une vie de cour dont elle ne veut pas, car le bonheur pour elle c'est simplement manger une poelée de champignons avec ses amis.
Privée d'identité avec son nom qui change en fonction des désidérata des autres, cachée aux yeux de tous ( car c'est ce que doit faire une grande dame: ne jamais se montrer.. ou alors seulement maquillée de manière à être méconnaissable), l'humiliation et l'injustice pour elle culmine lors de la fête donnée en son honneur pour célébrer sa nouvelle identité et son entrée officielle dans le monde: elle doit rester cachée dans un palanquin avec la seule compagnie d'une suivante.: " si cette fête est donnée pour moi, pourquoi est-ce que je ne peux pas aller m'amuser avec les autres?". Et tout ne cesse de le lui rappeler: elle apparait derrière des stores, ou enfermée dans un palanquin, on lui offre une cage à oiseau pour son anniversaire, impossible d'être spontanée ou simplement elle même, il faut toujours correspondre à ce qu'on attend d'elle.
Même le jardin dans lequel elle a reconstitué sa campagne en miniature finit par lui apparaître comme une supercherie
Même pour son retour sur la lune, elle n'aura aucune marge de manoeuvre, aucun choix, aucune échappatoire, ce sont les sélénites qui décideront encore une fois pour elle.
Dans l'absolu, il y a des passages très drôles, mais le fond est très sombre, avec cette réflexion sur la liberté, le libre arbitre, le bonheur qu'on veut vous imposer...

Je dirais même que , dans un style très différent, je l'ai trouvé au moins aussi triste que le tombeau des lucioles du même Takahata, qui est pourtant ma référence en terme de dessin animé triste. Et pourtant c'est souvent drôle. Il sont forts quand même au studio ghibli.

Donc je l'ai dit: graphiquement c'est splendide, dans un style d'estampe classique,  et bien adapté à une légende ( qui a été elle adaptée déjà de trouzmille  façons dans son pays, d'où peut être le succès mitigé qu'il a eu au Japon? comme si on adaptait pour la énième fois "le petit chaperon rouge" chez nous.. ho non, encore?) et je finirais par signaler , quand même, la bande son de Joe Hisaishi, l'éternel compère de Miyazaki.
Un extrait ici

Une très jolie réussite qui va, je pense, prendre place dans mon top 5 des films Ghibli.
Car Takahata compte aussi dans le challenge Miyazaki
oui.. aussi!

mercredi 12 mars 2014

Le vent se lève ( film d'animation)

Voilà,c'est fait j'ai enfin pu aller voir le dernier Miyazaki (en date, mais aussi, il l'a promis, le dernier, tout court. enfin, il avait déjà dit ça pour Ponyo...)

Alors d'abord, je pousse ma beuglante contre mon cinéma Art et essai local, qui au fil des ans, a présenté tous les films Ghibli en VOST dès leur sortie. Et qui file vraiment un mauvais coton: Non seulement le Vent n'a été programmé qu'un mois après la sortie nationale, et seulement pendant les 15 jours des vacances scolaires. Il fut un temps ou l'annonce " c'est le dernier" leur aurait donné l'idée géniale de faire une rétrospective, mais là non. La personne qui choisit les programmes mise à fond sur le cinéma français " d'auteur" comme on le voit ailleurs ( ce qui fait qu'Adèle et Guillaume sont  à l'affiche depuis des semaines et des semaines) et loupe complètement, pour essayer de drainer peut être un public plus large, mais se coupe totalement de son public habitué, qui s'y rend quasiment uniquement pour les films étrangers en VOST.
Quand à "lettre à Momo", je n'étais même pas allée le voir, vu qu'il n'était disponible qu'en français.

Voilà, ça c'est fait... passons donc au film proprement dit. J'ai bien aimé je dirais, mais ça n'est pas mon préféré. Bon, le sujet est assez technique ( entre deux-guerres, la conception d'avions par un ingénieur, complètement à fond dans ce qu'il fait) ce qui peut rebuter le public qui vient là pour du merveilleux fantastique, Le Vent se lève est plus ancré dans la réalité, avec le tremblement de terre du Kantô, en 1923, le krach boursier de 1929, qui permettent de suivre, un peu, la temporalité. Un peu seulement, car, c''est là le principal problème, la narration est très floue et très éclatée, entrecoupée de séquences oniriques plutôt jolies, mais qui brouillent encore plus l'histoire
Il n'y a que moi qui ai pensé à Harry Potter en le voyant?

Après l'autre souci, c'est que Harry Jirô, le héros est à fond dans son travail. Mais vraiment à fond, ce qui en fait un personnage ni sympathique ni antipathique, mais constamment dans son monde qui ne voit ni n'écoute vraiment personne ( qui oublie constamment que sa soeur l'attend ou qui perd facilement le fil d'une conversation), ce qui n'aide pas non plus la narration.

Après je craignais une histoire d'amour un peu trop présente, on m'a dit "nonon, ça passe bien, en fait, ne ne voit quasiment pas la fille". Et je confirme. En fait, la fiancée, puis la femme du héros, qui est censé être le personnage triste -ou du moins à l'histoire tragique- est un personnage qui aurait gagné à être plus développé. Au départ elle est présentée comme une fille battante, qui veut lutter contre l'adversité que ce soit le tremblent de terre ou sa maladie, mais finalement.. pas grand chose.Jirô ne semble au final pas plus concerné que ça par l'état de santé de Naoko, du coup, le scénario s'en fiche un peu, et le spectateur également. C'est dommage, parce que c'est quand même le second personnage important de l'histoire.

par contre les représentations de mécanique, d'avions, de trains, de bus sont super fignolées, on sent qu'il s'est fait plaisir, ses machines ont un poids, une matière, une densité qui se ressentent bien à l'écran
Et comme toujours, j'ai préféré les personnages secondaires: le chef qui semble pénible au premier abord, mais s'avère un type compatissant, la soeur de Jirô, qui ressemble beaucoup à une version grande de Setsuko la petite fille boudeuse du Tombeau des lucioles. de même j'aurais apprécié d'en savoir plus sur le collègue de travail et copain de Jirô: une piste est lancée, lorsque le chef explique que Jirô ne devrait pas laisser son collègue utiliser ses plans, au risque de s'en faire un rival. Normalement, dans un film, ce genre  d'information sert un peu plus tard de ressort narratif, on s'attend à un développement que ce soit effectivement dans le sens d'une rivalité ou au contraire d'une amitié qui résiste à tout mais.. là aussi, la piste n'est pas exploitée, et c'est dommage. Pareil pour le type bizarre de l'hôtel où le héros prend ses vacances, j'ai presque cru que ça allait partir sur une intrigue d'espionnage, mais... non. Le problème de Jirô est qu'au final,il s'intéresse moins aux gens qui l'entourent qu'à son ami imaginaire, l'ingénieur italien qu'il voit en rêve. Espèce de nerd!

Bon, comme ça j'ai l'air d'être seulement négative, mais non, j'ai bien aimé, simplement ce souci de narration un peu floue, ces personnages secondaires qui aurait gagné à être plus caractérisés pour marquer mieux les esprits, ces pistes qui auraient pu être un peu plus exploitées font qu'à mon sens, c'est un sujet intéressant, mais un film qui restera secondaire dans la filmographie Ghibli.
Et c'est d'autant plus rageant qu'il ne manque pas grand chose pour en faire un bon film..
 Par contre il y a une chose en particulier que j'ai beaucoup aimé: le générique de fin, qui reprend tous les décors vus dans le film, en les vidant de leurs personnages, ce qui met en avant ce que j'adore en général chez Miyazaki: le sens du cadre et du décor, et le tout en 2D classique comme j'aime. Et il y a quelques références intéressantes ( Paul Valéry pour le titre, une mention de "la Montagne magique" de Thomas Mann, particulièrement à propos, puisqu'il y est aussi question d'un ingénieur en vacances à la montagne et du microcosme d'un sanatorium, l'authentique ingénieur italien Caproni et ses avions farfelus..) que j'ai appréciées.
J'aime beaucoup ce genre de plan, avec le personnage à peine visible qui donne un vrai effet de profondeur à l'image
Ou ça aussi, l'effet de flou sur les feuilles au premier plan est splendide


Enfin, à la sortie, il m'a quand même surtout donné envie de revoir Porco Rosso, qui était plus marquant sur une thématique proche.

Sinon, totalement en dehors, je me suis rappelé en voyant ce film que la loi sur le tabac, ben,ça n'est pas au Japon. Tout le monde passe son temps à fumer clope sur clope, ça m'a même étonnée que le gouvernement ne demande pas une censure comme ce fut le cas à un moment pour la pipe de Jacques Tati, effacée des affiches, ou la cigarette transformée en brin d'herbe de Lucky Luke. Pas que ça me dérange spécifiquement, mais juste que certaines scènes où on voit le héros fumer comme un pompier sont loooongues, looongues, sans que ça ne joue un rôle narratif , et auraient gagné à être écourtées, ou plus dynamiques. Voilà c'est ça, le scénario manquait d'ampleur, et m'a donc laissé suffisamment de temps pour me rendre compte de ça!

mercredi 19 février 2014

musée Ghibli de Mitaka, quartier Nakano et horloge Miyazaki

Aujourd'hui, c'est "visite geek" pour le challenge du même nom ( bon en l'occurrence, plutôt otaku que geek), mais comme j'avais promis d'en parler aussi pour le défi Miyazaki.

Le Musée Ghibli est en fait plutôt qu'un musée une vitrine des productions Ghibli, qui présente l'univers de Miyazaki et ses collègues, une reconstitution de son bureau de travail, une diffusion de courts métrages réservés à ce lieu, un toit orné du robot du château dans le ciel, un totoro dans le guichet d'entrée..
Pour s'y rendre le plus classique est de partir de la gare de Shinjuku (attention, c'est une gare de trains régionaux et de métros, mais immense. En 2007, elle recevait plus de 3,5 MILLIONS de passagers par JOUR, il est facile de s'y perdre et d'arriver en retard pour sa correspondance.. Selon l'endroit où on loge, il est beaucoup plus simple de partir de la gare de Yoyogi, beaucoup moins grande. En tout cas, comme il y a fort à parier que , de toute façons, vous deviez d'abord prendre la Yamanote, la ligne circulaire qui dessert les principaux lieux de Tôkyô, Yoyogi et Shinjuku sont deux arrêts qui se suivent sur cette dernière ligne, l'option Yoyogi me semble plus supportable, j'ai horreur des gares immenses bourrées de monde)
Ici un plan des transports de Tôkyô
Une fois trouvé le train,il suffit donc de descendre à la gare de Mitaka, et de suivre les panneaux ornés d'un totoro, tel que celui qui ouvre ce sujet..
ou suivre Mei ;)


après je dois avouer que c'est un peu une déception, car d'une part, il est interdit de prendre des photos à l'intérieur, d'autre part, quand j'y suis allée en 2007, tout était en japonais, pas une traduction en anglais. Mais renseignement pris, ça n'a pas trop changé, malgré le ombre croissant de touristes non-japonais qui y vont.

Et puis, à l'intérieur, il y a un chatbus.. réservé aux enfants, impossible pour les grands enfants comme nous d'y aller, rhaaaa!
De mémoire je dirais que c'est assez sympa, on avait eu un mini bout de pellicule offert avec le billet d'entrée. Donc, à voir une fois, mais peut être pas deux, car ça reste assez frustrant au niveau explications.
Il y a une boutique minuscule, mais bourrée à ras-bord de goodies. Mais là aussi, pour qui veut retourner à la boutique, il faudrait re-payer l'entrée car elle est à l'intérieur du musée.
Pas trop grave cependant, on trouve assez facilement des goodies ailleurs ( Kiddyland sur Omotesando à Tokyo, boutique Ghibli dans le quartier Kyomizu à Kyoto,on en a même vu une à Shikoku..). Ceci dit, ça reste une excursion agréable, le musée est situé à côté d'un parc agréable, dans un quartier résidentiel, sans gratte-ciels, ça fait une coupure sympa après plusieurs jours en centre de Tokyo.
Comme j'y étais allée un jour de pluie, voilà la version " soleil", trouvé sur le site lejapon.fr
Et aussi, je n'avais pas eu de souci pour les billets, car mon agence de voyage m'avait réservé le billet avant de partir depuis la France. Il faut préciser que le musée est accessible seulement sur réservation, soit depuis le Japon (moins cher) soit depuis l'étranger. Voilà toutes les modalités: comment acheter les billets pour le musée ghibli.
Et ici, une "visite virtuelle" du musée, pour voir quelques images de l'intérieur. Les billets sont datés, et donc valable pour un seul jour. A mon avis, une visite à 10h00 ou midi est une bonne idée, pour pouvoir consacrer son après-midi à autre chose.

Ce qu'on avait fait à l'époque, c'était d'aller au musée le matin ( 15 minutes de train depuis la gare de Shinjuku par la ligne chûo) et de s'arrêter  au quartier Nakano, qui se trouve sur la même ligne en rentrant vers Shinjuku, pour manger et faire du shopping.

Car il y a là un grand quartier nommé Nakano broadway, où on trouve des livres d'occasion, des goodies de mangas et dessins animés, des jeux, des maquettes...
Pour ce genre de souvenirs, c'est clairement l'endroit que je préfère. Il y a peut être plus de choix à Akihabara pour tout ce qui est jeux videos et goodies de ce genre, mais je préfère Nakano, moins étendu, mais avec plus de variétés de babioles, et moins densément peuplé ( enfin, tout est relatif, on est au Japon!)
Les photos, par contre, datent de mon deuxième voyage, en 2012, je n'en avais pas prises lors du premier voyage.
on y trouve aussi des bds franco belges!

une petite collection de figurines de divers dessins animés. Je vendrais ma famille pour la figurine Albator ( et la femme pirate qu'on ne voit pas sur la photo)
C'est un bon plan pour ramener des porte-clefs et autres, j'ai même trouvé au fond du premier étage un magasin (nommé robot robot) qui proposait exclusivement des goodies "chibi" ou SD, un peu comme sur ma photo ci dessus.
,
oui.. de nuit, hélas je n'ai pas pu y aller avant

Et dernier lieu : l'horloge Miyazaki. Quartier Shiodome, un quartier du sud deTokyo, pas très intéressant en soi ( quartier d'affaires) Mais le building de la télévision " nippon television network" est décoré d'une horloge géante imaginée par Hayao Miyazaki, donc.

Une énorme horloge steampunk qui s'anime pendant 3 minutes tous les jours à 10h00, 12h00, 15h00, 18h00 et 20h00. Ou plus exactement, qui s'anime 3 minutes avant ces heures là, je me suis faite avoir, j'ai du y retourner le lendemain! Ce n'est pas trop difficile à trouver, sauf que je suis arrivée par Shimbashi, une gare un peu plus éloignée, et le temps que j'arrive la première fois, c''était trop tard. Donc il vaut mieux préférer la gare Shiodome (Ligne violette E " oedo" sur ce plan-ci, accessible aussi par Higashi Nakano, pas loin de Nakano, ou depuis Yoyogi en correspondance)* ou arriver bien en avance. Je suppose que les jours fériés ou de repos, il doit y avoir pas mal de monde qui s'agglutine devant, donc en semaine aussi, c'est peut-être une meilleure idée

Donc je ne vous propose pas mes photos de nuit, avec mon appareil qui n'est pas très bon en faible luminosité, mais on peut en voir de bonnes ici
et aussi, quelqu'un a filmé en intégralité cette très sympathique animation, visible ici

Ca par contre c'est quelque chose que je retournerais volontiers voir, de jour ou de nuit, car il faut vraiment avoir les yeux partout en même temps.

 * Dans les choses "qui ne font pas plaisir", autant le dire de suite, tout est loin de tout à Tokyo, tant la ville est immense, et les transports sont cher, il vaut mieux prévoir un bon budget transports