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dimanche 7 avril 2019

L'oiseau des morts - André-Marcel Adamek

Et c'est parti pour le challenge ABC spécial Belgique,j'ai donc tout simplement commencé à piocher un ouvrage au hasard sur les rayons de la bibliothèque.
Avec 2 critères: Un auteur que je ne connais pas, ou alors seulement de nom, et on va éviter les Nothomb, Simenon et autres trop connus.
Et des livres de préférence de petite épaisseur, pour cause d'emploi du temps très compliqué. Donc quelque chose que je puisse lire en un ou deux allez-retours de tram jusqu'à l'université, ça sera bien!



Celui là rassemblait les deux critères, un coup d'oeil sur la 4°de couverture, et un argument qui m'a tentée: le personnage central est un oiseau.
Et même, ce qui est encore plus original, l'oiseau est le narrateur à la 1°personne. Qui nous raconte ses "mémoires" ou plutôt ses impressions, son quotidien d'oiseau.
Rétrospectivement, depuis sa sortir " fracassante" de l'oeuf, sa découverte du vol,de la vie en colonie, de la chasse, ses brèves rencontres avec les humains,jusqu'au jour où il est capturé par l'un d'eux, militaire boiteux qui va l'apprivoiser, avant de le revendre à un oiseleur, pour être acquis par Barbelune l'herboriste.
Lequel , au long de longues années de patience, arrive à inculquer au volatile non un langage, mais une compréhension du langage humain. et pour cause, c'est une corvidé, une corneille, plus exactement, espèce connue pour son intelligence,son adaptabilité, sa sociabilité...
Et, malheureusement,associé dans les préjugés tenaces, à la mort, au malheur,au mauvais présage..
Et il s'avère que cette histoire qui semble à première vue intemporelle, impossible de déterminer en premier lieu où et quand elle se passe ( Il y a des fusils, mais aucune mention de modernité autre, les victimes d'un massacre sont enterrées sur place, des armées s'affrontent sur le terrain.. j'étais partie sur une idée du genre XIX° ou XVIII° siècle à la campagne.. mais non, on finit par apprendre grâce à un détail très caractéristique que nous sommes en fait à la fin du moyen-âge, début de la Renaissance au grand maximum)
Et donc la corneille qui n'a pas encore la notion du langage et de l'onomastique mais philosophe déjà, entre les périodes où son estomac ne crie pas famine,se fait le témoins du monde des humains, de leur guerre insensée, mais aussi de l'amitié inédite qui peut se nouer entre un oiseau et son "maître"..

Donc une fois accepté ce parti près d'un oiseau qui raconte sa vie avec une... "plume" très raffinée, c'est une très jolie découverte, originale.Servie par une écriture très travaillée et poétique splendide.
avec une petite dose de mystère et de magie bien agréable ( on est en pleine période où les gens vont voir l'herboriste à reculons, le payent en produit de la ferme, mais où tout le monde s'en méfie le considérant comme un sorcier).

Si je devais le situer dans une catégorie, je le classerais dans les contes, ou dans les fables,on est vraiment sur ce terrain là, quotidien,avec une dose de merveilleux, mais aussi un certain humour ( l'oiseau rate son premier vol, moins par manque d'habitude que, parce que , seul survivant du nid, il est gavé par ses parents, et en surpoids, vole comme une pierre)

Un auteur donc que je vais garder en mémoire car non seulement son style narratif et son parti pris original d'un héros non-humain me plaisent beaucoup, mais la postface très complète qui met ce court roman en parallèle avec d'autres de l'auteur, montrant une remarquable homogénéité d'inspiration et de thèmes me donne envie d'en savoir plus.

pas de jour prévu pour cet auteur, donc puisque j'ai aimé, tiens, je lui offre un billet pour mon annversaire


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