mardi 8 novembre 2016

The Walking Dead Saison 1 ( Série TV)

Me voilà donc une fois de plus par la force des choses coincée à la maison, en arrêt maladie, avant d'en être au point de tuer mes chefs ( la situation est un peu compliquée au travail et et même disons à couteaux tirés),  ce qui est l'occasion de continuer ma cure ciné.. étendue cette fois à des séries TV.
Et à l'approche des élections américaine, en voyant et en écoutant un des candidats- je vous laisse deviner lequel-  je me suis rendue compte que je n'avais pas encore eu l'occasion de regarder cette histoire de zombies à succès.
En plus une série où on canarde  à tour de bras des morts-vivants, ça a un petit côté catharsis par rapport à mon travail, je pense.

Donc le sujet de départ? Quelque part du côté d'Atlanta, Rick est policier et a un peu la guigne, ça ne va pas très fort avec sa femme et en plus, il est gravement blessé lors d"une arrestation qui tourne mal. Cloué sur un lit d'hôpital, à observer les allées et venues de ses collègues qui lui apportent des fleurs sans vraiment pourvoir faire quoi que ce soit. Et lors qu'il parvient enfin à articuler pour dire quelque chose à Shane ( le coéquipier qui vient de lui amener les fleurs), pour lui il ne s'est passé que quelques secondes... mais les fleurs sont déjà fanées sur la table. En fait il émerge d'un cirage qui dure depuis plusieurs semaines, pour se retrouver seul dans un hôpital dévasté. La lumière fonctionne encore un peu, mais il n'y a plus d'infirmières ni de téléphone.
Seul, enfin presque. Lors qu'il parvient à sortir de sa chambre, c'est pour tomber sur un cadavre mutilé dans un couloir dévasté, véritable scène de guérilla urbaine (oui un peu la situation du mec de 28 jours plus tard, ce qui s'est exactement passé, et la raison pour laquelle il est toujours là, est résumé en intro de l'épisode 6). Donc Rick en caleçon et chemise d'hôpital encore bien vaseux, découvre des choses étranges: une porte sur laquelle est inscrit " ne pas ouvrir, il y a des morts dedans".. et visiblement  tous ne le sont pas  vraiment, au vu de l'énergie avec laquelle ils essayent de sortir.

Pire encore à l'arrière de l'hôpital, ce sont des dizaines de corps emballés prêt pour la morgue qui décorent le paysage. après avoir volé un vélo à son demi propriétaire ( oui cette séquence est très drôle) Rick pédale jusque chez lui, pensant qu'il hallucine probablement à cause des médicaments. Mais sa femme et son fils ont vidé les lieux emportant tout.
Alors que Rick le malchanceux essaye de classer ses idées, il est assommé à coup de pelle par un petit garçon et son père, qui squattent la maison des voisins... et se réveille à nouveau sur un lit, attaché. après ce sauvetage musclé et vérification qu'il est bien humain, les deux survivants lui expliquent: la ville entière a été victime d'une épidémie de fièvre zombie, et, pour y échapper, ceux qui n'étaient pas atteint ont fui vers Atlanta. Sa femme et son fils ont du suivre le même chemin.. Ni une ni deux, Rick part pour Atlanta, récupère un cheval au passage - parce qu'il n'y a plus  d'essence - devenant pour le coup un authentique Sherrif de L'ouest, colt, chapeau à étoile et cheval...
on dirait moi qui part en vacances (bah oui, j'habite dans le sud donc je pars en vacances dans ce que les JT un peu bas de plafond appellent le "sens des retours". )


Et se retrouve illico presto coincé par une horde de zombies. Mais heureusement, il y a Findus, et un cheval c'est bien plus nourrissant pour une bande de zombies affamés qu'un flic un peu maigrichon.
"Do not enter" euh, merci du conseil.  Mon problème avec ce genre de séquence c'est que mon cerveau enclenche automatiquement le jingle "Benny hill" qui rend TOUT burlesque.

Ceci dit, l'aide viendra d'un groupe de survivants, qui après l'avoir un peu menacé quand même, se dit qu'un authentique flic qui sait manier les armes, ça n'est pas inutile dans un rpg groupe.
Ce que Rick ne sait pas encore,c 'est qu'ils ne sont qu'un détachement d'un groupe plus grand, planqué en forêt, où se trouvent aussi sa femme, son fils et son coéquipier (qui le croyant mort, s'est bien occupé de madame entretemps). Joie et bonheur? Que Nenni, juste le début des emmerdes façon Koh-Lanta. Sans compter que les survivants ne sont pas tous à la base les plus brillants ou les moins salauds des humains, et certains voudraient garder dans leur microcosme les modes de vie d'avant. C'est à dire en rester à leurs préjugés de supériorité des blancs sur les noirs, ou des hommes sur les femmes..

Ceci dit, je en sais pas si c'était le but ou pas, mais je rigole énormément avec cette série. Parce qu'elle se permet des moments d'humour auquel je ne m'attendais pas : le héros qui pédale sur un mini vélo en pyjama d'hôpital, ou se fait assommer sans sommation; le cheval que j'ai réellement surnommé Findus dès son apparition. Le tartinage un peu crado de sang de zombie, pour tromper l'odorat des autres zombies et passer parmi eux ni vu ni connu, avec bien sûr la pluie qui va se mettre à tomber juste quand il ne faut pas. Un bandit qui se prend une flèche dans le cul. Ou le misogyne qui frappe sa femme ( ho toi, tu va crever parmi les premiers, enfin j'espère!) et se trouve bouffé par une zombinette affamée. Yep, merci madame.  Le sale type raciste qui fait iéch le monde qui se retrouve attaché sur un toit et comme par hasard, la clef des menottes qui tombe pile au fond d'une canalisation -c'est-vraiment-trop-dommage- on-va-devoir-partir-sans-toi.
Des choses comme ça, assez gaguesques, des gags un peu téléphonés mais assez réjouissants dans le fond. Ou plutôt, disons que JE choisis de les considérer au second degré ( surtout pour le dernier épisode avec un cliché de savant fou un peu tout nase et  ho, merde on est coincés dans un bâtiment qui va sauter dans moins de 5 minutes, mais... j'y pense j'ai trouvé ce truc en lavant tes affaires, tu crois qu'une grenade à main, celle que tu avais chopé au début de la série et qu'on avait complètement oubliée,  ça pourrait nous servir pour péter une fenêtre?Yep! j'avoue là, c'est du too much auquel j'ai du mal à trouver une excuse, même en étant bon public. a égalité avec le coup des bandits latinos qui n'en sont pas...
Parfois ça passe.. parfois non. Et mon juke box mental a fait plus d'une fois le raccourci Jingle Benny hill, ça n'aide pas à prendre tout ça au sérieux.

Par contre et c'est un peu l'autre problème,  la série s'attarde aussi sur les détails du quotidien ( deux gars qui parlent de leurs problèmes de nanas, deux soeurs fans de pêche qui parlent de noeuds de marins, de mouches, etc..). Alors oui c'est supposé donner un cadre, montrer comment la vie s'organise tant bien que mal chez ces réfugiés retournés à la vie sauvage, et leur perte de repères, mais quelque part ça donne aussi un effet comique involontaire ( heu sérieusement... c'est l'apocalypse zombie à moins de 5 kilomètres et vous comparez vos mouches et vos techniques de pêche?!). Disons que c'est le principal reproche que je ferai à l'issue de cette saison 1: efficace dans les moments d'action, la série patauge un peu dans les moments intimistes ou d'émotion, que je n'arrive pas franchement à prendre au sérieux, ou a prendre en pitié les "gentils" condamnés à clamser à brève échéance parce qu'ils ont été mordus. Ouaip, c'est bien gentil, mais ta soeur fan de licornes et de sirènes et son cadeau d'anniversaire, ben, j'm'en fous.
Pareil avec la femme de Rick qui se console très vite de la mort de son mari puis jette son amant dès le retour du légitime, en .. quelques secondes. Cash. Sans accepter d'en discuter. Ok, il en faut un peu plus pour rendre un triangle amoureux crédible ( c'est une série les gars, pas un film, vous pouviez vous permettre de développer un poil plus le personnage qui du fait se résume à " c'est une garce") et là, ça plombe vraiment l'histoire avec quelques scènes dispensables. Donc triangle amoureux pourquoi pas, mais il faut que ça tiennent un minimum la route sinon ça ne sert à rien.

La série joue aussi à fond des clichés de films d'horreur à fond les ballons, ceux qui vous font dire " ho toi tu vas crever dans 2 minutes" quand un personnage dit LA phrase: j'arrive dans quelques instants/ Je vais pisser/on se sépare en deux groupes/ (vague bruit derrière une tenture) "je vous ai dit que je ne voulais voir personne/ il n'y a rien a craindre ici les zombies ne viennent pas sur les hauteurs...
Toutes ces phrases qui font que le spectateur sais d'avance à quoi s'attendre et là, deux options, soit lui faire plaisir et se faire plaisir en lui proposant ce qu'il attend, soit prendre le chemin opposé et surprendre. La série joue alternativement sur les deux tableaux et c'est plutôt sympa.
Et non , pour une fois,  le black ne va pas mourir en premier, et le mec qui sauve la mise aux autres plus d'une fois a une solide formation non pas de hackeur de génie mais de livreur de pizza.

Mais voilà, des clichés et de l'humour, parfois volontaire, parfois involontaire, qu'au final, je rigole souvent franchement, soit avec la série soit.. des facilités du scénario et je ne peux absolument pas prendre les moments pathétiques au sérieux, même quand des gentils innocents se font mordre ( bah oui, t'avais dit " je vais pisser", t'avais signé ton arrêt de mort).

Il reste encore les zombies, bien moches aussi, et que je ne peux pas non plus prendre au sérieux, tant ils me rappellent Eddie, la mascotte d'Iron Maiden ou la marionnette des Contes de la crypte ( wowo j'aimerais revoir ça aussi oui!)


Dad!!!!
Yes honey?

Au final une petite série pas impérissable, mais distrayante, tirée d'un comics, j'ai toujours cru que c'était l'inverse. Pas 100% réussie pour moi, mais qui a déjà un avantage: la première saison fait 6 épisodes de 45 minutes chacun - le temps de tâter le terrain et d'aviser de la réception- , les saisons suivantes, une quinzaine d'épisodes, ce qui reste encore correct, car je décroche vite lorsque les saisons d'une série sont trop longues. Mais ce jeu de massacre est assez réjouissant à voir et assez addictif en dépit de ses limites pour qu'on veuille savoir ce qui va se passer. J'espère vivement que ça va s'orienter plus sur une série d'action et/ ou d'humour que sur de longues discussions supposées émouvantes au coin du feu. Disons que je laisse le bénéfice du doute à la première saison , qui a toujours la dure tâche d'installer le décor.

Ceci dit à l'occasion je tenterai la suite, peut être même d'ici la fin de mon arrêt maladie, avant de repartir affronter les zombies de ma hiérarchie ( j'ai l'impression que beaucoup d'entre eux n'ont effectivement plus que le cervelet en état de marche et que les fonctions supérieures sont aux abonnés absents). Ou pour les élections en France?  ( gniark! vanne gratuite)
oui oui, ça finit officiellement dimanche, enfin le mois Halloween, pour l'élection..on verra demain.
BRAIIIIIIIINS!!!

2 commentaires:

  1. Et maintenant une nouvelle saison en Live pour 5 ans aux US...Youpi!!

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    Réponses
    1. Enfin, si les Simpson ont vu juste dans 4 ans, c'est Lisa qui sera aux manettes :D

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