mardi 1 novembre 2016

The Rocky Horror Picture show ( film 1975)

Et voilà, ma soirée Halloween a été aussi cinématographique, vu que le Pandora et là ils méritent une déclaration d'amour pour ce qu'ils ont fait: Le Pandora je vous kiffe, vous méritez un gros coeur.
Voici un gros coeur bien kitsch et scintillant mais halloweenesque quand même pour vous remercier, profitez en, ça n'arrive pas souvent

Voilà, donc la soirée halloween c'était une double programmation kitscho-musicale, suivie d'un concert, pour 15€. Je n'ai pas pu rester pour le concert, mais admirez...
je n'ai pas pu choper une affiche, j'aurais bien aimé la mettre chez moi
Voui, juste 2 des rares films musicaux que j'aime vraiment. Je ne suis pas du tout comédie musicale, et les films musicaux que j'aime tiennent sur les doigts d'une seule main ( ou des deux si vous avez croisé un monstre qui vous en a boulotté quelques uns!)
- Rocky horror
- Phantom of the Paradise
- The Blues brothers
- Sister act 1
- West side story ( pour la partition de Leonard Bernstein uniquement!)

Je mets à part Hair, je n'aime pas la version film de Milos forman, mais j'aime la version théâtrale, et Tommy pour certains passages, parce que les Who.. mais le film dans l'ensemble n'est pas convaincant.

et donc une double soirée Phantom of the paradise, + rocky horror.
C'est pertinent, les deux films sont de la même époque, d'un style totalement outrancier et barré, avec une bande son bien rock.. mais la comparaison s'arrête la Rocky horror est un Midnight Movie qui a eu peu de succès à sa sortie, et s'est constitué un noyau dur de fans qui en ont fait un happening festif, Phantom est un film assez méconnu du grand public signé pourtant d'un réalisateur prestigieux qui n'était déjà pas un débutant. Les deux ont donc des enjeux et un but totalement différents.

Commençons par The Rocky horror, le plus connu des amateurs de cinéma bis délirant.

Brad et Janet, deux amoureux un peux niais qui vivent à Denton" la ville la plus heureuse d'Amerique" ont décidé de se marier et d'aller en avertir le Professeur Scott. ancien professeur de science. Ils ont en effet fait connaissance sur les bancs de sa salle de classe et ne se sont plus quittés depuis. alors qu'ils font route pour lui rendre visite sous une pluie battante, ils se perdent et crèvent un pneu. Pas d'autre choix que d'aller demander de l'aide dans la maison la plus proche. Un manoir sinistre, où comme l'annonce une pancarte "vous entrez à vos risques et périls". Ce qu'il vont y trouver dépasse tout ce qu'ils auraient pu imaginer: le majordome est un bossu à l'aspect effrayant, la bonne est totalement dingue, ils arrivent en pleine fête du congrès annuel transylvanien en train de danser sur des rythmes endiablés aux paroles salaces, avec numéro de claquettes en prime (Janet, un peu oie blanche sur les bords n'est pas rassurée et s'évanouit à plusieurs reprise, tandis que Brad, un peu couillon sur les bord prend ça pour des danses folkloriques).

Le maître des lieux est un scientifique travesti en bas résilles qui les invite en particulier à venir prendre part à la grande soirée qu'il organise en l'honneur de Rocky, la créature à laquelle il s'apprête à donner vie.  La soirée et la nuit promettent d'être très longues.. et pleines de "découvertes" sur eux-mêmes au passage.

Relecture pop-rock de l'histoire de Frankenstein et de sa créature à la sauce fantastique-SF , il fait beaucoup de clin doeil très appuyés aux domaines visuels: tableaux tels American Gothic de Grant Wood (que j'ai toujours pensé être d'Edward Hopper en fait)...
des fermiers, ma foi, très accueillants

...Films de la Hammer ou grand classiques du cinéma fantastique ( Rocky a peur des bougies, comme la créature dans le Frankenstein de 1935 avait peur du feu), il invite aussi dès son générique d'ouverture les grands classiques de la SF ( sont cités King Kong, le jour où la terre s'arrêta, la planète interdite, Dr X, it came from outer space...), autant que les films de ballet  aquatique des années 40. Donc une parodie-hommage festive, clairement vouée à la déconnade maximale. Le scénario part très vite en sucette, mais dans le fond, ranafout', on est là pour s'amuser.

Tiré d'un spectacle musical anglais écrit par Richard O' Brien ( qui tient le rôle de Riff Raff, le majordome), la transposition au cinéma n'a pas eu le succès escompté ( trop portenawak, un scénario ouvertement je m'en-foutiste, et trop sexy même pour les années 70: Susan Sarandon dont c'est un des premiers rôles se promène en sous vêtement la majeure partie du temps, Barry Bostwick en slip kangourou king size d'effet absolument ridicule qui me fera toujours rire, les chansons sont ouvertement à la gloire de l'amour libre et bourrées -si j'ose dire- de sous entendus salaces.
Donc non, un peu trop extrême pour le cinéma normal, le film n'a eu du succès qu'en étant présenté en "midnight movie" une sélection de films bis ou d'avant garde présentée tard dans la nuit, pour un public de niche dans les années 70. Le bouche à oreille à fait son travail, et le noyau dur de fans a peu à peu transformé le film, portenawak et festif, en happening délirant et festif, avec déguisement, troupes amateurs venant ajouter leur grain de sel et improviser en marge du film, etc..
La représentation d'hier était assez calme, mais j'ai assisté à une séance scénarisée de ce genre au studio Galande à Paris il y a quelques années et c'est un moment de rigolade inoubliable.

Alors oui,  le film est bourré de défauts d'un point de vue réalisation, faux raccords et scénario qui part en vrille, mais a le mauvais goût assez sûr pour s'en foutre totalement, et aller jusqu'au bout de son n'importe quoi, sans craindre ni le ridicule ni de se vautrer. Les acteurs-chanteurs y vont à fond les ballons,  la troupe de danseurs est probablement la moins homogène du monde, avec des grands, des maigres, des gros, des petits, des vieux... et c'est probablement ça qui a contribué au succès de cet ovni - le mot est choisi consciemment- cinématographique, en plus d'une bande son délirante et entraînante.
Et ce qui aurait pu tuer dans l'oeuf les carrières de Susan Sarandon, Barry Bostwick et Tim Curry les a lancés de manière inespérée.


Et en commençant sa carrière comme ça, ça n'était pas gagné
Et au passage , nom de dieu, Tim Curry,  outre le fait d'être très drôle en savant fou qui chante les joies du travestissement, a une voix absolument incroyable, il aurait facilement pu faire une carrière de chanteur de blues-rock, il a opté pour le doublage

mais, wow...
Ha et puis au passage, ce type est aussi le responsable de génération d'enfants traumatisés par les clowns. Pennywise le clown trèèès malsain de "ça" d'après Stephen King c'est le même acteur

Oui oui, le même.
A mentionner aussi dans le rôle d'eddi, le loubard qui n'aimait pas son nounours l'apparition de Meatloaf, le chanteur de Rock aux titres improbable ( il a quand même a son actif une chanson titrée " objects in the rear view mirror may appear closer thant they are". Je me demande s'il existe un générateur de titres façons Meatloaf.
Ce n'est pas forcément le rocker le plus connu, mais les gens de ma génértions connaissant au moins un titre, un, sans savoir forcément qui le chantait. Ca passait en boucle à la radio Il n'a pas fait que de bonnes choses et malheureusement, son tube le plus connu n'est pas du tout son meilleur titre - bon j'avoue le clip est kitsch mais sympa avec sa référence à la belle et la Bête et au Dracula de Coppola-  mais j'aime beaucoup les ambiances limite progressives de certains morceaux et sa voix qui passe facilement de la subtilité à la puissance. Mais Bat out of Hell est un très bon album.
donc bref voilà pour vous un rocker à banane qui sort d'un congélateur à moto, avec un saxophone

en tout cas, une nouvelle version a été faite récemment, et.. comment dire, déjà ne pige pas bien le principe de faire jouer le rôle de Frank, qui est donc un homme qui s'habille en femme par.. une femme ( certes, transexuelle, mais du coup maintenant c'est une femme, qui donc joue le rôle d'un homme travesti en femme. What's the point les amis, what's the point? non tu n'es pas un sweet transvestite, tu es une nana un peu extravagante habillée en fille.
Et même musicalement, c'est pas ça, ça manque de délire, de punch, de conviction, de décadence,  de tout ce qui fait la version originale. Là, c'est plutôt un hommage gentillet et gentiment propre.. et ça réussit le prodige d'être encore plus fauché au niveau mise en scène en ayant du budget, que le film des années 70 qui n'en avait pas. Et quand quelque chose réussit être moins bien avec du budget que précédemment sans pognon, c'est mauvais signe.
Ca sera donc sans moi!
En tout cas la version originale et ses numéro musicaux, c'est un peu mon prozac à moi en période de crise. Rose tint my world ( mais sinon, la frustration: tous ces gars en collants ont de plus belles jambes que je n'en aurais jamais, et marchent mieux que moi avec des chaussures à talons)

2 commentaires:

  1. Bon, je vois que la soirée a été encore plus fructueuse que tu l'imaginais...ce Frankenstein frappa-dingue me plait bien!!

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    1. En tout cas il y a de quoi faire criser ceux qui sont contre le mariage pour tous, il y a une séquence qui parodie la marche nuptiale de manière assez croquignolette :D

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