jeudi 15 décembre 2011

Sourcellerie - Terry Pratchett

Après avoir déjà lu la huitième couleur et le huitième sortilège, j'ai longuement hésité sur le chemin à prendre quand à la suite des annales du Disque monde entamé l'an dernier pour le défi fantasy.

Continuer sur les aventures de Rincevent?
Bifurquer sur celles de la Mort?
Prendre les livres dans l'ordre de parution et donc attaquer les cycle des sorcières?


Bon, c'est finalement Rincevent qui a eu ma préférence, juste parce que le mage le plus calamiteux de toute l'histoire de la magie vaut le détour.

Donc, nous retrouvons dans Sourcellerie notre ami Rincevent, toujours aussi doué pour se trouver au mauvais moment au mauvais endroit, en train de tirer au flanc à sa bonne habitude, pile au moment où un Sourcellier fait une entrée fracassante à l'université de l'invisible, pour réclamer le titre d'archichancellier de l'université.
Un sourcellier, c'est en quelque chose un mage au carré. Car si le huitième fils d'un huitième fils nait mage, le huitième fils d'un mage nait Sourcellier, c'est à dire détenteur de la magie primordiale, incontrôlable et aux effets secondaires assez surprenant, les fuites de sourcellerie on une fâcheuse tendance à métamorphoser tout ce qu'elles croisent en matière plus ou moins comestible, ou plus ou moins vivant, voire les deux à la fois.

Thune, car c'est son nom, âgé d'une dizaine d'années, et plus doué que l'ensemble des mages du disque monde, vient donc réclamer la charge d'archichancellier et le chapeau qui va avec. Par une coincidence extraordinaire, c'est justement le moment ou le chapeau décide d'être volé (oui décide!), et ou Rincevent décide de prendre le large.

Et par une coincidence encore plus extraordinaire, Rincevent, se retrouve évidemment nez à nez avec Conina, voleuse de petit format en robe à fleurs, lanceuse de couteaux émérite et digne fille de son père Cohen le barbare qui l'entraine à la poursuite du fameux chapeau ( à noter que Conina rêve de devenir coiffeuse, mais on peut difficilement suivre la carrière qu'on veut quand on descend du plus célèbre aventurier barbare du disque.. l'hérédité, tout ça..)

Et une fois de plus c'est savoureux.. après avoir tourné en dérision les classiques de la fantasy dans les deux premiers volumes, cette fois, ce sont les récits d'aventures ( pirates inclus) et les contes de milles et une nuits et la myhtologie nordique qui font les frais de l'imagination débordante de l'ami Pratchett.

Car Conina et Rincevent  vont aller entre autres visiter le palais du Sériph Créosote, homme riche qui n'aime rien tant que les femmes du harem lui racontent des histoire, faire voler un tapis volant particulièrement farceur, embarquer dans leur périple Nijel, héros barbare depuis trois jours en autoformation par correspondance. Et finalement assister au réveil des géants des glaces qui profitent de la panique générale provoquée par le sourcellier pour essayer de reprendre la mainmise sur le disque. Rien que ça.

Un régal.. j'aime énormément les comparaisons délirantes qui émaillent le récit, du style " il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois d'affilée, vivante image d'un poisson rouge qui s'efforce de comprendre le concept des claquettes"... Soooo british!
Et quel plaisir de retrouver le Bagage, qui découvre les effets de l'alcool et se prend une gigantesque gueule de bois (car oui, une malle qui a la gueule de bois, c'est drôle!)

Prochaine étape: Faust Eric.

Car Sourcellerie finit en laissant une fois de plus Rincevent en mauvaise posture, une fois de plus direz-vous, à suivre dans Faust Eric. Vite Vite, la suite!

( ha oui, au passage: J'ai du emprunter Sourcellerie à la médiathèque, car les nigauds de chez Pocket ont eu la mauvaise idée de changer leurs jacquettes pour la réédition, et de passer d'une tranche grise à une tranche blanche.. Or Sourcellerie est le seul de la saga Rincevent que je n'ai pas pu trouver
avec tranche grise.. et j'ai horreur des éditions dépareillées!) Donc si quelqu'un parmi vous l'a avec la tranche grise et souhaite s'en séprarer, je suis preneuse.

5 commentaires:

  1. Que de souvenirs ! J'ai beaucoup aimé celui-ci mais je n'en garde que des souvenirs vagues... il faudrait que je relise Pratchett :) Merci pour ce premier billet !

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  2. Je n'ai lu qu'un Pratchett.. mais je sens que le tome 2 va faire partie de ma prochaine commande! Tu donnes envie de se replonger dans cette série!

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  3. On va dire que Pratchett est devenu en quelque sorte mon anti-dépresseur officiel :)

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  4. J'aime beaucoup beaucoup Rincevent, j'avais hâte de le retrouver après la lecture des 4 premiers. Mais j'avoue par contre que si l'univers me plait toujours, le récit façon humour me lasse un peu à force.
    Ah oui le Bagage et sa gueule de bois, un grand moment c'est vrai ^^

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    1. J'ai trouvé le suivant, les Tribulations d'un mage en Aurient, plus sérieux, sous des dehors humoristiques, et donc un cran encore au dessus ( pas mal de passages un peu philosophiques, sur la politique, la vieillesse, l'inutilité des actions humaines, tout ça..)
      Mais j'alterne avec d'autres lectures, pour ne pas me lasser :)
      une fois finie la saga Rincevent, je tenterais surement les aventures de la Mort, je sens qu'il vva y avoir plein de références à Poe. Les sorcières m'attirent moins en fait.

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