Bienvenue amis curieux!
Pourquoi le Cabinet de curiosités?
Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...
Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture
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Bonne lecture
dimanche 23 mars 2014
Un safari arctique et autres racontars - Jørn Riel
tome 2 des aventures drôlatiques d'Anton, Valfred, Mads Madsen et leurs copains, tous chasseurs perdus sur un coin de banquise au nord-est du Groenland, que j'avais découverts et appréciés l'été dernier. J'ai pu trouver assez vite cette suite, me voilà donc repartie pour les terres boréales
Même principe que pour le tome 1, il n'y a pas vraiment de héros, chaque trappeur connaît son moment de gloire dans une ou l'autre des nouvelles du recueil, enfin, si on peut parler de gloire dans le cas où on se retrouve en caleçon et chaussettes à engueuler un ours blanc qui voit déjà en vous son prochain dîner, et qu'on réussi à sauver sa peau par un incroyable concours de circonstances (la balle perdue), ou qu'on se retrouve à dériver pendant plusieurs jours sur un iceberg, avec pour seule compagnie un type qui passe son temps à dormir, un réchaud, une bouteille de schnaps et de la viande de phoque. (un petit détour).
Mais grosso modo, c'est tout un univers et ses habitants qui se dessine, touche après touche, nouvelle après nouvelle, un univers où le temps est une donnée élastique, où la survie est un enjeu de chaque instant, et où l'amitié seule peut permettre de ne pas sombrer dans la déprime. Ce qui manque arriver à Anton, l'étudiant venu au pôle avec plein d'idées préconçues sur la vie arctique et qui se voyait déjà en héros des glaces, lorsqu'il se frotte à la réalité de la vie quotidienne, un peu plus dure qu'ailleurs, mais tout aussi routinière, surtout lorsque la nuit s'étire sur plusieurs mois (le bruant des neiges).
Malgré tout, je conseillerai aux futurs lecteurs de prendre les tomes dans l'ordre, car ce volume 2 fait référence à des événements narrés dans le premier (un petit détour fait largement référence au dressage d'un lieutenant du tome 1,et ce qu'il advint d'Emma, est la suite directe de la vierge froide, où on apprend ce qu'est devenue la femme imaginaire que Mads Madsen avait inventé un soir où il était en verve, et dont il avait cédé " les droits d'auteur" à l'un de ses copains, permettant ainsi ça cette idée de poursuivre sa "vie") Car c'est bien de ça qu'il s'agit. Un des personnages dit ici qu'un récit grandit en passant de personne à personne, en vivant sa vie, en se voyant enjolivé de détails. On est dans une culture orale pas si éloignée des légendes ou des contes. qu'importe si, au lieu de dieux et de héros, on a ici des chasseurs plus ou moins portés sur la bouteilles. D'ailleurs, les gens qui me connaissent peuvent s'étonner de me voir passionnée par des nouvelles qui parlent de chasse, moi qui déteste ça. C'est assez simple: jamais on ne ressent chez eux d'agressivité gratuite, ils chassent soit parce que c'est leur travail ( on est dans les années 50, et le commerce de la fourrure n'est pas encore mal vu), soit par nécessité, pour se nourrir ou se vétir ( et l'ours tué par accident dans "une balle perdue" est mangé, et sa peau sert à réparer le traîneau qu'il avait endommagé), ce ne sont pas des meurtres gratuits par plaisir de tuer. Cette notion apparaît dans "un safari arctique", via l'autoritaire Lady Herta, vieille dame chasseuse dans l'âme venue sur la banquise uniquement pour le plaisir de tirer sur un boeuf musqué, et qui par son ridicule ( elle vient chasser "à la rustique", mais il y a quand même besoin d'une douzaine de personnes pour porter son équipement qui comprend plusieurs tentes, une baignoire pliante, de la vaisselle en cristal, des boites de conserve exotiques..), fait ressortir le bon sens et la simplicité des autochtones, pas plus natifs qu'elles, mais, cerise sur le gâteau, c'est l'occasion de quelques vannes bien senties sur l'esprit colonial.
Donc, une très bonne lecture qui me convainc de poursuivre l'aventure arctique, quand l'occasion s'en présentera ( en fait très bientôt, car je viens de gagner à un concours le tome 3 d'une adaptation en BD, qui correspond en fait à l'adaptation graphique de 3 nouvelles issue de ce volume)
et allez, une petite citation car, quand même, :"la baie était incroyablement belle. Les restes de glace de l'hiver brillaient à la manière de sculptures blanches, comme jetées par une artiste fou dans l'eau verte et paisible. Les seuls mouvements perceptibles, c'était les ombres des nuages d'été flottant et des petites ondes concentriques provoquées par la glace qui dégoulinait. A l'extrémité nord de la baie s'ouvrait une large vallée entre de sombres parois de montagnes. Le fond de cette vallée était couvert de bruyères en fleurs et scintillait de couleurs bleues et violettes"
Groen- land, terre verte, c'est marqué dans le nom. Nom d'un casque viking, mais si on me donnait l'occasion d'aller passer l'été là haut au frais, j'irais sans faute!
mercredi 12 mars 2014
Le vent se lève ( film d'animation)
Voilà,c'est fait j'ai enfin pu aller voir le dernier Miyazaki (en date, mais aussi, il l'a promis, le dernier, tout court. enfin, il avait déjà dit ça pour Ponyo...)
Alors d'abord, je pousse ma beuglante contre mon cinéma Art et essai local, qui au fil des ans, a présenté tous les films Ghibli en VOST dès leur sortie. Et qui file vraiment un mauvais coton: Non seulement le Vent n'a été programmé qu'un mois après la sortie nationale, et seulement pendant les 15 jours des vacances scolaires. Il fut un temps ou l'annonce " c'est le dernier" leur aurait donné l'idée géniale de faire une rétrospective, mais là non. La personne qui choisit les programmes mise à fond sur le cinéma français " d'auteur" comme on le voit ailleurs ( ce qui fait qu'Adèle et Guillaume sont à l'affiche depuis des semaines et des semaines) et loupe complètement, pour essayer de drainer peut être un public plus large, mais se coupe totalement de son public habitué, qui s'y rend quasiment uniquement pour les films étrangers en VOST.
Quand à "lettre à Momo", je n'étais même pas allée le voir, vu qu'il n'était disponible qu'en français.
Voilà, ça c'est fait... passons donc au film proprement dit. J'ai bien aimé je dirais, mais ça n'est pas mon préféré. Bon, le sujet est assez technique ( entre deux-guerres, la conception d'avions par un ingénieur, complètement à fond dans ce qu'il fait) ce qui peut rebuter le public qui vient là pour du merveilleux fantastique, Le Vent se lève est plus ancré dans la réalité, avec le tremblement de terre du Kantô, en 1923, le krach boursier de 1929, qui permettent de suivre, un peu, la temporalité. Un peu seulement, car, c''est là le principal problème, la narration est très floue et très éclatée, entrecoupée de séquences oniriques plutôt jolies, mais qui brouillent encore plus l'histoire
Après l'autre souci, c'est queHarry Jirô, le héros est à fond dans son travail. Mais vraiment à fond, ce qui en fait un personnage ni sympathique ni antipathique, mais constamment dans son monde qui ne voit ni n'écoute vraiment personne ( qui oublie constamment que sa soeur l'attend ou qui perd facilement le fil d'une conversation), ce qui n'aide pas non plus la narration.
Après je craignais une histoire d'amour un peu trop présente, on m'a dit "nonon, ça passe bien, en fait, ne ne voit quasiment pas la fille". Et je confirme. En fait, la fiancée, puis la femme du héros, qui est censé être le personnage triste -ou du moins à l'histoire tragique- est un personnage qui aurait gagné à être plus développé. Au départ elle est présentée comme une fille battante, qui veut lutter contre l'adversité que ce soit le tremblent de terre ou sa maladie, mais finalement.. pas grand chose.Jirô ne semble au final pas plus concerné que ça par l'état de santé de Naoko, du coup, le scénario s'en fiche un peu, et le spectateur également. C'est dommage, parce que c'est quand même le second personnage important de l'histoire.
Bon, comme ça j'ai l'air d'être seulement négative, mais non, j'ai bien aimé, simplement ce souci de narration un peu floue, ces personnages secondaires qui aurait gagné à être plus caractérisés pour marquer mieux les esprits, ces pistes qui auraient pu être un peu plus exploitées font qu'à mon sens, c'est un sujet intéressant, mais un film qui restera secondaire dans la filmographie Ghibli.
Et c'est d'autant plus rageant qu'il ne manque pas grand chose pour en faire un bon film..
Par contre il y a une chose en particulier que j'ai beaucoup aimé: le générique de fin, qui reprend tous les décors vus dans le film, en les vidant de leurs personnages, ce qui met en avant ce que j'adore en général chez Miyazaki: le sens du cadre et du décor, et le tout en 2D classique comme j'aime. Et il y a quelques références intéressantes ( Paul Valéry pour le titre, une mention de "la Montagne magique" de Thomas Mann, particulièrement à propos, puisqu'il y est aussi question d'un ingénieur en vacances à la montagne et du microcosme d'un sanatorium, l'authentique ingénieur italien Caproni et ses avions farfelus..) que j'ai appréciées.
Enfin, à la sortie, il m'a quand même surtout donné envie de revoir Porco Rosso, qui était plus marquant sur une thématique proche.
Sinon, totalement en dehors, je me suis rappelé en voyant ce film que la loi sur le tabac, ben,ça n'est pas au Japon. Tout le monde passe son temps à fumer clope sur clope, ça m'a même étonnée que le gouvernement ne demande pas une censure comme ce fut le cas à un moment pour la pipe de Jacques Tati, effacée des affiches, ou la cigarette transformée en brin d'herbe de Lucky Luke. Pas que ça me dérange spécifiquement, mais juste que certaines scènes où on voit le héros fumer comme un pompier sont loooongues, looongues, sans que ça ne joue un rôle narratif , et auraient gagné à être écourtées, ou plus dynamiques. Voilà c'est ça, le scénario manquait d'ampleur, et m'a donc laissé suffisamment de temps pour me rendre compte de ça!
Alors d'abord, je pousse ma beuglante contre mon cinéma Art et essai local, qui au fil des ans, a présenté tous les films Ghibli en VOST dès leur sortie. Et qui file vraiment un mauvais coton: Non seulement le Vent n'a été programmé qu'un mois après la sortie nationale, et seulement pendant les 15 jours des vacances scolaires. Il fut un temps ou l'annonce " c'est le dernier" leur aurait donné l'idée géniale de faire une rétrospective, mais là non. La personne qui choisit les programmes mise à fond sur le cinéma français " d'auteur" comme on le voit ailleurs ( ce qui fait qu'Adèle et Guillaume sont à l'affiche depuis des semaines et des semaines) et loupe complètement, pour essayer de drainer peut être un public plus large, mais se coupe totalement de son public habitué, qui s'y rend quasiment uniquement pour les films étrangers en VOST.
Quand à "lettre à Momo", je n'étais même pas allée le voir, vu qu'il n'était disponible qu'en français.
Voilà, ça c'est fait... passons donc au film proprement dit. J'ai bien aimé je dirais, mais ça n'est pas mon préféré. Bon, le sujet est assez technique ( entre deux-guerres, la conception d'avions par un ingénieur, complètement à fond dans ce qu'il fait) ce qui peut rebuter le public qui vient là pour du merveilleux fantastique, Le Vent se lève est plus ancré dans la réalité, avec le tremblement de terre du Kantô, en 1923, le krach boursier de 1929, qui permettent de suivre, un peu, la temporalité. Un peu seulement, car, c''est là le principal problème, la narration est très floue et très éclatée, entrecoupée de séquences oniriques plutôt jolies, mais qui brouillent encore plus l'histoire
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| Il n'y a que moi qui ai pensé à Harry Potter en le voyant? |
Après l'autre souci, c'est que
Après je craignais une histoire d'amour un peu trop présente, on m'a dit "nonon, ça passe bien, en fait, ne ne voit quasiment pas la fille". Et je confirme. En fait, la fiancée, puis la femme du héros, qui est censé être le personnage triste -ou du moins à l'histoire tragique- est un personnage qui aurait gagné à être plus développé. Au départ elle est présentée comme une fille battante, qui veut lutter contre l'adversité que ce soit le tremblent de terre ou sa maladie, mais finalement.. pas grand chose.Jirô ne semble au final pas plus concerné que ça par l'état de santé de Naoko, du coup, le scénario s'en fiche un peu, et le spectateur également. C'est dommage, parce que c'est quand même le second personnage important de l'histoire.
Bon, comme ça j'ai l'air d'être seulement négative, mais non, j'ai bien aimé, simplement ce souci de narration un peu floue, ces personnages secondaires qui aurait gagné à être plus caractérisés pour marquer mieux les esprits, ces pistes qui auraient pu être un peu plus exploitées font qu'à mon sens, c'est un sujet intéressant, mais un film qui restera secondaire dans la filmographie Ghibli.
Et c'est d'autant plus rageant qu'il ne manque pas grand chose pour en faire un bon film..
Par contre il y a une chose en particulier que j'ai beaucoup aimé: le générique de fin, qui reprend tous les décors vus dans le film, en les vidant de leurs personnages, ce qui met en avant ce que j'adore en général chez Miyazaki: le sens du cadre et du décor, et le tout en 2D classique comme j'aime. Et il y a quelques références intéressantes ( Paul Valéry pour le titre, une mention de "la Montagne magique" de Thomas Mann, particulièrement à propos, puisqu'il y est aussi question d'un ingénieur en vacances à la montagne et du microcosme d'un sanatorium, l'authentique ingénieur italien Caproni et ses avions farfelus..) que j'ai appréciées.
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| J'aime beaucoup ce genre de plan, avec le personnage à peine visible qui donne un vrai effet de profondeur à l'image |
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| Ou ça aussi, l'effet de flou sur les feuilles au premier plan est splendide |
Enfin, à la sortie, il m'a quand même surtout donné envie de revoir Porco Rosso, qui était plus marquant sur une thématique proche.
Sinon, totalement en dehors, je me suis rappelé en voyant ce film que la loi sur le tabac, ben,ça n'est pas au Japon. Tout le monde passe son temps à fumer clope sur clope, ça m'a même étonnée que le gouvernement ne demande pas une censure comme ce fut le cas à un moment pour la pipe de Jacques Tati, effacée des affiches, ou la cigarette transformée en brin d'herbe de Lucky Luke. Pas que ça me dérange spécifiquement, mais juste que certaines scènes où on voit le héros fumer comme un pompier sont loooongues, looongues, sans que ça ne joue un rôle narratif , et auraient gagné à être écourtées, ou plus dynamiques. Voilà c'est ça, le scénario manquait d'ampleur, et m'a donc laissé suffisamment de temps pour me rendre compte de ça!
samedi 1 mars 2014
Hoshi no Koe ( manga) - M Shinkai et M Sahara
Pas plus tard qu'il y a un mois, souvenez-vous, je vous avais parlé de Hoshi no Koe, court métrage spatial et poétique de Makoto Shinkai, en regrettant bien sa très courte durée qui laissait de côté beaucoup de choses intéressantes: le cadre temporel, comment l'héroïne Mikako avait réussi a se faire engager dans un programme spatial, ce que sont les robots traqueurs, les extra-terrestres tarsiens.. et visiblement je n'ai pas été la seule à le regretter , puisqu'un manga en un tome est paru, qui répond plus en détail à ces questions.
Le scénario de base est inchangé: la jeune Mikako est partie comme engagée volontaire en mission spatiale et a laissé sur terre ses amis, dont Noboru avec qui elle tente malgré la distance de garder le contact par mail. Voilà, donc exactement le même fil directeur, mais enfin, on en sait plus sur le cadre de l'histoire:
Nous sommes en 2046, les humains ont conquis Mars en 2039 et installé une base sur la planète, où ils ont découvert des ruines immenses, vestiges d'une civilisation extraterrestre, les " tarsiens" - car basée sur le plateau martien de Tharsis ( oui il faudrait écrire donc "Tharsiens", mais je vais garder l'orthographe donnée par la traducton) . En examinant les ruines l'humanité a découvert bon nombre de choses sur cette civilisation avancée, et la technologie humaine a fait en quelques années des progrès inimaginables, en particulier, la manière de se déplacer à une vitesse supra-luminique. Mais, du coup, nous ne sommes pas seuls dans le système solaire, la base tarsienne n'était pas vraiment abandonnée, et la première équipe a été décimée par les tarsiens, peu enclins a accepter de partager leur savoir. Et depuis, une guerre fait rage entre terriens et tarsiens pour la domination du système solaire. Les humains ont donc élaboré des vaisseaux de combats rapides et maniable, en forme de robots, les " traqueurs", et c'est à bord d'un de ces traqueurs qu'opère donc Mikako.
Haaa ça fait du bien d'en savoir plus!
et de chapitre en chapitre, on va découvrir les pensées de Noboru resté sur Terre, qui se demande si Mikako a de la chance de pouvoir participer à une telle aventure, si elle a vraiment eu le choix, ou si elle savait depuis longtemps qu'elle ne finirait pas le lycée sur Terre, sans lui avoir rien dit pour ne pas l'attrister.
Plus que Mikako et ses voyages dans l'espace ( même si là aussi, on en apprend un peu plus sur sa vie à bord du vaisseau spatial, si quelques autres personnages font leur apparition, si elle commence à douter du bien fonder de massacrer sans préavis les extraterrestres) c'est bien à celui qui reste au sol que le manga s'attache, et à son attente, jour après jour, de messages qui mettent de plus en plus de temps à arriver.
Car il s'en rend compte, il est bientôt le dernier à se souvenir de celle qui est partie, les autres lycéens qui la considéraient comme une veinard l'ont en fait très vite effacée de leur quotidien, ce qu'elle a pu devenir ne les concerne plus, qu'ils en parlent en fait comme si elle était morte ( je me demande si en fait, toute cette histoire Sf n'est pas simplement une allégorie du deuil - réel ou du deuil d'une relation mise à mal par la distance). Et tandis qu'il se dit qu'elle doit être trop occupée pour penser à lui, à eux, au contraire, elle n'espère qu'une chose: revenir.
Ce qui n'était que suggéré dans le court métrage, mais prend plus de poids en manga.
C'est un manga avec relativement peu de texte, et beaucoup de cases vides qui instaurent une ambiance mélancolique et contemplative, entre de brèves séquences de baston intersidérale.
Une vraie réussite, il est tout à fait dommage qu'il n'ai pas été traduit en français, mais une traduction en anglais est disponible ici, en ligne. Mais encore une fois, il y a peu de texte donc, je vous le conseille, l'anglais n'est pas insurmontable et les précisions apportées par le manga n'entament pas la teneur poétique du court métrage, tout en lui apportant un peu plus de chair. Un très joli manga, on peut lui reprocher un graphisme un peu impersonnel, mais c'est vraiment tout ce que je vois à redire ( donc je conseillerai plutôt de voir le film d'abord)
Le scénario de base est inchangé: la jeune Mikako est partie comme engagée volontaire en mission spatiale et a laissé sur terre ses amis, dont Noboru avec qui elle tente malgré la distance de garder le contact par mail. Voilà, donc exactement le même fil directeur, mais enfin, on en sait plus sur le cadre de l'histoire:
Nous sommes en 2046, les humains ont conquis Mars en 2039 et installé une base sur la planète, où ils ont découvert des ruines immenses, vestiges d'une civilisation extraterrestre, les " tarsiens" - car basée sur le plateau martien de Tharsis ( oui il faudrait écrire donc "Tharsiens", mais je vais garder l'orthographe donnée par la traducton) . En examinant les ruines l'humanité a découvert bon nombre de choses sur cette civilisation avancée, et la technologie humaine a fait en quelques années des progrès inimaginables, en particulier, la manière de se déplacer à une vitesse supra-luminique. Mais, du coup, nous ne sommes pas seuls dans le système solaire, la base tarsienne n'était pas vraiment abandonnée, et la première équipe a été décimée par les tarsiens, peu enclins a accepter de partager leur savoir. Et depuis, une guerre fait rage entre terriens et tarsiens pour la domination du système solaire. Les humains ont donc élaboré des vaisseaux de combats rapides et maniable, en forme de robots, les " traqueurs", et c'est à bord d'un de ces traqueurs qu'opère donc Mikako.
Haaa ça fait du bien d'en savoir plus!
et de chapitre en chapitre, on va découvrir les pensées de Noboru resté sur Terre, qui se demande si Mikako a de la chance de pouvoir participer à une telle aventure, si elle a vraiment eu le choix, ou si elle savait depuis longtemps qu'elle ne finirait pas le lycée sur Terre, sans lui avoir rien dit pour ne pas l'attrister.
Plus que Mikako et ses voyages dans l'espace ( même si là aussi, on en apprend un peu plus sur sa vie à bord du vaisseau spatial, si quelques autres personnages font leur apparition, si elle commence à douter du bien fonder de massacrer sans préavis les extraterrestres) c'est bien à celui qui reste au sol que le manga s'attache, et à son attente, jour après jour, de messages qui mettent de plus en plus de temps à arriver.
Car il s'en rend compte, il est bientôt le dernier à se souvenir de celle qui est partie, les autres lycéens qui la considéraient comme une veinard l'ont en fait très vite effacée de leur quotidien, ce qu'elle a pu devenir ne les concerne plus, qu'ils en parlent en fait comme si elle était morte ( je me demande si en fait, toute cette histoire Sf n'est pas simplement une allégorie du deuil - réel ou du deuil d'une relation mise à mal par la distance). Et tandis qu'il se dit qu'elle doit être trop occupée pour penser à lui, à eux, au contraire, elle n'espère qu'une chose: revenir.
Ce qui n'était que suggéré dans le court métrage, mais prend plus de poids en manga.
C'est un manga avec relativement peu de texte, et beaucoup de cases vides qui instaurent une ambiance mélancolique et contemplative, entre de brèves séquences de baston intersidérale.
Une vraie réussite, il est tout à fait dommage qu'il n'ai pas été traduit en français, mais une traduction en anglais est disponible ici, en ligne. Mais encore une fois, il y a peu de texte donc, je vous le conseille, l'anglais n'est pas insurmontable et les précisions apportées par le manga n'entament pas la teneur poétique du court métrage, tout en lui apportant un peu plus de chair. Un très joli manga, on peut lui reprocher un graphisme un peu impersonnel, mais c'est vraiment tout ce que je vois à redire ( donc je conseillerai plutôt de voir le film d'abord)
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