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jeudi 26 juin 2025

Sunday, Bloody sunday / Un dimanche comme les autres ( film 1971)

 

Avant d'entrer dans le détail de ce film, il a fait surgir dans ma mémoire une anecdote, concernant un autre film, d'un autre style mais tout aussi anglais, et dont il m'a fallu fouiller pour retrouver le titre.
Histoire de voir à quel point les choses ont évolué en 40 ans.

Il s'agit de  "Meurtre", film d'A. Hitchcock de 1930, que j'ai vu quand j'étais ado.

Il faut se mettre en tête que je suis quelqu'un d'absolument rationnel, qui ne comprend pas le principe de tabou, et est absolument nulle pour comprendre les euphémismes. Je viens d'une famille où on a toujours appelé les choses par leur nom, et je passe pour une lourdingue a ne pas comprendre les sous-entendus qui sont pourtant clairs au commun des mortels. Apparemment je dois être un peu neurodivergente, et donc les implicites me passent au dessus.
Ce qui m'a marqué dans ce film, c'est qu'à un moment, une femme dit qu'elle ne peut pas se marier avec l'homme qu'elle aime, parce qu'il est... métis.
Moi à 13 ou 14 qui bloque parce que c'est absurde " J'ai compris ou pas? Non parce que je ne vois pas en quoi ça rend la chose impossible. Socialement compliquée, oui, et il faut s'attendre à des critiques, mais je ne pense pas qu'il y avait une loi contre les mariages avec des étrangers en 1930 en Angleterre. D'ailleurs s'il est métis, c'est bien qu'il a des parents qui s'en contrefoutaient" Je rembobine la cassette vidéo et réécoute: "ok, j'ai bien compris, il est métis et apparemment, ça rend le mariage impossible. Si elle avait dit " je ne peux pas me marier avec lui, parce qu'il est déjà marié", là c'était logique, c'est illégal d'être bigame. Mais il peut toujours divorcer..." 
Donc vu que c'est un film anglais, j'ai pensé que la traduction était moisie parce qu'il fallait que ça cadre avec le mouvement de lèvres, et que le gars devait être plutôt étranger irrégulier, ou bigame.

Il a fallu l'arrivée de l'internet pour que je comprenne la chose. Ni l'un ni l'autre.

Dans le contexte, " il est métis" était un euphémisme pour ne pas dire " il est homosexuel". Et là ça devient logique. Il y a peu de chance que le gars soit enthousiaste sauf s'il cherche à rester au placard et s'arrange avec une femme célibataire, pourquoi pas lesbienne, pour sauver socialement la face. Donc ha.. oui, ça ne rend pas la chose impossible non plus en fait. Peu probable mais pas impossible.

Dans le contexte, "Je ne peux pas me marier" était un euphémisme pour "je ne peux pas coucher avec lui" ( par contre s'il est hétéro, marié et infidèle ben , c'est possible. Pas super moral mais possible.
 " Je ne peux pas coucher avec lui parce qu'il est homosexuel" , là, la phrase et la situation ont un peu plus de sens ( enfin, techniquement, si, tu peux, mais ce ne sera probablement pas un grand moment de kif pour tous les deux)

Comment vous voulez que je devine ça toute seule, moi, qui ait grandi dans les années 80, qui n'emploie pas d'euphémismes sortis de nulle part, et qui considère l'homosexualité comme une variante  totalement valide, sérieusement?!
Autres temps autres moeurs.
Et surtout évidemment hétéro ou homo ne sont pas les deux seules possibilités, il y a au moins une autre solution très connue, qui est .. tada! la bisexualité! Oui je sais, révélation de dingue, des gens n'ont pas de préférence, c'est incroyable.


Fin du préambule. Revenons à notre foutu dimanche, et là, pas d'euphémisme ( même si les termes homosexuels ou bisexuels ne sont jamais prononcé, ce qui est intéressant, parce que si ça a choqué du point de vue des spectateurs, du point de vue des personnages, c'est un non-sujet). 

Je parlais de Murray Head il y a quelques jours et en cherchant l'autre versant de sa carrière, c'est-à-dire dire ses prestations en tant qu'acteur, j'ai trouvé un scénario correspondant pile à ma thématique involontaire de ce mois. Allez, go, c'est celui-là que je dois voir!


Et là, 40 ans plus tard, on a donc un film qui met en scène ouvertement, sans  un triangle amoureux, entre un homosexuel bien planqué dans son placard, mais pas refoulé pour autant ( sa position sociale  et son obédience religieuse font qu'il risquerait gros si ça se savait), une femme hétérosexuelle et divorcée, et un homme bisexuel. Tout le monde est parfaitement au courant de cet arrangement, s'en accommode faute de mieux, et dans le fond, c'est une solution pratique qui comble les besoins, et avant tous les besoins de tendresse de chacun. 
Donc il y a d'un côté, Daniel, Médecin quinquagénaire, juif pratiquant ( deux deux ou trois bonnes raisons de rester au placard dans les années 1970 ( l'homosexualité a été dépénalisée en 1967 SEULEMENT en Grande Bretagne), son quotidien n'est pas passionnant entre patients hypocondriaques, dépressifs et épidémies de varicelle. Sa famille l'enjoint de se trouver une femme, il est plus que temps blablabla...
De l'autre, Alex, femme divorcée, trentenaire, névrosée (sa jeunesse pendant la seconde guerre mondiale a laissé des traces et le bordel dans sa cuisine n'est que le reflet du bordel dans sa tête). Sa mère l'enjoint à se retrouver un homme n'importe qui, le mariage n'est pas une histoire d'amour de toute façon, ton père et moi, blablabla.
Et entre les deux, il y a Bob, sculpteur contemporain. Bob est charmant. Vraiment. D'abord physiquement, avec sa bonne bouille, ses grands yeux marrons, son joli sourire. Et mentalement, avec ses manières douces et son insouciance. Bob est un hippie, prônant la non-violence, l'amour libre et qui est absolument opaque à la notion de propriété (clairement, mon genre de gars!). Et il sort avec les deux esseulés qui se partagent son temps (j'ai vu un commentaire assez drôle " ils ont un petit ami en garde alternée un dimanche sur deux" c'est à peu près ça!). Alex et Daniel ne se sont pas rencontrés mais savent chacun qu'ils n'ont ni n'auront jamais l'exclusivité de leur galant commun, donc autant s'en accomoder.  Quelqu'un qui est libre comme l'air ne se laissera pas enfermer, essayer de le " privatiser" aurait précisément le résultat inverse. En gros, Bob est un chat. Il est affectueux, mais sort et rentre quand il veut, préfère se planquer quand il y a des conflits, ou que ses "maîtres" commencent à être trop possessifs. Il n'a pas une once de méchanceté, ni de manipulation, c'est simplement un indépendant, qui mène sa vie comme il l'entend, et les standards sociaux ne s'appliquent pas à lui (décidément, mon genre de gars, je vous dis!)

Et on suit ce trio dans leur quotidien banal pendant une dizaine de jours. Ne cherchez pas, il n'y a pas d'action, pas de gros rebondissement  pas de coup de théâtre, c'est un film sur... l'attente. La banalité d'un quotidien pas franchement palpitant, où on attend que les choses se passent.

Et surtout on n'y juge pas. 
Un homme est homosexuel, bon c'est comme ça.
Un autre est bisexuel? Ben ça arrive.
Une femme divorcée est en relation libre avec un homme? La belle affaire.
On pourrait avoir un classique triangle amoureux ou un homme hésite entre deux femmes, une femme entre deux hommes, que ce serait pareil au niveau du scénario. Sauf que, on est en 1971, et pourtant socialement il n'est pas encore acceptable d'être ouvertement LGBT, mais pas plus de vivre en relation libre sans intention de légaliser la chose. En fait, avec le recul, ces 3 là sont, malgré leurs casseroles, bien moins malsains que le couple de hippies avec leurs 5 enfants insupportables que Bob et Alex doivent babysitter l'espace d'un Week-End ( n'importe qui de sain d'esprit aurait envie de s'enfuir très vite et très loin). Si si, les gosses de moins de 10 ans on trouvé la réserve de de beuh de leurs parents et se roulent des joints. C'est plus chelou à mon sens que deux hommes adultes et consentants qui se roulent une galoche à l'écran, et pourtant, c'est bien ça qui a fait scandale à la sortie*

Donc si le propos paraît banal aujourd'hui, il était novateur en 1971, dans le sens où il normalise absolument les choix de ses personnages. Sans jugement, sans en faire de drame, sans chercher à résoudre un problème qui n'existe pas.

Au contraire, il montre que des comportements alors socialement " déviants" ( homosexualité,  bisexualité, divorce, relation libre...) assumés sont plus heureux  que ceux socialement valorisés ( parmi les autres exemples,  on voit une famille nombreuse débordée par des enfants  en roue libre, une femme dépressive qui s'est mariée parce que c'est ce que tout le monde fait, des mariages arrangés sans amour par ce que c'est ce qui est attendu dans leur milieu social ou religieux, un homme qui n'arrive pas à être honnête et dire à sa femme qu'il a été licencié, un hypocondriaque qui travaille trop et est au bord du burn-out...). Mieux vaut-il suivre son instinct et suivre sa voie ( y compris professionnellement : partir au bout du monde, plaquer un travail insatisfaisant, aider un collègue à  changer de job ou enfin prendre des vacances) et être plus ou moins heureux, ou suivre celle socialement valorisée et être pleinement malheureux? 

 Et c'est exactement pour ça que je l'ai choisi, parce qu'en 2025, il faut continuer à marteler ça: les choix de vie des autres ne nous regardent pas, et non il n'y a pas de "normalité", mais plutôt un panel de possibilités. Du moment que tout le monde est adulte et  consentant, que personne n'use de chantage, de menace ou de violence sur personne, c'est ok. Au contraire, ce qui ressort c'est surtout la tendresse en contrepoint à une vie moche, dans une Angleterre en crise sociale. En dépit de la situation "ménage à trois", qui devient difficile a supporter pour Alex . Mais elle a la sagesse de reconnaître que c'est elle qui est en cause, Bob a été honnête sur la situation, elle a accepté un marché qui ne lui suffit plus. Un autre homme la courtise, elle aimerait que Bob soit jaloux, veuille l'exclusivité... or il en est bien incapable, ce n'est pas dans sa nature de hippie. Et dans le fond, c'est exactement ça qui lui plait chez lui: sa liberté et son insouciance, ce dont elle manque cruellement, et qui manque aussi à son milieu social rigide. Pour Daniel aussi, Bob est une bouffée d'air frais hors de son milieu social bourgeois ( et religieux, il se revolte a sa manière: bien que juif officiellement pratiquant, il a decoré son domicile d'icônes). Bob et son art sinueux, mouvant, ses spirographes toujours en mouvement comme lui... évidemment que quelqu'un qui ne sait pas rester en place ne restera pas longtemps auprès de gens qui sont dans une impasse, c'est à eux de résoudre leurs propres dilemmes. 

Il est réalisé par John Schlesinger qui n'a fait quasiment que ça de toute sa filmographie: mettre en scène des gens différents sans les juger, son film le plus connu étant  Macadam cowboy qui met en scène UN prostitué en 1969.
Le film, bien qu'un peu oublié a pourtant été bardé de prix en Grande-Bretagne comme a l'étranger. Je connaissais un peu l'actrice, Glenda Jackson, qui est excellente, mais pas du tout Peter Finch, et il est extraordinaire. il va falloir que je fouille aussi sa filmographie.

* Pour info, les deux acteurs sont hétérosexuels, mais ont pris la chose comme étant des rôles. A priori, dans une carrière d'acteur, il y a pas mal de moments où ils doivent embrasser quelqu'un qui ne leur plaît pas, voire qu'ils détestent. Par contre l'anecdote de tournage du principal intéressé est assez drôle, même si ça a entravé sa carrière filmique pendant quelques années c'était assez culotté (ou déculotté pour le coup).
Et c'est toujours un plaisir de l'entendre raconter ça avec son humour sarcastique, son franc-parler, et son français magnifique.


dimanche 22 juin 2025

Heartstopper - Alice Oseman ( webcomic , en cours)

 Peu de lectures pour moi pour ce mois anglais, et pour cause, celui-là m'a pris beaucoup de temps. En fait j'avais emprunté le tome 1 à la médiathèque, avant de voir que le niveau des dialogues m'était probablement accessible en VO. D'autant qu'il s'agit d'une BD avec pas mal de cases muettes. Et si je tentais la VO? Un BD anglaise en plus, ça n'est pas si souvent, et c'est parfait pour le mois anglais.



On peut la lire ici ( mais attention, prévoyez du temps, on en est à 1787 pages à ce jour, dernières en date parues hier, et ce n'est pas fini. Ca fait  l'équivalent de 5 gros tomes, et d'un sixième en cours)

J'ai beaucoup entendu parler de cette BD, vu son succès phénoménal qui lui a valu une adaptation en série sur Netflix ( mais comme je n'ai pas Netflix, je ne l'ai pas vue et n'en ai pas l'intention, je ne suis pas vraiment fan de séries, alors qu'en BD, bizarrement ça va. Faut dire que lorsqu'on a 10 minutes, lire un chapitre de BD est possible, regarder une série, beaucoup moins)

Et donc j'ai attaqué la BD pour ce mois anglais, en me disant que vu sa teneur, ce serait aussi une lecture clin d'oeil au mois des fiertés.

Sur la papier le scénario est simple: l'histoire d'amour de deux lycéens, l'un ouvertement homosexuel, l'autre qui découvre sa bisexualité.
Alors oui, mais pas que. 
Parce qu'autour de ces deux là, de leur rencontre et de leur coup de coeur (c'est le titre après tout!), se greffent peu a peu tout un monde : le lycée, les amis, la petite ville du Kent où se passe l'action, leurs loisirs respectif ( et ça donne de la profondeur aux personnages en plus de ménager des ressorts narratifs: l'un joue au rugby et espère pouvoir dans l'idéal devenir professionnel.. ce qui fait que lorsqu'arrive le moment du choix d'orientation après l'équivalent du bac, il se retrouve dans une impasse n'ayant jamais envisagé un parcours scolaire. L'autre joue de la musique, se passionne pour la batterie et intégrer un groupe pour jouer sur scène lui donne la confiance nécessaire pour surmonter un traumatisme psychologique), les familles plus ou moins présentes et/ ou compréhensives...

Car l'homosexualité, ou plus généralement les problèmes d'identité sexuelle et de genre n'est qu'un des sujets abordés parmi tous ceux qui peuvent concerner des jeunes de 16/ 17 ans et on y aborde des thèmes sérieux, que jamais l'auteur ne traite de manière légère ou sous un jour flatteur: la consommation d'alcool par les mineurs y est précédé d'une mise en garde " attention  sujet sensible" (pour que le lectorat anglo - saxon, moins habitué à ces choses que le lectorat français par exemple, ne vienne se plaindre. Et de fait le binge drinking est un vrai fléau outre-manche) est suivie d'une gueule de bois monumentale qui n'embellit pas la chose. Certains personnages sont harcelés, soit au lycée, soit en famille, on y mention les ravages que fait justement le harcèlement pouvant causer l'apparition de troubles mentaux ou comportementaux... 
Les bons comportement sont mis en avant: le soutien psychologique et le fait d'aller le chercher quand on en a besoin, le fait de dénoncer le harcèlement, la notion de consentement qui que soit la personne avec qui on sort, les sujets de la protection en matière d'éducation sexuelle sont directement traités ( même s'il s'agit d'enfiler un préservatif sur un concombre en cours de biologie, ce qui est discrètement charrié car peu en phase avec la réalité), les difficultés à décider à 17 ans ce que l'on veut choisir comme orientation professionnelles, sa filière d'études, son futur travail...

Donc en soit c'est intéressant d'essayer de traiter un maximum de thèmes, mais c'est aussi un peu le problème de la série pour moi.
D'une part, oui, deux jeunes découvrent leur homo/ bisexualité, et passent beaucoup mais alors beaucoup de temps à se bécoter. Donc oui, c'est bien de montrer que c'est avant tout une relation sentimentale de deux individus, qui vont sortir ensemble avant même d'avoir l'idée de passer aux choses sérieuses, mais il y a un peu TROP de pages de bisouillages. Ca ne fait pas franchement progresser l'action, ça lasse vite et ça fait un peu trop fan-service à mon goût. Les pages de tranches de vie sur les loisirs, la santé mentale , l'orientation sont bien plus intéressantes en fait.

D'autre part, j'ai l'impression qu'après être partie sur  l'histoire d'un homosexuel qui assume sans honte son orientation , bien qu'on lui ai fait auparavant la vie dure à ce sujet, et d'un bisexuel qui découvre être moins hétéro qu'il ne le pensait, l'autrice a voulu traiter tous les cas de figure. Et là ça sonne artificiel. Hormis les parents, personne ou presque dans cette ville ne semble être hétéro. Alors oui, je comprends que des gens qui ont une particularité commune se rassemblent et se soutiennent mais là, la bande de copains compte un homo, un bi, deux lesbiennes dont l'une s'avère non binaire, une fille trans qui sort avec un ancien camarade de classe qui est au courant que sa petite amie était un garçon auparavant, une asexuelle, et ce n'est probablement pas fini. La variété des origines des personnages fait aussi " on essaye de mettre un maximum d'ethnies ou d'origines différentes "  et ça donne un côté publicité Benetton. Le père de Charlie est Portuguo-allemand, celui de Nick est français, les grand parents de Elle son égyptiens, Tao est asiatique sans que son origine ne soit directement nommée, Sahar est aussi d'origine probablement moyenne orientale ( et en surpoids),la prof de sport est indienne, un des profs est probablement marocain...  trop d'inclusivité tue l'inclusivité, et à chaque nouveau personnage on se demande: il vient d'où, quelle est son orientation, quel est son trauma... littéralement, tout le monde a un secret ou un gros problème.
Pour moi le point de balance a été les deux profs du voyage scolaire qui s'avèrent homosexuels. En soit pas de problème, si on avait pas déjà eu ce même ressort scénaristique auparavant, puisque la prof de sport est mariée avec une autre femme

Ce qui gomme même l'existence de potentiels copains hétéros, sans drama personnel, de gens parfaitement indifférents à l'orientation des autres, qui ne s'en mêleront pas, mais peuvent prendre fait et cause en soutient au droit à l'égalité
(et c'est pourtant l'immense majorité de la société. "Tu sais quoi, Machin est homo..."
" du moment qu'il est cool, il peut bien faire ce qu'il veut avec qui il veut, c'est pas mes oignons. Par contre si quelqu'un vient l'emmerder à cause de ça, on sera deux contre lui parce que c'est mon pote et je suis de son côté")
Mais oui, on frôle l'indigestion à vouloir tout traiter, et certaines révélations font soit doublon, soit arrivent comme un cheveu sur la soupe en donnant l'impression que c'est une case à remplir.

Ces défauts font que pour ma part c'est une bonne lecture mais pas un coup de coeur ( pun intended) absolu. Néanmoins, ça reste un plaisir de trouver un BD qui traite de problèmes quotidien et de thématiques LGBT sous un anglais positif ou qui suggère des pistes pour sortir d'un problème grave ( l'importance de s'adresser à un médecin en cas maladie mentale par exemple, car le soutien des amis est important mai ne peut pas suffire à aider le malade et la guérison est lente avec des risques de rechute, mais oui on peut s'en sortir). Donc je la suivrai en VO, peut être pas semaine par semaine, je vais probablement attendre la fin de l'année que les chapitres s'ajoutent pour avoir un peu plus de lecture. L'autrice a la sagesse de savoir mettre en pause ponctuellement et prendre des vacances, sans cacher que c'est pour éviter le surmenage et risquer un burn-out