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Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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mercredi 1 mai 2013

un remède à la mélancolie - Ray Bradbury

Non, je n'ai pas oublié le challenge Bradbury qui court jusqu'au 5 juin prochain.
Et après les chroniques martiennes, Les pommes d'or du soleil, et Fahrenheit 451, c'est une 4° réussite.

Décidément, Bradbury me parle. Vraiment.

Et comme dans le cas des pommes d'or et des chroniques Martiennes, il s'agit ici d'un recueil de nouvelles, 22 pour être précis.
les voici:
1:Un remède à la mélancolie
2: Par un beau jour d'été
3: Le dragon
4: la fin du commencement
5: le splendide costume glace à la vanille
6: le rêve de fièvre
7: le raccommodeur de ménage
8: La ville où personne n'est descendu
9: l'odeur de la salsepareille
10: Icare Montgolfier Wright
11: le casque
12: Ils avaient la peau brune et les yeux dorés
13: Le sourire
14: Le premier soir de carême
15: l'heure du grand départ
16: Et l'été ne dura qu'un jour
17: Le cadeau
18: la collision mémorable de lundi dernier
19: les petites souris
20: coucher de soleil sur la plage
21: la vitre couleur fraise
22: le jour où la pluie tomba
En référence à la nouvelle n°3, une magnifique couverture.

Alors disons le une fois de plus: Bradbury n'est PAS qu'un auteur de SF. Il se définissait d'ailleurs lui même plutôt comme auteur fantastique, et c'est ce qui ressort à la lecture de ces nouvelles. Seule une poignée d'entre elle parle de conquête de l'espace, de terraformation d'une autre planète, et du  même ton d'optimisme un peu désabusé que j'avais adoré dans les chroniques martiennes (4; 10; 12; 16; 17 et 21). Les autre thèmes récurrents sont plutôt axés sur le temps qui passe et contre lequel on lutte en vain ( 3;9;15), l'identité, assumée ou subie, que l'on traine comme un boulet, qu'on cherche à cacher, qui nous suit parfois jusque sur un autre planète, le changement de personnalité (ou la révélation d'une part qu'on préfèrerait ignorait) que peut provoquer la fièvre ou un déménagement (6, 11; 12; 16; 21), les apparitions magiques, mystérieuses, féériques qui font changer le regard qu'on a sur le monde et sur soi (1; 2; 20; 22),, les objets qui cristallisent les espoirs (5) ou les rancoeurs (7; 13) etc.. et globalement,  le thème de mélancolie, la tristesse qui sourd de partout, et les différentes façons qu'on les personnages de l'accepter ou de lutter.. parfois de manière cocasse, parfois de manière dramatique. Certaines nouvelles sont plutôt drôles, mais elles ne sont pas "joyeuses" pour autant, et c'est cet entre-deux que j'adore.
Une autre chose très intéressant: vu la richesse des thèmes qui s'interpénètrent se croisent de l'une à l'autre, l'ensemble reste remarquablement homogène, au point qu'il s'en dégage un seul thème, majeur: La difficulté d'être soi-même, humain, parmi tant d'autres.
Et on peut facilement grouper certaines nouvelles par deux ( je ne sais pas si ça a été fait exprès), car elles semblent se répondre suivant un schéma "positif/ négatif"
Le remède à la mélancolie joyeusement égrillard ( que la morale anglaise du XVIII° siècle réprouverait autant que celle de l'amérique des années 20) de la 1° nouvelle répond à celui , désespérant des petites souris.
Le désespoir de la petite terrienne sur Vénus, où la pluie battante ne s'arrête au mieux qu'un jour par an est le double négatif de l'espoir formidable que crée une adorable vieille dame farfelue en arrivant, telle une bonne fée, dans un désert ou il pleut.. une seule fois par an, à date fixe! ( 22).
Aux chimères dessinées, un jour d'été sur une plage, par Picasso, pour le plus grand plaisir du seul promeneur qui sera à tout jamais le seul avec l'auteur a avoir vu la fresque (2), répond la mélancolie des deux pêcheurs, qui ont trouvé,une sirène, une vraie sur la plage (20).. qu'ils on laissé partir pour lui sauver la vie, tout en faisant une croix sur ce qui aurait pu leur apporter richesse/ gloire.. en tout cas une amélioration de leur sort notable. Tout acte de charité contient en soit une part d'égoisme, et aussi une part de regret.
6/24
Et oui, tant de thèmes dans 22 nouvelles, 300 et quelques petites pages (trompeusement éditée sous l'étiquette science-fiction)  Voilà pourquoi jusqu'à présent, Bradbury ne m'a pas déçue: il n'est pas un auteur de SF, il est un grand auteur, qui maîtrise parfaitement la forme courte.

Je n'ai donc pas fini d'en lire!





idée 32: quelque chose de métallique ( une armure)

mardi 30 avril 2013

Donjon de Naheulbeuk ( série mp3)

Encore un sujet que je n'avais pas eu l'occasion d'aborder et que le challenge geek me permet de mettre à l'honneur.. Les séries mp3. Et à tout seigneur tout honneur, commençons par la plus ancienne du web français: le Donjon de Naheulbeuk.

Je ne l'ai découverte que récemment ( en fait il y a 2 ou 3 ans, mais la série fête ses 10 ans d'existence cette année).

Donc le donjon, c'est, à la base, une aventure audio, joyeusement bricolée par Pen of Chaos - l'auteur qui se charge de la plupart des voix, et quelques copains. Il y a 3 saisons qui nous racontent, de l'intérieur, les (més)aventures d'une compagnie ( sans nom!) d'aventuriers ( sans noms, également) disons, assez peu efficaces: tous sont simplement désignés par leur métier ou leur origine.
Il y a "le ranger", aventurier débutant, et chef autoproclamé à l'autorité vacillante,  qui a quitté son ancien métier de rempailleur de chaises pour se lancer à l'assaut du donjon de Naheulbeuk.
Il y a "la magicienne", l'intellectuelle du groupe, toujours flanquée de son copain " l'ogre" .. qui comme tout ogre qui se respecte, ne pense qu'à manger tout ce qui se présente.
Il y a "l'elfe", archère blonde, écologiste convaincue, mais un peu bétasse, et dont le tir est d'une précision plus qu'approximative.
Il y a "le barbare", parodie bien sur de Conan, dont le langage est dominé par le mot " baaaaaaston"
Il y a enfin "le nain", râleur, teigneux, grippe-sous, dont le loisir favori est " emmerder l'elfe".

A ce quintette de base, se greffent parfois d'autres personnages qui ne s'attardent pas ( suite à un bête accident, à une sous-estimation du danger ou à un accès de flemme): "le voleur" peu courageux et malchanceux, "le ménestrel", poète peu taillé pour l'aventure mais doté d'un talent " faire des sacs en macramé" ce qui dans un donjon est.. loin d'être vital. Et "le paladin du dieu du sommeil" faignant patenté en quête du Polochon Mystique.
Et sans parler des divers ennemis plus ou moins bourrins mais souvent très très à la masse.
Sans compter les divers items inutiles récupérés au hasard...
Juste parce que cette scène m'a énormément fait rire dans le mp3.. il s'agit de fluide hydratant régénérant


La première Saison (épisodes de 1 à 15) constitue la vraie quête du Donjon de Naheulbeuk: la fine équipe + le voleur affrontent les pièges du Donjon avec plus ou moins de succès afin de récupérer une statuette de prophétie détenue par l'affreux sorcier Zangdar . disons que c'est la partie la plus Jeux de rôle avec des références assez savoureuses aux grands classiques de ce genre de jeux.. en tout cas en version vidéo, j'avoue mon manque de connaissance du JDR sur table: troupe hétéroclite, magasin d'objets magiques dans les endroits les plus improbables ( oui, ça m'a toujours fait beaucoup rire dans ce genre de jeux, le fait de tomber sur un magasin genre en plein milieu d'une grotte au fin fond d'une montagne infestée de dragons et de scorpions géants). Les premiers épisodes sont un peu mous, mais c'est normal, il faut prendre le temps de présenter les personnages. Et comme la qualité sonore d'il y a 10 ans n'était pas tip-top, l'auteur a refait les 3 premiers épisodes pour donner plus de vie au début de l'aventure.

La seconde saison ( épisodes 16 à 30), conte le retour de la fière troupe munie de la précieuse statuette très moche auprès de leur employeur. Cette fois, c'est l'aventure qui domine, avec plein de références musicales et sonores du genre que j'adore: Dracula de Coppola ( l'oubliette du vampire hémophile),le village de Chnafon ( un must: Retour vers le futur, Il était une fois dans l'ouest, Terminator, Willow, Harry Potter, et plein d'autres, et même le disque monde Via un Bagage à pattes et la mort qui pêche à la mouche :) ).
Du coup, j'aime encore plus cette saison, car j'adore chercher tout ce genre de références.
Et la fin est assez terrible, le genre de truc qui me ferait hurler de rire dans un vrai jeu ( j'adore l'intervention débile de Brodic Jeanfuret, collecteur à la caisse des donjons)

La saison 3, toujours en cours: je ne peux pas le nier, j'accroche moins. A part la conclusion sur Zangdar. La faute au changement de format ( ce n'est plus une aventure suivie, mais des dialogues insérés dans le récit de l'aventure, par l'un des personnages: " alors là, il s'est passé ça, ça et ça" et hop extrait..) disons que je trouve que certains épisodes de cette saison trainent un peu en longueur ( voire beaucoup pour "le quasi-sauvetage", celui que j'ai le moins aimé de toute la série: trop long, tourne en rond, il ne se passe rien de nouveau..en même temps, je suppose que c'est le but , mais, non, j'ai pas aimé. bah, oui il en faut bien un)

après Naheulbeuk, c'est aussi un univers plus large, à commencer par la BD, d'où viennent les avatars ( je n'en parlerai pas ici, parce que je n'ai lu que les premiers tomes j'attends qu'une copine me prête la suite). Du peu que j'ai vu, les personnages correspondent plutôt bien à ce que j'imaginais en écoutant la série. A lire, à l'occasion donc, mais je sens que je vais quand même préférer la version audio.

Et aussi, et surtout , il y a le Naheulband. Et je dirais que j'aime peut être même plus les chansons délirantes du Naheulband que la série elle-même. En fait, le Naheulband brode volontiers sur des histoires évoquées de loin dans la série, (Mon ancêtre Gurdil ou la marche barbare.. c'est con, donc j'adore!). en détournant à l'occasion des chansons connues ( Parsley, Sage Rosemary & thyme devenue " la compagnie du chien rugissant).  Il y a aussi les parodies de publicités chantées à 2 balles ( la lessive, les haches Durandil..)
Bref, globalement, ça reste du délire bien sympathique, avec parfois quelques passages à vide, mais, si vous voulez partir à l'aventure ( compagnons!), c'est ici, sur le site officiel! et pis ça coûte rien. En tout cas, c'est le genre de trucs que j'aime bien réécouter sur mon mp3, lorsque je prends le train

vendredi 19 avril 2013

Mortimer - Terry Pratchett

Et hop je délaisse momentanément les aventures de Rincevent ( parce que je n'ai pas encore le dernier tome sous la main , tout simplement), pour les volumes narrant les aventures de la Mort..
Haaa la Mort, peut être mon personnage préféré ( jusqu'ici) avec Cohen le Barbare.

Or donc, la Mort commence à se lasser de son travail et voudrait bien s'offrir quelques vacances dans le monde des vivants. Mais impossible de s'arrêter comme ça.. Il décide donc d'engager un apprenti pour le seconder. ce sera Mortimer, dit Morty, un grand dadais qui désespère ses parents agriculteurs, car il n'est même pas efficace comme épouvantail. La famille croit le placer simplement en apprentissage chez un croque-mort, ce qui n'est pas si loin de la réalité. Evidemment,c'est un choix catastrophique, car Morty prend en pitié les gens qu'il doit faucher, pendant que le "patron" prolonge ses vacances, ce qui entraîne une distorsion de la réalité. La Mort va devoir écourter ses vacances pour y mettre bon ordre..

dessin officiel de Paul Kidby
Et c'est une bonne pioche, une nouvelle fois. On découvre la "vie" quotidienne dans le monde de la Mort: Bigadin son cheval ( un vrai cheval en chair plus qu'en os, car c'est plus confortable), Albert, son serviteur, un ancien mage venu là peu de temps avant de mourir, car dans le monde de la mort, le temps ne s'écoule pas. Ce qui est le problème d'Ysabell, fille adoptive de la Mort, âgée de 17 ans depuis 3 décennies, et donc en pleine crise d'adolescence depuis le même temps, qui trompe son ennui en lisant les biographies des vivants ( qui s'écrivent seules dans la salle des archives) comme des romans, tout en se gavant de chocolats...Les "expériences de la Mort sont délirantes: car désireux de connaître les gens qu'il doit achever en bon fonctionnaire, il tente de s'intéresser à la vie.. mais ne dispose pas vraiment de 5 sens requis pour apprécier: on a donc une série de saynètes réjouissantes: la Mort va à la pêche, la Mort triche aux cartes, la Mort prend une cuite, la Mort trouve un boulot de cuisinier.. On apprend aussi enfin pour quelle raison la Mort n'est vu que des seuls mages: ces derniers ne s'illusionnent pas. Le reste des gens  n'est pas prêt à voir un squelette de 2m00 de haut sur un cheval, et leurs cerveaux corrigent l'impossibilité que voient leurs yeux, via l'autosuggestion. Tout simplement.

idée 49: quelque chose qui représente le temps: le sablier
Bon ben.. vivement la suite...
monde imaginaire après 1950: le disque-monde