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Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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mercredi 10 janvier 2024

2024 sera classique aussi

Hé oui, le défi "lecture classique" des dernières années est reconduit, et comme je reviens à une vie plus " normale", je vais pouvoir un peu plus participer j'espère.
Toutes les infos ici.

Par classique, on considère toujours les ouvrages écrits avant 1970.
Et comme souvent je vais joindre l'utile à l'agréable et à d'autres paramètres et faire du multi-challenge.

Nathalie nous propose des thématiques, donc je vais quelque peu m'éloigner

Janvier : Présentation du challenge et PAL

Février : Un classique français

Mars : Un classique indien

Avril : Un classique japonais

Mai : De la poésie

Juin : Un classique anglais

Juillet : Du théâtre

Août : Un conte 

Septembre : Un classique américain (En lien avec le mois Américain ?)

Octobre : Un classique de la Science Fiction

Novembre : La première guerre mondiale

Décembre : Noël


Chez moi, ça va donner quelques petites modifications

Janvier : Présentation du challenge et PAL
On va peut être s'en caser un petit avant la fin du mois, non?

Février : Un classique français
Pourquoi ne pas finir, enfin, les rêveries du promeneur Solitaire de Rousseau, il est entamé depuis trop longtemps. ❌

Mars : Un classique indien non que je ne veuille pas, mais mars = mois du 8 mars, donc j'ai plutôt envie de lire les Mémoires de Louise Michel cette année. ❌

Avril : Un classique japonais
Possible, à réfléchir. J'ai en attente la Chronique des Heike, Les notes de Chevet, Confessions d'un masque, je piocherai probablement un de ces 3. ✅ mais différemment de ce qui était prévu.

Histoires qui sont maintenant du passé ( extrait) Minamoto no Takakuni
+ L'envoutement - Enchi Fumiko
+ L'idiote - Sakaguchi Ango
+ Tribu Bêlante - Ôe Kenzaburô
+ La chair des os -  Kôno Taeko

Mai : De la poésie
C'est aussi le mois italien, donc j'avais prévu soit Dino Buzzati, soit Primo Levi, mais je vois que des titres de Pétrarque sont disponibles ici. J'ai d'autres choix possibles, on verra

Juin : Un classique anglais
A priori l'Origine des Espèces de Darwin ou Tess d'Urberville de T. Hardy

Juillet : Du théâtre
J'en suis, ville du théâtre oblige. Pour moi ce sera Turcaret de Le Sage

Août : Un conte 
A priori le Serpent vert de Goethe

Septembre : Un classique américain
Probablement La lettre écarlate de Hawthorne, mais j'ai d'autres choix possibles là aussi

Octobre : Un classique de la Science Fiction
A définir, du Philip K Dick peut être...

Novembre : La première guerre mondiale
J'ai retrouvé non seulement les croix de bois mais aussi Le feu, donc on verra si j'ai le temps de caser les deux

Décembre : Noel
Joker! Noël ne m'intéresse pas, donc je verrai ce que je pioche dans la quantité phénoménale de mes livres en attente.




lundi 8 janvier 2024

Lundi Soleil 2023 (1) - Janvier en rouge

 L'an dernier, le rouge était mis à l'honneur en novembre, et je vous avais emmenés à Saint Pétersbourg, visiter la station Maïakovsky et voir une course de pères Noël.

Allez, on reste dans les pays du nord, on repart au 🇨🇦 au Québec, précisément.
Rouge, comme la feuille d'érable du drapeau canadien.

Québec, automne 2017



J'avoue que ces pyjamas m'ont beaucoup fait rire. Pyjamas, ou ce que le frère d'une copine, hockeyeur amateur, appelait un "4-pattes", une tenue à porter sous celle de hockey, pour ne pas avoir froid sur la patinoire?

Nouveauté de cette année, j'ai dit que j'allais essayer , dans la mesure du possible, d'explorer els expressions des différentes langues que j'apprends ou connais au minimum pas trop mal ( allemand, russe , anglais, et un peu d'espagnol)
De faut en europe, beaucoup sont exactement les mêmes en plusieurs langues

Agiter un drapeau/ chiffon rouge.

Eine rote Fahne/ einen roten Lappen/ ein rotes Tuch schütteln.
To raise a red flag
agitar un capote rojo
красная тряпка ( la cape rouge)

Voir rouge.
rotsehen
to see red

l'espagnol fait banque à part
ponerse furioso, salirse de su casillas ( se mettre en furie, sortir de ses petites cases). Par contre on peut y être "rojo de rabia", rouge de rage


 on peut rajouter
Être dans le rouge ( pour le compte en banque)
im roten Bereich sein
to be in the red
estar en números rojos


passer au rouge, griller le rouge

einen Ampel überfahren ( littéralement: écraser le feu de circulation)
to jump the lights ( sauter les lampes)
saltarse un semaforo ( sauter le sémaphore)

Le fil rouge
der rote Faden
A red thread
красный провод ( fil électrique rouge)

l'espagnol se désolidarise!
El hilo conductor

Sinon, je peux vous trouver quelques expressions sans équivalent coloré en français

Allemand:
"Heute rot, morgen tot.": Rouge aujourd'hui, mort demain. Signifie que la vie est courte et qu'on peut être éclatant de santé un jour mais mort le lendemain.
"Sich die Augen rot weinen.": Pleurer à s'en rougit les yeux. Comme une Madeleine , donc.
Moins facile à deviner
"Ein Satz rote Ohren". : une phrase aux oreilles rouges. C'est une insulte, qui mérite une paire de claques
"es gibt [gleich] rote Ohren!": Il va y avoir des oreilles rouges  ( tu vas te prendre une paire de claques bien méritées)

En russe, le mot rouge "красный" a un sens... pas uniquement politique. A l'origine, c'est le même mot qui signifie rouge, coloré et beau, et dont le sens s'est restreint à rouge.
Mais il y a des tas de locutions qui ont gardé un des sens ancien: "la place rouge" c'est la belle place. Le " coin rouge", c'est le beau coin, celui de la maison où on installait les icônes et les objets de dévotion domestique, et où on faisait asseoir les invités de marque, c'est donc aussi la place d'honneur.
Красное словцо: le mot rouge, c'est simplement un bon mot, un trait d'esprit.
Красный день календаря un jour rouge du calendrier: un jour de fête.
Красная горка : Petite montagne rouge ( premier dimanche du printemps, jour de fête. Le début ocfficiel du prentemps en russie est le premirr jour du mois de l'équinoxe ou du solstice, et non le 21 ou le 22 du mois. Donc le premier dimanche après le 1° mars, ce sera le 3 mars donc cette année)

Mais aussi curieusement

Пустить красного петуха (faire sortir un coq rouge): allumer un incendie criminel
Attention en Russie on peut manger de la красная рыба ( du poisson rouge). Ce n'est pas un poisson rouge comme on le pense, mais un gros poisson très prisé de la famille des esturgeons

En espagnol, j'ai trouvé
estar al rojo vivo: être rouge vif, pour le métal chauffé au rouge au sens premier, mais aussi quand il y a beaucoup d'activité, de l'échauffement, de la nouveauté ( un match de foot, un débat politique houleux, un enthousiasme débordant..) en français ce serait plutôt chauffé à blanc, d'ailleurs.

En anglais, a red herring, un hareng rouge, est une fausse piste, un indice trompeur dans une enquête.
To bleed red ink, saigner de l'encre rouge, c'est.. avoir des dettes. encore plus péniblement que simplement être dans le rouge
To catch someone red-handed, c'est choper quelqu'un la main dans le sac, prendre sur le fait. On se doute que s'il a encore du sang sur les mains, il y a de forte chance qu'il soit coupable.

the red tape: A adopter en France, le ruban adhésif rouge, c'est la bureaucratie bornée, les réglements abscons et compliqués, les formalités qui sont le quotidien en France "this law will just create more red tape": cette loi ne fera qu'entraîner encore plus de paperasse inutile. Ca vous parle?

Une expression qui m'éclate ( parce qu'elle me fait penser au film " l'homme des hautes plaines, et ce n'est pas un hasard, et punaise, que j'aime ce film!), c'est to paint the town red: peindre la ville en rouge. Sortir faire la fête, picoler, faire la grosse fiesta.

Dans le contexte du film, ça devient éminemment sarcastique, puisque c'est une vengeance





lundi 1 janvier 2024

Le journal de Bridget Jones - Helen Fielding

 Alors oui, j'arrive carrément après la bataille. Tellement après la bataille, que j'ai dû aller vérifier l'année de publication - 1996- lorsque dans le prologue Bridget liste parmi ses résolutions du nouvel an " apprendre à programmer le magnétoscope" ou "enregistrer sur bandes des compils d'ambiance [...] pour éviter de passer soirée [...] au milieu d'un fouillis de cassettes étalées par terre". Un peu plus loin, elle bataille avec la messagerie interne de son boulot ( digne d'ICQ ou AIM, pour les plus vieux d'entre nous). A la base, j'avais prévu de le lire pour le mois anglais, mais... un moment de creux en décembre, des rendez-vous médicaux, bref, je l'ai lu avec  plus de 6 mois d'avance.
Et comme le livre en question raconte ce qui se passe pendant un an du premier janvier au 31 décembre, aller, go: programmation du billet pour le premier janvier, ça me fera la découverte de ce mois de janvier.

Donc, ça date et je me demande si les lecteurs plus jeunes que moi comprendront encore certaines références d'ici une dizaine d'années.

Avec un téléphone à fil .. hé oui 1996, ça fait presque 30 ans.
Et si on y réfléchit, Bridget la trentenaire mal dans sa peau de 1996, serait en 2024 une pré-retraitée, probablement toujours mal dans sa peau.


Je n'avais jamais été vraiment tentée par le livre, mais je l'ai trouvé par hasard, donc.. allez, ça fera une lecture inhabituelle (pour moi). J'avais vu, je crois l'adaptation film, je me souvient de la blonde à cheveux lisses qui dansait en pyjama sur son canapé et se prenait la tête avec sa famille. Il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, sympa, mais pas le genre de film que je meurs d'envie de revoir non plus. En gros, le seul passage vraiment rigolo dont je me souvenais, c'était la fête costumée " catins et pasteurs" où elle arrive habillée en bunny sans savoir qu'entre-temps la consigne a été annulée et que c'est devenu une garden-party normale, où elle est donc la seule ridiculement habillée en entraineuse de bar.

Donc, vu que ça fait très longtemps, je ne partais pas avec une idée précise, ayant beaucoup oublié de détails, et je trouve que la photo d'illustration de cette édition, avec cette brune à cheveux courts, en train de cloper et de se ronger les ongles devant un téléphone dont elle attend avec angoisse qu'il sonne, correspond finalement assez bien au contenu et à l'époque, bien dans le style des Spice Girls ou de leurs fans, donc, oui, pile cette époque là.

Bridget, c'est la nana à problèmes. Le genre qu'on a parfois dans son entourage et qui nous prend ( souvent) la tête pour pas grand chose. Le parti pris est une approche humoristique, et ce qui sauve le personnage c'est d'avoir un humour assez corrosif, mais dans le fond, c'est plutôt triste, car elle est un catalogue ambulant de névroses, et aurait bien besoin de consulter un psychologue: accro à la clope, avec une tendance alcoolique, alternant phases de boulimie et de restrictions ridicules, avec pour horizon les variations de poids sur la balance, c'est exactement le genre de femme qui se nuit physiquement, à tous les niveaux possibles. Elle se trouve grosse alors qu'elle oscille entre 55 et 59 kilos la plupart du temps! Et va parfois jusqu'à se repeser la nuit pour vérifier l'évolution. Pente dangereuse.

Mais elle se nuit aussi psychologiquement, particulièrement en fantasmant à mort sur Daniel, son patron qui est à la limite du harcèlement sexuel. Enfin non, il fait clairement du harcèlement sexuel. Si un collègue ou chef m'envoyait via la messagerie du boulot des remarques sur ma jupe ou mes nichons, je ferais directement intervenir le syndicat avec les preuves à l'appui. Daniel, c'est le gars qui fait impression, charmant de l'extérieur, mais gros plouc à l'intérieur (avec des remarques aussi classes que "les hommes n'aiment pas les sacs d'os, ils préfèrent les derrières rebondis où on pourrait garer un vélo et poser un verre de bière". Y'a pas, Daniel, c'est le cerveau de Robert Bidochon dans le corps de Robert Redford). Autant dire que dès que Bridget arrive à conclure avec lui, ben.. c'est pas du tout ce à quoi elle s'attendait: le beau gars est un pépère, qui passe ses week-ends devant la TV à regarder le cricket. Enfin, sauf quand il est occupé à se taper une autre femme.

Inversement, elle déteste Mark Darcy, parce que tout le monde l'aime bien, qu'il a un nom qui fait trop cliché de héros de roman, qu'il est habillé de manière ringarde, et surtout que c'est le type avec lequel on essaye de la caser sans lui demander son avis, sous le fallacieux prétexte qu'ils se sont amusés ensemble dans l'enfance, un été.
Mark, pas plus motivé à la base, et qui n'est d'ailleurs pas responsable du fait qu'on essaye de le caser avec elle, la chambre régulièrement d'ailleurs. Mais c'est l'homme parfait. Trop parfait, riche, intelligent, avec un humour plutôt absurde, gentil, avocat spécialisé dans les droits de l'Homme... Enfin, un peu trop "gendre idéal pour famille ambitieuse".

Bridget se nuit aussi en focalisant sur son âge, son célibat, sur les remarques de sa famille et des amis de sa famille qui veulent à tout prix influer sur sa vie; avec les mauvais conseils de ses copines tout aussi à problèmes qu'elle, et ceux les journaux féminins... qui alimentent son complexe d'infériorité. Le paradoxe, c'est qu'elle se veut une femme moderne et libre, mais que sa vie entière tourne autour d'une seule chose: les hommes, en ferrer un et le garder. Moins par réelle envie que par conformisme social, pour qu'on arrête de lui demander " ça va les amours?", ou par jalousie pour sa collègue " grosse et bien dans sa peau", pourquoi elle et pas moi, chuis moche bouhouhou. Non, tu es envieuse et négative, et ça c'est le vrai problème.

Bridget, c'est le genre de personne pour qui le moindre petit truc déclenche une réaction absolument disproportionnée: que son patron ne lui parle pas de la journée, et elle se voit déjà seule et célibataire.. mourant devant sa télé et trouvée 3 semaines plus tard mangée par son berger allemand. Oui, ça va très loin comme conclusion. Bon, il y a une solution simple pour éviter d'en arriver là: n'adopte pas de berger allemand, ce sera un bon début!

Dans le fond ce dont elle a besoin, c'est moins d'un mec que d'un entourage positif, de loisirs autres que la picole entre copines, de foutre les livres de développement personnel au recyclage, d'envoyer bouler sa barjot de mère, et surtout, d'aller en parler au psy.  Parce que là, on est à un haut niveau de problèmes mentaux: " 19h55, je déteste tous mes invités, allez vous faire foutre". "20h00, j'adore mes amis".

Oui, on en connait tous et toutes, des gens comme ça et c'est compliqué de les soutenir sans se faire bouffer. Je ne mentirai pas, cette manière de tourner en dérision la santé mentale plombe vraiment le livre, pour moi. Certes, l'auteur veut faire rire en forçant le trait, mais je ne peux pas m'empêcher d'y voir le portrait d'une femme à deux doigts de la dépression nerveuse, peut être pas vraiment bipolaire, mais en tout cas clairement névrosée. Et disons que pour des questions d'histoire familiale, je n'arrive pas à trouver drôles les addictions à l'alcool, au tabac, à la bouffe, aux jeux à gratter, ou la santé mentale.

Cette raillerie systématique me paraît en fait plus nocive qu'autre chose. J'ai toujours du mal avec le fait de se moquer de ça, même "gentiment", parce que ça entraîne une honte de ceux qui en souffrent (et dans le cas de l'héroïne, la souffrance est décrite comme réelle, vu le nombre de fois où elle se dévalorise, se trouve répugnante, et se déteste. Pour passer quelques lignes plus loin à de l'autosatisfaction également exagérée, se considérant comme une sainte simplement parce qu'elle pense à quelqu'un d'autre que sa personne à un moment. Oui c'est à ce point, et ça rappelle). C'est un sujet de parodie, qui peut vite faire oublier que les gens qui "ne tournent pas rond" ne sont pas responsables de leur état. Et que faire des montagnes de taupinières n'est pas toujours simplement de l'esprit de contradiction. Dans le fond, Bridget m'inspire de la compassion plus qu'autre chose, justement parce que même dans l'exagération, la manière dont elle est présentée est autre chose que la simple envie de faire chier son monde, et que son entourage l'enfonce plutôt que de l'aider.

Le problème est que l'auteur veut faire une comédie, et que pour moi ce qui ressort le plus, c'est la détresse psychologique de l'héroïne, de sa mère, de ses copines aussi. Quand tu as connu ce genre de situation, et quand tu as eu des amis ou de la famille concernés, ben l'humour d'Helen Fielding n'est pas drôle, bien que son héroïne soit elle parfois dotée d'un sens de la vacherie qui rattrape un peu son côté pénible (mais même là, son humour est assez passif-agressif, et je sais d'expérience personnelle que c'est de l'autodéfense)

Il m'a un peu rappelé les Stagiaires, lu il y a pas mal d'années, dans le sens où il essaye de faire de l'humour avec un sujet pas drôle (l'exploitation jusqu'à la corde de stagiaires pas ou peu payés, harcèlement sexuel en entreprise et son personnage central manipulateur sans scrupule adepte des soirées picole et rail de coco. Ce bouquin avait une position trèèèès limite au sujet de la drogue)

Bon, outre ce point noir sur le fond important pour moi, au niveau de la forme, bien qu'originale, ça ne casse pas non plus trois pattes à un canard... ça ne m'a pas vraiment déplu, mais pas convaincue assez, au point de lire la suite. L'écriture est très télégraphique. On y lit, jour après jour, sur un an, les entrées du carnet de bord de Bridget, où elle consigne pour elle-même ses impressions sur sa journée, son poids, la quantité parfois digne d'un lutteur sumo des calories qu'elle absorbe ( mais en se disant parfois que sa prise de poids est due à " on fait du gras pendant l'hiver..." euh, non, t'as mangé plus de 5000 calories la veille surtout!), les clopes par paquets de 20, et ses autoflagellations... donc c'est assez peu "romanesque " comme écriture et pas non plus trop ce que j'apprécie.

Donc bon, allez, ça vaut un... " y'a pire, mais c'est pas ouf' quand même". Est-ce que je suis déçue? Même pas vraiment, parce que je n'en attendais pas grand-chose. En général, quand un livre a du succès, je me méfie. Je savais déjà ne pas être le public cible, donc...bon je ne vais pas être trop méchante, mais il est daté en fait. Pas tant par ses références que par son approche qui manque vraiment de subtilité. Mais je me dis que même à 25/30 ans, je ne l'aurais pas spécialement trouvé mieux, et je me demande encore pourquoi autant de battage a été fait autour, c'est un roman plutôt anecdotique en fait.
Il manque une vraie évolution des personnages qui tournent un peu vite en rond: la névrosée, sa mère aussi névrosée qu'elle, le patron charmant mais blaireau fini, le mec sympa à l'humour vachard... et tous les autres qui en sont pas vraiment assez définis pour qu'on les mémorise. En fait, parmi les personnages secondaires, il n'y a a peu près que le père de Bridget que j'aime bien, retraité discret soudainement plaqué par sa femme et qui ne sait plus trop comment organiser sa vie. Les autres... ce sont les copines et les collègues de travail qu'on préfère éviter d'avoir. Et l'incontournable meilleur copain homo. Mais oui, des personnages dans l'absolu assez clichés et qui évoluent peu du début à la fin. Peut être que c'est le cas dans le tome deux puisqu'il y a une suite, mais, là je n'ai pas assez accroché pour chercher la suite. Si je la trouve en boîte à livres, pourquoi pas, mais ça ne sera pas une priorité.
Vite lu... mais vite oublié aussi.

Par contre, si, il y a une chose que je trouve  sympa, mais elle est liée à l'interpolation roman / film: parmi le peu qu'il m'est resté du film, c'est le fait que les rôles principaux soient tenus par Colin Firth dans le rôle de Mark Darcy, et Hugh Grant dans celui de Daniel, le chaud lapin, et que justement ces deux acteurs soient explicitement mentionnés dans le livre. Précisément dans le cas de Firth, pour avoir tenu le rôle de Mr Darcy dans une adaptation d'Orgueil et préjugé, et dans celui de Hugh Grant pour la raison moins glorieuse de s'être fait coincer en compagnie d'une .. disons d'une prestataire de services nocturnes ( cette histoire avait beaucoup fait couler d'encre à l'époque, et déjà, à l'époque je me disais que  " on s'en fiche non? Est-ce que ça influe sur la qualité de son jeu d'acteur? Non. Dossier classé").
Les deux sont à mon sens deux excellents acteurs,  j'avais découvert Firth dans l'assez mauvais Valmont, qu'il sauvait, et Grant dans le très bon Maurice, puis dans le très bon aussi Les vestiges du jour. Et bien qu'il s'agisse de films sérieux, je les considère bizarrement plutôt comme acteurs.. comiques, puisqu'ils se sont ensuite pas mal illustrés dans ce genre.
Mais en tout cas, le fait d'avoir participé à l'adaptation d'un livre qui les mentionnait déjà explicitement, c'est pour moi une excellente preuve d'un humour so british qui fait toujours plaisir.

Idées n°13 : un téléphone