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Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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dimanche 4 juin 2023

locutions imagées en anglais

 Juste une petite image  trouvée sur facebook, illustrant des locutions imagées, en anglais


solution ( à surligner)

1. In a nutshell
2. Piece of cake
3. Cherry on the cake
4. Bald as a coot
5. A screw loose
6. Stiff upper lip
7. Born with a silver spoon in your mouth
8. Earworm
9. Keep your cards close to your chest
10. Joker in the pack
11. An ace up your sleeve
12. Heart on your sleeve
13. On a silver platter
14. Spill the beans
15. Big cheese
16. Red herring
17. Tie the knot
18. Put all your eggs in one basket
19. Walking on eggshells
20. Shadow of your former self
21. No room to swing a cat
22. The cat’s got your tongue
23. Kick the bucket
24. Pull your socks up
25. Cold feet
26. From rags to riches
27. Time flies.

Evidemment en français, les locutions sont rarement les mêmes, l'objectif est donc d'en trouver une équivalent lorsqu'on veut traduire. Pas toujours facile, c'est en tout cas ce que j'essaye de mémoriser cette année, dans toutes les langues que j'apprends.

1. " dans une coquille de noix" => En Bref
2. "une part de gâteau" =>c'est du gâteau
3. la cerise sur le gâteau
4. "Chauve comme un foulque"=> chauve comme un oeuf
5. "Avoir un écrou dévissé" => perdre ses boulons, être fêlé
6." garder la lèvre supérieure raide"  => rester stoïque
7. Né avec une cuillère en argent dans la bouche
8. " avoir un ver d'oreille" => avoir une scie dans la tête
9. " garder ses cartes près de son coeur" => bien cacher son jeu
10." le joker dans le paquet" => l'individu ou la chose qui peut tout faire basculer. Pas trouvé d'équivalent
11. "Avoir un as dans sa manche" => avoir un atout dans sa manche
12. " avoir le coeur sur la manche" => avoir le coeur sur la main
13. Servir sur un plateau d'argent
14. " renverser les haricots" => cracher le morceau
15. "un gros fromage" = > une huile, une grosse légume
16."un hareng rouge" => une fausse piste
17. " faire un noeud" => se mettre la corde au cou ( se marier)
18. mettre tous ses oeufs dans le même panier
19.  marcher sur des oeufs
20. " l'ombre de son identité précédente" => l'ombre de soi-même
21. "pas la place de balancer un chat" => endroit étroit, on est serrés comme des anchois
22. "le chat a ta langue" => donner sa langue au chat
23. " renverser le seau" => casser sa pipe
24. " remonter ses chaussettes" => faire des efforts pour améliorer, s'améliorer. " se secouer/ se casser un os dans le foie"
25. " avoir les pieds froids" => avoir la trouille, se dégonfler
26. " des haillons à la richesse" => passer de la pauvreté à la prospérité, prendre l'ascenseur social, faire fortune...
27. "le temps vole" => le temps passe.

En tout cas j'aime bien ces locutions, j'avais lu il y a des années un petit ouvrage là dessus, qui s'intitulait quelque chose comme " It's gone pear shaped" soit "c'est parti à vau-l'eau, ça a foiré". Il était à la médiathèque, et j'ai du le scanner, ça doit être dans mes dossiers sur disque dur, il va falloir que je le retrouve pour en lister quelques autres.
En tout cas je me demande si c'est le sens caché du titre " Trois morceaux en forme de poire" d'Erik Satie , sachant que sa mère était écossaise, il est possible que ce soit en référence à la locution anglaise. Ca part en effet en forme de poire puisque les 3 morceaux sont en fait 7, dont un intitulé " prolongation du même" qui n'a rien à voir avec ce qui précède. J'aime autant l'humour absurde du gars que sa musique.

Allez, en voilà une autre, super connue:
Chez nous, "il pleut comme vache qui pisse", ou plus poliment " il pleut des cordes"

Je vais donc essayer d'en trouver d'autres et de les proposer avant la fin du mois.

jeudi 1 juin 2023

Polychromie musicale 3 - Reine et roi...

Puisque c'est le début du mois anglais, et que l'an dernier, un changement majeur s'est produit en Angleterre, voyant un roi succéder à une reine, j'ai moi aussi envie de proposer une reine et un roi , mais... version musicale. Cette fois c'est beaucoup plus court, un seul morceau, il n'y en a pas 50.
(mais le prochain sujet musical sera très, mais alors très copieux)

Et comme c'est ma petite tradition personnelle de parler de Queen pendant le mois anglais, je ne vais pas changer. Tout simplement parce que, oui je dois débouler de Mars, mais au cours de l'année passée je suis tombée sur un duo que je n'aurais pas imaginé voir un jour même dans mes rêves.

Que se passe-t-il si on rassemble the Queen of Rock et the King of Pop? Tout sauf un échec! ( lol, reine, roi, échecs...)

Yep, ce mois anglais commence plutôt bien :)

Après je dois avouer que sauf mon respect à Michael Jackson, parmi les artistes de cette période j'ai toujours une très nette préférence pour Prince, ne serait-ce pour sa compétence multi-instrumentale et ses compositions qui explorent a peu près tous ce qui existe en musique actuelle gospel, jazz, soul, disco funk, rock, pop, et même hip-hop, on y trouve toujours au moins un morceau qui fait tilt. Chez Jackson, c'est moins varié en fait. Et oui, à l'époque c'était presque une obligation de choisir entre les deux, à la limite de l'affiliation politique.
Et bien, moi, j'appréciais les deux, mais pas dans les mêmes circonstances. Et d'ailleurs, tiens, j'y reviendrais, très prochainement. Pas plus tard que la semaine prochaine, en fait.

Mais même en cherchant bien, il n'y a pas a priori de duo entre Queen et Prince et pourtant ça aurait été à tous les niveaux un duo royal! ( et oui, j'ai fouillé le net en long et en large pour pouvoir faire cette vanne) Là, si ça existe dans les cartons d'archives qu'ils n'ont toujours pas fini de trier à Paisley Park, et qu'ils y trouvent un duo, même sous forme de démo, je fais un triple salto arrière, de joie.

Pour ceux qui ont lu mon sujet d'avril sur le jazz et particulièrement le passage où j'évoquais la ségrégation musicale sur les ondes et à la TV aux USA, jusque dans les années 1980 en parlant de 2 vedettes mondiales qui ont fait changer les lignes vers 1984/85, voilà:
Michael Jackson et Prince ont été les deux premiers artistes non-blancs à être diffusé sur MTV, alors réseau de diffusion qui s'adressait à un public blanc. Mais bon, on l'a dit, quand il y a des sous à se faire, certains ont un flair de cochon-truffier, et les barrières de programmation qui paraissaient si étanches tombent comme par magie.

Mais de ce que j'ai vu comme commentaires ici et là, s'ils étaient tous deux bien connus de la communauté noire américaine depuis les années 1970, grâce aux diffusions sur ces fameuses radios noires, le grand public sans distinction de couleur les a découverts à partir de 1982/1983/1984, avec Thriller et Off the wall pour l'un, Controversy, 1999 et surtout Purple Rain pour l'autre.
J'imagine les gens tomber des nues: " ha punaise mais, il y avait deux types talentueux depuis des années, dans notre pays et on n'en avait jamais entendu parler". Ben, par principe, vous n'écoutiez pas la radio qui les diffusait, hein...

Par contre pour ce qui concerne le concert du Super Bowl, donc événement sportif qui ne s'adresse pas spécialement à une catégorie de la population, il faut reconnaitre que la première prestation d'une artiste noire date de 1971, en la personne de la géniale Ella Fitzgerald. Michel Jackson y était en 1992, Diana Ross en 1995, James Brown en 1996 et Prince en 2006.. donc oui les choses avaient commencé à bouger un peu avant les années 80 quand même. J'aime beaucoup les plaisanteries de certains qui disent " En fait, le super bowl c'est un concert de (insérer qui vous voulez) et en bonus, y'a un match de foot", J'aime cette approche.

mardi 30 mai 2023

La parure - Maupassant

Petit rendez-vous du challenge classique en cette fin mai. Je n'avais pas participé au précédent dédié à Flaubert et Madame Bovary, car je l'avais déjà lu. Il était dans mes lectures imposées du bac français 1994. Et j'avais prêté le livre à une copine depuis des années, elle me l'a rendu... ce mois de mai avec quelques autres. Donc, pas de relecture.

La parure étant une nouvelle, très courte, j'ai pu la lire ce week-end, même après avoir passé un mois de mai très compliqué avec l'université.
hop : le texte ( 4 pages)
Je connaissais l'histoire pour l'avoir vue adaptée en court métrage, il y a quelques années. Mais, si bien qu'ait été le film, comme souvent, je préfère le texte.
D'abord parce que c'est un texte de Maupassant, auteur que j'adore, précisément pour son style sarcastique et cynique. Ici il s'agit de réalisme qui éreinte la société bourgeoise du XIX° siècle et ses travers, mais même dans les récits fantastiques, il n'est jamais loin de la satyre sociale.

Et c'est exactement ce qu'est l'histoire de Mathilde Loisel (le nom me semble choisi à dessein: l'oiselle, la "cervelle de moineau"), anti-héroïne de la parure. Bretonne mariée à un employé de bureau parisien, d'origine modeste, devant faire attention aux dépenses bien qu'elle et son mari ne soient pas pauvres, c'est une bourgeoise qui a soif de promotion sociale. Elle ne rêve que de grandeur, de richesse, de vêtements luxueux, de bals, de bijoux. En soi, finalement, une cousine bretonne de la normande Madame Bovary, qui pensait aussi que l'herbe était plus verte ailleurs. A Paris en l'occurence. Or Mathilde y est, et Paris, c'est bien, si on a les moyens d'y vivre (comprendre, y vivre à la hauteur de ses ambitions, mais chez les arrivistes, tout le monde n'est pas aussi calculateur que Rastignac non plus)
Mathilde en est au point de ne plus aller voir une de ses amies d'enfance parce que mieux mariée qu'elle, elle a mieux réussi (du moins le pense-t-elle).
Lorsqu'arrive l'invitation espérée à un bal bourgeois, il va falloir faire des frais: Mathilde achète une robe neuve, mais... et les bijoux? Pas possible d'aller à une soirée sans bijoux, comme une gueuse, etc, etc, etc... Elle emprunte donc un magnifique collier de diamant à sa copine, se fait remarquer à la soirée, a le sentiment d'avoir enfin réussi socialement. puis se rend compte au retour qu'elle a perdu le collier. Impossible de le retrouver, il va falloir le remplacer par un autre, exactement le même, sans rien dire à la copine.
L'orgueil de briller à une soirée va coûter à monsieur et Madame Loisel dix ans de dettes à rembourser. C'est l'histoire de Cendrillon, mais à l'envers: suite à une perte de quelque chose à un bal, la petite bourgeoise, qui avait une domestique, va se métamorphoser à son tour en femme de ménage. En bonne bretonne, comme il y en avait des centaines à Paris à la fin du XIX° siècle.

Mais, évidemment, ce ne serait rien sans la conclusion qui fait tout le sel de l'histoire et de la critique sociale, déjà peu tendre envers le goût de luxe quand on n'en a pas les moyens, les désirs de grandeur qu'il faut payer cher. Là aussi on peut trouver une ressemblance avec Gervaise de l'Assomoir, qui se ruine, littéralement, pour son repas de mariage, disproportionné avec son état de blanchisseuse, fait des dettes colossales au point d'hypothéquer son magasin, simplement pour en mettre plein la vue à une de ses anciennes collègues de travail au lavoir, lui faire croire qu'elle a mieux réussi qu'elle.

Attention spoiler (mais vu que la nouvelle est courte je ne vais pas le cacher): les bijoux étaient faux, du toc. Tout au plus lui auraient-ils coûté un an à se serrer un peu la ceinture si elle avait eu le courage de le dire à sa copine, qui n'a même pas regardé vérifié l'état des bijoux lorsqu'elle les lui a rendus, faisant bien peu de cas de ce qu'elle savait être du toc.
Mais, pour moi, les bijoux en toc sont un symbole de toute cette société " qui voudrait bien avoir l'air mais qu'a pas l'air du tout". La copine semble avoir réussi, elle est simplement maline au point d'acheter du toc. Sachant que, parmi les bourgeois, tous sont éblouis par les apparences, mais personne n'est capable de différencier le vrai du faux. C'est littéralement toute la société où elles vivent qui est en toc, une pâle imitation des sphères encore plus hautes.
En celà, le message est finalement très actuel, lorsque des gens étalent leur vie "de rêve" dans les médias, vie de rêve bâtie à crédit, financée à coups de likes sur le net, en faisant des publicités payées en sacs à mains, maquillage et autres objets. La réussite, jaugée à l'aune de la possession. La vanité des uns fait la richesse des autres. Mais que la société fournisseuse interrompe le contrat, il faudra aller travailler dans un job " banal" qui ne fait plus rêver personne.
La société " qui se la pète", critiquée par Maupassant existe encore sous le vernis de la modernité.


Le prochain rendez-vous est Rebecca, fin juin dans le cadre du mois anglais, mais, je ne l'ai pas donc je ne le lirai pas.