Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

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lundi 9 janvier 2023

Lundi soleil 1- blanc

 Après  les examens, j’ai enfinun peu de temps pour faire ce qui est necessaire( du style remettre à flot monnordinateur en carafe, et de n’est pas une mince affaire, heureusement la tablette est là,  même  si c’est mois pratique pour les blogs entre autres)

Et donc depuis mi decembre je galère,  ce qui m’a empêchée de finir mon defi cinéma  avec un dernier film... tant pis, la chronique sera pour ces jours-ci.

Et donc un petit défi photo cette année.  Rien de bien compliqué puisqu’il s’agit de publier une photo par mois.

L’idée  m’a été  souffler par Pativore, puisque je l’ai vue relayée  chez elle.

Et l'organisation  se fait chez Bernieshoot, un blog toulousain...qui va trouver chez moi des images qui lui parleront au fil des mois

Les détails  ici lundi soleil

Les thèmes  sont colorés, à moi de trouver la photo qui va bien. Et en general comme il y a une petite histoire derrière,  je pourrais developper. En effet, je n’ai pas spécialement  d’affinités avec la photo, mais l’an dernier j’ai participé à  un concours pour les étudiants organisé par l’université  Herzen et j’ai été  classée  seconde de la catégorie  " rues", a ma grande surprise, avec une photo de touriste.

Et j’aime bien prendre une photo, quand je vois quelque chose dont je me dis " ça , ça plairait à Ioulia, Dmitri, Konstantin, Marie-Hélène...” et très  souvent, ça fait mouche ( ce qui prouve non pas que mes photos soient bonnes, mais que je connais bien mes amis ). Mes rares photos  partent d’impressions ou d’émotions, il faut donc que je narre le contexte.

DONC première participation sur le thème BLANC.

Pas une, mais quelques photos prises l’an dernier à Saint Petersbourg.  Je devais arriver debut septembre,  pour cause de covid, je suis arrivée  debut novembre. Je devais rester jusqu'à fin juin, pour cause de conflit international, j’ai été  rappelée en France finnfevrier. Je n’ai donc de photos que de l’hiver..

Et quel hiver! Je voulais de la neige, j’ai été servie. Un des hivers les plus enneigés depuis longtemps. Il elle a commencé  tomber peu après  mon arrivée  et n’avais pas encore vraiment fondu à mon départ.  Pour moi qui vit en PACA et suis en manque chronique de neige, c’etait le bonheur...

Et lors de la première  grosse chute , je suis sortie me promener au bord de la Neva et j’ai eu le plaisir de voir quelques graffitis laissés  dans la neige par quelqu'un d’aussi enthousiaste que moi :)

Petite  chute de neige, le conducteur  a dû moyennement apprecier le lendemain 

MAIS....


Du bonheur!
Un peu plus loin, ce ou cette sympathique enthousiaste avait écrit  ”Снега много!” Beaucoup de neige!
En effet, moi qui passe pour dingue, à Avignon quand je dis que je ne supporte pas la chaleur, que je n’aime que le froid, je me suis sentie proche de cet anonyme, j’ai illico immortalisé son oeuvre ❄😁❄
Le premier Lundi Soleil est en fait  un lundi enneigé !

lundi 12 décembre 2022

Aélita - Alexeï Nikolaievitch Tolstoï et Aélita film (1924)

 Alors avant toute chose, oui il s'agit bien de Tolstoï mais non, il ne s'agit pas du plus connu. Alexei, est excusez du peu, un parent éloigné de Lev Tolstoï ET d' Ivan Tourgueniev.
Mais malgré cette généalogique prestigieuse  et une bibliographique prolifique dans son,pays il est peu connu internationalement.
Et pourtant, autur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de littérature jeunesse, il y a de quoi faire.
Ses oeuvres les plus connues sont "La petite clef d'or, ou les aventures de Buratino" une réécriture de Pinnocchio adapté à la culture soviétique.

Version soviétique donc de Pinocchio

Ce personnage au nez pointu est d'ailleurs si célèbre qu'il est trouvable dans tous els supermarchés au rayon soda, en tant que logo d'une marque de limonade (que j'ai trouvée assez quelconque, un peu trop caramélisée pour moi)

Et l'autre oeuvre qui a eu son heure de gloire est Aelita, roman de SF du genre qu'on appellerait maintenant space-opera.
Le roman date de 1923 et a été tout de suite adapté sur grand écran.. enfin disont que les deux diffèrent tellement qu'on peut difficilement parler d'adaptation.

A ma droite le roman:
trouvable ici
J'ai choisi une édition et une traduction récentes, il a auparavant été traduit en français sous le titre
" le déclin de Mars"


à Saint Petersbourg, enfin, Petrograd, peu après la révolution d'Octobre, Mstislav Loss, ingénieur vieillissant, veuf, déprimé se lance à corps perdu dans un projet gigantesque: construire une fusée et partir sur mars, dans un voyage qui ressemble fort à un suicide programmé. Il faut dire que depuis quelques temps, la Terre capte des messages codés que personne n'arrive à traduire et qui semblent provenir de Mars. Loss est donc persuadé qu'il y a une vie, et même une vie évoluée qui cherche à communiquer, sur Mars.
Lorsque commence le roman, tout est prêt, il a fait afficher des annonces en ville pour recruter un compagnon de route, car personne n'est assez fou pour le suivre. Le fou providentiel sera Alexeï Goussev, ancien militaire en mal d'aventure qui tourne en rond depuis la fin de la révolution et se voir bien aller visiter une autre planête pour tuer le temps.
Les deux aventuriers partent et arrivent effectivement sur Mars ou vivent des martiens, la plupart au teint blanc-bleu, d'autres oranges, et pas tous amicaux loin de là. Les premières choses qu'ils voient sont des ruines, vestiges d'une ancienne guerre. Le comité d'accueil est... glacial. Loss et Goussev découvrent peu à peu la planète, ses paysages, son mode de vie, grâce à Aélita, fille de " Touscoub l'ingénieur", en quelque sorte le "tsar" de Mars. Aelita est une femme intelligente qui leur enseigne les base de la langue et cette première étape frnachie, leur dévoile des secrets que les ingénieurs préfèreraient laisser cacher: la vie sur Mars et celle sur Terre ont la même origine. L'ancienne civilisation terrestre atlante suite à un cataclysme, a construit des vaisseaux spatiaux et colonisé Mars.
Mais si la technologie martienne est largement plus avancée que la technologie terrienne, politiquement... C'est une société à deux vitesses, où l'élite vit en surface, tandis que les masses laborieuses et exploitées ( roman de 1923, hein!) vivent en sous-sol.
Ce que Loss et Goussev ne savent pas c'est que les tensions sont maximales, que les ouvriers sont sur le point de se révolter et de fait.. les terriens se retrouvent pris en pleine révolution contre le pouvoir de Touscoub.
Ils vont vite devoir repartir sur Terre avec la mission de répandre l'information: la Terre doit absolument éiter de faire les mêmes erreurs que Mars et ( on devine, en appliquant la doctrine socialiste) , les terriens doivent renoncer aux inégalités sociales pour sauver leur société. Celle de Mars est allée trop loin et n'a plus aucun espoir, sa civilisation est bien trop décadente.
Donc tout le roman est un avertissement politique déguisé en SF. Mais franchement bien ficelé, avec des passages très philosophiques sur le travail, la société, l'apparition et la disparition des civilisations. Le ton général est quand même assez triste.
Aelita est un personnage intéressant, une femme hors du lot, dotée de capacités télépathiques et qui  se sens mal intégrée à la société dont elle doit devenir un jour reine. Depuis son enfance elle voit en rêve les terriens et les paysages terrestres, l'arrivée de Loss et Goussev lui confirme qu'elle n'est pas dingue.
mais la révolution met un terme à ses espoirs d'aller sur Terre, suivant Loss pour lequel elle en pince sérieusement.
Donc un roman de SF politique vintage, qui n'a même pas peur d'évoquer des histoires sentimentales entre ressortissants de planètes différentes (dans les années 20 en général, même les relations entre gens de pays voisins ou de couleurs de peau différentes étaient tout sauf courantes). Plutôt audacieux!

A ma gauche ( très à gauche) le film. Qui je pense pour raisons techniques, transforme totalement le sujet.
Loss n'est plus un vieux blasé mais un jeune marié, doté d'une grande imagination, qui veut construire une fusée pour aller sur Mars depuis qu'il a capté un mystérieux message. La fusée n'est donc pas construite, et les séquences matiennens se passent en fait dans la tête du héros qui imagine ce qu'il pourrait bien se passer là haut.
Et si le film se passe sur Terre, il faut bien remplacer par dautre choses et là, c'est un peu la foire à neuneu au niveau du scénarion: mélodrame sentimental car Loss imagine que sa femme le trompe avec un nouveau voisin. Comédie sociale sur la vie quotidienne, la débrouille, les bourgeois nostalgique de l'anvien temps où ils pouvaient exploiter les "basses classes", comédie policière, via un enquêteur un peu nul qui se met en tête de trouver le responsable de vol de denrées destinées aux nécessiteux.
Une pincée de propagande, mais pas trop, ça reste très léger par rapport à d'autres films et à la decennie suivante.

Car étonnamment, on ne le sait pas toujours mais avant les années 30 et la mise en coupe réglée des studios de cinéma et des scénaristes, le cinéma d'URSS était vraiment friand de comédies sociales ( et dans ce genre j'ai bien aimé "la jeune femme au carton à chapeau")
Là je pense (personnellement, hein) que si la SF était déjà connue et appréciée en littérature, c'était quelque chose de tout nouveau pour le cinéma et donc les studios ont remanié pour aller vers ce qu'ils saveiet faire et ce que les spectateurs connaissaient ( le cinéma était un art jeune, de moins de 50 ans, et on découvrait à peine les possibilité du montage, donc.. on se mouille un peu mais pas trop)
Mais visuellement c'est très intéressant: les séquences terrestres sont trsè réalistes, très familières. Mais comme il était difficile de faire quelque chose d'aussi grandiose que ce que Tolstoï décrivait pour Mars, les séquances martiennes mettent le paquet sur le décors et les costumes, les plus futuristes possibles pour marquer l'altérité.
Et donc les passages sur Mars sont très Futuristes ( avec une majuscule cette fois) et tout à fait liés à la peinture et à l'architecture d'avant garde des années 1920. La costumière et le décorateur on fait un travail énorme.
Ce que je sur-kiffe.
Appareil de communication interplanétaire, technologie martienne 1924

Yep, j'adore ces esthétiques anguleuses

Puisqu'onn ne pouvait pas faire une planète Mars grandiose ( et multicolore dans le roman), fallait bien trouver un moyen de montrer que c'était très différents, ils se sont lâchés sur les costumes et le décor. Et donc des chapeaux délirants, du plastique, des angles.


Parce que...

Parce que, ça me rappelle l'expressionisme allemand, que je surkiffe.
Parce que le film fait partie des influences ouvertes de Fritz Lang pour Metropolis qui est clairement l'un de mes films favoris.
Donc oui, le film est moins bien narrativement que le roman ( intéressant  comme " documentaire" sur la vie en URSS en 1924, sur une époque où le cinéma avait encore un peu de liberté, pour des gens comme moi qui étudient le russe et la culture russe), mais oui, son choix esthétique très radical le sauve de l'oubli.
Le scénario a gommé toute la partie philosophie et triste du roman pour la remplacer par une comédie pas toujours convaincante, mais le choix visuel fait pour les passages SF le fait quand même sortir du lot. Sans ça le film serait assez quelconque, une comédie dramatique parmi d'autres.
Tel quel, c'est un OVNI cinématographique, c'est le cas de le dire

Donc j'ai bien aimé les deux, mais pas pour les mêmes raisons. Mais oui, je vous conseille soit de commencer par le film, soit de lire le livre en premier mais en gardant en tête que l'adaptation est tout sauf fidèle.

(et je viens là de vous résumer mon dossier de 4 pages pour une matière" art culture et société de l'URSS à travers le cinéma muet")

Film ( normalement Muet, mais pour la VF, ce sont des acteurs qui lisent les traductions des cartons), donc opui il y a une VF, même si malheureusmeent la qualité d'images est VHS, donc pas génialissime.
qualité visuelle un peu mieux, intertitres en anglais.
meilleure image, mais intertitres en russe.

Yep, une catégorie de plus " un film avec un détective privé" (même si ce n'est pas le personnage principal et qu'il est très gaffeur)

SF de 1923

lundi 14 novembre 2022

Piter FM ( film 2006)

Allez, après Halloween, on quitte doucement l'ambiance macabre pour un peu de comédie, ça fait toujours du bien. Je n'ai pas choisi le 14 novembre pour rien: Il y a un an jour pour jour, et après des mois d'incertitudes je posais enfin mes valises à Saint Pétersbourg... sans savoir que mon expérience allait tourner court dès fin février.😭

Je continue avec les films russes, cette fois une comédie contemporaine, pas inoubliable mais plutôt sympathique dans le genre tranche de vie. Le film est à petit budget et ça se voit, mais les acteurs s'amusent bien. Je vois qu'il a eu le prix du premier meilleur film au festival de Honfleur, donc il a été distribué en France, mais...je n'en avais jamais entendu parler.
Je l'ai vu coupé en morceaux, sur une plateforme très sympa , permettant de voir des films étrangers ( et en particulier de pays slaves) en VO et en étudiant le vocabulaire, mais la traduction et les fiches mémo qu'on peut se faire proposent par défaut une traduction en anglais, qu'on ne peut pas enlever.
Donc à part de se faire ses propres fiches sur anki ( ou en format paspier pour les adeptes du système " fiches et boîte à chaussures") la traduction de chaque réplique n'est qu'en anglais.
Ici: Piter FM


On ne cherche en rien à être original, les héros ont les prénoms tout à fait génériques de Macha et Maksim, mais ho, joie, ce n'est pas une histoire d'amour entre les deux ( on peut supposer que ça évolue comme ça après le générique de fin, ou de manière totalement différente, mais à chacun son opinion). L'important c'est de montrer le quotidien et les relations entre les gens dans uen rgande ville, en l'occurence Saint Pétersbourg. Et j'ai été ravie de voir sur l'écran, après mon retour, des endroits que j'ai visité. C'est tout à fait autre chose que de voir le film avant d'y aller.

A ma gauche, Macha, trentenaire farfelue qui travaille comme annonceuse sur Piter FM " Radio Piter", petit surnom familier de la ville de Saint Pétersbourg., une grande station de radio . Son travail consiste principalement à annoncer les prévisions météos, les conditions de circulation, présenter les nouveautés musicales et les sponsors, et annoncer les messages personnels et les disques à la demande. Bref rien de bien passionnant... une speakerine.
Macha est en stress ce matin là, elle doit aller avec Kostia, son fiancé, aller acheter sa future robe de mariée, réserver une voiture, etc..Macha et Kostia se marient bientôt, ce qui la met sous pression. A l'approche de ce grand changement, elle se demande si elle fait le bon choix. Elle et Kostia se connaissent depuis la primaire, sortent ensemble depuis des années et, leur relation est déjà enlisée dans le train train, usée.. le résultat de l'habitude. Elle le sait au fond d'elle et n'ose pas se l'avouer ni l'avouer à Kostia: elle l'aime comme un copain d'enfance, mais s'ennuie à mourir avec lui. Ou plutôt ce qu'il est devenu, un homme d'affaires obsédé par le temps, l'argent, la respectabilité, rugeux avec les gens pour montrer son importance... ne lui convient plus du tout. Or, rompre ou simplement mettre les choses à plat lui ferait de la peine et elle préfère lui mentir et se mentir pour "le ménager".
On sait tous très bien que se marier ou simplement continuer à sortir avec quelqu'un par défaut parce qu'on le connaît et qu'on ne veut pas le froisser, c'est une très mauvais idée - qui se soldera d'ailleurs par un divorce ou une séparation très rapide.
Macha est pétulante et originale, Kostia est routinier et soucieux des apparences, ils ne sont simplement plus fait l'un pour l'autre.

A ma droite Maksim: il est architecte, et vient de gagner un concours dont le prix était un emploi en Allemagne. Il a quelques jours pour faire ses valises et partir rejoindre son nouveau travail. Mais un départ aussi soudain demande beaucoup de démarches administratives qui l'ennuient et lui font reconsiderer la chose: veut-il vraiment quitter sa vie et ses amis? Il n'a objectivement aucune raison de rester: le travail s'annonce passionnant et lucratif, c'est l'occasion d'une expérience à l'étranger, et sa copine l'a plaqué peu de temps avant. Mais on ne quitte pas facilement Saint Pétersbourg.

Ces deux là ne vont PAS se rencontrer, en tout cas, pas physiquement, bien qu'ils en cessent de se croiser: Le matin même, sur le chemin du travail, Macha a perdu son téléphone portable, puis une fois au travail, elle a dédié un disque à la demande "à Maksim, l'architecte chanceux qui vient de trouver un travail en Allemagne, de la part de ses amis". Maksim écoute souvent l'emission matinale et entend l'annonce, mais il ne sait pas que le téléphone qu'il a ramassé le matin même sur le trottoir, perdu quelques secondes plus tôt par quelqu'un est celui de la dame de la radio qui vient précisément de lui dédier une chanson. Lorsqu'elle appelle son propre numéro pour savoir où est son téléphone et fixer un rends-vous pour le récupérer, il ne reconnait pas la voix de la radio. Et puis "Macha" ... il y en a des centaines à saint Pétersbourg. Pendant 3 jours, ils vont se fixer des rendez-vous qui tombent à l'eau, à cause du travail de Macha, d'un imprévu administratif de Maksim qui traîne en longueur, d'un pv...
Mais les discussions se prolongent, et il est parfois plus simple de raconter sa vie et ses problèmes à un inconnu. L'un comme l'autre se rendent compte au fil de ces parenthèses téléphoniques, que leurs vies ont pris un sens qui leur déplaît, et finissent pas se soutenir l'un et l'autre pour prendre leurs responsabilités et faire ce qui comptent vraiment pour eux.
Macha comprend que sa relation ne mène à rien et qu'elle doit rompre. Maskim comprend au contraire que sa vie actuelle lui plaît et qu'il ne veut pas en changer. Ils ont trouvé un interlocuteur leur permettant de faire le point, puisqu'ils n'arrivent pas à s'exprimer avec leurs proches.

Et au delà de ces deux là, en toile de fond, la ville est un personnage à part entière.
C'est une histoire d'amour oui... mais dédiée surtout à Saint Pétersbourg, chose que je comprends tout à fait.
Le jour même où j'y ai mis les pieds, j'ai voulu y rester. J'ai ressenti cet étrange phénomène de me dire " je suis rentrée chez moi". J'y avais passé 3  jours en 2016, et j'avais eu la sensation d'y avoir laissé un bout de moi, de ma conscience . Et là, je venais de le retrouver.
Le destin en a décidé autrement, et je peux vous dire que je n'ai qu'une idée en tête: y retourner et y rester vraiment. Le morceau de conscience qui y est resté cette fois est encore plus grand.

Donc un petit film très sympa, dont le vrai sujet est " reprendre sa vie en main", assez fûté pour ne pas conclure en casant obligatoirement ses héros - ce qui se passe après le film est laissé au choix de chaque spectateur - et qui m'a faite sourire parce que " haaaa mais je connais cet endroit, hooo mais j'y suis allée!".
C'est une comédie Russe, donc un style beaucoup basé sur ce concept d'un personnage en crise qui doit se remettre à flot. Ce n'est pas de la grosse rigolade, plutôt de la comédie qui fait sourire, en montrant par exemple à quel point les problèmes viennent d'une administration qui freine des 4 fers ( les français comprendront tout de suite " le laisser-passer A 38"), la "propiska" est un sujet inépuisable de malentendus et de contournements plus où moins légaux: il s'agit d'une inscription obligatoire sur son lieu de logement, héritée de siècles de nécessités d'indiquer sans cesse où on réside. Impossible d'emménager ou de quitter un apparement sans faire des démarches d'incriptions ou de désinscriptions. Et dans les grandes villes, à cause de la demande plus haute que l'offre, il faut souvent ruser. J'y reviendrai prochainement en parlant d'un film des années 20 qui avait déjà un quiproquo à ce sujet.

un film avec un split screen (ça reste encore la manière la plus simple de montrer deux personnes au téléphone ou ce que chacun fait de son coté en attendant l'autre... au mauvais endroit)