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mardi 23 septembre 2014

Real humans saison 2 ( série Tv)

J'attendais aussi l'occasion de la semaien robot pour faire un sujet sur la saison 2 de Real Humans. J'avais beaucoup aimé la saison 1, diffusée sur Arte au printemps 2013, j'ai donc suivi la saison 2 cette fin de printemps.

donc pour ceux qui n'ont apvu la saison 1, passez votre chemin, je vais avoir du mal à ne par faire de gros spoilers.

Donc à la fin de la saison 1, pas mal de gens mourraient, pas mal de robots finissaient à la casse. Ca c'est uen des forces de la série/ un personnage principal n'est absolument pas à l'abri de passer soudainement à la trappe si le scénario l'exige. Et c'est encore plus le cas dans cette seconde saison.


Dès le début le petit groupe de hubots ( je rappelle hubot comme HUman roBOT) rebelles, "les enfants de David" s'est disloqué suite à des tensions entre ceux qui veulent simplement vivre en harmonie avec les humains, et ceux qui veulent carrément prendre le contrôle au motifs que "nous sommes plus parfaits qu'eux, en cas de souci, il suffit de changer les pièces usées , nous sommes virtuellement immortels".
Le scénario va donc suivre 2 de ces rebelles en particuliers:
c'est un peu le problème: le coup de Barbie robe de mariée, s'est étalé sur un peu trop d'épisodes à mon goût. Heureusement, après, ça passe sur un plan législatif et c'est plus intéressant, mais les rêves de princesse de Flash, j'm'en fiche un peu en fait.
D'une part Flash , rebaptisée Florentine, sorte de poupée Barbie programmée pour la tâche de baby sitter, qui a décidé de vivre parmi les humains en se faisant passer pour humaine.  C'est à dire en se mariant avec un humain, et en ayant un enfant, ce qui bien sûr va être très compliqué. Mais elle réusit à trouver un mari , à adopter un enfant.. Sauf que le mari providentiel meurt assez vite ( sans entrer dans les détails: grace à l'intervention d'un robot qui semble avoir décidé que la première loi d'Asimov, on s'en fout
)Et que la fausse identité de la hubote est vite éventée .
Et que les hubots n'ont légalement pas le droit d'éléver des enfants humains.  Ca c'est la première thématique: la lutte pour légalité des droits entre humains et robots, qui implique donc Flash , Mimi et Inge l'avocate.

D'autre part, on retrouve la blonde Béa qui se faisait passer pour policière dans la saison 1. Elle veut maintenant récupérer un disque dur qui a appartenu à David, son créateur, et dans lequel elle espère trouver enfin le code informatique de libération des hubots.
Le tout sur fond de menace d'un virus informatique très dangereux et impossible a corriger: les hubots vont aussi découvrir ce que c'est qu'être périssable.

Une troisième thématique qui ressort: la tentation pour des humains désespérés de braver la mort en faisant transférer leurs donner cérébrales dans une corps tout neuf ( c'est le cas avec le concessionnaire défiguré dans un incendie, dans la première saison), quitte à sombrer dans l'illégalité, voire le crime.
facilement un des personnages les plus extrêmes, donc passionnants de cette saison.
enfin, la dernière thématique qui s'amorce, et je vois venir la saison 3 articulée autour de ça: on ne fabrique pas ex-nihilo des robots hyperperfectionnés sans un modèle de personnalité. Ce qui veut dire qu'il y a à la base une personnalité qui a été copiée sur un véritable humain. Ce qu'elle a de bon, mais aussi ce qu'elle a de moins bon, avec les risques que ça comporte en cas de désordre mental sur la personnalité d'origine.

J'ai un peu moins apprécié cette deuxième saison, Je dois reconnaitre, principalement parce qu'elle s'attache beaucoup à Flash, qui est un personnage dont je me fous éperdument. Et qu'on voir beaucoup moins Roger, mon personnage favori depuis la saison 1.
Par contre, la série reste toujours aussi bonne dans l'humour noir ou absurde: le grand père d'une famille qui a décidé de faire faire un hubot à son image pour rester avec ses petits enfants après sa mort, en oubliant soigneusement de faire programmer l'existence de son beau fils dans sa mémoire... On a donc des répliques complètement loufoque du style " les enfants, soyez à la maison  à 19h, il faut qu'on soit tous là pour démarrer grand père" ou " mais, on va pas brancher grand-père  dans la cave?!"
C'est une fois de plus tout ce qui est à côté qui compte: les différents groupes de jeunes, pro-hubots qui poussent le mimétisme jusqu'au essayer de leur ressembler, dans une sorte de cosplay assez monstrueux, ou opposants radicalistes prête à se lancer dans le terrorisme.
qui sont les robots déguisés en humains? qui sont les humains déguisés en robots déguisés en humains?

Une image marquante est celle d'une descente de police dans un bar "hubot friendly", où les policiers font aligner tout le monde pour vérifier qui a une prise USB dans le cou, et qui ne l'a pas. Ca rappelle une époque désagréable ça!
Ou le fait de se débarrasser d'un bijou de technologie aux allures de vieille infirmière qui ressemble à Mrs Doubtfire en l'envoyant dans un camp de paintball façon jeu de massacre pour militants anti-hubots ( c'est cool, on leur tire dessus à balles réelles et ils ne répliquent qu'avec de la peinture, en plus ils sont reprogrammés pour avoir peur)
...enfin, jusqu'au moment où ils vont en avoir marre de se faire canarder. Sans gâcher le suspense, ça commence déjà à être le cas..Et , inversement, un personnage dont je me fichais dans la première saison commence à devenir intéressant.

Oui, c'est surtout dans ce genre de séquences qui mettent TRES mal à l'aise en téléscopant la situation SF avec des événements de sinistre mémoire que la série fait.. mouche.

Donc un poil moins bien que la première saison ( parce qu'elle se focalise surtout sur un personnage qui ne m'intéresse pas vraiment), mais ça reste du haut niveau. après aussi, sur la saison 1, certains épisodes m'avaient parus plus mous que d'autres, le dernier en particulier, écueil évité par la saison 2 qui finit en montant en puissance.

Bon hé bien.. j'attends la saison 3 .. que lis-je? quoiiiiii?!  Nooooooooo!! allez, un petit effort, je veux une vraie fin!!
(en même temps un remake anglais par l'équipe qui fait Broadchurch, ça peut être intéressant, alors que l'annonce de remake français du même Broadchurch me donne plutôt des sueurs froides)


samedi 13 septembre 2014

Discworld 1 ( jeu vidéo abandonware)

Ah, ça faisait longtemps que je n'avais pas proposé un p'tit billet gaming. Et pour cause, j'ai réussi à trouver il y a quelques temps " discworld" un jeu vidéo de style RPG, basé bien sur sur l'univers déjanté du disque-monde de Pratchett. sorti en 1996 sur PC, Saturn, Playstation, il est maintenant disponible en abandonware ici, et jouable donc sans problème sur un ordi contemporain muni de dosbox par exemple.

Et ce jeu est long, là pour le coup, je ne me plaindrais pas de la durée de vie. Et surtout très très compliqué. Et pas intuitif , dans le sens où, le joueur n'est pas aidé du tout. Mais du tout, il faut deviner sans cesse ce qu'il va falloir faire pour obtenir un item, et souvent, c'est très fidèle à l'esprit Pratchett: Gnuh? WTF? hein? qué?

Donc, le synopsis: on y pilote Rincevent, le "Maje" , qui se retrouve une fois de plus mêlé à l'insu de son plain gré à des situations délirantes et dangereuses. Une société secrète s'est mis en tête de prendre le pouvoir à Ankh-Morpork, en invoquant un dragon qui terrorise la ville. Pour se faire, un livre a été volé dans la bibliothèque de l'université de l'invisible, c'est donc aux mage qu'il incombe de faire cesser tout ce bazar.. et quand on dit aux mages..; ploum ploum ça-sera-Rincevent-qui-s'y-colle.. hoooo pas de bol.
Mais en échange, et s'il est toujours vivant à l'issu de cette (més)aventure, il ne sera pas renvoyé et on ne lui diminuera sa bourse d'étude que de moitié.

petit déjeuner explosif chez les mages...

En fait le principal problème vient de ce que depuis des années, on est habitués dans ce type de jeux à avoir un journal de quêtes, histoire de se remémorer ce qu'il reste à faire. Hors là, non. Il y a bien un inventaire ( réparti entre la poche de Rincevent, qui ne contient que 2 places) et le bagage ( d'une capacité infinie).. ce qui oblige parfois à déplacer des objets de la poches à l'inventaire et inversement lorsqu'on veut s'en servir et que le bagage ne peut pas suivre- sur les toits par exemple ( QUI, à votre avis a du refaire 2 fois le même tableau assez long parce qu'elle a oublié de faire passer le miroir du bagage à la poche ? qui?).
 Mais pas de journal de quête et ça devient vite infaisable lorsqu'on ne se souvient plus de ce qu'on cherche.

Par exemple,
Acte I: la première mission que l'archichancelier confie à Rincevent est de lui ramener le matériel nécessaire pour construire un détecteur de dragon. Voilà ce qu'il demande:
 4 objets (un bâton spécial, une spirale, une créature et un récipient en fer) ainsi qu’un échantillon de l’haleine du dragon. Je rappelle qu'il n'y a pas de journal de quête. Mémorise tout ça, ami joueur, ou note le sur un papier, mais tu n'avais qu'à écouter l'archichancelier, il ne le répètera pas 2 fois! Allez, hop, va fouiller chaque recoin de la ville et ramène moi tout ça!
bienvenue à ankh Morpork, la capture d'écran que j'ai trouvé est en anglais, mais rassurez-vous, sur le lien que j'ai donné, tout est écrit en VF. Et vous allez souvent vous balader, j'vous dis!

Le bâton spécial  est une baguette qu'il faut dérober à un mage qui dort dans la salle à manger en l'échangeant contre un manche à balais qu'on a récupéré un peu plus tôt. Ok, là ça va encore. La spirale ?
Il fat aller fouiller la ville, et quand je dis fouiller, ça veut dire examiner PUIS parler à absolument TOUS les PNJ dans TOUS les lieux accessibles. La spirale est un bigoudi ( fallait deviner) qu'il faut récupérer dans la poche d'un coiffeur, en utilisant une compétence " pickpocket" acquise un peu avant sur le marché en parlant à un quidam. Oui mais, le bigoudi est dans les cheveux de la cliente du coiffeur. Il faut:
1- regarder le bigoudi
2- regarder la dame
3- regarder le coiffeur
4- parler à la dame pour qu'elle change d'idée
5- le coiffeur met le bigoudi dans sa poche
6- parler au coiffeur, qui va rêvasser en pensant à sa petite amie
7- profiter de ce moment pour utiliser la compétence pickpocket sur la poche du coiffeur.
Et bien sur, j'avais inversé l'étape 1 et l'étape 2 . Et ça n'aboutissait à rien, puisque dans ce cas, elle ne change pas d'avis, si on n'a pas examiné d'abord le bigoudi.
Les deux autres items ne sont pas plus évidents.
Et là, ce n'est que le début. Si je vous dis que plus on progresse, plus la difficulté va croissant?
Ben oui, la mort passait par hasard.. au sommet d'une tour, quand Rincevent est en posture dangereuse...

Dans l'acte II, Rincevent apprend que le dragon est prisonnier, invoqué contre son gré, que c'est un gentil dragon qui veut juste recouvrer sa liberté. Et doit lui ramener des objets appartenant à des PNJ que l'on a croisés dans la première partie. Oui mais QUI? et comment obtenir leurs insignes? ( en fait il faut se souvenir des surnoms des "frères" dans l'introduction, qui sont liés à leur métier - et pour moi qui étale mes temps de jeu sur plusieurs jours, c'est tout bonnement infaisable. Et bien sur pour arriver à tout ça il faut se déplacer un peu partout en ville, puis revenir à l'université où à la suite d'action totalement impossible à deviner par soi même mais qui impliquent un type louche et une banane en or massif, on découvre un passage secret dans la bibliothèque, vers l'espace L, permettant d'aller et venir librement entre le présent et le passé. Evident, n'est-ce pas?! a partir de là, il va falloir faire des allez retour entre le présent et le passé, qui je l'avoue sont  assez relous: agir dans le présent pour découvrir qu'un item n'est pas accessible car patatipatata la nuit d'avant, aller dans le passé pour le modifier, revenir dans le présent pour récupérer l'item.. et passer au suivant

En fait, je pense sérieusement que ce jeu est d'une telle difficulté qu'il est infaisable, tel quel, dans les conditions de 1996,  pour qui que ce soit. Dès la 1° étape, difficile de savoir quoi faire : Rincevent doit réveiller le bagage qui dort sur son armoire.. en utilisant un balai qu'il doit aller chercher ailleurs dans l'université! Comment je peux deviner ça moi?
oui, jeu, je me doute qu'il faut faire descendre le coffre, mais sérieusement, tu ne m'aides pas!

Je ne sais pas si le jeu avait un livret détaillé à l'époque, mais j'en doute fortement.. Je plains très sincèrement les joueurs de l'époque qui ont du se débrouiller tous seuls, sans forum d'aide... Car dès la première étape j'ai du utiliser un walkthrough détaillé. Après avoir passé plusieurs heure à chercher ce que je devais faire. Parce qu'il n'y a aucun journal de quête me disant simplement " il faut chercher un objet pour réveiller le bagage"
Donc walkthrough obligatoire, à suivre à la virgule près .

Donc pourquoi, me direz-vous, jouer à un jeu tellement compliqué qu'il est infaisable sans suivre le scénario à la lettre?

Parce que
- tout de style cartoon, 2D, comme j'aime, qui fait que même s'il date de 1996, j'ai envie de le considérer comme du rétro gaming ( la difficulté m'incite justement à le classer en retrograming!)
- totalement imprégné de l'humour non-sens de Pratchett, et bourré de références aux livres ( donc oui, être  fan de Pratchett aide beaucoup à apprécier!)
Ca n'est pas précisé, mais je déduis qu'il s'agit du sergent Côlon et du Caporal Chicard

- le plaisir de croiser des personnages phares de la saga: L'archichancelier, le doyen, Vindelle Pounze, le patricien Veterini, les trolls en pierre, le bibliothécaire, Planteur JMTLG, Nanny Ogg, ou encore Deuxfleurs qui vient jouer au conférencier..


Les cavaliers de l'apocalypse qui jouent au cluedo!
J'aime, j'aime.. en plus c'est plutôt très joli, niveau décors, pour l'époque..
 - et les lieux incontournables de la belle ville d'Ankh-Morpork: l'université, le tambour rafistolé, la maison des affections négociables, les ombres...

- Sous titré en français, sans fautes d'orthographe - une vraie prouesse pour l'époque - et les dialogues sont savoureux.
- les musiques d'ambiance sont très bonnes, et il y en a 64! ( ok, certaines sont des variations d'un même thème, mais j'aime énormément cette variété, et celle de l'espace L est complètement digne d'un groupe de prog!)


- LA raison absolue: il est doublé en anglais. And the icing on the cake is: la voix de Rincevent est faite par
Eric Idle. Je répète , la voix de Rincevent, c'est ERIC IDLE!

une petit exemple? Rincevent discutaille avec la mort.

Je me demandais pourquoi la voix m'était non seulement familière , mais en plus, pourquoi les intonations étaient à mourir de rire..

Disons, que pour simplifier, plutôt que de vraiment le considérer comme un RPG, autant le voir plutôt comme un roman interactif  dans l'univers du disque-monde. Là oui, en partant de ce principe, ça vaut totalement le coup,  j'ai régulièrement rigolé comme une baleine.

et vous savez quoi? malgré la difficulté du premier, je dois, JE DOIS, trouver le deuxième ( il est aussi en abandonware).. admirez moi ce générique!
billet commun "jeu vidéo" de septembre.

mercredi 3 septembre 2014

A l'hôtel Bertram - Agatha Christie

Vous rendez vous compte? Je n'avais pas encore eu l'occasion de lire un seul roman mettant en vedette Miss Marple, l'autre détective fétiche d'Agatha Christie. Ni une ni deux, j'en ai cherché un un peu au hasard..
j'ai eu un mal fou à trouver  la couverture de mon exemplaire, je vous le dis
Idée n° 97. quelque chose de sucré ( ce que tient la main, outre la balle, c'est un chocolat fourré)

Nous sommes dans les années 60 (si, il y a même une référence aux Beatles!). Miss Marple, détective amateur et septuagénaire fringuante est venue passer quelques jours de Vacances à Londres, pour faire des achat, mais aussi une sorte de pélerinage à l'hôtel Bertram, un établissement bien sous tout rapports, à la réputation exemplaire, dans lequel elle avait eu l'occasion  de séjourner lorsqu'elle avait 14 ans, au début du XX° siècle. La particularité de cet hôtel est de acher un confort dernier cri derrière en apparence surannée très début de siècle. Même les clients semblent venir d'une autre époque. Le gérant confie d'ailleurs à l'un d'eux, non sans un certain sens cynique des affaires,  qu'il n'hésite pas à faire des prix aux vieilles ladies dont les finances ne sont pas aux mieux, car elles participent involontairement à l'ambiance et au standing qu'il souhaite créer pour attirer le touriste désireux de connaître "la vraie Angleterre". Des pièces de décor " so typically british", au même titre que le poêle à charbon, les fauteuils à haut dossier, les  théières en porcelaines entourées de vrais muffins dignes de ce nom. Tellement parfait que miss Marple trouve qu'il sonne faux.
Pendant ce temps là, une série de braquages met la police londonnienne en émoi.
Et encore pendant ce temps là, un vieux chanoine très distrait qui résidait justement à l'hôtel Bertram amène la police à enquêter sur cet hôtel, à la réputation tellement sans tâche qu'il en devient suspect.
Et encore pendant ce temps là, la tapageuse Bess Sedgwick, aventurière remuante, mondaine, fêtarde invétérée, typiquement le genre de personne qui ne devrait pas être là, rase les murs de l'hôtel pour échapper à sa fille, Elvira,  qu'elle a abandonnée à l'âge de 2 ans aux bons soins d'une tuteur, et qui se trouve, par hasard qui fait bien les choses, être également descendue au Bertram

Et ça n'est pas une très bonne pioche. En fait, le roman n'est pas mauvais , il se laisse lire, sans déplaisir, mais sans grand plaisir non plus. Trop de pistes qui partent dans tous les sens dont on devine très vite qu'elles vont se recouper pour n'en faire plus qu'une ou deux. trop de personnages qui apparaissent et disparaissent très vite ( Lady Selina), ou trop peu approfondis qu'ils en deviennent inconsistants ( la femme de chambre, le maître d'hôtel, ou même Lasdislas, le type aux motivations louches qui tourne à la fois autour de Bess et Elvira, la copine d'Elvira dont j'ai déjà oublié le nom tellement elle ne sert à  rien).
Puis cette histoire de chocolats empoisonnés, évoquée pour être aussitôt oubliée.

En fait, plus de la moitié du roman sert à mettre en place ce fameux décor, à suivre les actions de divers personnages, du coup, l'intrigue policière semble concentrée dans le derniers tiers de l'histoire, voire dans les tous derniers chapitres: une très longue introduction et une résolution ultra rapide, qui se conclut en queue de poisson. Ca se laisse lire, mais ça n'est pas exactement comme ça que j'apprécie un roman policier. Disons qu'Agatha Christie m'a tellement habituée à mieux, que j'ai envie de dire " houlà! Petite forme!"

Je redonnerai de toute façon à l'avenir sa chance à "tante Jane", j'ai l'air critique, mais bon, je l'ai dit, ça se laisse lire. J'aurais du me méfier. Je n'ai pas vu beaucoup des adaptations TV, je dois dire, Je sais que ce roman a été adapté, mais je n'en ai aucun souvenir. soit je n'ai pas eu la possibilité de le voir en entier pour une raison X ou Y, soit, et je crois me souvenir que c'est plutôt ça, je n'ai pas accroché dans les premières minutes.
Toujours est-il que.. ami lecteur, comme je l'avais fait pour Sherlock Holmes, choisis ta miss Marple préférée!
par ordre de date:
au milieu avec les jumelles, Angela Lansbury ( film de 1980),
tout en bas Joan Hickson ( série de 1984 à 1992)
à droite avec le chapeau bleu: Geraldine Mc Ewan ( série de 2004 à 2009)
Et à gauche: Julia McKenzie ( série de 2009 à 2013)

Je pense que les deux que j'ai croisées le plus souvent au détour d'une rediffusion sont Joan Hickson et Geraldine McEwan. La première correspondrait mieux à la description de Miss Marple dans ce roman en particulier je dirais.

Ok, là, c'est Margaret Rutherford, dans une série de films des années 60, que je n'ai pas vus. Au delà de la bizarre ( vous avez dit bizarre?)  impression qu'elle est la soeur cachée de Michel Simon, ce n'est pas du tout comme ça que je voyais la frêle miss Marple, que l'inspecteur du roman décrit comme étant l'image même de la grand-mère telle qu'on se l'imagine, tricotant au coin du feu...Pour la petite histoire, ce n'est pas non plus comme ça qu'Agatha Christie la voyait

Et je viens de voir, qu'en plus il n'entre pas dans le cadre des british mysteries, puis qu'il se passe en 1965. Par contre en tant que roman anglais..