Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

Qui passe par ici?

Flag Counter

lundi 3 juin 2013

Wondering about words - Judith Andreyev

Et le sujet anglais du jour part du tout petit livre " Wondering about words" de Judith Andreyev, professeur d'anglais de son premier métier. Sous-titré " d'où viennent les mots anglais?", j'ai trouvé ce petit livre en faisant un raid ( tient, ça vient de quelle racine au fait?) dans les rayons de ma médiathèque. Attention une toute petite partie est en français, toute le reste en anglais (facile), à destination de francophones qui ont déjà des bases.
Partants pour un peu (beaucoup)  d'étymologie?

Ne prenez pas peur, ce ne sera pas un cours complet d'étymologie, plutôt un tour d'horizon de quelques mots et thèmes très courant, afin de répondre à ces questions que tout étudiant en anglais s'est posé un jour où l'autre: Pourquoi y-t-il presque systématiquement deux mots qui veulent dirent quasiment la même chose? quelle est au juste la différence entre "to say" et "to tell" ou entre "to give " et "to donate"? Pourquoi y a-t-il tant de faux amis?
C'est ce qu'on va essayer de comprendre, après une brève introduction ( en français) à l'histoire linguistique de l'anglais, chaque invasion ayant ajouté une "strate" au substrat celtique d'origine.
ainsi

A la base, on trouve la langue celtique, l'une des nombreuse branches de l'indo-européen,  la proto-langue qui a donné  de nombreuses ramifications: langues romanes( français, italien, espagnol, roumain...) langues germaniques ( allemand, néerlandais, norvégien, danois, islandais...)langues slaves  russe, bulgare, polonais, etc...), langues baltes ( estonien, lithuanien...), langues iraniennes et indiennes ( oui oui, ces langues sont des cousines éloignées de notre bon vieux français), grec...
C'est plus clair avec une schéma?
ou plus simplifié encore
Donc, on a un substrat ( c'est comme ça qu'on dit en linguistique) celtique dont peu de choses subsistent en anglais moderne, excepté dans les noms de lieux ( de même que les rares traces de langues gauloise qui subsistent en français sont des toponymes ou des termes liés à l'agriculture).
Là dessus s'ajoutent deux strates très importantes: une strate germanique de l'ouest ( saxon, jute, frison, franc à partir due V°siècle) et  une strate germanique du nord ( vieux norrois, la langue des vikings qui envahissent régulièrement ce qui va devenir la Grande-Bretagne à partir du VIII° siècle).
Ces deux langages, mêlés aux langues celtiques, ont d'ailleurs eu le temps d'évoluer en différents dialectes à l'arrivée des normands et de Guillaume le conquérant au XI° siècle (bataille de Hastings = 1066 pour mémoire)
Cette troisième strate appelée "anglo-normand" ou "anglo- français" est TRES importante pour la suite, car c'est elle qui explique en grande partie les fait qu'il y ait deux mots d'origine différente pour une même réalité: l'un d'origine germanique qui correspond grosso-modo au nom donné par la population rurale, ou modeste, l'autre d'origine française importée avec les l'armée de Guillaume et donc l'appellation donnée par les riches et les nobles à la même réalité.
Un exemple flagrant, avec le nom des animaux, selon qu'ils sont vivant ou cuisinés:
A swine

Pork chops
Je trouve, en cherchant un peu: swine (Middle English, from Old English swin ) même chose que Pig (Middle English pigge, young pig, probably from Old English *picga.) En allemand actuel c'est Schweine, la parenté saute au yeux ( probablement déjà dérivé du latin Sus, le nom général de tous les animaux de cette famille, y compris sangliers et cochons sauvages)

Et pork, du latin porcus le nom courant de l'animal d'élevage, qui a du transiter par le français. Ce qui paraît logique, la bestiole étant entière chez le paysan qui l'élève mais a très peu l'occasion de la manger, tandis que la haute société avait plutôt l'occasion de les voir sous forme de saucisses que sur leurs pattes.
Même chose avec Calf ( allemand Kalb )/ Veal

Après ça l'évolution s'est faite en moyen anglais, un mélange progressif entre l'old english et l'anglo normand ( XII° au XIV° siècle), puis revirement au XV°: les gens du peuple ayant adopté l'anglo-normand pour faire come l'élite, lélite s'est différenciée en adoptant directement des mots latins sans transformation ( j'ai un faible pour " pandemonium") ou en re-latinisant des mots d'origine française ( l'auteur nous propose Doubt: doutte en anglais moyen , qui récupère un b, lorsque il s'est agit de fixer l'orthographe, et qu'on s'est rendu compte que le mot venait du latin dubitare)

Voilà pour l'introduction, le livre part ensuite en anglais sur 4 grands axes
- Interesting derivations
- Semantic fields, words with similar meaning
- Word pairs, words with same meanings
- false friends

Derivations: il s'agit en fait de mettre en relation des mots qui ne se ressemblent pas forcément, voire pas du tout, ni par la forme ni par le sens, mais qui dérivent de la même racine indo-européenne

A ce propos, ce que l'auteur de mentionne pas, mais que j'avais appris en fac, dans des livre beaucoup plus dense que celui ci
Une racine indo-européenne, non attestée à l'écrit bien sur, puisqu'il s'agit d'une langue-mère  d'avant l'invention de l'écriture, être construite en comparant les langues qui en sont issues, est en général composée de deux ou trois consonnes sur le schéma XXX ( on se base sur les consonnes, plus stables dans le temps, et qui résistent mieux à "l'érosion"), entre lesquelles les voyelles sont plus variables
Il suffit de mémoriser alors quelques règles de bases sur l'évolution des consonnes (notamment les paires sourdes/sonores qui ont les mêmes articulations) et miracle, ce qui paraissait totalement étranger prend un air connu.
En fait, plus précisément, plus que les consonnes ( car si j'écris un R par exemple, la lettre est la même mais le son est très différent pour un francophone, un anglophone.. ou dans le sud-ouest ;) ), ce sont les points d'articulation qui comptent:
Du point de vue des racines, un p, un b ( bilabiales sourde et sonore), c'est la même chose. Et peuvent évoluer vers d'autres consonnes proches comme f ou v ( labio-dentales sourde et sonore).. mais vraisemblablement pas en vélaire, trop éloignées ( k ou g...)
pareil pour le t et le d ( les dentales) qui peuvent s'aspirer.. et on trouve nos fameux "th" anglais qui nous font tant transpirer .
Exemple avec une racine facile:
pter-: donne en latin pater et dans les langues latines: père ( en français la consonne centrale a souvent disparu à cause de l'accentuation), padre, et dans les langues du nord, l'articulation a eu tendance à reculer:fæder en vieil anglais, father actuellement, vater en allemand ( le v se prononce un peu comme un f français..
et bien sur tous les dérivés autour de la patrie, du patrimoine, etc...


Ce que propose le livre est à la fois concis mais dense, et on y trouve des choses intéressantes et parfois amusantes:
- la science, la schizophrenie et le ski viennent de la même racine ( skei- : couper, fendre): la science est l'art du discernement, le ski vient du mot nordique signifiant " bûche, morceau de bois", et le schizophrène a un cerveau coupé en deux.

- la guerre et les saucisses allemandes viennent aussi de la même racine :D: wers- racine qui signifie "mélangé, confus": donne war, werre en ancien français ( qui évolue en guerre, le son " w" n'existant pas dans les langues latines, on a un peu triché en le transformant en G, et c'est aussi pour ça que Wilhelm chez les allemands devient William, et Guillaume de ce côté ci de la Manche). Quand aux saucisses " Wurst", c'est un mélange de diverses choses
Semantic fields: Cette fois, on parle des mots qui appartiennent au même champ sémantique ( la même idée), mais qui peuvent dériver de  racines différentes. Souvent une origine nordique issue du vieux norrois ou du germanique ( ce sont en général les mots du quotidien, qui peuvent être mis en relation avec un terme allemand proche - en tout cas, comme j'ai fait allemand LV1, c'est plus simple pour moi), et un autre, issu du vieux français, souvent lié à la langue savante et juridique. Le but du jeu étant de voir si un coup d'oeil sur leur origine peut aider à mémoriser leur emplois.

ex: Forbid/ Ban/prohibit/interdict.. tous voulant " à peu près" dire la même chose
to forbid vient du vieil anglais forbeodan( légiférer contre quelque chose).. hop voilà qui évoque "Verboten", to ban de "bannan" ( convoquer/interdire) en vieil anglais. Prohibit et interdict du latin prohibire et interdicare. Et.. ça marche: to forbid est le plus courant, to ban est d'un registre plus soutenu, amsi employé dans les journaux car plus court et donc utile pour une une qui accroche, et les deux dernier quasi exclusivement réservés au domaine juridique.

Bien sur ça n'est pas une science exacte, et il y a des exemples contraire, mais dans pas mal de cas ça marche: le mot d'origine norrois d'emploi plus courant, et le mot d'origine latine d'emploi plus spécifique

Word pairs: un peu le même sujet que le chapitre précédent, mais qui se concentre sur les mots qui sont ou semblent homonymes. to handle et to manage (les deux faisant référence au fait de toucher de la main, hand ou manus), to happen et to occur..

Où l'on découvre au passage que la plupart des verbes jusqu'au moyen anglais se terminaient en -an ou -en ( à la germanique), que la terminaison est tombée durant le moyen âge, pour être remplacée par le "to" initial ( probablement une variante de "do", donc faire ceci ou faire celà..). Ca peut être utile, si, si, pour repérer les verbes dans un texte en moyen anglais par exemple).

False friends: Ha le groooos chapitre que voilà. Et qui oblige à réfléchir un peu: car je n'y avais jamais fait attention, mais la plupart de ces faux amis, viennent du français via l'invasion normande, et ont été tout d'abord des "vrais amis". Des mots souvent très polysémiques en vieux français, qui se sont trouvés coupés de leur origine en passant le channel, et ont fait leur chemin de part et d'autre: le français moderne retenant un sens principal, l'anglais en retenant une autre.
par exemple injury et injure: iniuria en latin: n'importe quel tort, ou violation de la loi ( ius).. le mot est arrivé avec ce sens vague, le français a retenu l'idée de parole blessante, tandis que l'anglais a retenue l'idée de cause du tort physiquement, car insult et offence sont arrivés en même temps et ont pris le sens de l'attaque verbale.

Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, très intéressants. J'avoue que je ne m'étais pas rendu compte du fait que l'anglais a été incroyablement francisé au moyen-âge (à tel point qu'un document anglo-normand est aujourd'hui plus facilement lisible pour un francophone que pour un anglophone). Ca oblige d'ailleurs à relativiser les hauts cris qu'on entend pousser ici et là sur l'anglicisation du français. Je connaissais déjà l'histoire du budget ( tiré de la bougette, un petit sac pour la monnaie, bien de chez nous, qui a juste fait un allez-retour doté d'un nouveau sens) et du tennis ( tenez, le cri poussé au service dans le jeu de paume..). Mais j'avoue que je n'avais jamais pensé que le shopping ( haaa non, c'est pas français, faut dire magasiner, comme les québécois, blablabla..) c'était simplement l'action de faire le tour des échoppes.. nos bonnes vieilles échoppes médiévales :)
Oyez, oyez, d'ores-en-avant, je m'en irai échopper!
preuve que rien n'est figé, sur la même tenture on trouve parfois Willelm, parfois Vuillelm
En tout cas l'auteur donne d'intéressantes pistes de lecture ( en plus des incontournables " vocabulaire des institutions religieuses " et "problèmes de linguistique générale" d'Emile Benveniste, le principal théoricien de l'indo-européen), notamment les articles de William Rothwell, que je vais m'empresser de cherche (missing link in english etymology: anglo-french; Anglo norman at the green grocer's; arrivals & departures, the adoption of french terminology into middel english.. etc..).

idée 123: quelque chose qui a une ombre ( ici, celle de l'enquêteur)

dimanche 2 juin 2013

Rock progressif (1) C'est quoi ce truc?

Voilà une idée qui me trottait depuis quelques temps, et comme c'est le mois anglais, et qu'il y a plein de groupes anglais dans ce domaine.. ben pourquoi pas?

En fait, une chose que vous savez peut-être, c'est que je suis fan de rock anglais, particulièrement des années 70. Et une que vous ne savez pas encore, c'est qu'en particulier j'adore le progressif.
Mais quand je dis ça, au mieux j'ai un " quoi, c'est quoi ce truc" au pire un " mais.. pas possible, c'est chiant!"
Donc pour vous aider à y voir plus clair, et peut-être à apprécier.. une petite série de billets sur le sujet ne sera pas de trop. Promis je me modère et je fais simple.

Donc le rock, tout le monde connait, apparu dans les années 50/60, je ne vous ferai pas l'affront de résumer. Mais voilà, la la toute fin des années 60, le courant a commencé à se scinder en une foule de choses différentes, dont le rock psychédélique (plutôt aux USA: Jimi Hendrix, les Doors, Jefferson Airplane,Frank Zappa, tout ça, Woodstock ...), Et en Europe, pas très éloigné du psychédélique, le progressif ( je schématise, hein, des fois il est très difficile de déterminer si un morceau est plutôt psyché ou plutôt prog)

Le progressif, en fait, c'est un laps de temps très court ( en gros on peut le considérer comme mort et enterré au début des années 80, à l'arrivée de la mouvance punk),et évidemment, ça n'est pas sorti d'un chapeau de magicien. Retour aux années 60: des morceaux de rock encore fortement teintés de blues, une durée calibrée à 2 minutes 30/ 3 minutes ( format radio); une batterie, une guitare/ une basse/ un chanteur/ parfois un clavier
Et là des musiciens se sont dit " pourquoi limiter les durées à 3 minutes, quand une face de disque en fait facilement 20 et que j'ai des choses à dire? pourquoi je ne pourrais pas faire du rock alors que je joue de la flûte? Moi, j'ai fait du classique/ du jazz, et je n'ai pas envie de m'enfermer dans du binaire bien régulier, pourquoi je ne mettrais pas des triolets ou des rythmes irréguliers dans ma musique? Je n''ai pas envie de chanter une histoire d'amour, mais plutôt de raconter une histoire avec l'humanité qui lutte contre la technologie et les robots, je peux?

Ben oui pourquoi pas?

Des producteurs un peu aventureux ont tenté le coup, l'époque était ouverte à ce genre d'expériences ( et à bien d'autres qui se fument ou se mangent , on ne va pas se leurrer), et bingo, ça a marché! Puis le public est passé à autre chose est les groupes ont suivi ( ami lecteur, si tu ne connais de Genesis qu' Abacab ou de Yes que Owner of a lonely heart, ce sujet est pour toi!)

Bon  je vais y aller gentiment, et ne pas attaquer d'entrée les morceaux de 25 minutes sur des thèmes futuristes , mais plutôt par des choses qui ne sont PAS du progressif, mais en comprennent à mon sens des éléments.

Les précurseurs:
Procol Harum - Whiter shade of pale ( 1967) Les plus de 50 ans ont presque tous dansé le slow sur une chanson aux paroles surréalistes et basée sur une suite de Bach. Oui je sais, le clip est kitsch, dans le genre balade à Trafalgar square période swinging London :)

En quoi c'est progressif (ou en quoi ça l'annonce): l'emploi de l'orgue Hammond, l'utilisation d'un thème classique

The moody blues - Nights in white satin (1967).  Là aussi, la génération de mes parents à emballé là dessus! et clip encore plus kitsch que le précédent dans le genre balade sur le pont Alexandre III dans le Swinging Paris. avec un flûtiste qui fait semblant de jouer pour la vidéo, et la guitare électrique non branchée de Justin Hayward :D
En quoi c'est progressif: L'emploi du mellotron, de la flûte...

The Beatles - Strawberry Fields forever ( 1967 encore!)
progressif: le mellotron encore, la contrebasse, les changements de rythme, quelques accords "inhabituels"

les "cousins": en gros, ça ressemble à du progressif, mais ça n'en est pas vraiment ou plutôt, ce sont tous ces groupes qui ont intégré des éléments progressifs.. avant de passer à autre chose

Deep purple - child in time (1970): en fait, là, c'est plutôt l'inverse, Deep Purple a commencé en tant que groupe plutôt orienté progressif, mais a changé d'orientation faute de succès pour devenir les précurseurs du hard rock qu'on connait, mais sans vraiment renoncer à ses origines


 Ce qui sonne progressif: l'intro, entre clavier et cymbales, les changements d'ambiance, et j'ai envie de dire: Jon Lord au clavier
preuve avec Burn en live en 74, qui part en impro dans des arpèges très classiques en plein morceau rock devant des dizaines de milliers de personnes ( rien à fiche, je fais ce que je veux, si ça ne leur plaît pas c'est leur problème




Led Zeppelin - the battle of Evermore ( 1971) j'aurais pu en choisir d'autres plus connues, car Led Zepp a plusieurs chansons qui intègrent des éléments progressifs, mais justement celle là est moins connue et je l'aime beaucoup. en fait tout le IV° album est assez marqué progressif
Ce qui sonne progressif: les changements de rythme entre les passages chantés par Rober Plant et ceux chantés par Sandy Dennis , la mélodie lancinante, l'emploi de la mandoline, le thème ( une bataille inspirée de JRR Tolkien)

The who - Baba O'Riley ( 1971 encore!)
 Pour l'intro hypnotique, l'influence du folk irlandais... J'aurais pu prendre l'Opera Rock "Tommy" qui n'est pas éloigné des albums concepts qu'on trouve dans le progressif, c'est vrai


Queen- The prophet song ( 1974) là encore j'aurais pu prendre l'album  A night at the Opera presque en entier tellement il est varié, mais ce morceau est assez parlant, mais Queen est resté assez marqué par ce mouvement dans ses premiers albums ( ceux garantis " sans sythéthiseurs" comme indiqué sur la pochette.. et sans moustache!)
Des harmonies bizarres à plusieurs voix, les rythmes, l'emploi du koto dans l'introduction, les effets d'échos, le thème ( la prophétie de l'apocalypse!)
et pour mon plaisir: The fairy feller's master stroke - nevermore (1973)
 parce que j'adore quand ça part dans tous les sens avec des effets sonores un peu dingues, du piano, que ça change d'ambiance sans même prendre la peine de couper le morceau pour passer au suivant

 Je le répète ce n'est PAS du progressif stricto sensu ( encore que l'appellation est plus tardive, les groupes de l'époque devaient moins faire de distinguo), mais c'est une bonne porte d'entrée vers cet univers. C'est sur que ceux qui ont déjà du mal avec le côté planant d'un Deep Purple des débuts ou les délires de Queen auront peut être plus de mal à apprécier

Et d'ailleurs les choses n'étant jamais étanches, dans la mouvance des Who ou de Queen, est apparu le Hard rock ou métal progressif ( voire symphonique) après je m'y connais moins donc je ne vais pas épiloguer, et je suis sure, archi sure que les spécialistes me contrediront, mais tant pis, un seul exemple:

Iron maiden - Fear of the dark ( 1992) me paraît contenir beaucoup d'éléments influencés par le progressif: changements de rhytme, les arpèges hypnotiques, tout ça...

Ca va, vous avez survécu? Je passe aux choses sérieuses la prochaine fois!

Et j'ai réussi à illustrer mon propos avec SEULEMENT des groupes anglais ;)

Et pour les curieux qui voudraient approfondir un peu en attendant la suite, le site progarchives est une vraie mine d'or (et là je n'ai pioché que dans leurs catégories proto prog et prog related )

samedi 1 juin 2013

La vierge dans la glace - Ellis Peters

Ca y est, nous somme en juin, le mois anglais commence..
Et après décembre 2011 , orienté plutôt humour, Juin 2013 sera plutôt orienté "policier", et plus précisément " Détectives célèbres" ( ce qui ne veut pas dire exclusivement). Ce qui me permet, en plus de rejoindre le British mysteries challenge de Lou et Hilde (entre 7 et 10 à lire d'ici le 30 janvier prochain.. et déjà au minimum 4 ce mois ci, c'est faisable!)

Et je commence donc avec une enquête de frère Cadfael.. une enquête hivernale, pour attaquer l'été:
Décembre 1139: la guerre pour le trône d'Angleterre fait rage entre l'impératrice Mathilde et le Roi Etienne. Les bandes de soldats à la solde de l'une ou l'autre faction dévastent régulièrement le pays, et justement une armée de l'impératrice vient de mettre à sac la ville de Worcester. De nombreux habitants, peu importe leur appartenance politique, ont fui sur les routes n'évitant les soldats que pour tomber dans les mains des bandits de grand chemin qui profitent de la pagaille générale pour piller les fermes et détrousser les voyageurs.
Et parmi les fuyards se trouvaient deux enfants, frères et soeur: Ermina Hugonin, 18 ans, et son frère Yves, 13 ans, neveux d'un chevalier parti à la croisade, vus pour la dernière fois en territoire royal. Or comme l'oncle fait partie du camp de l'impératrice, impossible pour lui de venir en personne les chercher, sous peine d'être capturé et de finir en prison. La tâche de retrouver les deux héritiers et soeur Hilaria , la religieuse qui les accompagnait est incombera donc au brave Shérif Beringar, qui resterai bien chez lui plutôt que de crapahuter dans la neige.
Au même moment, Frère Cadfael est appelé d'une abbaye voisine pour soigner un moine gravement blessé lors d'une attaque des bandits qui écument la région.
Se pourrait-il que la disparition des 3 fuyards et l'attaque du moine soient liés? Et qui est la femme retrouvée morte dans une rivière gelée? Qui est l'homme étrange déguisé en paysan qui recherche de son côté le trio de fugitif et ne cesse de se volatiliser dès qu'il est sur le point d'être découvert?

Encore une enquête que j'avais vue adaptée lors de la diffusion TV de la série, et pourtant, c'est toujours un plaisir que de se plonger dans l'Angleterre médiévale et ses mystères en compagnie de l'ancien croisé qui a parfois bien du mal à résister à l'appel de son ancienne vie et du shérif Beringar. Comme souvent l'intrigue importe peu, même si elle est plutôt bien menée, mais c'est le contexte, l'ambiance que j'adore: l'anarchie anglaise, les bandes de pillards, l'incongruité d'un chevalier syrien perdu dans les neiges de la frontière galloise... un peu d'enquête, un peu d'action avec l'attaque d'un camp retranché de bandits, bref, je passe toujours une bon moment de lecture en compagnie du bénédictin "pas ordinaire". Et de constater une fois de plus l'excellence des adaptations TV anglaises, dans certains cas je trouve un peu pesant d'avoir systématiquement en tête l'acteur qui joue le rôle, mais... non, là, je trouve que Derek Jacobi colle parfaitement au personnage et donc, ça ne me pose pas de problème.
L'auteur et l'interprète.. une chouette image trouvée sur Babelio

Enquête n°1: résolue!

Rendez vous dans quelque jours avec Patricia Wentworth et Miss Silver pour le prochain crime à élucider.
idée 118: quelque chose de rond ( les motifs de la lettrine)