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Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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mardi 24 mai 2011

Les grandes figures de l'Islam - Malek Chebel

Et c'est donc "Les grandes figures de l'Islam" essai de l'algérien Malek Chebel reçu dans le cadre de Masse Critique Babelio de printemps, qui sera ma première Lecture d'Afrique. Et avant tout merci au responsable développement internet des Editions plon Perrin pour le petit message me souhaitant bonne lecture, ça fait plaisir.

Editions Perrin, 19€

En préambule l'auteur tient à préciser, et c'est tout à son crédit, les termes qu'il va utiliser: islam pour la religion, Islam pour la civilisation qui en découle et ses productions, arabe pour les peuples de culture et de langue arabe ( ce qui inclut les non musulmans arabophones, tels les coptes d'Egypte), et mulsumans, pour els pratiquants de la religions quelle que soit leur nationalité. En gardant ceci à l'esprit, le reste est assez simple à comprendre

L'ambition de Malek Chebel, anthropologue des religions et philosophes, est de taille: dresser une liste des figures importantes de l'Islam, depuis son apparition (622, année de l'Hégire, départ de Mahomet et se compagnon de la Mecque pour Medine), jusqu'au XX° siècle. Et de dresser un portrait succinct de chacun des personnages en question, selon leurs domaines de prédilection. Soit 7 chapitres pour 7 domaines: en commençant, bien sur par le prophète Mahomet (ou Mohammed)et sa famille, puis ses compagnons parmi lesquels les premiers Califes. Viennent ensuite les conquérants et politiciens ( les califes Al Masour, Haroun Rachid, des noms biens connus tels Saladin, Tamerlan, Soliman le magnifique, Atatürk...), les mystiques, théologiens et maîtres soufis ( beaucoup moins connus du public européen à l'exception de Mevlana, fondateur du mouvement des derviches tourneurs).
Bien plus célèbres de par leurs recherches qui ont dépassé les limites de la religion sont les médecins, mathématiciens et philosophes  - et souvent les trois à la fois: Al Kuwharisimi ( traduit en latin Algorismus... soit  l'inventeur de l'algorithme), Al Razi ( Rhazès, découvreur de l'acide sulfurique, recherches neurologiques), Avicenne (description entre autres de la circulation sanguine, des maladies de l'oeil, précurseur de la prophylaxie) Averroès pour la philosophie.
Viennent ensuite les voyageurs et géographes ( Al Qazwini, Al Jahiz, Al Buruni - Aliboron en latin, Léon l'Africain, les bâtisseurs et Artistes ( des constructeurs du palais de l'Alhambra jusqu'à Oum Kalsoum)

Entreprise louable, mais qui laisse le lecteur un peu frustré, devant l'énumération de noms, parfois sans vraiment développer ( il m'a fallu aller rechercher par ailleurs qui avait découvert quoi en médecine). Le livre est court (225 pages en police assez grande + la bibliographie), et chaque chapitre aurait pu faire lui même l'objet d'un livre entier. C'est donc surtout plutôt un mémento sur qui a oeuvré dans quel domaine.
Une autre chose est un peu gênante, surtout en ce qui concerne la partie sur les conquérants: une carte  marquant l'expansion de l'Islam - en tant que civilisation, n'aurait pas été superflue, au moins en appendice. De même, une petite frise, pour mieux situer quel savant a vécu à l'époque de quel calife, pour en pas avoir sans cesse à revenir au chapitre sur les conquérants, quel géographe correspondait avec quel médecin, qui servait tel puissant.. etc..) Ce genre de mémento visuel que j'aime bien trouver dans un livre parlant d'histoire. Et ce d'autant que, contrairement au judaïsme ou au christianisme qui remontent trop loin dans le temps pour être étayés par des sources vérifiables, l'islam est daté précisément, l'existence des califes est avérée, les penseurs ont laissé des sources écrites de leur main, datées.

J'ai surtout l'impression que le livre s'adresse plus à des gens qui ont une connaissance préalable de l'islam et de l'Islam, pour reprendre les distinctions du début, plutôt qu'aux simples curieux comme moi. Ceci dit, c'est déjà une bonne chose d'avoir quelques noms suivant divers domaines. Mais là il y en avait peut être un peu trop, trop peu développés chacun, pour qu'on s'en souvienne facilement.

Et je vais aller fouiller de ce pas les archives du Dessous des Cartes, pour voir si je trouve quelque chose qui correspondrait à ce que je cherche ( après tout j'avais bien vu une carte sur les forces en présence lors de la bataille de Lépante, pourquoi pas sur l'expansion des conquêtes arabes au moyen-âge)

Car ça serait vraiment dommage de ne pas en profiter

dimanche 22 mai 2011

Blade runner - Philip K. Dick

Dans le cadre du club lecture de mai de Babelio, c'est la SF qui est à l'honneur. Et c'est Blade Runner de Philip K. Dick qui a été (presque) démocratiquement choisi, face à - excusez du peu - Demain les chiens, Fondation, l'appel de Cthulhu...

et, ça tombe bien, il a donné lieu à un de mes films de SF favoris.

et là, oh! surprise! Le film prend d'énormes libertés avec le roman, et coupe allégrement plusieurs thèmes centraux. Malheureusement, comme le film a très bien marché, l'éditeur a jugé bon de rebaptiser le roman Blade Runner, au lieu de son titre réel " Les androïdes rêvent-il de moutons électriques?". Franchement, un titre pareil, c'est dommage de s'en priver (en plus il correspond mieux au contenu, et évite de partir avec une idée faussement formatée par le film). Et puis, c'est exactement ce genre de titre qui me plaît dans la Sf,intriguant à souhait, qui me donne l'irrépressible envie de le lire sur-le-champ ( même effet récemment avec "je chante le corps électrique" ou "la solitude est un cercueil de verre" de Bradbury, ou encore "le monde, tout droits réservés" de Claude Ecken.. ou, tiens, "demain les chiens" de Simak". Bon, ça peut réserver des déceptions aussi hein!)

donc, sans développer sur le chef-d'oeuvre de Ridley Scott, voici le scénario du livre.
1996: la terre dévastée quelques années auparavant, n'héberge plus qu'un nombre réduit d'habitants, la majorité des terriens ayant émigré vers Mars. Les gouvernements poussent d'ailleurs la population à partir promettant à chaque futur colon martien un androïde, robot humanoïde destiné à accomplir les tâches ingrates, en parfaits esclaves soumis. Ca vous rappelle la traite des noirs? C'est normal!
Sauf que, la programmation évoluant, les robots intègrent de plus en plus de données, et en viennent à ressembler presque parfaitement aux humains, développent un embryon de conscience, et ne supportent plus leur condition. Pour eux, le seul espoir est de prendre la fuite, en direction de la Terre, en espérant se cacher parmi les humains qui restent sur terre, trop pauvres pour émigrer, ou trop "spéciaux" (simples d'esprit, malades mentaux ou physiques à cause du taux élevé de radioactivité). Ou encore, tel le héros, Rick Deckard, policier de la brigade " blade runners", chargé de rattraper et de "réformer" - éliminer d'un coup de pistolet laser- les androïdes marrons ( le terme est d'ailleurs exactement celui employé à l'époque pour les esclaves en fuite).
On se demande pourquoi d'ailleurs, sur une planète à moitié déserte, cette traque sur des robots qui semblent a priori inoffensifs? Réponse: A la différence des humains, et c'est ce qui les caractérise, un robot ignore l'empathie avec autrui, et est donc potentiellement dangereux, puisqu'il n'hésitera pas à supprimer quiconque lui résiste ou le gène, humain... ou autre robot. Deckard est donc chargé, sur une journée de retrouver et d'éliminer six androïdes en fuite qui ont envoyé à l'hôpital son supérieurs. Ce qui laisse présager pas mal de souci à partir du moment où il ressent de la compassion pour certains de ses "clients", d'autant que certains robots ignorent leur nature, ayant été programmés pour se croire humains et déjouer les tests de personnalité. Tout en  exerçant  un métier où il doit justement, faire preuve du moins de compassion possible.

Paradoxalement, en dépit d'une fin un peu faible - et assez déprimante dans son genre - ce que j'ai préféré c'est justement tout ce que le film avait mis de côté.l'empathie - difficile à montrer je vous l'accorde- qui est le coeur du récit: dans un monde qui va à-vau-l'eau, les animaux vivants sont devenus si rares qu'il coûtent une petite fortune, sont côtés dans un argus, et leur possession vous pose socialement, comme le faisait en son temps une voiture de luxe. Tout en vous identifiant clairement comme humain, car seul un humain possède l'empathie nécessaire pour élever un animal. Ceux qui n'ont pas les moyens doivent se contenter d'animal robotisés, semblables aux vrais, comme Deckard, qui rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai

De même l'empathie est à la base de l'étrange religion que se sont inventés les survivants: une communion via des" boites à empathie", avec un personnage étrange nommé Wilbur Mercer, qui grimpe sempiternellement une colline, d'où il tombe dans les ténèbres, avant de remonter.. éternellement...moitié christ, moitié sisyphe.

Et j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à reconnaître dans l'androïde Roy Baty, mesquin et calculateur, le personnage joué dans le film par Rutger Hauer ( je ne l'ai pas revu depuis longtemps, mais de mémoire, il n'était pas aussi antipathique ni calculateur). Difficile de prendre parti ici pour les robots: certes ils connaissant la peur, et la jalousie, mais ça s'arrête à peu près là. Leur solidarité n'est qu'une association momentanée, on se doute que tôt ou tard, ils n'hésiteront pas à abandonner les autres si il y a quelque chose à y gagner. A ce titre, Rachel semble avoir un panel de sentiments plus étendus que les autres, mais toujours limités à sa propre personne ( voir éliminer Priss qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau -là aussi grosse différence avec le film- la met mal à l'aise, car elle se voit dans la même situation. Mais la laisser filer lui est intolérable, car elle n'hésiterai pas tuer Rachel pour prendre sa place). donc, du coup difficile de prendre franchement parti pour eux, d'autant qu'ils ont malgré la peur, un instinct de survie très faible, et se résignent à leur fin dès qu'ils sont attrapés.

donc au final, une bonne lecture , pas exceptionnelle. Comme je disais, ce qui me plaît dans le livre, c'est ce que le film laisse de côté, tout le contexte de la survie sur terre, le passage surréaliste au commissariat, le noyautage des institutions par les andros, le doute que peuvent avoir les humains même quand à leur humanité, le côté métaphysique . Et ce qui me plaît dans le film, c'est ce qui manque au livre: un traitement moins monolithique des robots, qui en fait de vrais personnages. Tandis que là, bon, à part Rachel, et Roy, les autres sont tout a fait.. artificiels. (et sinon j'ajouterai pour le film: la photographie géniale, la musique, l'ambiance polar noir à la Dashiel Hammet, Harrison ford impeccable, Rutger Hauer tout aussi impeccable... tout, sauf l'immonde coiffure de Rachel en fait). Dommage que depuis, la filmographie de Ridley Scott parte un peu en sucette - je sauve quand même Gladiator et Thelma et Louise.

Et juste parce que j'adore F'murrr, et que c'est un clin d'oeil génial.

revue de la maison d'édition "les moutons électriques", par F'murrr

samedi 14 mai 2011

Punk was just born...

Mais que cache ce titre hautement ésotérique?

Il y a quelque temps, je me suis inscrite au challenge lecture année de naissance de Sabbio, challenge d'ailleurs pas encore entamé. Et voila-t-y pas qu'involontairement, Mr Zombi vient de me donner une idée, via ses clips du dimanche: fusionner les deux et établir la playlist de mon année de naissance....

bon comme ça, vous le savez maintenant.

Dans l'absolu, sacré année quand même

  • Amnesty international prix Nobel de la paix
  • Mort d'Elvis Presley, de Maria Callas, de Gummo et Groucho Marx ( le moins connu et le plus connu des brothers), de Charlie Chaplin, d'une bonne partie du groupe Lynyrd Skynyrd, de René Goscinny, de Marc Bolan...
  • Lancement des deux sondes Voyager, qui aux dernières nouvelles , fonctionnent toujours.
  • Ouverture du centre Pompidou
  • Au ciné, on peut voir "une journée particulière" d'Ettore Scola, "Les Duellistes" de Ridley Scott, "Rencontre du troisième type" de Spielberg,"Nous irons tous au Paradis" d'Yves Robert, et surtout le premier opus du phénomène Star Wars
  • La France remporte l'Eurovision...Même si je trouve le morceau en question assez nul et sirupeux, c'est un exploit qui n'est pas près de se reproduire.
  • Outre manche, un nouveau courant musical fait une apparition aussi remarquée que bruyante: Le Punk, avec deux album phares " Never Mind the Bollocks" des Sex Pistoles, et "The Clash" de... ben, The Clash. Tandis que partout dans le monde, le disco arrive doucement en bout de course et ne va pas tarder à disparaître. Mais en beauté, avec un Born to be alive en guise d'adieu.
Finalement je préfère le look punk!


Et à part ça,est-ce qu'il ya quelque chose de bien à se mettre dans les oreilles?

JE VEUX, MON N'VEU ( ceci n'engageant bien sûr que moi)

ACDC - Let there be rock: pour le titre clef, et aussi Whole lotta Rosie.. et puis tout l'album en fait. Surtout, surtout le Clip de Let there be Rock est assez fabuleux: Bon Scott en curé et Angus Young en angelot prêchent la bonne parole: Let there be rock, let there be guitars... et en plus ils ont l'air de s'éclater, ça fait plaisir.


Pink Floyd - Animals: J'ai toujours trouvé cette pochette vaguement flippante, avec cette usine désaffectée.. et c'est du bon Floyd!









Queen - News of the worlds: Là aussi, j'aime bien la pochette, qui fait très rock prog. Pas le meilleur album de Queen, mais c'est celui qui contient les deux méga-tubes planétaires " We are the champions" et "We will rock you".

David Bowie - Low & Heroes: Deux en un an pour Bowie.. "We can be heroes, just for one day" (même si j'ai quand même une préférence pour des titres plus anciens genre Space Oddity, Life on Mars, ou the man who sold the world)

The Eagles - Hotel California. Ce titre est splendide ( et ce n'est absolument pas une chanson d'amour, bande de froggies qui ont séché les cours d'anglais). Je peste sans cesse contre les radio qui le diffusent en coupant le solo de guitare final.. iconoclastes!

Fleetwood Mac - Rumours. Un goupe que je connais assez peu, mais le titre Don't stop est sympa et me met de bonne humeur.

Kraftwerk - Trans-Europe- Express...Les jeunes qui s'agitent en boîte sur de la musique électro ne pourraient pas le faire sans des groupes comme Tangerine Dream et plus tard Kraftwerk...(oui, je sais, certains diront " ç'aurait pas été une perte".. moi la première )

Jean-Michel Jarre - Oxygène... même chose que ci dessus. Des accords assez simples, des boucles de synthé répétées, une ambiance hypnotique...

ELP - Works . La aussi, pas le meilleur album du groupe, chaque membre a bossé de son côté.Faut dire que leur précédent album, Brain Salad Surgery était allé tellement loin dans le délire progressif qu'ils ont quasiment enterré le genre.
Mais je ne pouvais pas manquer de parler d'un groupe que par ailleurs j'aime beaucoup, justement pour ce côté limite expérimental.

Bob Marley -Exodus. après le rock, le punk, l'électro, un peu de Reggae pour se détendre... We're jammin'.. I want to jam it with you...
 


Découvrez la playlist 1977 avec Sex Pistols