aujourd'hui, je vais vous parler d' un roman où des jeunes doivent s'affronter jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un survivant dans une zone strictement délimitée, dans une espèce de jeu de massacre super codifié pour le plaisir d'un gouvernement autocratique centralisé.
Qui a dit " Battle royale"?
Bingo, vous avez gagné, ici c'est comme qui dirait Battle Royale mélangé au Prix du danger, avec des références très appuyées à l'antiquité romaine. Trop appuyées d'ailleurs: les gens qui s'appellent Cinna, César, Portia, Flavius.. au cas où on n'aurait pas compris avant, avec Panem, le Capitole, l'arène et le côté combat de gladiateurs..
(et miiirde je viens de voir APRES avoir écrit ça que justement la ressemblance avec Battle Royale et le Prix du danger avait été la principale critique faite à Hunger Games... ça m'apprendra à avoir lu et vu pas mal d'autres choses).
Dans le pays de Panem ( oui, moi aussi j'ai mentalement ajouté " et circense"), construit sur le territoire de l'ancienne Amérique du Nord, le gouvernement absolu est tenu par "le Capitole", régime absolu qui maintient dans la servitude les districts qui l'entourent: du 1 ( district du luxe) au 12 ( mines de charbon), du plus favorisé à la zone.
Une tentative de révolte a bien eu lieu autrefois de la part d'un 13° district dont il ne reste plus que des ruines, et pour "commémorer" ça, chaque année, des tributs: 2 jeunes âgés de 12 à 18 ans, une fille et un garçon, sont choisis au hasard dans chaque district pour participer aux Hunger Games.
Et la participation au tirage au sort est obligatoire, bien que personne ne veuille y prendre part car il s'agit d'un jeu de massacre. tous ces "heureux élus" vont devoir s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un pour le plaisir de la caste dirigeante qui raffole de ce jeu télévisé violent et racoleur. Le gagnant sera nourri et logé et vivra dans le luxe à vie. Mais pour ça, il faut encore le reste, en vie.
Et donc on va suivre dans cette sale aventure Katniss, la représentante volontaire du district 12 ( la candidate originellement tirée au sort était sa petite soeur de 12 ans, dotée d'une chance de survie quasiment négative dans l'arène, Katniss qui chasse à l'arc pour nourrir sa famille depuis des années, n'a pas hésiter à prendre sa place, comme le protocole l'y autorise) qui va devoir trucider d'autres humains pour survivre. Avec son expérience à l'arc, elle a peut être la possibilité d'arriver jusqu'à la fin, et pourquoi pas de gagner. Tout les coups sont permis dans le jeu de la faim, y compris voler ou détruire les provisions des adversaires pour les laisser crever de faim. Seul le cannibalisme est plus ou moins mal vu.
Pour être tout à fait honnête, voilà bien un titre que je n'aurais pas lu sans le challenge Dystopie. J'avais vu l'adaptation ciné qui ne m'avait vraiment pas convaincue. certes , vue dans des conditions pas terribles: sur un mini écran lors d'un voyage en avion, parce que le reste me branchait encore moins.
Mais mauvaises conditions où pas, j'avais surtout trouvé que la chose était vraiment bâclée niveau scénario. Avec des trous qui confinent à l'invraisemblance: Attendez, on est dans un pays dirigé par un état central qui maintient le reste de la population en état de servitude, prélève tous les an 24 jeunes pour les envoyer s'entretuer dans un jeu TV à grand spectacle, et personne ne se révolte? Je veux bien que ça soit des pécores de la cambrousse, mais ils ont entre les mains les moyens de production et s'ils savent additionner 2 et 2, ils auraient quand même compris qu'avec une grève nationale, plus une matière première qui n'arrive chez les riches, le régime s'écroule en moins de 3 jours? a croire qu'avec leurs conneries ils cherchent le putsch!
Ben il y a des raisons, qui expliquées dans le livre, mais que le film n'évoquait absolument pas : le coeur de l'état est construit au milieu des montagnes, donc accessible seulement par train ou par voie aérienne, et le capitole possède des armes aériennes avec lesquelles il a déjà laminé par le passé les tentatives de révolte des ouvriers qui vivent à peu près au XIX° siècle.. et oui, bon, on peut difficilement dégommer un avion super perfectionné avec le matos de Robin des bois. De plus les habitants parqués dans les districts sont isolés dans leur district, et n'ont aucun contact avec ceux d'à côté, donc sans moyen de communication, difficile de lancer une grève concertée.
Ouf, ça va mieux. c'est toujours un principe fumeux, mais au moins il n'y a pas de trou trop visible dans l'histoire.
Pareil pour le coup des mines sorties de nulle part dans le film: attendez, ils sont censés se battre à l'arme blanche, sauf que maintenant les méchants on miné le terrain? mais où, quand comment? avec quoi?
Là aussi, le coup des mines est expliqué, et pas sorti de nulle part.
Dès le début d'ailleurs, j'avais du mal à croire que dans une famille ultra pauvre au point de manger limite jusqu'aux queues des rats du grenier et de vendre tout ce qui est monnayable pour acheter à manger, la soeur de l'héroïne aurait gardé un bijou en or qui leur aurait assuré de quoi manger pendant un bon mois. Version lire: c'est un cadeau tardif de la seule amie un peu riche de Kat.
Re-ouf.
Après il reste le côté " si ça fait 75 ans que ça dure et que la révolte est impossible, pourquoi ne pas entraîner systématiquement tous les jeunes au minimum aux techniques de survie en milieu hostile dès l'école primaire..." que personne ne semble avoir intégré depuis 3/4 de siècles.
D'accord le maniement des armes c'est peut être difficile à mettre en place discrètement, mais au moins les bases des éclaireurs: faire du feu avec des cailloux, tresser de la corde, reconnaître les plantes comestibles...
Ben non, même pas. Les districts aisés le font, les districts ouvriers, préfèrent que les enfants savent tout sur les différentes sortes de charbons...
Donc au final, c'est plutôt une bonne surprise, le livre est comme souvent bien meilleur que son adaptation, Katniss est une héroïne plus proche de Lara Croft, tresse incluse, que de la Princesse Peach qui attend d'être sauvée, au contraire, c'est elle qui aide son camarade plutôt passif dont le talent est de savoir se cacher. Le retournement du cliché habituel " Tarzan sauver Jane" est assez sympa.
Après j'émets des réserves sur l'écriture à la première personne, courant dans la littérature jeunesse apparemment. Ok, c'est supposé permettre un maximum d'identification des jeunes lecteurs aux jeunes héros, mais en même temps, ça limite beaucoup en termes d'immersion, et dans un jeu de massacre, c'est contre productif: on sait très bien qui va survivre dans ce cas là. a part d'avoir un héros ou une héroïne fantôme qui raconte l'histoire. Mais là, sachant qu'il y a encore 2 tomes à suivre, la seule inconnue pèse sur tous les autres. Enfin, sur "comment vont-il mourir"?
Mais voilà, il arrive des tuiles à Kat, qui s'en sort pas mal amochée ( mais remise à neuf pour passer à la télé, faut pas une gagnante trop endommagée quand même), ce qui relance quand même un peu l'intérêt. De ce point de vue là, je l'ai quand même trouvé nettement plus réussi que l'autre "dystopie jeunesse" que j'avais lue. Starters avait un défaut qui sautait aux yeux: l'implication évidente que la location de corps laissait deviner pouvait apparaître au lecteur dès le chapitre 1 ou 2 elle n'était pourtant évoquée qu'à la tout fin. Ca qui m'avait largement frustrée puisque je l'avais devinée dans les premières pages.
Plutôt pas mal au final, pas trop mal écrit, ça se lit vite ( et comme je l'ai trouvé en version e-book sur la boutique livres de ma tablette, il n'encombrera pas mes étagères). Le cadre politique rend la chose moins vide que d'autres dystopies jeunesse. Mais ça risque de paraître un peu léger au lecteur aguerri de SF. A prendre comme un lecture récréative donc. Et dans ce cas là, je lirais peut-être à l'occasion le tome 2 si j'ai un moment de libre.
Bienvenue amis curieux!
Pourquoi le Cabinet de curiosités?
Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...
Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture
Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...
Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture
vendredi 11 décembre 2015
Hunger Games - Suzanne Collins
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samedi 5 décembre 2015
Yvain ou le chevalier au lion - Chrétien de Troyes
Continuons dans les légendes arthuriennes, j'avais déjà commenté ici " Perceval", il y a un certain temps, c'est Yvain qui a cette fois-ci croisé mon chemin.
Au sens propre du terme, car le livre m'est arrivé entre les mains par hasard ( il faisait partie d'un lot qui était dans un carton d'un local associatif, abandonné là, avec quelques autres... et dans ma famille, on adopte toujours les livres abandonnés! Quitte à leur faire poursuivre leur voyage par la suite.). Et ce n'est certainement pas la version que j'aurais choisie personnellement, il s'agit d'une édition abrégée à destination des publics scolaires, avec d'une part des extraits de l'oeuvre seulement, et d'autre part un dossier pédagogique avec illustrations.
Même remarques qu'avec Perceval.
1- Je ne peux absolument pas lire ces aventures épiques sérieusement, et c'est entièrement la faute à la famille Astier.
2- C'est quand même marrant de voir dans quelle mesure Kaamelott s'en éloigne.. ou ne fait qu'extrapoler des traits de caractères déjà présents chez les personnages d'origine ( Yvain est un peu bredin, c'est un fait!)
C'est donc parti pour les aventures du chevalier au lion "parce que ça fait trop classe", qui a un problème de compréhension du concept de chevalerie, et qui demande d'une catapulte " est-ce qu'on peut s'en servir pour donner de l'élan à un pigeon?", ou encore " je me suis coupé la gencive avec un grumeau cuit, c'est possible ou pas?"
Voilà ça c'est fait.
Or donc le personnage d'Yvain est quand même un peu plus épique que sa version TV, mais pas franchement moins barjot.
Tout commence le jour ou Calogrenant ( "De toutes façons, Calogrenant c'est un abruti!") raconte une mésaventure qui lui est arrivée. Non, il n'a pas glissé sur une voie pavé, n'est pas tombé dans une flaque et son armure n'a pas rouillé... mais ça n'est pas franchement mieux.
Un jour qu'il se promenait du côté de Brocéliande, Calogrenant rencontre un manant qui lui parle de la fontaine prodigieuse qui se trouve dans la forêt. Si on verse l'eau sur la margelle, une tempête se déchaîne. Calogrenant va voir ce prodige, déclenche la tempête. Mais sitôt la tempête calmée, il est attaqué par le seigneur du lieu qui n'apprécie par qu'on vienne le déranger en déchaînant les éléments, et engage un duel.. dont Calogrenant sort perdant et humilié.
Cette narration lui vaut les railleries du sénéchal Keu alias" la langue de vipère", dommage que celui-là n'ait pas été intégré dans Kaamelott, il y avait du potentiel.
Donc on va dire que dans ma tête Keu a cette bobine là...
Vous allez vite voir qu'une référence au Seigneur des anneaux à tout à fait sa place dans l'histoire d'Yvain.
Il se trouve que donc qu'Yvain qui écoutait l'histoire est cousin avec Calogrenant, et décide de venger l'honneur de son cousin victime des moqueries deGrima Keu, et d'aller lui aussi à la fontaine magique en découdre avec le seigneur.
Mais sans prévenir personne parce que le roi Arthur a aussi décidé d'y aller, et qu'Yvain ne veut pas se faire damer le pion, il part donc de Carduel et se rend à Brocéliande en 3 jours...
QUOI?????
Carduel se trouve pile entre les mots " grande" et " Bretagne", c'est la ville de Carlisle. Brocéliande.. ben c'est en petite Bretagne. Chrétien de Troyes devait espérer que ses auditeurs n'aient pas trop le sens de la géographie, mais je ne pense pas qu'au XII° siècle on ait pu rallier les deux lieux en 3 jours. Même avec un bon cheval et un bon bateau.
Oui je sais, légende, moyen-âge tout ça, TGCM, mais c'est marrant de le pointer!
Donc Yvain arrivé à Brocéliande déchaîne la tempête, engage le combat avec Esclados qu'il blesse.. disons légèrement : "il lui fend la tête jusqu'à la cervelle, la maille du haubert était maculée de cervelle et de sang. Le chevalier ressentit une telle douleur que le coeur fut bien près de lui manquer. S'il prit la fuite il n'eût pas tort car il se sentait blessé à mort"
NOOOON? T'as un gros trou dans la tête et tu refuses de continuer le combat? Quel lâche!
Ha la littérature médiévale, toute en modération et en demie-teinte. J'adore, j'adore ces exagérations épiques.
Donc Yvain poursuit le mourant jusque chez lui dans l'espoir de récupérer une pièce d'armure qui prouverait sa victoire. Mais se retrouve coincé entre les deux herses qui ferment l'entrée, dan une situation extrêmement ridicule: son cheval est coupé en deux, lui se retrouve bloqué entre deux portes avec un demi-cheval mort ( je vous jure que je n'invente rien, ce passage est... oui, ).
Il est sauvé de cette fâcheuse situation par Lunete, dame de parage de la châtelaine (Lunete.. ouahahaha, c'est louche comme nom. Sifflez, j'men fiche.) et prototype de la servante futée qui lui donne un .. anneau.. magique .. qui rend invisible celui qui le porte.
Alors qu'est-ce que je disais ? Bon, pas le moindre Nazgûl à l'horizon, pas de Gollum en colère, Sauron ne moufte pas, on peut continuer.
Et donc Yvain bien planqué grâce à son précieux, peut se permettre d'assister à sa propre recherche, tout en reluquant Laudine, la dame dont il vient de faire une veuve. C'est qu'elle est tellement jolie quand elle se jure de le faire jeter en prison dès qu'elle l'aura retrouvé.
Mais Lunete est une manipulatrice et fait valoir à la veuve qu'une dame ne peut pas rester veuve et qu'elle doit se remarier avec un preux qui puisse défendre la fontaine, blabla, et quoi de mieux que celui qui vient d'occire son mari, puisque c'est lui le plus fort.
Cash!
Et Laudine approuve, tant que l'identité de l'élu reste secrète parce qu'être " celle qui a épousé l'assassin de son mari" c'est pas super génial. ( euh, et le délai de viduité, on en fait quoi? Parce qu'il n'a été abrogé qu'en 2004 en France..)
Donc, mariage avec "Yvain, le preux qui passait par là par hasard", arrivée du roi, mini duel où Yvain met la raclée à Keu et tout le monde est content, banquet final..
Et non.. Yvain aurait du se méfier d'une femme qui le maudit pour la mort de son mari et l'épouse le lendemain. Parce qu'elle a un caractère pas facile. Et c'est ce qui se passe: Lorsqu'Yvain repart à l'aventure avec son copain Gauvain ( sisi, c'est exactement ça, les deux sont les meilleurs potes!!), parce qu'un chevalier qui reste au coin du feu, c'est pas très prestigieux, contrairement à un chevalier qui part aux tournois pour la gloire de sa dame.. Laudine lui donne l'ordre de revenir d'ici un an maximum, sous peine de lui claquer la porte au nez et de faire la gueule ad vitam aeternam, s'il revient au bout d'un an et une minute.
Et évidemment...
Yvain laisse passer le délai,commet l'affront suprême de ne pas avoir tenu sa promesse, va se voir signifier par messagère interposée une rupture humiliante d'avant la cour. a la suite de quoi, il pète un plomb et s'enfuit tout nu dans la forêt ( je n'invente rien, je n'invente rien... Yvain est réellement dingue...)
A partir de là, ça devient beaucoup moins passionnant, errance, tartinage à l'onguent qui lui rend la santé mentale, série de sauvetages de dames en détresse, baston avec un géant, sauvetage d'un lion en détresse qui devient son animal de compagnie - oui bon, qui symbolise le retour d' Yvain aux vraies valeurs de la chevalerie, il n'empêche que le lion est son chien de garde.
La suite est un peu répétitive question damoiselles en détresse, mais illustre les différentes fonctions notamment juridique d'un chevalier, lors qu'ils doivent se battre comme champions de deux soeurs qui s'opposent pour une question d'héritage. L'héritage reviendra à celle dont le chevalier remporte le combat, même si elle est objectivement dans son tort. Où on apprend, à deux reprise, que lorsqu'on veut plaider sa cause, le duel est l'option classique, et que, si on ne se bat pas soi-même ( parce qu'on est vieux, blessé, une femme, un enfant..), on dispose de 40 jours pour trouver et convaincre un chevalier de prendre fait et cause pour soi.
Mais comme toujours j'aime bien les scènes de baston, par contre les histoires d'amour, c'est encore une fois moins mon fort. Et je trouve sérieusement que Lunete est largement plus intéressante que Laudine, colérique mais manipulable.
Lunete est vraiment le personnage que j'ai le plus apprécié, elle a des qualités autre que d'être une jolie fille ou une riche dame et c'est bien agréable de voir que c'est brièvement mentionné: Gauvain est un dragueur, mais qui semble plus intéressé par Lunete du fait qu'elle ait le sens de l'humour et le fasse rire que par son physique ou sa richesse ( même si cette piste n'est pas développée... Mais comme chronologiquement Perceval est plus tardif qu'Yvain, la suite des aventures de Gauvain, toujours aussi dragueur, y sera abordée, je les ai juste lus dans le désordre)
Mais l'exagération toute médiévale fait que l'ensemble reste plaisant à lire, et même parfois drôle. Et donc oui, je confirme, Yvain et Gauvain, sont les meilleurs potes ( mais Gauvain ne se fait pas appeler "chevalier au Pancréas" hélas...)
Au sens propre du terme, car le livre m'est arrivé entre les mains par hasard ( il faisait partie d'un lot qui était dans un carton d'un local associatif, abandonné là, avec quelques autres... et dans ma famille, on adopte toujours les livres abandonnés! Quitte à leur faire poursuivre leur voyage par la suite.). Et ce n'est certainement pas la version que j'aurais choisie personnellement, il s'agit d'une édition abrégée à destination des publics scolaires, avec d'une part des extraits de l'oeuvre seulement, et d'autre part un dossier pédagogique avec illustrations.
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| moui, dire que quand j'étais au collège et au lycée j'évitais ces éditions |
Même remarques qu'avec Perceval.
1- Je ne peux absolument pas lire ces aventures épiques sérieusement, et c'est entièrement la faute à la famille Astier.
2- C'est quand même marrant de voir dans quelle mesure Kaamelott s'en éloigne.. ou ne fait qu'extrapoler des traits de caractères déjà présents chez les personnages d'origine ( Yvain est un peu bredin, c'est un fait!)
C'est donc parti pour les aventures du chevalier au lion "parce que ça fait trop classe", qui a un problème de compréhension du concept de chevalerie, et qui demande d'une catapulte " est-ce qu'on peut s'en servir pour donner de l'élan à un pigeon?", ou encore " je me suis coupé la gencive avec un grumeau cuit, c'est possible ou pas?"
Voilà ça c'est fait.
Or donc le personnage d'Yvain est quand même un peu plus épique que sa version TV, mais pas franchement moins barjot.
Tout commence le jour ou Calogrenant ( "De toutes façons, Calogrenant c'est un abruti!") raconte une mésaventure qui lui est arrivée. Non, il n'a pas glissé sur une voie pavé, n'est pas tombé dans une flaque et son armure n'a pas rouillé... mais ça n'est pas franchement mieux.
Un jour qu'il se promenait du côté de Brocéliande, Calogrenant rencontre un manant qui lui parle de la fontaine prodigieuse qui se trouve dans la forêt. Si on verse l'eau sur la margelle, une tempête se déchaîne. Calogrenant va voir ce prodige, déclenche la tempête. Mais sitôt la tempête calmée, il est attaqué par le seigneur du lieu qui n'apprécie par qu'on vienne le déranger en déchaînant les éléments, et engage un duel.. dont Calogrenant sort perdant et humilié.
Cette narration lui vaut les railleries du sénéchal Keu alias" la langue de vipère", dommage que celui-là n'ait pas été intégré dans Kaamelott, il y avait du potentiel.
Donc on va dire que dans ma tête Keu a cette bobine là...
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| Sérieusement, même si Keu est décrit comme combattif, son surnom de "langue de vipère" m'empêche de le voir autrement |
Vous allez vite voir qu'une référence au Seigneur des anneaux à tout à fait sa place dans l'histoire d'Yvain.
Il se trouve que donc qu'Yvain qui écoutait l'histoire est cousin avec Calogrenant, et décide de venger l'honneur de son cousin victime des moqueries de
Mais sans prévenir personne parce que le roi Arthur a aussi décidé d'y aller, et qu'Yvain ne veut pas se faire damer le pion, il part donc de Carduel et se rend à Brocéliande en 3 jours...
QUOI?????
Carduel se trouve pile entre les mots " grande" et " Bretagne", c'est la ville de Carlisle. Brocéliande.. ben c'est en petite Bretagne. Chrétien de Troyes devait espérer que ses auditeurs n'aient pas trop le sens de la géographie, mais je ne pense pas qu'au XII° siècle on ait pu rallier les deux lieux en 3 jours. Même avec un bon cheval et un bon bateau.
Oui je sais, légende, moyen-âge tout ça, TGCM, mais c'est marrant de le pointer!
Donc Yvain arrivé à Brocéliande déchaîne la tempête, engage le combat avec Esclados qu'il blesse.. disons légèrement : "il lui fend la tête jusqu'à la cervelle, la maille du haubert était maculée de cervelle et de sang. Le chevalier ressentit une telle douleur que le coeur fut bien près de lui manquer. S'il prit la fuite il n'eût pas tort car il se sentait blessé à mort"
NOOOON? T'as un gros trou dans la tête et tu refuses de continuer le combat? Quel lâche!
Ha la littérature médiévale, toute en modération et en demie-teinte. J'adore, j'adore ces exagérations épiques.
Donc Yvain poursuit le mourant jusque chez lui dans l'espoir de récupérer une pièce d'armure qui prouverait sa victoire. Mais se retrouve coincé entre les deux herses qui ferment l'entrée, dan une situation extrêmement ridicule: son cheval est coupé en deux, lui se retrouve bloqué entre deux portes avec un demi-cheval mort ( je vous jure que je n'invente rien, ce passage est... oui, ).
Il est sauvé de cette fâcheuse situation par Lunete, dame de parage de la châtelaine (Lunete.. ouahahaha, c'est louche comme nom. Sifflez, j'men fiche.) et prototype de la servante futée qui lui donne un .. anneau.. magique .. qui rend invisible celui qui le porte.
Alors qu'est-ce que je disais ? Bon, pas le moindre Nazgûl à l'horizon, pas de Gollum en colère, Sauron ne moufte pas, on peut continuer.
Et donc Yvain bien planqué grâce à son précieux, peut se permettre d'assister à sa propre recherche, tout en reluquant Laudine, la dame dont il vient de faire une veuve. C'est qu'elle est tellement jolie quand elle se jure de le faire jeter en prison dès qu'elle l'aura retrouvé.
Mais Lunete est une manipulatrice et fait valoir à la veuve qu'une dame ne peut pas rester veuve et qu'elle doit se remarier avec un preux qui puisse défendre la fontaine, blabla, et quoi de mieux que celui qui vient d'occire son mari, puisque c'est lui le plus fort.
Cash!
Et Laudine approuve, tant que l'identité de l'élu reste secrète parce qu'être " celle qui a épousé l'assassin de son mari" c'est pas super génial. ( euh, et le délai de viduité, on en fait quoi? Parce qu'il n'a été abrogé qu'en 2004 en France..)
Donc, mariage avec "Yvain, le preux qui passait par là par hasard", arrivée du roi, mini duel où Yvain met la raclée à Keu et tout le monde est content, banquet final..
Et non.. Yvain aurait du se méfier d'une femme qui le maudit pour la mort de son mari et l'épouse le lendemain. Parce qu'elle a un caractère pas facile. Et c'est ce qui se passe: Lorsqu'Yvain repart à l'aventure avec son copain Gauvain ( sisi, c'est exactement ça, les deux sont les meilleurs potes!!), parce qu'un chevalier qui reste au coin du feu, c'est pas très prestigieux, contrairement à un chevalier qui part aux tournois pour la gloire de sa dame.. Laudine lui donne l'ordre de revenir d'ici un an maximum, sous peine de lui claquer la porte au nez et de faire la gueule ad vitam aeternam, s'il revient au bout d'un an et une minute.
Et évidemment...
Yvain laisse passer le délai,commet l'affront suprême de ne pas avoir tenu sa promesse, va se voir signifier par messagère interposée une rupture humiliante d'avant la cour. a la suite de quoi, il pète un plomb et s'enfuit tout nu dans la forêt ( je n'invente rien, je n'invente rien... Yvain est réellement dingue...)
A partir de là, ça devient beaucoup moins passionnant, errance, tartinage à l'onguent qui lui rend la santé mentale, série de sauvetages de dames en détresse, baston avec un géant, sauvetage d'un lion en détresse qui devient son animal de compagnie - oui bon, qui symbolise le retour d' Yvain aux vraies valeurs de la chevalerie, il n'empêche que le lion est son chien de garde.
La suite est un peu répétitive question damoiselles en détresse, mais illustre les différentes fonctions notamment juridique d'un chevalier, lors qu'ils doivent se battre comme champions de deux soeurs qui s'opposent pour une question d'héritage. L'héritage reviendra à celle dont le chevalier remporte le combat, même si elle est objectivement dans son tort. Où on apprend, à deux reprise, que lorsqu'on veut plaider sa cause, le duel est l'option classique, et que, si on ne se bat pas soi-même ( parce qu'on est vieux, blessé, une femme, un enfant..), on dispose de 40 jours pour trouver et convaincre un chevalier de prendre fait et cause pour soi.
Mais comme toujours j'aime bien les scènes de baston, par contre les histoires d'amour, c'est encore une fois moins mon fort. Et je trouve sérieusement que Lunete est largement plus intéressante que Laudine, colérique mais manipulable.
Lunete est vraiment le personnage que j'ai le plus apprécié, elle a des qualités autre que d'être une jolie fille ou une riche dame et c'est bien agréable de voir que c'est brièvement mentionné: Gauvain est un dragueur, mais qui semble plus intéressé par Lunete du fait qu'elle ait le sens de l'humour et le fasse rire que par son physique ou sa richesse ( même si cette piste n'est pas développée... Mais comme chronologiquement Perceval est plus tardif qu'Yvain, la suite des aventures de Gauvain, toujours aussi dragueur, y sera abordée, je les ai juste lus dans le désordre)
Mais l'exagération toute médiévale fait que l'ensemble reste plaisant à lire, et même parfois drôle. Et donc oui, je confirme, Yvain et Gauvain, sont les meilleurs potes ( mais Gauvain ne se fait pas appeler "chevalier au Pancréas" hélas...)
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mercredi 2 décembre 2015
Scottish crush
Pour le mois anglais nous avions fait une liste " british crush" de nos acteurs et actrices préférés anglais et anglaises..
Je vais faire un peu pareil, mais version écossaise et pas seulement au cinéma en fait...
Un acteur: Sean connery, ça serait un choix trop évident, Ewan Mc Gregor aussi alors je dirais Robert Carlyle parce qu'il m'a faite mourir de rire dans The Full Monty
Séquence anti-morosité!
Ex aequo avec
Nicol Williamson (Merlin dans Excalibur de John Boorman et Sherlock Holmes dans The Seven Percent Solution - excellent film parodique qui imagine la rencontre entre Sherlock Holmes et Sigmund Freud, et où Moriarty est joué par Laurence Olivier , si vous ne l'avez pas vu, foncez, c'est à voir absolument)
et Ian Richardson ( j'ai failli l'oublier) pour son rôle de professeur Bell dans Murder rooms, que je n'arrive pas à trouver en vost... grrrr
Une actrice: voilà la jolie rousse, pour vous messieurs ( et peut être aussi quelques mesdames, pourquoi pas)
Là, je vais aller chercher loin, mais je choisis Deborah Kerr.
Bon d'accord, elle ne faisait pas très crédible en romaine dans Quo Vadis, mais s'il s'agit de son film le plus connu, sa filmographie reste impressionnante ( je vous conseille aussi "le narcisse noir", qui a l'originalité de se passer dans une communauté de bonnes soeurs au fin fond de l'Himalaya..)
un duo: Richard Wilson et Annette Crosby dans la cynique et très drôle série " One foot in the grave". Déjà le titre est un concentré d'humour noir. Moins connue que d'autres, donc je vais développer:
On y suit les déboires de Victor Meldrew, réceptionniste envoyé en retraite anticipé: il vient d'être remplacé par une machine "qui fait exactement la même chose que lui, et sans se plaindre au sujet de la climatisation". Victor va donc devoir apprendre à vivre en retraité, et Margaret, sa femme, va devoir apprendre à vivre en supportant au quotidien les jérémiades de Victor le râleur.
Et pour le plaisir, j'ajoute que le générique est signé Eric Idle, l"humour volontiers noir et absurde, et que l'accent écossais est bien sympathique ( mais difficile à comprendre par moment, je l'avais vue à l'origine en vostfr un été dans Continentales - et oui, je continue à regretter cette émission- mais j'ai l'impression qu'elle n'a pas été éditée en vidéo dans cette version, je n'arrive même pas à la trouver en vostanglais...)
La seule chose que je lui reproche est le recours inutile aux rires enregistrés qui n'apportent rien (au contraire, ça casse un peu les effets cyniques), et la manière de filmer très années 90 ( champs-contre-champs, tout ça)
Un chanteur : et musicien accompli en l'occurrence. Ian Anderson. Chanteur, guitariste et flûtiste de Jethro Tull. Reconnaissable immédiatement à ses solos de flûte traversière, sa barbe de druide, sa voix nasale, et sa manière de se tenir en scène perché sur un pied en tenue de barde.
Cherchez pas, ce sont les seventies, et le rock progressif bien délirant mais toujours musicalement très abouti.
Un type capable de faire swinguer la bourrée de JS Bach.
Allez, juste parce que c'est ma chanson préférée de Jethro tull: We used to know. Ca va vous rappeller une autre chanson bien connue et pour cause:
We used to know date de 1969 et a été plus ou moins copiée en 1977 par The Eagles qui on fait un tube planétaire que j'adore... mais qui doit quand même énormément à Jethro Tull, la ressemblance est trop marquée pour être un simple hasard. :D Ceci dit je ne me plains pas, j'aime les deux morceaux!
Une chanteuse: Annie Lennox. Sans hésiter. Sharleen Spiteri en deuxième, mais Annie Lennox arrive quand même en première place, pour sa voix grave et puissante.
et comme c'est de saison, je ne peux pas passer ( à nouveau ) à côté de sa version tellement celtique de God Rest Ye Merry Gentlemen. Ou comment transformer un cantique en quelque chose de presque païen.
Des écossais du bout du monde: Parce qu'une bonne partie des musiciens d'AC/DC sont/étaient en fait écossais ( au moins Bon Scott et les frères Young) et rien que pour le plaisir de voir et d'entendre du rock à la cornemuse dans les rues de Melbourne..
une célébrité mondialement connue, même plus que Sean Connery
Nessie, of course!
et bien sûr je me dois dementionner mon coup de coeur pour un produit local qui n'est ni le tartan, ni la bière, ni le scotch, encore moins le haggis, mais...
les sablés écossais!!!!!
Je vais faire un peu pareil, mais version écossaise et pas seulement au cinéma en fait...
Un acteur: Sean connery, ça serait un choix trop évident, Ewan Mc Gregor aussi alors je dirais Robert Carlyle parce qu'il m'a faite mourir de rire dans The Full Monty
Séquence anti-morosité!
Nicol Williamson (Merlin dans Excalibur de John Boorman et Sherlock Holmes dans The Seven Percent Solution - excellent film parodique qui imagine la rencontre entre Sherlock Holmes et Sigmund Freud, et où Moriarty est joué par Laurence Olivier , si vous ne l'avez pas vu, foncez, c'est à voir absolument)
et Ian Richardson ( j'ai failli l'oublier) pour son rôle de professeur Bell dans Murder rooms, que je n'arrive pas à trouver en vost... grrrr
Une actrice: voilà la jolie rousse, pour vous messieurs ( et peut être aussi quelques mesdames, pourquoi pas)
Là, je vais aller chercher loin, mais je choisis Deborah Kerr.
Bon d'accord, elle ne faisait pas très crédible en romaine dans Quo Vadis, mais s'il s'agit de son film le plus connu, sa filmographie reste impressionnante ( je vous conseille aussi "le narcisse noir", qui a l'originalité de se passer dans une communauté de bonnes soeurs au fin fond de l'Himalaya..)
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| oui bon, on va dire que c'est une romaine d'ascendance picte ou calédonienne. |
On y suit les déboires de Victor Meldrew, réceptionniste envoyé en retraite anticipé: il vient d'être remplacé par une machine "qui fait exactement la même chose que lui, et sans se plaindre au sujet de la climatisation". Victor va donc devoir apprendre à vivre en retraité, et Margaret, sa femme, va devoir apprendre à vivre en supportant au quotidien les jérémiades de Victor le râleur.
Et pour le plaisir, j'ajoute que le générique est signé Eric Idle, l"humour volontiers noir et absurde, et que l'accent écossais est bien sympathique ( mais difficile à comprendre par moment, je l'avais vue à l'origine en vostfr un été dans Continentales - et oui, je continue à regretter cette émission- mais j'ai l'impression qu'elle n'a pas été éditée en vidéo dans cette version, je n'arrive même pas à la trouver en vostanglais...)
La seule chose que je lui reproche est le recours inutile aux rires enregistrés qui n'apportent rien (au contraire, ça casse un peu les effets cyniques), et la manière de filmer très années 90 ( champs-contre-champs, tout ça)
Un chanteur : et musicien accompli en l'occurrence. Ian Anderson. Chanteur, guitariste et flûtiste de Jethro Tull. Reconnaissable immédiatement à ses solos de flûte traversière, sa barbe de druide, sa voix nasale, et sa manière de se tenir en scène perché sur un pied en tenue de barde.
Cherchez pas, ce sont les seventies, et le rock progressif bien délirant mais toujours musicalement très abouti.
Un type capable de faire swinguer la bourrée de JS Bach.
Une chanteuse: Annie Lennox. Sans hésiter. Sharleen Spiteri en deuxième, mais Annie Lennox arrive quand même en première place, pour sa voix grave et puissante.
et comme c'est de saison, je ne peux pas passer ( à nouveau ) à côté de sa version tellement celtique de God Rest Ye Merry Gentlemen. Ou comment transformer un cantique en quelque chose de presque païen.
Des écossais du bout du monde: Parce qu'une bonne partie des musiciens d'AC/DC sont/étaient en fait écossais ( au moins Bon Scott et les frères Young) et rien que pour le plaisir de voir et d'entendre du rock à la cornemuse dans les rues de Melbourne..
une célébrité mondialement connue, même plus que Sean Connery
Nessie, of course!
et bien sûr je me dois dementionner mon coup de coeur pour un produit local qui n'est ni le tartan, ni la bière, ni le scotch, encore moins le haggis, mais...
les sablés écossais!!!!!
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| pur beurre les amis... mieux vaut éviter de manger le paquet d'un coup, mais un de temps en temps, ça se mange tout seul! |
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