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Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

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jeudi 6 octobre 2011

Musique irlandaise (1) - Rory Gallagher

Pour son challenge irlandais, Val nous met au défi de parler de musique. Chiche! Pari tenu!
Vais-je vous parler de U2? non, trop facile!
Des Pogues? mmm peut être, mais pas tout de suite ( et d'abord officiellement , ils sont anglais)

Non, moi, quand je pense musicien irlandais, je pense Rory Gallagher, d'emblée. Je suis quasiment sûre que la majorité d'entre vous n'en a jamais entendu parler,  à part d'être fan de blues, c'est donc une autre bonne raison pour le faire ( et avant que vous posiez la question, non, rien à voir a priori avec les frères Gallagher d'oasis...)

Alors,  tout d'abord, Rory Gallagher est, ou plutôt, malheureusement, était, un bluesman. Donc pour ceux qui sont résolument réfractaires au blues, désolée, mais il va en être fortement question ici.
Secundo: j'adore ce qu'il a fait. Vraiment. C'est comme ça, je suis fan. Autant dire que la partialité, je vais momentanément la laisser au placard.

Donc pour situer, Rory Gallagher, natif du Donegal, guitariste, mandoliniste, harmoniciste, chanteur, saxophoniste ( vous savez, le genre de gens qui vous dépriment lorsque vous essayez vainement d'apprendre la guitare), est donc non seulement mon musicien irlandais favori, mais aussi plus généralement, mon bluesman favori. Il s'est principalement illustré dans le blues rock, mais en laissant toujours une place importante à l'acoustique lors de ses concerts ou ses enregistrements. Mais, bien que je n'ai pas eu l'occasion de le voir en live, hélas, la raison principale de cette admiration immodérée ressort assez bien sur les enregistrements et vidéos: ce gars là était passionné, toujours à fond dans ce qu'il faisait. Et ça c'est une qualité qui me touche beaucoup chez un musicien, cette capacité à toujours chercher à donner le meilleur de soi-même pour son public, quitte à finir sur les rotules, à prendre au serieux ce qu'il fait sans se prendre au sérieux lui-même. Ca force l'admiration, en tout cas la mienne.

Il est relativement oublié de nos jours, surtout sur le continent, car il faut bien le dire, le blues ne bénéficie pas d'une mise en avant sur les principaux média ( trop confidentiel coco! Y'a pas de thunes à se faire avec du blues! et c'est même pas des jolies filles qui se déhanchent).
Par contre, plus de 15 ans après sa mort, sa popularité est toujours très forte en Irlande, en témoigne le festival annuel qui lui est dédié dans la petite ville de Ballyshannon, judicieusement nommé "Going to my hometown", du titre d'une des chansons phares de l'enfant du pays.

Mais, place à la musique, c'est pour ça qu'on est là! Je vais tenter de vous faire une sélection représentative ( au moins pour moi)

- 1970, avec l'éphémère groupe Taste à l'île de Wight. Le groupe a sorti 2 albums, et plusieurs lives, mais s'est assez vite dissout. Dommage, leurs compositions étaient assez éclectiques, parfois volontiers teintées de rock prog, de jazz


Et pour illustrer ce que je dis un  titre assez free-jazz que j'aime bien

Mais évidemment, il y a moins de sources vidéo sur cette période.

Bon, je suis sure que vous préférez quelque chose qui bouge plus, j'ai ça! Un peu de blues rock?


Bullfrog blues: alors ça, c'est exactement le genre de concert où j'aurais adoré aller ( une seule chose me chiffone: il n'y a que des gars! elles sont où les amatrices de rock? Je peux vous assurer qu'un concert pareil, je suis la première à agiter mes cheveux sur la scène.) Mais vous voyez ce que je voulais dire, c'est exactement ça qui me plaît chez ce musicien, de ne pas rester tranquillement sur la scène en mettant une distance avec le public. Non, pas de distance, et hop, on s'amuse avec les gens qui dansent devant. Et ça c'est top.


Après, et parce que c'est mon genre favori, le monsieur s'est aussi illustré avec talent dans le blues acoustique, ce qui est de loin plus difficile qu'un déluge de notes qui va entraîner la foule:
- Pistol slapper blues, une reprise de Blind Boy Fuller , du bon blues bien roots à la steel guitar

- Too much alcohol, extrait de la même émisson, ( vous devriez voir mon sourire quand j'écoute ça...)


allez, encore 2 petits fichiers.. parce que vraiment je ne peux pas faire l'impasse sur Goin' to my hometown, puisque vous vous en doutez, il a eu un très très grand succès en Irlande, d'autant qu'il est très nettement influencé par la musique irlandaise, grâce à la mandoline.
La version ici est celle du DVD Irish tour, que je trouve très intéressant, car les quelques images insérées nous rappellent  que la situation était plus que tendue en 74 dans le nord du pays. L'interview qui l'accompagne a été tronquée ici, mais en quelque mots le groupe nous expliquait qu'il était impensable de ne pas intégrer Belfast et le nord du pays dans une tournée en Irlande, puisqu'ils viennent en tant que musiciens, qu'il est hors de question dese laisser impressionner par le climat politique, etc... peut-être pas la version la plus claire ou la plus audible du morceau, mais je vous laisse juger de l'accueil!

Et encore un petit dernier pour la route, simplement parce que là, pour moi, lorsque je parlais de la capacité d'un musicien à tout donner, à être à 100% dans ce qu'il fait, sans même ne plus avoir conscience de du public, c'est... wahou - oui je sais, j'arrive à la limite de mes qualificatifs, mais comment définir une transe musicale ( et en comparaison des versions CD du même morceau, là, c'est une  sacrée impro)

Un petit mot aussi pour Gerry McAvoy, le bassiste que vous avez pu voir quasiment sur tous les enregistrements ( et qui est pour beaucoup dans l'effet "transe hypnotique du dernier morceau), il continue à tourner à l'heure actuelle avec Brendan O'Neill (le batteur) avec le groupe blues Rock Nine Below Zero, que j'ai eu l'occasion  de voir sur scène il  ya 2 ans et enfin, si vous aimez le blues-rock, ça déménage pas mal.

Alors pour ce qui est des conseils Cd, je suis à peu près d'accord avec ce site ( tenu par un gars au moins aussi objectif que moi). Je conseille donc pour ceux qui veulent découvrir en priorité le Irish tour (cd et DVD), le live en Europe et personnellement, j'ai un faible pour Deuce, le deuxième album. Ceux des années 80 me plaisent un peu moins, car moins blues, d'où le fait que je n'ai pas cherché d'extraits (ça et le fait que sur la fin de sa vie, il était gravement malade, et même si musicalement ça reste bon, ça m'attriste un peu de voir mon musicien favori malade et affaibli)

Voilà c'était le premier sujet musique spécial Irlande.. il y en aura d'autres (moins longs rassurez vous, j'ai commencé par celui que j'apprécie et donc connais le plus)

dimanche 2 octobre 2011

L'enterrement des rats et autres nouvelles - Bram Stoker

Le fantôme a dit " un enterrement, c'est trop mortel!"
Et on inaugure la saison des festivités macabres avec "l'enterrement des rats" de Bram Stoker. Bram Stoker qui m'avait vraiment désappointée l'an dernier avec le très raté La dame au linceul, mais comme je suis bonne joueuse, je lui laisse une chance de me convaincre. Bon, évidemment je ne choisis pas la facilité , en commençant pas des oeuvres mineures au lieu de me concentrer sur son titre phare.

Donc un mini recueil de quatre nouvelles chez Librio ( chaque fois je me jure de ne plus piocher dans cette collection, j'ai souvent été  déçue par les traductions à l'arrachée, mais chaque fois, mes bonnes résolutions restent lettre morte -haha! - devant la modicité du prix. surtout d'occasion à 50 cts)
On y trouve donc
- l'enterrement des rats: La nouvelle principale du recueil, qui est aussi la plus intéressante, car elle arrive pas mal à créer une ambiance oppressante dans un cadre assez étrange. Un anglais un peu naïf de passage à Paris, en 1850, a décidé de s'éloigner des propositions bateau des guides touristiques, et part à l'aventure dans le quartier des chiffonniers près de Montrouge ( autant dire qu'il va au devant de gros ennuis, avec ses vêtements de qualité et ses bagues, comme si vous vous promeniez en affichant ostensiblement des signes de richesse en pleins quartiers nord de Marseille, té). Fasciné par les récits de miséreux rescapés de la Révolution, il ne se doute pas assez vite qu'il est tombé dans un piège, les miséreux en question ayant la spécialité de dépouiller les égarés et de se débarrasser des cadavres en les laissant boulotter par les rats ( c'est ça l'enterrement des rats). Le récit est bien mené et la course poursuite haletante, ça se laisse lire, malgré les répétitions et redondances de la traduction...

- une prophétie de bohémienne: la nouvelle la moins intéressante, je l'ai presque déjà oubliée. Une bohémienne lit l'avenir d'un homme et lui prédit qu'il va tuer sa femme. Mais la prophétie se réalise de manière détournée, qui se veut humoristique. Mais c'est trop prévisible à mon goût. Dispensable donc.

- les sables de Crooken: Un anglais bon teint part en vacance en écosse avec toute sa petite famille, en mettant un point d'honneur à se vêtir en ce qu'il croit être la tenue écossaise typique. Bien sûr, il se ridiculise, tant auprès de sa famille qui évite de s'afficher avec lui, que des locaux qui l'appellent " l'échappé du Musée Tussaud". Une variation sur le thème du dopplegänger se greffe à la critique de la vanité du héros, c'est plutôt drôle, la aussi, c'est plutôt une bonne surprise.
- Le secret de l'or qui croît: l'or qui croît, ce sont les cheveux d'une maîtresse blonde assassinée que son amant a cachée dans un mur de son salon. Des cheveux qui ne cessent de ressortir par les interstices des pierres pour accuser le meurtrier. Pas mauvais, mais ça me fait vraiment trop penser dans l'ensemble au "Coeur révélateur" de Poe dans l'idée. Et bien sûr, là dessus , c'est Poe qui l'emporte.

En fait, je crois comprendre ce qui me gêne un peu: Stoker n'est pas très à l'aise avec les récits courts, et peine a faire concis. Même sur les textes courts, il part trop dans les détails qui pourraient être élagués, car ils ne servent au final pas a grand chose, et laissent un peu sur la faim. Ce que je reprochais déjà à la Dame au Linceul. Ici, les deux histoires les plus accrocheuses sont les plus longues, qui prennent le temps d'installer une ambiance, malsaine pour les rats, et humoristique pour les sables.
Promis la prochaine fois, je tente Dracula, pour voir s'il s'en sort mieux sur la longueur ou si définitivement je me contenterai des adaptations cinéma.

Et voici également une lecture multi-fonction: challenge 2€, challenge de la nouvelle, et première participation au challenge Irlandais, rien que ça!

3/4

samedi 1 octobre 2011

Welcome to my nightmare, yeah hey hey hey.


Tiens, je me sens d'humeur à relancer mon défi personnel spécial Halloween de l'an dernier. Sorcières, vampires, fantômes et autres créatures nocturnes z-et diaboliques vont donc à nouveau investir ces pages pendant tout le mois d'octobre... Tremblez misérables mortels!
Et parce que j'aime énormement cette image, la sorcière de l'an dernier laisse la place à "la mort rouge" (et en technicolor s'il vous plaît) du film The phantom of the Opera  de 1925, avec l'immense, le génial, l'unique Lon Chaney.

Ha, et juste pour ceux qui ne savent pas à quoi je faisais référence dans mon titre... et surtout parce que j'adore ce morceau, parce que le clip est kitsch, et parce qu'on y voit furtivement Vincent Price (l'immense, le génial l'unique, hein? oui je l'ai déjà dit.. mais je le redis!)


Ha c'était le bon vieux temps, Alice Cooper faisait de la bonne zique, et je pense que ce n'est pas mr ZOMBI qui contredira

Mais peut être que vous préfèrerez la version délirante du Muppet show (c'était cintré cette émission, j'adorais ça étant gosse)
 

Je n'ai pas d'ailleurs eu l'occasion d'écouter "welcome 2 my nightmare" , suite du premier, sorti mi-septembre en Grande-Bretagne à l'occasion des 35 ans de l'album concept originel. J'avoue que d'une part c'est un des projets rock que j'attendais le plus cette année, mais qu'en même temps, je le redoute un peu, forcément, à la mesure de l'attente. Enfin, je le ferai malgré tout dès que l'occasion se présentera.