Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

Qui passe par ici?

Flag Counter

mercredi 11 mai 2011

Saint Seiya tomes 14 à 18 - Masami Kurumada

( ca c'est le billet clin d'oeil à Mr Zombi, puisque les 13 premiers volumes ont été lus dans le cadre de son challenge BD)
Bon, ben, puisqu'il est d'accord

Aheum, donc la suite, deuxième étape (il y en aura encore une), volumes 14 à 18, qui constitue une histoire - un arc en jargon de geek -  à part, indépendante de ce qui précédait, ou à peu près, même si le volume 14 reprend à peu près la où le 13 finissait:

Attention, peut contenir du spoil de ce qui se passait avant ce qu'il y a après, on sait jamais des fois que vous auriez envie de le lire, j'adore faire des légendes hyper longues comme ça pour rien, moi.

Du volume 14...
Donc: nous retrouvons nous fiers héros, pas mal défraîchis après leurs précedentes aventures, qui prennent un repos bien mérité en unité de soins intensifs, car mine de rien, combattre les forces du mal, c'est pas de la tarte.
Les gentils ont gagné, les méchants -plus quelques gentils aussi, dommages collatéraux obligent -sont allés passer des vacances éternelles dans le monde des morts.
Tout allait à nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand, vous vous en doutez, un nouvel ennemi vient semer la pagaille. Cette fois, c'est Poséidon lui même qui fait des siennes, et menace de noyer la terre entière sous une pluie digne du déluge s'il n'obtient pas ce qu'il demande.

Poséidon est à la base, un des dieux les plus importants du Panthéon grec, révéré comme dieu de la mer, craint comme dieu des tremblements de terre, bref, un qui en impose. Aïe! Premier problème: il a pris possession du corps d'un fils à papa richissisme (et qui, comme Poséidon se fait très discre), ignore qu'il est possédé). Or ce qu'il veut, c'est la main de Saori -Athéna, qui lui a opposé une fin de non-recevoir. Vexé, alors qu'il cherche un moyen de se venger, voilà qu'il tombe sur un mystérieux personnge qui lui révèle son identité divine. ni une ni deux, le fils à papa éconduit  décide, puisqu'il est un dieu, quelque part de se venger: puisqu'elle ne veut pas de lui, NA! il va déclencher un déluge qui va noyer la terre et ses habitants, à elle d'accepter la demande en mariage pour éviter ça ( techniquement, rappellons qu'Athéna est ta nièce, vieux pervers)

Vous me direz, c'est un peu léger comme raison pour déclencher un cataclysme planétaire: c'est vrai,  rétorquerai-je, mais un: il va changer de motivation en cours de route, et deux, les dieux grecs ne s'embarrassaient pas forcément de subtilité quand il s'agissait de se bagarrer entre eux (et ces deux là particulièrement étaient prompts à se chamailler sur tout et n'importe quoi, pour savoir par exemple, qui des deux serait le dieu majeur d'Athènes)

Donc, cette gourdasse de Saori tombe encore dans un panneau visible de loin brave Athéna n'écoutant que son devoir, se précipite chez Poséidon, quelque part au fond de l'eau près du cap Sounion. évidemment c'est une très mauvaise idée, puisque, prise au piège et toujours rétive à l'idée d'épouser tonton, elle accepte de se laisser enfermer dans un pilier creux qui va progressivement se remplir de l'eau destinée à recouvrir la terre, et si personne ne la sauve dans un délai de quelques jours, va se noyer. ca serait ballot, pour une déesse.

et voilà, c'est reparti pour un tour: Athéna en danger, il faut la sauver, vite sortons les chevaliers de bronze de leur coma, filons leur des armures neuves, et hop! A la castagne.
Au début, on se demande quand même un peu pourquoi ce ne sont pas ces faignasses de chevaliers d'or qui y vont, puisqu'en tant qu'élite, ils pourraient facilement défaire les sbires de Poséidon d'une pichenette et en se recoiffant, mais non, ils se contente de filer un peu de sang... non pas aux blessés mais aux armures ( car comme le vampire ou le moustique, l'armure sacrée carbure au sang. la question se pose: pourquoi pas celui des ennemis qui les ont copieusement aspergées? Mystère et mastic de chios). Bon il y a aussi une explication, mais qui arrive au 3° arc, faisant donc passer les chevaliers d'or pour une bande de bons-à-rien durant 5 tomes.

et là, rebelotte, c'est exactement la même chose qu'avant: Poséidon est retranché dans son temple, comme l'était le Pope dans l'arc Sanctuaire, pour l'atteindre, il va falloir tabasser les gardiens des piliers des 7 mers, les 5 héros vont se coltiner chacun un adversaire, être en fâcheuse posture, mais s'en sortir grâce à , au choix: l'intervention d'un des 4 autres, un des gadgets de l'armure de la balance, un frère qu'on croyait disparu. Ils vont retrouver un pote qui a mal tourné, redevenir aveugle pour le dragon, ramener quelques méchants dans le droit chemin  au culte d'Athéna,  battre Poséidon himself pourtant plus fort que toute le monde réuni, libérer Athéna de son pilier et le fils à papa de sa possession divine, et du même coup, empêcher la pluie de tomber. Rien que ça.

Vous avez deviné: autant la première partie était assez sympa malgré ses défauts, autant celle là est assez ennuyeuse: les ennemis sont le décalque des ennemis précédents, le côté jeu vidéo " il faut battre tout le monde avant d'atteindre le boss de fin" est encore plus marqué que précédemment. bref, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

et puis, le mystérieux dragon des mers qui n'est autre que le frère jumeau démoniaque et caché d'un personnage du premier arc, ho que c'est facile , ho que c'est téléphoné . En plus il s'appelle Canon, je ne m'y fait pas (traduc' foireuse, je suppose qu'il est  censé faire référence à Kannon de la mythologie japonaise, un avatar du bouddha). Mais là, au mieux ça fait appareil photo, au pire... non vu la manière dont l'histoire tourne, c'est plutôt Boulet que Canon (hahaha, non je n'ai même pas honte!)

Si, toutefois, on sent qu'une chose est en train de se produire discrètement : l'apparition de quelques gags à la Tex Avery, sisi, je vous jure: dans le premier chapitre, un "corny gag" sur un tête faussement coupée tout droit sortie d'un cartoon Merry Melody, la femme représentant la sirène (nordique, avec que de poisson) qui se fait traiter de poulpe, carpe, thon par un gamin ( là le traducteur a du se retenir comme un fou pour ne pas écrire morue... c'est dommage, tiens).

...au volume 18, ouf! de moins en moins flashy.
Par contre, et ça n'est pas propre à ce manga là, ça doit être une sorte de code: pourquoi, à chaque fois qu'il y a un ennemi -ou un allié - à la fois méchant et un peu débile, est-il toujours représenté aavec une tronche pas possible dans une posture voûtée totalement ridicule? (Kassa dans cette partie, l'hydre dans la première). c'est pénible, on devine d'emblée que ce personnage là va se faire dézinguer comme un bleu de manière particulièrement risible, et que limite, on peut passer à la suite sans remords, pour avaoir de la vraie baston avec un vrai ennemi (encore que là, bon, ils sont à peu près tous oubliables,même Poséidon, qui se révèle au final un écolo aux manières extrémiste, qui, oubliant la déconvenue avec Athéna, veut juste rayer les humains pollueurs de la carte du manière un chouia radicale, tout en ne faisant pas grand chose lui même).
pas franchement mauvais , mais clairement moins bon que le début

Dommage encore une fois, le design des armures aquatiques était sympa, on sent qu'il y avait matière à mieux que ça, et surtout la conclusion abominablement gnian-gnian, qui vient souligner que la force de l'amitié blablabla...., acheve de faire de ce passage un passage raté. Heureusement il n'y a que 5 volume, et, comme j'ai lui le début du 3° arc, je peux le dire: la suite s'annonce mieux, ouf, car ça devenait assez laborieux .
10/25

mardi 10 mai 2011

Meurtres à la pomme d'or - Michelle Barrière

et bien, voila une lecture impromptue qui s'est glissée de manière subreptice dans mon programme
Un roman policier et culinaire dans le Montpellier de 1555. voilà qui tombe à pic pour:


François, étudiant de médecine très peu motivé par ses études, et qui ne rêve que de reprendre la rôtisserie familiale, est envoyé bien malgré lui suivre les cours de Guillaume Rondelet à l'université de Montpellier. Hébergé chez Maître Catalan, un apothicaire de la ville d'ascendance juive, en échange de quelques menus travaux, il va découvrir un monde qu'il ne soupçonnait pas. La ville peuplée en grande partie de protestants et de juifs convertis au catholicisme est à deux doigts de la crise religieuse et politique, lorsqu'une série de morts suspectes dues à des empoisonnements se produisent. La crise dégénère vite en bataille rangée entre divers corps de métiers qui se renvoient la balle: les médecins, qui prescrivent mais ont perdu le droit de fabriquer les médicaments, les apothicaires, qui fabriquent sur ordonnance mais n'ont pas le droit de prescrire, et les épiciers, qui estiment que les apothicaires leur font de la concurrence déloyale en vendant dragées et épices...
Il n'en fallait pas plus au prévôt de la ville, qui voit des hérétiques partout, pour faire arrêter les apothicaires en général, et Catalan en particulier, parfait bouc émissaire en tant qu'ancien juif.
François le héros, flanqué de Felix étudiant protestant très à cheval sur les principes et la morale, sont donc envoyés par leur professeur Rondelet, entre Montpellier, Salon de Provence, Bologne et Ferrare sur la piste du poison.

Honnêtement l'intrigue policière n'a pas grand intérêt, elle est assez bâteau, le principe étant de faire voyager les héros à la rencontre de personnages hauts en couleur, de tavernes louches en banquets de palais. Ils vont donc avoir l'honneur de rencontrer plusieurs personnages réels, mais présenté sous un angle plutôt innattendu: Michel de Nostre Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, n'intervient pas du tout en tant qu'astrologue, mais que médecin érudit, et amateur de bonne chère, inventeur d'une fameuse recette de tarte ( fait tout à fait authentique, Nostradamus a véritablement écrit un livre de recettes, à la fois de cuisine et de cosmétiques... l'austère Nostradamus remonte subitement dans mon estime.
On y croise également, donc Guillaume Rondelet, professeur à l'université de Montpellier, anatomiste, et auteur d'une importante étude sur la faune aquatique de Méditérannée, le professeur Aldrovandi, botaniste et mondain, Gabriel Fallope anatomiste au caractère de cochon qui tous ont réellement existé.
Ainsi qu'Olivier de Serres, personnage bien connu de la région, dont il a fait la richesse en implantant le murier de Chine, nécessaire à l'élevage du ver à soie, et qui joue un rôle important, bien qu'il arrive très tard dans l'histoire.

L'intérêt réside donc plutôt dans le cadre historique dépeint - luttes intestines entre corps de métiers et tensions entre protestants et catholiques au sein d'une grande ville plutôt tolérante par tradition. Et par les références savoureuses à la cuisine de l'époque: le héros semble bien plus intéressé par les spécialités des lieux qu'il traverse que par son enquête en fait, et les péripéties sont surtout là pour amener banquets et recettes, à une époque ou les gens découvrent peu à peu les arts de la table et les bonnes manières qui vont avec, l'existence de la fourchette, et les nouveaux ingrédients venus de l'Amérique fraîchement découverte.

Très bonne idée d'autre part de l'auteur, qui conclue par un mémo sur l'histoire de la tomate, et un recueil de recettes de la Renaissance.
J'ose?
allez, j'ose, j'aurais au moins une lectrice à qui ça plaira:

La crème de pommes de Philippine Welser
pour 4:
1 kgs de reinettes
10 cl de vin blanc
1 oeuf
2 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à café de gingembre
5 filaments de safran

Eplucher et couper les pommes en quartier, les faire cuire dans le vin 10 minutes.
Les passer au mixeur.
Ajouter le sucre, l'oeuf le gingembre et le safran.
Remettre à épaissir à feu doux 5 minutes.

A tester prochainement!

en plus là, je fais fort, doublette: deux végétaux, deux pommes d'or
un végétal: la pomme d'or 2.. le retour

vendredi 6 mai 2011

Cuisine Turque..

Tiens puisque Geishanellie me posait la question..
Donc là où je suis allée cette année, c'est à dire sur la côte égéenne, la nourriture était assez proche de la cuisine grecque, ou du reste de la méditérrannée, d'ailleurs. On mange à peu près la même chose dans mon sud. 


Comme il s'agissait d'un voyage organisé par un groupe éditorial français, pour des français, en grand nombre, dans des régions touristiques, il faut avouer qu'on a surtout mangé dans des restaurants à buffet, pouvant accueillir beaucoup de monde. Mais l'organisateur a fait en sorte que la nourriture soit à la fois mangeable par des européens, tout en restant locale.


Donc beaucoup de légumes, aubergines, courgettes, oignons en priorité, des céréales aussi, riz et surtout boulgour. La Turquie possède d'énormes surfaces agricoles, et produit en particulier beaucoup de tomates , on peut voir des serres à perte de vue parfois jusqu'à quelques mètres des sites antiques. Et du coup, les légumes sont très peu chers, 50 centimes d'Euros le kilo de tomates, 25 centimes le kilo d'oranges ou de citrons -non traités, ils n'ont pas cet aspect brillant-ciré qu'ont les agrumes de grande surface en France, mais du coup ils sentent bon l'orange et le citron, et pas le phényl! (même constat d'ailleurs  pour le Maroc).
Beaucoup de grenades aussi, quasiment toutes les stations-services ont un stand " oranges et grenades fraiches pressée". Et le jus de Grenade, c'est BON!


Pas mal de poisson sur la côte, peu de viande, qui est elle, très chère.


Des soupes, des soupes et encore des soupes: à la tomate, au concombre, au yaourt.. souvent légèrement acidulées.


Une variété assez importante de fromages, aux textures proches de la feta ou de ce qu'on appelle le cacheto ici ( une sorte de provolone emballé dans de la cire), ou du cheddar. Et un autre, sous forme de tortillons qui est très mais alors très très salé.
Ici, un petite présentation des fromages turcs (en bonne française, je suis une enragée de fromages)


et en ce qui concerne les desserts: oranges.. et pâtisseries, bien coulantes de miel, avec au premier chef le célébrissime baklava et ses variantes à la pistache.. sans oublier les rahat lokoums ( ou loukoums), sorte de bonbons fondants  à l'eau de rose ou aux fruits secs. mmmmm. Pas encore testé la recette, mais promis, dès que j'ai fini les 5 boites que j'ai ramenées, j'essaye!
Loukoums..miam!


Et je ne résiste pas à vous donner, puisque je l'ai trouvée la recette du boulgour à la tomate, un entrée disponible dans TOUS les restaurants,j'en déduis donc que c'est un grand classique- mais qui a remporté tous les suffrages.


Boulgour à la tomate:
- 2 verres de boulgour ( blé concassé) rincé à l'eau
- 2 oignons
- 2 tomates
- du concentré de tomate
-2 poivrons verts ( petits)
-1 verre d'huile ( d'olive pour moi)
- 3 verres et demi d'eau
- sel poivre, paprika




Vous allez voir comme c'est dur à faire
-  dans une casserole, faire revenir les oignons et les poivrons verts hachés, puis ajouter les tomates en dés et le concentré de tomate.
- Quand les tomates sont réduites en purée, ajouter le boulgour, l'eau le sel, le poivre, le paprika.
-laisser cuire en pilaf pendant 20 min environ, à feu doux, sous couvercle.


et il n'y a plus qu'à le manger, chaud ou froid d'ailleurs! (il me semble en avoir goûté aussi avec de la menthe au lieu de paprika).


Sinon pour les amateurs d'épices, un tour au bazar s'impose, la liste est infinie, et elle sont peu chères bien sur par rapport à ici. J'en ai profité pour ramener une bonne dose de sumak, une épice rouge au goût un peu citronné, qui fait merveille en marinade pour les brochettes de poulet. et des épices à köfté (sorte d'harissa turque, plus parfumée et moins piquante que celle du Maghreb, il y a plus d'ail je pense), du Limon tuzu ( acide citrique en cristaux, pour donner le goût citronné aux soupes)...
Abricot sec marron = séché naturellement!


Sans oublier les fruits secs, abricots en tête: ils ne sont pas orange vif, comme on nous les vends ici ( signe qu'ils ont été desséchés chimiquement à l'acide sulfurique, savez, ce truc hyper dangereux qui s'appelle aussi vitriol. Vous ne me croyez pas? voir paragraphe sur la réaction avec l'eau. Je sais... Berk...). Ne pas hésiter à les prendre marron, très foncés, qui indique qu'ils ont été sêché au soleil.. plus cher, mais tellement meilleurs.