lundi 16 juin 2014

The full Monty ( film)



Hop, je continue sur ma lancée et profite de mes vacances forcées pour  faire une cure de cinéma. Et de ressortir cette comédie sociale qui me donne toujours autant la patate.

Bon, je ne vais pas trop revenir en détail sur l’histoire, non ? Si ? Les camarades du challenge anglais ont probablement tous déjà vu ce film. Mais c’est vrai qu’en voyant les sous-titres d’époque, je me suis rendu compte que mine de rien, il est quand même sorti il y a 17 ans ( la vache !), et voir des sous titres qui convertissent les  livres en francs, ben ça m’a fichu un coup de vieux ( lorsque Nathan va à la banque retirer 100 livres et qu’il demande dans le sous-titre « 1000 francs », ben ça fait bizarre. C’est vrai qu’à l’époque en gros 1 livre valait dix franc)

Donc, mini résumé : Dans les années 60/70, la ville de Sheffield était un important centre industriel , spécialisé dans l’aciérie. Mais 25 ans plus tard, les choses ont bien changé : finies les 30 glorieuses (ou équivalent grand-breton), les usines ont fermé, les anciens employés galèrent à retrouver un travail dans une région sinistrées, les gens sont aussi moroses que le décor. Et surtout Gary, dit «  Gaz », chômeur, divorcé, et spécialiste des combines foireuses pour essayer de rassembler les quelques sous nécessaires pour payer la pension alimentaire de son fils Nathan, âgé d’une dizaine d’années. Pas de sous = pas de pension = perte de la garde alternée du fiston, c’est aussi sordide que ça.

L’idée la plus bizarre du monde va lui être inspirée par hasard : un show de strip-tease masculin qui fait un carton auprès de la population féminine, et ni une ni deux, Gaz va tenter d’embarquer ses copains chômeurs dans cette entreprise, qui est tout sauf gagnée d’avance. Car il ne sont ni jeunes, ni beaux, ni musclés, ni bronzés, ni quoi que ce soit d’habituellement requis pour ce genre de spectacle : Gaz est petit et maigrichon, Dave son meilleur pote est complexé à mort par ses quelques kilos en trop,  Gerald et « Horse » savent danser mais sont quinquagénaires, Lomper le musicien est roux et pâle comme un cachet d’aspirine, et Guy est bien roulé… mais suffisamment maladroit pour se retrouver régulièrement les quatre fers en l’air en essayant de faire des pirouettes. 
oui, il y a aussi un nain de jardin dans l'histoire

Et contemple cette équipe d’antihéros s’accrocher à cette idée totalement loufouque, s’entraîner en regardant Flashdance, avec leur regard de mâles ( «  oui, elle danse bien mais regardez-moi comment elle soude, ça ne tiendra jamais.. »), en se déhanchant clope au bec sur Hot Chocolate, se poser des questions existentielles au sujet d’un pot de crème antirides.. en essayant de sauver les apparences auprès de leurs femmes respectives, ben c’est d’une drôlerie irrésistible. Oui .
 (cet extrait me fait toujours mourir de rire, et vous savez ce qu'on dit les gars? femme qui rit...et entre nous,  j'échange volontiers 20 Adonis bodybuildés contre un Robert Carlyle qui fait l'andouille)

 Et malgré son sujet en apparence scabreux, d’un humour assez fin sur la dictature des apparences ( les gars qui critiquent une couverture de magazine féminin et se rendent soudain compte qu’en fait, peut-être, éventuellement, il faudrait y réfléchir, mais il est possible que les femmes fassent pareil  en les voyant se déhancher en sous-vêtements!). Les acteurs s’en donnent à cœur joie, sans crainte du ridicule ( Robert Carlyle –Gaz, et Mark Addy – Dave, sont vraiment excellents), ça fait vraiment plaisir à voir.

Personnellement, il m’arrive régulièrement de devoir faire la file d’attente dans un magasin qui diffuse du disco, de tapoter du pied en rythme et d’avoir envie de me marrer en repensant à la séquence de file d’attente au « job center ».

D’ailleurs ce film a eu un succès immense à sa sortie. A la fin des années 90, le cinéma britannique nous a régalés de 3 excellents films sociaux en l’espace de 3 ans : The Full Monty et les Virtuoses en 97, Billy Eliott en 99, tous basés plus ou moins sur le thème «  se sortir de la crise par l’art ou le spectacle ». The Full Monty est le plus ouvertement axé comédie, mais les 3 possèdent ce mélange so british d’humour parfois cynique, de difficultés sociales, de moments tragiques…comme j’aime.
Et ce succès a trouvé récemment (l’an dernier si je ne me trompe pas) un prolongement inattendu, en Italie, où le sujet a été repris en pièce de théâtre, montée par une troupe d’anciens ouvriers…au chômage. J’adore cette idée.


2 commentaires:

  1. Je ne l'ai jamais vu ! Ton billet vient de m'en faire prendre conscience... et en plus à Sheffield ? J'y suis allée et ai de chouettes souvenirs là-bas... je vais voir si ma médiathèque l'a !

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  2. Un classique... que je n'ai pourtant jamais vu non plus ! :-) shame on me...

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