vendredi 20 juin 2014

Harry Potter et la coupe de feu - JK Rowling



Et hop, doublette pour le mois anglais et le challenge geek. Quoique non, en fait il compte aussi pour le challenge « lieux imaginaires », « cartable et tableau noir » et peut-être même «  réécriture mythologique ».

4 tome de la série : On avait rencontré pour la première fois Harry à 11 ans, qui découvrait son statut de sorcier et commençait ses études dans une prestigieuse école de sorcellerie, on l’a depuis suivi d’année en année.  Il  a 14 ans maintenant et entre donc en 4°année, et les choses vont se compliquer beaucoup pour lui. En effet cette fois, pas de match de quidditch, l’école accueille le « tournoi des 3 sorciers », une sorte d’olympiade junior de la magie qui va voir s’affronter un champion issu de 3 écoles de sorciers. L’occasion pour les élève de Poudlard de faire connaissance avec leurs homologues français de l’école « Beauxbâtons » (oui ça m’éclate) et bulgares de l’école « Durmstrang ». Le tournoi est normalement réservé aux élèves de plus de 17 ans, au vu de sa difficulté, les volontaires doivent déposer leur nom dans la coupe de feu du titre, qui tirera au sort un participant pour chaque école. Impossible pour les élus de se défiler en plus. Harry ne peut donc pas participer, mais coup de théâtre inattendu (pour lui et ses amis, mais pas trop pour le lecteur quand même !), la coupe le désigne malgré tout comme participant. Une seule solution : malgré la protection magique qui devait empêcher la triche, quelqu’un a déposé la candidature d’Harry pour le forcer à participer. Et qui compte surement sur la difficulté des épreuves pour se débarrasser de lui en simulant un accident par exemple. Et  Nous-savons-qui lui en veut en particulier. Oui. Ce tome marque le vrai passage à l’action de « celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom », et il nous donne un petit aperçu de sa folie qui augure bien pour la suite.

4° volet des aventures de Harry et ses camarades sorciers et sorcières.  Il y a pile un an à quelques jours près, je venais de finir le tome 3 en disant que j’avais apprécié le tournant un peu plus noir que prenait la série, et bien c’est officiel, on est en train de quitter la pure littérature jeunesse pour quelque chose de plus sombre.
Et également, je regrettais avec le tome 3, de voir se dessiner une schéma d’écriture un peu trop répétitif : les 3 premiers tomes suivaient presque exactement la succession suivante : c’est l’été, Harry s’ennuie dans sa famille de beauf et fête son anniversaire seul, va acheter ses fournitures, puis retrouve ses camarades sorciers à Poudlard. Vers l’hiver il va y avoir un match de quidditch. Des péripéties fantastiques. Les examens. Re-match de quidditch. Dénouement des péripéties !. Retour chez les Bidochon Dursley.
Et Bonne, très bonne surprise, ce tome s’écarte enfin de cette série imperturbable et gagne en densité, en action, en tension dramatique (cette fois, il y a un mort. Mais vraiment. Pas un qui revient in extremis et tout. Et pas un qui aurait mérité son sort, non... moi qui commençais en plus à le prendre en sympathie, c’est trop injuste)
En fait, j’ai été très agréablement surprise : le récit prend d’entrée une tournure presque policière avec un prologue qui nous raconte ce qui s’est passé quelques décennies plus tôt dans la maison du dénommé Tom Jedusor (pitié, ce nom, je ne peux pas, je vais continuer à l’appeler Riddle), donc dans la maison Riddle, où toute la famille avait été trouvée morte sans explication.’ Ttendez.. Tom Riddle, c’est bien le fantôme qui hantait un cahier dans le tome 2.. et qui était lié à Vous-savez-qui ? Haaa une ancienne piste qui ressort, j’aime ça !

Les personnages aussi commencent à s’étoffer en grandissant : Harry en pince pour une dénommée Cho Chang , Ron est fasciné par une pensionnaire de Beauxbâtons qui n’est pas tout à fait humaine, et Hermione découvre les joies du militantisme en prenant fait et cause pour les elfes de maison, serviteurs exploités des grandes maisons de sorciers, qui vivent dans un état proche de l’esclavage et veulent y rester d’ailleurs.
Ca c’est l’autre versant de l’histoire, plus humoristique, mais surtout avec un sous-texte quasi politique sur le racisme ( via les elfes de maison esclaves, mais aussi les géants qui  sont mal vus sous prétexte que leurs ancêtres étaient fauteur de trouble. Y  compris les métis comme Hagrid qui cache soigneusement ce fait à tout le monde. Je pense que c’est assez clair : remplacez  "elfes" par une nationalité quelconque et « géant » par une couleur de peau, et l’indignation d’Hermione devient tout à fait légitime) ; sur la dictature : j’avais déjà trouvé qu’Azkaban, la prison pour sorciers qui trifouillent la magie noire avait des allures de goulag, ça se confirme, le récit des arrestations arbitraire qui y ont conduit des gens sur simple dénonciation, transformant les juges en monstres aussi cruels que les partisans de Voldemort.. tout ça a mine de rien un petit côté purges staliniennes.
Et on trouve aussi une dénonciation de la presse « people » via Rita Skeeter, une journaliste sorcière qui n’hésite pas à trafiquer ses interviews pour les rendre plus sensationnelles, quitte à remanier, inventer, ne pas vérifier ses sources ou faire dire l’inverse à ses témoins, peu importe, et même tant mieux si ça déclenche un scandale, on parlera d’elle.

Littérature jeunesse ? vraiment ?

En fait je pense que JK Rowling est assez futée pour avoir fait plusieurs niveaux de lectures, ce qui fait qu’avec toutes les allusions le lecteur adulte ne s’ennuie pas (évidemment ce que je dis sur la dénonciation du racisme, de la dictature et des abus de la presse ne parlera pas directement à un lecteur de 14 ans, en tout cas, à 14 ans, je n'aurais pas tout saisi j'avoue,  mais enfin il est quand même clairement question à un moment du ministère de la magie qui filtre les informations et muselle la presse ) En tout cas moi, je ne me suis pas ennuyée, impossible de lâcher le texte dans la partie sur le labyrinthe et surtout après.  Je n’attendrais pas un an pour le tome suivant, j’ai trop envie de savoir la suite.
billet thématique Harry Potter


réécriture contemporaine: plus particulièrement pour les vélanes ( femmes séduisantes qui ensorcellent par leurs chants, mais cachent un visage monstrueux, comme les sirènes grecques ou les harpies, et le sphinx qui pose des énigmes dans le labyrinthe. Etonnant qu'il n'y ait pas le minotaure)

j'ai failli oublier: auteur anglais

1 commentaire:

  1. Je n'ai pas encore relu ce quatrième tome, mais c'est prévu pour bientôt. Effectivement, ça devient de plus en plus sombre et ce n'est pas pour me déplaire.
    Le troisième tome fait quand même parti de mes préférés.

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