mercredi 4 décembre 2013

Brokeback mountain - Annie Proulx

En écumant les bouquinistes l'autres fois, j'ai trouvé ce court récit, et.. figurez vous que j'étais persuadé qu'Annie Proulx avec son nom si francophone était québécoise, ou au moins canadienne, mais non. donc loupé pour le challenge commonwealth. Loupé, c'est une américaine. Mais , comme  j'avais beaucoup aimé le film qui en avait été tiré, pourquoi pas?
A l'origine parue dans un recueil, la nouvelle a été rééditée indépendamment à la sortie du film

Et au final, j'ai bien apprécié ma lecture, même si ça n'a pas été une surprise, car le film suivait vraiment l'histoire de très près.
Donc mini- résumé pour ceux qui ne l'aurait pas vu: années 60, deux gars de la campagne sont envoyés travailler en binôme au fin fond de nulle part, dans un lieu nommé Brokeback Mountain, à surveiller les moutons.Ni l'un ni l'autre ne sont très bavard et du coup ils s'entendent bien.  Très bien. Du genre coup de foudre, c'est le début d'une histoire d'amour totalement inattendue pour Jack et Ennis eux -mêmes, qui va durer plus de 20 ans, de loin en loin, cachée à tous - et pour cause, vu l'époque, le lieu et le milieu où il vivent, avouer une relation homosexuelle, c'est risquer au mieux, la mise au ban de la société au pire, le lynchage.

Je pense que l'inconvénient d'avoir vu le film avant d'avoir lu la nouvelle, c'est que l'adaptation était vraiment fidèle , et il est difficile de ne pas y penser. Je n'ai pas revu le film depuis sa sortie et pourtant je m'en souviens bien: Ang Lee avait fait du paysage un personnage à part entière et ça j'adore, plus deux acteurs quasiment inconnus du grand public qui assumaient des rôles pas évidents mais avec un talent et une conviction qui faisaient plaisir à voir, et ça j'adore aussi (dès fois, on a de très jolies surprises comme ça, comme Emile Hirsch dans Into the wild qui m'avait fait le même genre d'excellente impression). Et j'ai toujours gardé en mémoire la dernière séquence du film ( qui n'est pas tout à fait la dernière de la nouvelle, hé non), qui prend avec le recul une cruelle ironie.

Enfin voilà, ça se lit bien et vite, avec une écriture directe qui ne s'embarrasse pas de fioritures et correspond bien aux caractères des personnages. Donc je conseille les deux, et plutôt de commencer par la nouvelle si vous n'avez pas vu le film, pour ne pas se laisser influencer par la vision d'Ang Lee, même si les grands espaces sont plus cinématographiques que littéraires.
et 24! challenge fini officiellement, mais il y aura un bonus!

4 commentaires:

  1. Vu que je n'ai vu le film que d'un demi oeil... il faut que je saute sur l'occas pour le découvrir en livre avant alors!
    (non je vis pas dans une grotte, oui j'ai accès au cinéma et à la télé :-) )

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    1. en fait, si tu aimes les films un peu lents et contemplatifs, ça peut te plaire. Ang Lee filmait les grands espaces un peu à la manière de Clint Eastwood ou Sean Penn (d'où le rapprochement que j'ai fait dans ma tête avec Into the wild). Et surtout, rétrospectivement , c'est un peu triste de penser qu'une belle carrière ciné attendait Heath Ledger.. Mais voilà, si tu apprécie le genre de films ou le décor fait partie intégrante de l'intrigue, ça peut te plaire.

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    2. J'ai dejà vu des "bouts" et oui ça me plait encore assez bien.
      Into the wild, on m'a offert le dvd il y a 112 ans... Hum mais je le gardais pour apres l'avoir lu (attention... Le pire c'est que je ne sais pas si je l'ai dans ma PAL.... Ça devient gravos) :-)
      Merci

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  2. Bravo pour ce beau challenge ;-)

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