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jeudi 10 juillet 2014

Accros du Roc - Terry Pratchett

bon, oui d'accord, pour diverses raisons, je suis un poil en retard sur la fin du mois anglais. Mais il n'empêche ,un mois anglais sans une lecture Pratchett, il manque fatalement quelque chose ( et puis, vu qu'il y a actuellement 35 tomes, je viens de prendre conscience qu'au rythme actuel de 3 par an, il me faudra encore une dizaine d'année pour arriver au bout! Je crois que je vais commencer à songer à en lire un par saison au moins!)

Donc je continue sur ma lancée, après les tomes consacrés à Rincevent, c'est ceux dédiés à La Mort que j'ai décidé de suivre. Donc Accros du roc est le 3° tome qui tourne autour de ce personnage haut en couleurs .. ha ben non, haut en noir en fait!

En Avril 2013, j'ai donc pu voir la Mort partir en vacances, et prendre Mortimer comme apprenti, avec les résultats calamiteux qu'on sait: distorsion de la réalité du à l'incapacité de Morty à accepter sa mission sans chercher à sauver les gens sympas. On apprenait également qu la Mort, si prompt a défendre le principe du " tous égaux, dans ce métier, on ne doit pas faire de sentiment", avait pourtant déjà une nette tendance à ne pas respecter ses propres principes. Par curiosité et envie de connaître mieux les humains, il avait adopté Ysabell, une petite fille orpheline. Suite à de nombreuses péripéties, Ysabell avait décidé de retourner dans le monde, de vieillir et d'épouser Morty.

En avril dernier, la Mort qui commençait a développer une personnalité, chose dangereuse dans ce métier, était mi à la retraite anticipée par son "chef" (le chef des morts de tous les mondes!), et tentait une reconversion en faucheur professionnel, sans que personne ne soit là pour le remplacer. résultat? un surplus de vies non compensées par des décès,  une invasion de morts-vivants et de caddies de supermarchés sur le disque, et l'apparition de "la mort aux rats", allégorie de la mort des rongeurs sous foeme de squelette de rat muni d'une petite faux à sa taille qui s'exprime en "COUIIII!"

On en était donc là.. Accros du roc se passe en fait quelques 18 ans après Mortimer. On apprend que Morty et Ysabell sont morts - et la Mort n'a rien fait, moins en respect de principes qu'il  contourne finanlement assez souvent, que par respect pour leur choix de vivre en mortels. Mais ils ont une fille: Suzanne 17 ans, lycéenne dans une pensionnat ultra sélect pour filles, élevée dans le rose et la dentelle, le plus loin possible de tout ce qui pourrait rappeler cette "filiation", elle n'a que peu de souvenirs d'un grand-père avec lequel elle partage finalement beaucoup de points communs: une aptitude a se rendre invisible aux yeux des gens lorsqu'elle le souhait - pas invisible physiquement, mais on va dire socialement- ce qui convient finalement bien à sa personnalité blasée par la bêtise humaine et le manque de logique du monde. Or cette rationnaliste convaincue est la petite fille (adoptive) de LA MORT, ce qui ne va pas être facile a accepter.
Cette accepation est le premier fil rouge du récit.

Mais comme on est chez Pratchett, il y a en a d'autres. D'abord, La Mort, qui tire à nouveau au flanc et abandonne son travail. Cette fois, c'est une crise existentielle: il a trop bonne mémoire et se souvient de tout; De Tout. Même de l'avenir, ce qui est insupportable. Il cherche donc à apprendre à oublier. Les moyens classiques des humains sont: méditer avec un vieux sage, s'engager dans la légion étrangère et picoler au "tambour rafistolé" la pire taverne d'Ankh-Morpork. Mais bien sûr, tout ça marche peut être pour oublier le passé, mais comment oublier le futur?
La mort aux rats ne peut assurer le travail tout seul et va donc faire appel ( via un corbeau interprète qui n'en peu plus des références à edgar Poe" à Suzanne pour assurer l'intérim, le temps de retrouver le grand-père parti à la quête de l'oubli. ( 2° fil directeur du récit)
MAIS MAIS MAIS, ça s'appelle "Accro du roc"! On va bien parler de .. roc?
oui!
3° fil directeur: Au même Moment , Kreskenn Kelenn, barde de la contrée paumée et pluvieuse de Ker-Gselzehc, décide de prouver au monde qu'il a l'étoffe d'un vrai musicien, et, harpe à la main, part tenter sa chance à Ankh-Morpork, où il rencontre Nore Noresson, nain corniste, et Lias Trapp, un troll qui tape sur des cailloux ( et ça lui va bien dirais-je!) Les compères à court d'argent décident de tenter leur chance et de jouer ensemble une nouvelle musique à base de percussion caillouteuses. Du "Roc". Kreskenn troque sa harpe contre une guitare.. pas ordinaire et là, les ennuis commencent: la guitare , bien sur, est magique et joue de son guitariste, plutôt que l'inverse. La nouvelle musique met en transe la ville entière , y compris les mages de l'université invisible et l'orang-outang bibliothécaire, une folie musicale s'abat sur tout un chacun, et trouvera son point d'orgue dans un gigantesque concert gratuit et boueux.

Un tome excellent! Bourré de références qui font mouche..
Et frustrant aussi, parce que je suis sure d'en avoir loupé au moins la moitié.
Mais tentons une petite liste
des choses comme le doyen des mages ( important: ça se dit " the Dean" en VO), qui invente la danse boogie, se fabrique un pantalon en cuir clouté et un manteau de la même espèce avec " vivre viet, mourir je nue" ( Live fats, die yo gnu" en Vo),  se fait une banane, se revendique " rebelle sans pause", et opte finalement pour une veste à clous " né pour les runes".

Des titres de chansons comme " marche pas sur mes chaussures bleues", le nain qui explique qu'être musicien c'est " d'abord pour l'argent et ensuite pour le spectacle", une autre chanson qui parle des "cailloux de la prison",  le gag récurrent sur la question que tout le monde se pose au sujet du barde " est-ce que tu es elfique?" - et non est-ce que tu es un elfe?. Evidemment " are you elvish?", c'est plus clair en VO..
 Encore une une qui parle de " grosses boules enflammées", avec un bibliothécaire déchainé qui joue du piano à quatre mains ...
Une autre encore intitulée " c'est fini MissMolly", d'ailleurs Molly c'est le nom de la cantinière de l'université de l'invisible qui avec ses collègues Dolly et Polly, part en  impro sur la phrase " ça tourne pas rond, pas du tout rond rond rond"

Un groupe d'amateurs qui passe son temps à changer de nom: Insanité, puis Kyste, puis les Houes, puis Laide zibeline (non là, je ne traduirais pas!) .. et a écrit " anarchie à Ankh-Morpork".
Il y a aussi Kreskenn, qui explique que son nom dans sa langue signifie " petite pousse de houx",  et qu'il va donc prendre "Buddy" comme pseudo ( son nom d'origine " Imp y celyn" veut dire la même chose en gallois)

Après je dois saluer le travail d'adaptation de Patrick Couton, primé pour la traduction de l'ensemble du disque monde. Bien sur, il y a certains gags intraduisibles mais il s'en sort bien, en citant " l'homme à la moto" là ou il devait probablement y avoir une référence à "Leader of the pack" en VO.
Ou sur le nom de scène de Lias.
Les trolls ont toujours des noms minéraux, en VO, il choisit " Cliff". "Falaise, c'est bien ça sonne minéral" .. et s'entend dire qu'on ne peut pas faire une carrière musicale avec nom comme Cliff.
EN VF, il choisit Magma,"c'est bien ça sonne minéral", et on peut garder le clin d'oeil " on ne peut pas faire une carrière musicale avec un nom comme Magma ( du coup la référence est beaucoup plus récente).
Je note aussi un magnifique " Suprème Naine Ta Mère" parmi les groupes du festival gratuit. Je ne sais pas quel était le nom d'origine, mais j'ai beaucoup rit. Pareil pour l'auteur de la méthode pour débutants: "Martial Dadais"..

Et ai carrément piqué un fou rire sur une référence que j'ai bien mis 3 pages à comprendre tellement elle est subtile - peut être plus facile à comprendre en VO -: un des amateurs décide que ce qui compte dans la musique, c'est avant tout le look, et qu'avec un pantalon en léopard, la succès est assuré ( Glam!!) Son pote qui ne comprend qu'à moitié le concept, lui ramène un léopard.. entier, vivant qu'il eu à un bon prix, car la bête est dure d'oreille et n'entendait pas son dompteur... une léopard.. un léopard, donc, sourd.. a deaf leopard...

Et deux références non musicales que j'ai trouvé: une charrette qui disparait dans la nuit en laissant deux traces de roues en flammées, et un personnage dont la main devient transparente..
nom de zeus!
Pour une liste beaucoup plus complète de références, car je n'en ai mentionné qu'une partie, qu'une partie de celles que j'avais pigées en fait: en français
et en anglais ( histoire de voir tout ce qu'on a loupé!)

 Allez, encore une référence: la couverture originale de Paul Kirby parodie l visuel de " bat out of hell" de Meat Loaf

La version de Marc Simonetti pour la réédition.. parodie un autre album célébrissime, j'ai déjà dit au sujet du faucheur tout le bien que je pense des couvertures de Simonetti, la voici en plus grand pour apprécier les détails du feuillage :)


quand même Pratchett + références à Retour vers le futur+ au son primordial:  un " gros boum"
la je suis obligée de garder mon logo!
le challenge commonwealth est prolongé d'un an, joie!

samedi 5 juillet 2014

Pieter Brueghel - André Giovanni

Reçu dans le cadre du programme Masse Critique de Babelio, ce livre, sous titré " peintre de l'ordre naturel" me pose un problème en fait. Ca me tentait beaucoup, dans la mesure ou j'aime énormément l'art flamand, mais c'est un demi échec.

J'ai déjà chez moi pas mal de livre d'art et de catalogues d'expo, et je dois dire que je ne les ai pas "lus", je les feuillette régulièrement mais je ne lis que très rarement les textes, qui sont souvent du niveau " untel, sa vie, son oeuvre". Pour moi l'essentiel d'un livre d'art c'est avant tout les photos.
Or celui-ci part sur une sorte d'analyse philosophique de l'oeuvre de Brueghel ( oui on a quand même quelques passages sur sa vie, hein), ce qui n'est pas du tout ce que moi j'attends d'un livre sur un peintre.
Qui plus est le sujet est très largement desservi par son format A5, dans lequel il y a finalement peu d'illustrations, et pour certains tableaux, juste en détail , sans même une photo entière de l'oeuvre...
L4auteur ne cesse de broder autour du fait que Brueghel n'est pas un peintre réaliste au sens strict du terme, ça serait réducteur, il faut aussi prendre en compte son sens de la composition, l'extrapolation qu'il fait lorsqu'il peint avec un luxe de détail des lieux et personnages situés au lointain ( qu'il a donc du mentalement reconstituer, d'où recréation, et pas seulement reproduction du réel). Or les illustrations sont minuscules, pas toujours très bien placées ( pourquoi avoir réparti un peu de partout les tableaux des saisons? pourquoi n'y a-t-il pas de reproduction d'un grand paysage alpestre auquel A. Giovanni fait référence à plusieurs reprises..)
Lorsqu'on veut montrer l'évolution de la peinture de quelqu'un ça serait un minimum.
Et surtout, je le maintiens, Brueghel n'est pas un peintre à qui le format A5 rende justice.
C'est frustrant, très frustrant: illustrations trop petites, pas toujours bien placées...
Et c'est pareil avec les notes de renvoi, que j'ai cherchées longtemps: les explications ne sont ni en bas de page, ni à la fin, mais  rassemblées en bas de page 88.. le livre en compte 135. Cherchez la logique.
Ca c'est pour la composition.

Ensuite, le contenu. Je n'aime pas dire du mal, mais là aussi, il y a un sérieux problème: l'auteur est un philosophe. Pas un critique d'art (bien que la 4° de couverture parle d'une " légitime réflexion critique"), pas un spécialiste d'histoire de l'art non plus. Ce qu'il dit n'est pas inintéressant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mais son approche est celle d'un prof de philo, et par moment, son écriture est celle d'un devoir de philo: "nous avons souligné.." "nous avons essayé de dégager.." J'ai personnellement beaucoup de mal avec cette convention de la 1° personne du singulier, que j'ai pourtant du employer pendant toute ma scolarité, instantanément, tout le côté factice de la formulation me saute littéralement à la figure.
Lorsque A.Giovanni ne cherche pas à "faire des phrases", ça va, ce qu'il raconte est clair et plutôt intéressant - bien que moins "utile et urgent" que ce que la 4° de couverture veut bien faire croire.
Mais lorsqu'il part dans les travers de l'écriture philosophique, là.. je n'adhère plus. Je sens qu'il vous faut un exemple:
" la création du monde suppose des étage entre le Créateur et les créatures inférieures à l'Acte pur. Etages qui supposent une participation limitée de la cause, si bien que cette perfection ne peut être attribuée à la cause et à l'effet d'une façon univoque, mais analogue, suivant une certaine proportion. Le monde du tableau est régi surtout par l'univocité. Sa diversité ne découle pas de substance réelles entre les substances qui ne sont représentées que fictivement. Les valeurs sont toutes de même espèce, participant de la valeur de façon univoque. Leur totalité représente un ensemble unique, profondément original, absolument spécifique" (P44)

Si j'ai bien compris, l'idée doit être que l'unité de l'ensemble est la somme des détails qui le composent. Il  y avait probablement une manière plus simple de l'expliquer.
Ensuite sur plusieurs pages il brode sur les "valeurs" qui "ne sont pas juxtaposées sur la toile, elles sont liées et s'opposent nécessairement" (p46) et  " se voient attribuer une nécessité supérieure, car l'harmonie générale rayonne sur les parties" (p49) sans jamais définir exactement ce qu'il entend par" valeurs". J'ai fini par supposer qu'il s'agit des éléments du paysage et des personnages , voire des couleurs. Mais je reste persuadée qu'on peut analyser l'oeuvre d'un peintre, et même l'analyser d'un point de vue philosophique, sans rédiger un véritable devoir de philo. En tout cas, pour moi, c'est aussi désagréable à lire qu'un devoir de philo/
Et là, j'ai parlé des valeurs, mais à un autre endroit, ce sont les "en-soi" qui reviennent ad nauseam: " les être ne sont pas des apparences ou des songes, ce sont des en-soi" (p66).; suivent des pages et des pages ou "en-soi" signifie à peu de chose près et selon les phrases " personnage", "type", "objet", "réalité", "éléments qui composent le tableau"...
"il ne pouvait être question pour Brueghel de sacrifier son goût réaliste des en-soi??Il reprit donc le procédé des primitif, des enlumineurs, qui lui permettait de répartir les en-soi dans l'espace" (p69)..et j'en passe.
Sans compte les trop nombreuses citations de Pascal (certes, pourquoi pas mais il n'était peut être pas nécessaire de répéter X fois la citation " une ville, une campagne, de loin est une ville et une campagne").

Mais quand l'auteur oublie qu'il est philosophe, ça se lit bien, la mise en avant des compositions en diagonale qu'affectionne le peintre est intéressante, ou le fait de parler des déformations qu'il fait subir aux animaux et personnages pour donner du mouvement à sa composition. Ou même analyser la signature " Naer het leven" du peintre ( "d'après la vie"), en ce qu'elle reflète, justement, la philosophie de travail du peintre. Mais pitié, pas en parlant comme une thèse.

Sinon une boulette qui m'a faite vraiment bondir (p54): à propos de Jérôme Bosch, qu'il nomme "le maître de Bar-Le-Duc"... Bar le Duc c'est en France, BOIS-le-Duc, 's-Hertogenbosch , avec Bosch, comme dans Jérôme Bosch, c'est aux Pays-bas, et accessoirement la ville natale de Jérôme Bosch . Ce genre d'erreur assez énorme fait quand même perdre beaucoup de crédibilité à l'ensemble.

Donc, je conseillerais cet ouvrage à un fanatique de philosophie, que le style ne rebutera pas, mais je ne suis en tout cas pas du tout le public visé, je préfère une analyse vraiment stylistique, vraiment détaillée en se basant sur quelques tableaux, avec des reproductions de bonne taille, qui vont vraiment me donner les clefs de lecture du peintre ( le tableau sur les proverbes à lui seul mériterait une analyse complète fouillée)
(une petite ville semble en proie à une folie collective, en fait chaque personnage et chaque action illustre un proverbe: "jeter l'argent dans l'eau " -par les fenêtres, en France "regarder la cigogne" - bayer aux corneilles, etc..)
idée n° 64: 64. un objet que l’on trouve dans la nature. (très vaste, ca peut être des végétaux etc): des arbres et la mer

vendredi 4 juillet 2014

franco-geekerie

14 juillet oblige, j'avais envie de mettre un peu en avant les univers geek made in France...allez on va dire entre le 12 et le 19, histoire de voir large.

Parce qu'il n'y a pas à rougir du tout vis à vis d'autres pays.. que ce soit en Fantastique, en SF, en jeux vidéos et même en films, en séries TV, même si ce n'est pas forcément ce qui est le plus souvent mis en avant par les média grand public) ou en dessins animés ( j'ai un faible pour les dessins animés français, hé oui... Hollywood aussi d'ailleurs, qui fait de plus en plus souvent appel aux animateurs français)

Ce sera donc une semaine spéciale " cocorico" sur ce blog.. avec une LC "science fiction française" l 14 juillet. quelques autres geekettes ont d'ailleurs décidé de me suivre dans cette aventure.
parce qu'en France, on a des super héros que même les stazunis n'ont pas!


Je dis on a des super héros que MÊME les stazunis n'ont pas...
On a même des super zéros que le monde nous envie
car oui, les Lapins Crétins sont même originaires de Montpellier. Crées par Ubisoft à qui ont doit aussi le très joli Sybéria ( jeu que je n'ai encore pas eu le temps de finir, au passage)

Quand à la branche québécoise d'Ubisoft, on lui doit Assassin's creed, tiens donc.. ça ouvre des portes pour un sujet " c'est geek et ça n'est ni américain ni japonais"
Bon ok, on a aussi des bizarreries comme ça
(sisi, j'ai découvert par hasard l'existence de "marche à l'ombre le jeu", qui date de 1987, d'après la chanson de Renaud, voui... ça ressemble à un gag ou un univers parallèle, je sais.

Tiens à propos de trucs bizarres, on a aussi des inventeurs pour le moins originaux:

Là vous vous demandez ce que c'est? Hé non, ce n'est pas un module lunaire fabriqué en Ovalie ( bien que) mais ça y ressemble, c'est juste un poulailler design en forme d'oeuf.. ce qui s'imposait pour un sujet " cocorico"

et comme o a pas de pétrole mais qu'on a des idées, je vous en donne avec une liste d'auteurs français de SF, venez pas me dire qu'il n'y a pas le choix:
écrivains français de science fiction

et quelques pistes en dessin animé à thème fantastique/SF