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Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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jeudi 6 janvier 2011

Joyeux Noël!!


Vous vous dites que j'ai une bonne dizaine de jours de retard? c'est normal, en cette semaine Russe, je me devais de vous souhaiter : C Pождеством Xристовом
soit joyeux noël puisque comme vous les savez surement, le Noël orthodoxe ne suit pas comme chez les catholiques romains le calendrier grégorien mis en place le 15 octobre 1582 dans les pays d'obédience religieuse romaine, mais sur le calendrier julien son prédécesseur, toujours en vigueur pour déterminer les fêtes orthodoxes ou même coptes. Donc, dans la tradition orthodoxe, le décalage entre les deux calendrier fait que noël se fête le 7 janvier, et le nouvel an aura lieu entre le 13 et le 14 janvier... mais les russes que je connais sont plutôt du genre à suivre les deux calendriers en même temps, histoire de faire 4 fois la fête au lieu de 2!

Les personnages importants des fêtes de noël russe sont respectivement Ded Moroz " le grand père gel", un grand père à barbe blanche vêtu d'un manteau rouge bordé de blanc ( oui, hein, pas vraiment nouveau) ou bien d'un manteau bleu, et qui arbore un nez rouge également, d'où pour la rime " ded moroz, krasnii noz" ( soit: grand père gel au nez rouge)... pour les enfants, on se contentera de dire que c'est à cause du froid, les adultes ont une autre interprétation liée à l'alcool local...Contrairement au père noël occidental, il n'amène pas de cadeaux en douce pendant la nuit, mais les remets directement bonbons et chocolats aux jeunes lors des grosses fêtes de la nouvelle année.
L'autre personnage, la fille vêtue de bleu et coiffée d'un kokoshnik, Snegourotchka, la "petite fille de la neige" ou " fée de la neige", est en quelque sorte son "assistante" , une médiatrice entre Grand père gel et les humains. son histoire est intéressante, car elle est à l'origine une sorte de divinité folklorique que l'usage a fini par détourner pour en faire un symbole des fêtes de fin d'année ( et d'ailleurs, voilà, j'en parlerai demain plus en détail, tiens!)

On peut aussi mentionner la Baba Yaga, qui apparait parfois dans les contes de noël russes, une sorcière qui serait un peu l'équivalent du père fouettard, ou du croque-mitaine, bien qu'elle ne soit pas systématiquement présentée comme un personnage négatif. Là aussi, elle mériterait bien un petit article pour elle toute seule!

allez, pour le côté humoristique, un peu de violence gratuite, Ded Moroz, règle ses comptes avec le père noël
Les amis sont les amis, mais à la guerre comme à la guerre...

mardi 4 janvier 2011

L'éternel mari - Feodor Dostoievski

Première ( et surement seule) lecture de la semaine russe, un petit Dostoievski de 155 pages seulement. J'hésitais un peu, j'avais beaucoup aimé Crime et Châtiment du temps de la fac, je le relirais même volontiers, j'avais moins accroché à l'Idiot, quand au Joueur, je n'en ai pas le moindre souvenir, je sais que je l'ai lu, mais impossible de me rappeler ce que j'en avais pensé!

Quatrième essai , donc avec l'Eternel Mari. Et c'est une lecture concluante.
L'affrontement psychologique entre Veltchaninov, séducteur vieillissant ( 39 ans, enfin, bon), en pleine crise de la quarantaine, hypocondriaque et d'humeur maussade, et Pavel Pavlovitch Troussotsky, veuf inconsolable et alcoolique d'une femme qui le cocufiait sans états d'âme ne manque pas d'intérêt. Veltchaninov, n'est pas le minable que l'on imaginait à la base, juste un type un peu paumé, harcelé par le mari d'une ancienne liaison, et qui découvre une petite fille de huit ans martyrisée par son "papa" depuis la mort de sa mère, et qui pourrait bien être sa fille... ou celle d'un autre amant de passage de la femme infidèle, dont le fantôme ne cesse de planer sur les survivants. Mais la petite que Velchaninov a prise sous son aile pour la soustraire à son tortionnaire de père ne tarde pas à mourir à son tour. A partir de ce moment, le récit prend un tour totalement différent: Troussostsky s'avère être non seulement un minable alcoolique, mais aussi un pervers, qui prend plaisir à essayer d'humilier Veltchaninov avec lequel il a une relation très ambigüe: il le déteste et le tient pour responsable de sa déchéance, mais en même temps l'adule, le vénère et va même jusqu'à lui faire une déclaration d'amour des plus étranges - et avinées!. En fait Veltchaninov est probablement la seule personne qu'il aie jamais aimé, sa femme défunte  ou la fille de 15 ans qu'il s'est mis en tête d'épouser à plus de 50 ans ne sont que des décorations, parce qu'il faut bien en avoir une. Il restera toujours un "éternel mari", un pleutre, un second rôle, méprisant les femmes car il ne peut exister qu'en tant que "mari de..."et méprisé par elles, aigri, et cocu par vocation. Ce que le dernier chapitre, qui aurait aussi bien pu être le premier, conclut avec un cynisme réjouissant.La société Russe va a vau l'eau, la nouvelle épouse s'affiche avec un jeunot, Pavel joue toujours les aveugles, enlisé qu'il est dans son rôle de minable. Rien de bien reluisant n'est-ce pas?

Et pourtant c'est bien écrit ( pas toujours bien traduit cependant, beaucoup de redondances), les scènes à la campagne ou Pavel est la risée de la société entière sont particulièrement cruelles, mais impossible de le prendre en pitié, tant il est benêt. A côté Veltchaninov, malgré ses défauts et son hypocondrie ne peut passer que pour sympathique, victime qu'il est d'un "bourreau" plus pathétique que vraiment dangereux, et pour lequel dans le fond, il ne peut avoir que compassion.

Bref, une bonne lecture, et ho!! surprise, c'est un librio à 10F, donc, qui rentre aussi dans le cadre du

lundi 3 janvier 2011

Ca se mange! - Les blini


allez, puisque c'est la semaine russe, encore une recette, puisque je n'avais, honte sur moi, pas encore donné celle du plat russe le plus connu: les blini ( oui, sans s, c'est une question de déclinaisons: 1 blin, 2, ou 3 blina, 4 blini si je me souviens bien de la déclinaison). Ce sont de petites crêpes épaisses que l'on mangeait au printemps à l'origine. La recette dont je me sert le plus souvent est celle-ci:

INGREDIENTS

  • 130 g de farine
  • 1/8 litre de lait (= 12 cl ou 125 gr)
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuil. à soupe de sucre en poudre
  • 10 g de levure fraîche de boulanger (au rayon frais boulangerie de votre supermarché)
  • 1 œuf entier
- dans un saladier (ou cul de poule si vous en avez), préparer la farine en la tamisant. ajouter le sucre et le sel fin
- délayer la levure avec le lait tiède
- ajouter la levure délayée à la farine, ainsi qu'un jaune d'oeuf, bien mélanger (on obtient une pate très très compacte, c'est normal! si vous avez un batteur électrique, ne vous en privez pas, ça sera moins fatiguant et mieux mélangé!)- laisser monter la pâte, idéalement une bonne heure.
- battre le blanc d'oeuf en neige ferme - voire même deux blancs d'oeuf, et les incorporer doucement à la pâte, qui devient de suite plus légère
- cuire la pâte dans une poêle à blini ou mini crèpes, un côté après l'autre.
- servir avec du beurre fondu, ou de la crème aigre ( en mélangeant un peu de jus de citron et de sel à de la crème normale, ça peut remplacer efficacement)

Voilà pour la version "rapide", pour la vraie recette, prévoir un mélange de farine de blé et de farine de sarrazin et 3 heures de temps de levée pour la pâte.
Pour les amateurs/ gens qui ont le temps, deux versions chez Russie. net, pas testées personnellement, mais je leur fais confiance.

En tout cas, rien à voir avec les blini du commerce, je vous le garantis!