On commence l'année tranquillement, hors challenges, en toute liberté...
Comme j'avais bien aimé le premier tome que j'ai lu de cette série.. hé bien la même copine m'en a offert un autre en fin d'année, Merci à toi qui te reconnaîtra :)
Donc retour l'été dernier, j'ai découvert cette série pour le moins étrange, des enquêtes policières inspirées d'un authentique juge chinois du VII° siècle, et de récits policiers du même pays de différentes époques, rédigées par en anglais par un auteur néerlandais - hyperpolyglotte - fin connaisseur de la culture asiatique en général et donc, chinoise en particulier.
Et ce n'est pas la seule bizarrerie: la parution chez 10/18est une joyeuse pagaille donc La perle est, en terme de numérotation le 3° de la série, mais en terme de chronologie dans les aventures du juge Ti, le 7° ou le 8° ( selon que l'on compte ou pas un recueil de nouvelles)
La perle se passe peu après Le squelette sous cloche ( il y a , chronologiquement, le pavillon rouge, entre les deux, donc je sais quel tome me procurer pour faire le lien).
Et comme dans le précédent, le juge Ti, magistrat de la ville (imaginaire) de Pou Yang, au centre de la Chine, vers 663 de notre ère, se trouve aux prises avec une mystérieuse affaire: lors d'une fête populaire présentant une course de bateau, un timbalier, qui donnait le rythme aux rameurs est mort d'une crise cardiaque, qui se révèle rapidement être un empoisonnement.
Trois "témoins" semblent s'être donné le mot pour dire tout le bien de feu Monsieur Tong, tandis que le reste de la ville semblait plutôt le considéré comme une crapule, un demi-voleur qui trempait dans des affaires louches, et particulièrement dans du trafic d'objets d'art. Crime crapuleux parce qu'il y avait beaucoup d'argent misé sur la course bateau, ou règlement de compte entre trafiquants d'arts?
L'affaire semble suivre cette deuxième voie lorsque Madame ambre, femme d'un amateur d'art et ancienne esclave de la famille Tong est assassiné alors qu'elle allait récupérer, en toute discrétion pour le compte de son mari "la Perle de l'empereur" bijou inestimable dérobé quelque cent ans plus tôt dans la maison impériale. en toute discrétion, et pour cause, le recel d'objet volé est déjà sévèrement puni, le recel d'objet volé à l'empereur est passible d'une mort lente et douloureuse...
Ou bien est-ce encore autre chose?
On a comme précédemment, 3 enquêtes ( le timbalier mort, l'esclave assassinée, la perle volée) qui s'entremêlent, avec comme point commun le trafic d'objets d'art.
Et cette fois encore j'ai bien aimé. Ce n'est peut-être pas la lecture de l'année, mais j'ai bien aimé.Avec en plus une touche d'humour via la très drôle Mademoiselle violette, décrite par le colossal chef de la guilde des mendiants, comme une femme douce, délicate, attachée aux bonnes manières car elle a vécu et travaillé à la cour impériale. ce qui est tout à fait exact, pour cette dernière mention: elle y était responsable d'animer des banquets par des spectacles de lutte féminine - en très petite tenue- en tant que cheffe d'une troupe de lutteuses originaires de Mongolie, Mademoiselle violette est tout sauf douce et délicate. C'est une géante à la langue bien pendue, aux réflexes aiguisés, douée au lancer de couteaux, et capable de rosser à elle seule 3 bandits qui tentent d'enlever une femme sous ses fenêtres. Sous ses dehors rugueux, Mademoiselle Violette déteste l'injustice et la violence, en particulier lorsqu'elle est gratuitement dirigée vers les femmes. J'espère bien la revoir dans les prochain tomes, les autres personnages féminins étant jusque là plutôt discrets ( des femmes de notables) ou des prostituées noyées dans la masse. Violette sort du lot et ça fait plaisir.
Une série donc que je vais peu à peu continuer ( ce n'est pas un message subliminal à la personne qui me les a offerts, hein, ne te méprends pas, j'ai je ne sais combien de centaines de livres à lire sur mes étagères, et encore dans des cartons, sans compter les ebooks)
Bienvenue amis curieux!
Pourquoi le Cabinet de curiosités?
Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...
Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture
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Affichage des articles dont le libellé est littérature néerlandaise. Afficher tous les articles
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dimanche 15 janvier 2017
mardi 9 août 2016
Le squelette sous cloche - Robert Van Gulik
Une série que je m'étais promise de commencer un de ces jours, bonne nouvelle, une copine ( coucou Lauriane) m'en a offert un tome le mois passé.
En 668, le juge Ti est nommé dans la ville ( imaginaire) de Pou-Yang, pour prendre la suite du magistrat local muté ailleurs. Il doit donc prendre également en cours de route les affaires que sont prédécesseur n'a pu clore avant sa mutation: un viol suivi de meurtre sur la personne de Pureté-du-Jade, fille d'un boucher des quartiers pauvres de la ville.Le coupable est tout trouvé pour l'opinion publique: il ne peut s'agir que de son petit ami secret, mais le juge est finaud et se rend vite compte qu'un étudiant plutôt chétif n'aurait pas vraiment pu étrangler une femme solide rompue au travaux manuels sans attirer l'attention. Le coupable est donc ailleurs, quoi qu'en pense la ville. Il y a aussi cet enrichissement suspect d'un temple bouddhiste, passé en moins de 3 ans de la pauvreté la plus extrême à une opulence tout aussi extrême, et la rumeur commence à parler d'extorsion de fonds aux fidèles, de trafics louches, des choses comme ça, sur lesquelles il va falloir enquêter discrètement. Racontars de jaloux, ou réelle arnaque? Car le culte bouddhiste, tout nouveau en chine au VII° siècle, connaît une prospérité qui lui attire pas mal d'inimitiés d'une part, mais un soutien quasi total de l'empereur et de ses proches, rendant toute enquête épineuse, même en cas de crime avéré.
La dernière affaire est celle de Madame Liang, vieille dame venue de Canton pour accuser Monsieur Lin, commerçant également cantonais, d'avoir causé du tort depuis des décennies à sa famille. Là encore, tout le monde s'accorde à dire que la vieille dame est dérangée et que le commerçant est au dessus de tout soupçons, mais pour le magistrat nouvellement arrivé, toute affaire mérite d'être considérée sans a priori.
Quel mélange! un roman policier qui se passe en chine ancienne, écrit en anglais par un auteur hollandais, sinologue réputé et fin connaisseur de la littérature classique chinoise.
J'ai beaucoup apprécié cette histoire. D'abord pour son côté historique ( les enquêtes menées par le juge local qui est aussi chef de la police sont une des bases du système juridique chinois ancien), plutôt réaliste ( j'ai toujours trouvé le roman policier - ou la série policière- qui s'articule sur une seule enquête par tome ou par épisode un peu artificiel, si on pense 5 minutes à l'organisation de la justice: il n'y a jamais une seule enquête en même temps, ni par policier), et enfin du fait que le juge, s'il est le personnage principal n'est pas le seul à être approfondi. Ses collaborateurs, Ma Jong et Tsiao Taï, anciens " chevaliers des vertes forêts" ( comprendre bandits de grand chemin) repentis et Tao Gan, escroc revenu dans le droit chemin, et qui mettent leurs anciens talents au service de la justice - car qui de mieux placé qu'un arnaqueur pour flairer une arnaque, ou qu'un bandit costaud pour se glisser incognito dans les milieux interlopes? - tous sont soignés et ont droit à leur moment de gloire. L'humour discret aussi, le passage avec la fameuse cloche est assez drôle.
Enfin, et c'est appréciable, la préface et la postface, qui amènent des précisions, sur le système judiciaire chinois, la tradition de littérature policière chinoise antérieure à celle d'Europe, que le roman pastiche jusque dans sa construction en chapitres titrés, les histoires dont l'auteur s'est inspiré, faisant de son roman autant un hommage qu'une adaptation de cette littérature, les illustrations signées de l'auteur lui même qui décidément faisait partie de ces gens trèèèès énervants qui sont doués en tout..
Donc première lecture de cette série, mais surement pas la dernière!
Et puis tiens comme l'auteur était né le 9août 1910, je garde cette critique pour le 9 août, voilà!
En 668, le juge Ti est nommé dans la ville ( imaginaire) de Pou-Yang, pour prendre la suite du magistrat local muté ailleurs. Il doit donc prendre également en cours de route les affaires que sont prédécesseur n'a pu clore avant sa mutation: un viol suivi de meurtre sur la personne de Pureté-du-Jade, fille d'un boucher des quartiers pauvres de la ville.Le coupable est tout trouvé pour l'opinion publique: il ne peut s'agir que de son petit ami secret, mais le juge est finaud et se rend vite compte qu'un étudiant plutôt chétif n'aurait pas vraiment pu étrangler une femme solide rompue au travaux manuels sans attirer l'attention. Le coupable est donc ailleurs, quoi qu'en pense la ville. Il y a aussi cet enrichissement suspect d'un temple bouddhiste, passé en moins de 3 ans de la pauvreté la plus extrême à une opulence tout aussi extrême, et la rumeur commence à parler d'extorsion de fonds aux fidèles, de trafics louches, des choses comme ça, sur lesquelles il va falloir enquêter discrètement. Racontars de jaloux, ou réelle arnaque? Car le culte bouddhiste, tout nouveau en chine au VII° siècle, connaît une prospérité qui lui attire pas mal d'inimitiés d'une part, mais un soutien quasi total de l'empereur et de ses proches, rendant toute enquête épineuse, même en cas de crime avéré.
La dernière affaire est celle de Madame Liang, vieille dame venue de Canton pour accuser Monsieur Lin, commerçant également cantonais, d'avoir causé du tort depuis des décennies à sa famille. Là encore, tout le monde s'accorde à dire que la vieille dame est dérangée et que le commerçant est au dessus de tout soupçons, mais pour le magistrat nouvellement arrivé, toute affaire mérite d'être considérée sans a priori.
Quel mélange! un roman policier qui se passe en chine ancienne, écrit en anglais par un auteur hollandais, sinologue réputé et fin connaisseur de la littérature classique chinoise.
J'ai beaucoup apprécié cette histoire. D'abord pour son côté historique ( les enquêtes menées par le juge local qui est aussi chef de la police sont une des bases du système juridique chinois ancien), plutôt réaliste ( j'ai toujours trouvé le roman policier - ou la série policière- qui s'articule sur une seule enquête par tome ou par épisode un peu artificiel, si on pense 5 minutes à l'organisation de la justice: il n'y a jamais une seule enquête en même temps, ni par policier), et enfin du fait que le juge, s'il est le personnage principal n'est pas le seul à être approfondi. Ses collaborateurs, Ma Jong et Tsiao Taï, anciens " chevaliers des vertes forêts" ( comprendre bandits de grand chemin) repentis et Tao Gan, escroc revenu dans le droit chemin, et qui mettent leurs anciens talents au service de la justice - car qui de mieux placé qu'un arnaqueur pour flairer une arnaque, ou qu'un bandit costaud pour se glisser incognito dans les milieux interlopes? - tous sont soignés et ont droit à leur moment de gloire. L'humour discret aussi, le passage avec la fameuse cloche est assez drôle.
Enfin, et c'est appréciable, la préface et la postface, qui amènent des précisions, sur le système judiciaire chinois, la tradition de littérature policière chinoise antérieure à celle d'Europe, que le roman pastiche jusque dans sa construction en chapitres titrés, les histoires dont l'auteur s'est inspiré, faisant de son roman autant un hommage qu'une adaptation de cette littérature, les illustrations signées de l'auteur lui même qui décidément faisait partie de ces gens trèèèès énervants qui sont doués en tout..
Donc première lecture de cette série, mais surement pas la dernière!
Et puis tiens comme l'auteur était né le 9août 1910, je garde cette critique pour le 9 août, voilà!
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