Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
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vendredi 11 janvier 2013

Maria - Kazuo Kamimura

Japon, années 70. Maria, jolie fille issue d'une famille de nouveaux riches d'après-guerre, intègre le lycée Airan. Et plus exactement la classe 2 C, celle des "mauvaises filles", celle que la société préfère cantonner dans un lycée de seconde zone pour mieux les ignorer: ici, on rassemble celles qui sont sexuellement précoces, les lesbiennes, les violentes rassemblées en gangs adeptes de la bagarre au couteau... autant dire que dans cette ambiance délétère, Maria détonne... à première vue.

Car, disons le de suite, il ne s'agit pas d'une énième histoire de lycéens, ce n'est pas un shôjo fleur bleu, loin de là. On est plutôt dans le gekiga ( oeuvre destinée à un lectorat adulte, dessins inspirés des estampes traditionnelles, sujet sérieux...) que dans le manga. Bien que par facilité, je l'appellerai quand même manga.

Donc Maria, malgré son nom de Madonne chrétienne, est une mauvaise fille, dans une famille dirigée d'une main de fer par un grand-père tyrannique qui entend bien régenter toute le monde, dotée d'une mère silencieuse et effacée qui n'a pas le courage de réagir contre son père, et d'un beau-père gentil mais complètement sous la coupe du grand-père, incapable de se rebeller sous peine de voir son homosexualité révélée au grand jour. Car le noeud du problème est là: les apparences, toujours les apparences à sauver coûte que coûte. Qu'importe la vérité des gens, du moment que la famille donne pour l'extérieur une image bien sous tout rapports. Je ne dirais pas ici la raison exacte qui a causé son transfert chez les mauvaises filles, pour ne pas spoiler les fuurs lecteurs, mais Maria, l'électron libre, ne donne pas dans la dentelle lorsqu'il s'agit de casser l'image de sainte qu'on attend d'elle, et qu'elle traîne comme un boulet avec ce nom si peu japonais. Ouvertement bisexuelle, elle est du genre à affronter au couteau un chef de gang et à la ridiculiser ou à payer une bande de loubard pour casser la gueule à un camarade, afin de voir " le charme d'une bonne bagarre".

Et surtout, elle semble attirer à elle tout ce que la ville compte comme dépressifs ou paumés. Ou plutôt, elle agit involontairement comme un déclencheur qui révèle la perversité des gens "bien sous tous rapports". Car finalement la violence physique des bagarres entre gangs lycéens n'est rien par rapport à la violence psychologique exercée par le grand père de Maria, ou la domination abusive jusqu'à l'inceste de la mère de Kirihito, éphémère petit ami de Maria.
Oui, je le souligne, car même s'il n'y a pas de scènes vraiment trop cochonnes, il y est quand même ouvertement question d'homosexualité, de bisexualité, d'inceste, de violence et de suicide.
En fait, pour ceux qui l'auraient vu, le personnage de Maria me fait énormément penser au héros sans nom de Théorème de Pasolini ( car l'un comme l'autre bouleversent totalement la vie des gens qu'il croisent et avec qui ils couchent, jusqu'à la folie et au suicide, ou jusqu'à ce qu'ils réagissent enfin).

Au final, j'ai bien aimé ce titre. En fait, au sujet des gangs de lycées,  je craignais quelque chose d'assez racoleur, mais non, on reste dans la subtilité, malgré quelques passages kitsch. Je lirais donc probablement le tome 2 qui doit paraître ce mois-ci. Je ne connaissais pas le mangaka, mais la couverture sobre me rappelait une autre vue en rayon: bingo!  Kamimura est également l'auteur de Lady Snowblood et du Fleuve Shinano, parus depuis 2 ou 3 ans.  Allez, tout de même un petit reproche: il est dommage, vraiment dommage que les personnages secondaires ne soit qu'ébauchés, en particulier la copine lesbienne de Maria, plus attachante qu'il n'y parait au premier abord. C'est d'ailleurs le seul personnage qui soit vraiment proche de l'héroïne, sa seule vraie amie, c'est d'autant plus dommage qu'elle n'ai même pas de nom. Pas plus que les autres élèves d'ailleurs.
Moi qui voulais justement découvrir plus de mangas " vintage", je suis ravie de voir que les publications commencent à se faire plus nombreuses en France.

Un album reçu dans le cadre du Masse Critique BD, un grand merci à Babelio et aux éditions Kana.
Et une première lecture pour le challenge "Cartable et tableau noir " sur le thème de l'école. et au challenge Dragon, sur l'Asie. Je ne suis pas sur mon ordi, je rajouterai donc les logos et images à mon retour de vacances.


idée 119: des cheveux

dimanche 30 décembre 2012

La vie l'univers et le reste - Douglas Adams

Pour finir l'année en beauté ( et puisqu'il est devenue patent dès octobre dernier que je ne mènerai aucun défi à son terme cette année, autant partir dans tout autre chose), le tome 3 du Guide du voyageur galactique, qui s'imposait, en cette saison de fin du monde ratée.



Constat numéro 1 : je n'aurais pas du laisser passer une année entière entre le tome 2 et le tome 3, car j'ai oublié pas mal des très nombreuses péripéties du volume précédent ( notamment, comment Marvin l'androide a-t-il fait pour arriver sur une planète perdue au milieu de nulle part.. enfin, si c'était expliqué, rien n'est moins sûr). Heureusement, l'histoire reprend là où elle s'arrêtait, et ça je m'en souvenais: Arthur l'anglais très très moyen et son comparse Ford, naufragés temporels sur une terre préhistorique. Les deux y moisissent d'ailleurs pendant 5 ans, avant qu'un autre coup de théâtre temporel ne les expédie dans le futur sur un terrain de cricket, deux jours exactement avant la destruction de la terre telle que décrite dans l tome 1. Leurs projets de prendre une bonne douche va vite être écourté par l'arrivée d'une armada de robots tueurs venus voler les cendres d'un piquet de cricket brûlé ( en fait, un artefact ultra important pour le compte d'une lointaine planète, Krikket, peuplée d'indigènes extrêmement agressifs dont le but est la destruction de l'univers. Rien que ça. Arthur et Ford se retrouvent donc une fois de plus mêlés à leur corp défendant à une improbable aventure où ils vont devoir sauver l'univers entier ( deux fois dans la même journée) en compagnie de Slartibartfast ( un revenant du tome 1, tiens!).
On y retrouve quelques têtes connues: Trillian, Marvin ( trop peu à mon goût), Zaphod - toujours mal  l'aise de la découverte de qu'on appelle la conscience, et du fait,  le seul type de l'univers capable de faire les gueules.
Et quelques nouveux venus: les matelas ( animaux rayés au plats de la planète squornshellous zeta), Thor ( oui, le dieu, marteau et casque à cornes inclus), Wowbagger l'indéfiniment prolongé, créature verte immortelle qui a décidé de tromper son immortel ennui en insultant TOUS les habitants de la galaxie, par ordre alphabétique ( on le voit très peu, mais j'adore cette idée loufoque)

Constat numéro 2: c'est barré. Non, c'est vraiment barré. en fait chaque tome est plus dingue que le précédent. c'est le moment de rappeler que Douglas Adams était copain avec Terry Gilliam et graham chapman, et a écrit un sketch  pour le flying circus. On est donc toujours et de plus en plus dans l'état d'esprit pythonesque. Autant laisser d'entrée la logique et le bon sens au placard pour savourer la course poursuite en pleine préhistoire entre Arthur, Ford et un canapé sorti d'une faille temporelle ( impossible pour moi en plus de ne pas avoir à ce moment la musique de fin de Benny Hill, pour qui s'en souvient. Oui c'était pas le must de l'humour british, mais j'aime bien cette musique). Après, on peut être rétif au non-sens et à l'absurde, mais sur moi, ça marche. Apparemment sur ma mère aussi, elle a bien ri avec le tome 1

constat n°3: ce tome 3 est plus dr à suivre que les autres. Non à cause des péripéties loufoques, qui étaient déjà le lot des autres volumes, mais à causes des références au cricket, sport q totalement méconnu de moi.
Par exemple, je n'ai jamais vu un guichet de cricket, donc me dire que la clef qui va amorcer la destruction de l'univers a la forme d'un guichet de cricket, ça me laisse perplexe. Ah? y'a des guichets au cricket? a part pour vendre les tickets d'entrée...

Ca, c'est un guichet de cricket. Ok, je vois mieux la forme, mais ne me demandez pas à quoi ça sert. Bon d'accord, Adams nous dit que les règles sont incompréhensibles, certes. Mais pas mal de références sont quand même plus intuitives pour un grand-breton que pour une pauvre française, et du coup, je sens que je passe à côté de vannes surement très drôles mais qui m'échappent totalement. Et c'est frustrant.

Mais bon, je n'attendrais quand même pas encore un an pour le tome 4, ça vaudra mieux.
(oui, je suis totalement fan de Marvin et de ses phrases du style « J'ai un million d'idées, mais elles mènent toutes à une mort certaine. » ou « Je dois dire que cette jeune fille se révèle l'une des moins inintelligentes des créatures organiques qu'il m'ait été malheureusement donné d'avoir le profond manque de plaisir de ne pouvoir éviter de rencontrer. » celle là, il faut que je la recase!. Et superbe entre toutes: "Ainsi couché jusqu'aux aurores, Je compte les moutons électriques"


mardi 25 décembre 2012

pffff Noël

Oui.. car je déteste les fêtes. Ces chants sirupeux auxquels on ne peut pas échapper dans la rue. Ces éclairages et décorations de mauvais goût.
 Plus particulièrement Noël qui me rappelle ma première rencontre avec le sexisme institutionnalisé dès la maternelle ( une loterie où j'avais gagné le premier prix, un superbe camion de pompier.. Ha mais non, toi, t'es une fille, tu n'auras pas le camion, tu auras la poupée. Les enfoirés!).
Les journaux TV qui se passent le mot pour sombrer dans la plus grande niaiserie qu'un gamin de 8 ans un peu attentif déboulonnerait plus vite qu'un jeu de construction ( "C'est le rush dans les magasins de jouets, mais d'abord un sujet pour les enfants : le secrétariat du père Noël".. super crédible après avoir vu des files de gens s'énerver aux caisses.)

Il y a quelques années j'ai bossé à Toys R Us  en décembre. Vous n'imaginez pas le nombre de parents un peu neuneus qui viennent faire les achats de cadeaux AVEC les gamins, et vous demandent de passer des trucs  discrètement  " parce qu'il croit encore au père Noël". Mouais, je soupçonne fortement les gosses d'avoir éventé la combine depuis longtemps et de continuer à faire semblant de peur de voir le nombre de cadeaux diminuer.

enfin, donc, Noël me saoule. Vraiment. Mais, je vais quand même sacrifier à la tradition car ça me permet
1- De chanter " Père Noël Noir" de Renaud (♫ "tête au carré!!"♫) et " ce soir c'est Noël" des Wampas
2- de ressortir les lettres de Noël de Naheulbeuk ( je suis assez d'accord avec l'Elfe qui préfère faire la fête en été ou les combines du nain pour se faire prêter du pognon)
3- c'est l'occasion de sortir la plus belle carte de Noël jamais réalisée
Et de parler de cette parodie totalement délirante qu'est Hello Cthulhu, l'improbable croisement entre l'univers de Lovecraft et d'Hello Kitty et ses amis (nota, je déteste Hello Kitty encore plus que Noël, et je plains le pauvre Cthulhu , sincèrement)


allez, je vous laisse avec un peu de musique mignonne et de saison, parce que les chants de Noël c'est tout de même plus sympa par Alice Cooper ( paroles garanties d'origine, mais je sais pas, ça donne pas pareil) ou le regretté Dio , en faisant les cornes bien sur.