mercredi 24 septembre 2014

Blade Runner ( film)

C'est la semaine des robots je l'ai dit, et comment passer une semaine des robots sans chroniquer ce qui est peut-être mon film de SF préféré de tous les temps (à part Metropolis, parce que Metropolis, de toutes façons, est hors concours )

Haaa Blade Runner, le pionner du concept cyberpunk. J'avais déjà parlé ici du roman de Philip K. Dick dont le film est tiré.. mais avec lequel il prend une telle distance qu'au final seule la trame de départ est la même.
Autant le dire de suite: je ne peux pas être objective avec ce film, tant je le trouve on à tous les niveaux: décors, acteurs, ambiance, réflexion philosophique, musique, photo, cadrages.. non, je ne vois pas ce que je pourrais lui reprocher.

A part peut-être d'avoir été charcuté au premier montage ce qui fait qu'il existe au final plusieurs versions, mais honnêtement je ne pense plus que les premières sont encore diffusées.
en fait la première fois que je l'ai vu c'était au cinéma, à la sortie de la director's cut en 1992, donc je ne peux même pas dire ce qui pêchait dans les versions antérieures.

Alors pour ceux qui reviennent de passer leurs vacances sur Pluton, Blade Runner c'est l'histoire de la rébellion de robots humanoïdes, modèle nexus6, les plus performants jamais créés qui ont  En particulier développé une Intelligence artificielle. Utilisés comme esclaves dans les travaux pénibles, notamment sur les autres planètes qui ont été conquises ( oui, en 2019, va falloir se bouger un peu la NASA!), programmés pour n'avoir qu'une "espérance de vie" que de quelques années pour éviter les problèmes, et devenus indésirables sur Terre par le danger qu'ils représentent en cas de révolte, ceux-ci, nommés " répliquants" sont purement et simplement éliminés par la brigade d'élite " Blade Runner". c'est un de ces Blade Runner, Rick Deckard, que l'ont va suivre au fil du film. Ses interrogations sur son métier, les risques qu'il y a de faire une bavure et de tuer un humain en le prenant pour un robot ( le test de référence de Voigt Kampff destiné à déterminer si la personne qui le passe ressent de l'empathie est donc, est un humain, n'a pas de marge d'erreur et classe d'office "répliquant" un malade mental par exemple)
car oui, en 2019, le test qui définit si vous êtes humains ou pas est réalisé sur ce.. truc qui ressemble à un tonomètre . Je n'aurais pas confiance.

Sur ce que c'est d'être vivant, la légitimité qu'il y a à pourchasser une "créature" dotée d'une conscience de soi, d'une sensibilité, et qui dans le fond ne cherche qu'à assurer sa survie dans le modeste temps qui lui est imparti. Un problématique dont je parlais justement sur mon autre blog à propos de Ghost in the shell. De quoi ne plus tourner très rond, et ce qui arrive.

Face à Deckard le policier dépressif, Roy Batty l'androïde, chef de la bande de fuyards qui essaye de se cacher sur Terre. Roy n'a qu'un rôle mineur et antipathique dans le roman, le film en fait le second personnage principal et c'est un excellent choix.

oui, pur fan service les filles! toute une carrière cinématographique et ce qu'on en retient c'est " en caleçon sur le toit"
 Ces deux là s'affrontent dans une ambiance poisseuse,nocturne, digne d'un film policier des années 40. Ce mélange de genre, film noir très classique ( accentué par la coiffure et la tenue de Rachel, le personnage féminin principal) et science fiction assumé est la plus grande réussite du film, avec ces architecture labirynthiques et  sa bande son très années 80. Souvent imité jamais égalé.

Je vous renvoie d'ailleurs à la présentation qu'en fait Le fossoyeur de films ( oui, j'avais déjà parlé de ce podcast et de tout le bien que j'en pense)  car une fois de plus je suis d'accord avec lui.


Un film à voir , à revoir, à re re voir!

Après, ai-je préféré le film? le livre?
On est dans un des très rares cas où je ne peux pas trancher. Les deux partent d'un point de départ similaire mais aboutissent à des choses totalement différentes, chacun contient des pistes très intéressantes, mais ils sont tellement différents que j'ai du mal à considérer le film comme une adaptation. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai trouvé très pénible que le livre soit réédité à plusieurs reprises sous le titre du film ( voir ce que dit l'ami fossoyeurs à ce sujet: le titre Blade Runner vient d'un autre roman d'un autre auteur!) et que je ne parle du livre que sous son titre original " les androide rêvent-ils de moutons électriques" ( d'abord, c'est très dommage de se priver d'un titre si original)
Les deux valent la peine qu'on s'y intéresse, à mon humble avis.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture