mercredi 23 octobre 2013

ôke no monshô tome 1 - Chieko Hosokawa

C'est 'credi, c'est à nouveau le jour de la BD fantastique. Et alors là, je vous ai déniché, du totalement inconnu, du lourd, du bizarre ( j'hésitais presque à le garder pour le 1° avril, c'est dire)
Mais bon, voilà, une histoire de momie revenue à la vie, tout ça..

Donc, que je vous raconte, car c'est un titre que surement vous ne connaissez pas plus que moi il y a quelques semaines: Des mangas il y n a sur à peu près tout les sujets possibles et imaginables. Forte de cette conviction, j'ai fouillé le net pour savoir s'il en existait un sur l'Egypte antique, et Bingo!
Il y  en a donc un, toujours en cours depuis 1976, qui compte maintenant 58 tomes. Oui, 58, rien que ça. Et c'est colossal pour un shôjo, car oui, en plus c'est un shôjo, un manga estampillé fifille.
Autant le dire de suite, il n'a pas été traduit en français, la seule version lisible que j'ai trouvé est une traduction non officielle en anglais, d'après une édition chinoise ( qui comprend parfois des erreurs du genre inversion de bulles ou de cases, mais en s'accrochant un peu on s'en sort).Ôke no monshô est parfois traduit " crest of the royal family" ou " daughter of the Nile", vous trouverez les infos sous ces deux titres.

Qué, un manga pour fille dans une thématique horrifique? tu peux répéter?

Toutafait! un shôjo avec même des passages assez flippants, et le tout datant de 1976, j'ai été très agréablement surprise en fait. J'ai presque envie de dire que les publications se sont sacrément assagies depuis, c'est dommage.
Carol..notre enthousiaste héroïne

Donc, dans ce tome 1, nous rencontrons notre héroïne, Carol Reed,  pétulante blondinette américaine ( elle me fait penser à Véra de scoubidou, avec ses cheveux courts  et ses lunettes - dans le tome 1 en tout cas, elle change de graphisme par la suite on dirait- et ça c'est un bon point). Fille d'un entrepreneur qui finance les fouilles d'un site archéologique, passionnée d'égyptologie, elle est donc scolarisée au Caire dans un cursus spécial pour s'orienter en archéologie ( et hop, deuxième raison de l'apprécier). Sa vie va soudain  basculer lorsque les fouilles de son père révèlent la tombe en parfait état d'un pharaon totalement inconnu nommé Memphis ( oui bon, je sais, c'est une ville, mais apparemment tout le monde s'en fiche), mort à 18 ans, trois millénaires plus tôt, probablement assassiné. Lequel est ramené en ville pour être examiné
Mais hélas, Carol est aussi maladroite qu'enthousiaste et a tôt fait de casser une tablette en argile qui n'est autre qu'un sceau magique qui retient prisonnière une autre momie, bien cachée dans la tombe, que personne n'a vue, la soeur du pharaon, qui revenue à la vie n'a de cesse que de retrouver ceux qui ont dérangé leur repos éternel et enlevé le petit frère.
le réveil de la momie
Et Isis ( Aishizu en kanas, mais visiblement personne de l'équipe de traduction n'a fait le rapport avec la légende d'Isis et Osiris), de momie desséchée revient vraiment à la vie, reprend son apparence de femme vivante, accompagnée d'un chien noir nommé Anubis, et part chercher son frère dans le Caire de 1976. Perdue, elle tombe sur Carol, qui propose de l'héberger (ouah! la gaffe XXL), le temps de mener ses recherches. Isis qui est plus fine que Carol comprend très vite que son père est le commanditaire des fouilles, et décide alors aussi simplement que ça d'éliminer toute la famille. alors que Carol commence à faire des rêves très angoissants, où les peintures murales prennent vie pour l'entraîner dans le passé, où on l'accuse de terrorisme et de tentative d'assassinat sur la personne du pharaon, où Isis lui apparaît en reine cruelle adepte des sacrifices humains ( alerte scénario: euh, ça c'est plutôt en Amérique centrale, les amis!),

oui alors ça c'est du shôjo,

 Isis version XX° siècle élimine peu à peu le reste de la famille: D'abord le père, qu'elle fait mordre par un cobra, puis c'est au tour de Carol, qui survit de justesse à la même tentative d'assassinat (attendez, un shôjo, où l'héroïne voit victime de sacrifice humain puis manque mourir empoisonnée dès le tome 1?!). Et enfin Ryan, frère ainé de Carol qui échappe de justesse à une tentative de meurtre ( grand frère qui ressemble de manière suspecte à Isis et Memphis, ça sent le rebondissement d'ici). Jusqu'à ce en désespoir de cause, le sceau ayant été réparé, Isis doive repartir dans le passé, en emportant avec elle un "souvenir", qui est autre que Carol.
Ta-dam! fin du tome 1 ( et j'ai simplifié): Notre héroïne se voit donc, après avoir failli être assassinée, offrir un allez (simple?) pour l'Egypte ancienne, en compagnie d'une femme  cruelle et sournoise qui veut sa peau.
Alors oui, dit comme ça ça menace de promettre, mais j'ai quand même comme des doutes sur la longueur, 58 tomes, je crains ( et apparemment, après recherche mes craintes sont justifiées) que ça ne tourne vite à l'eau de rose. Mais bon, je tenterai quand même encore quelques tomes, parce que , mine de rien, j'ai quand même envie de savoir  ce qui va se passer et comment les choses vont tourner.

Alors après, oui, c'est un tome 1, au niveau graphisme, ça pêche un peu, d'autant que c'est du manga vintage, donc avec un style très années 70 ( genre la Rose de Versailles si vous connaissez), mais moi, j'aime bien, les dessins entièrement à la main, qui ne dégoulinent pas de trames dans tous les sens, finalement ça passe pas mal avec moi. Et cerise sur le gâteau, les pages couleurs à l'aquarelle une fois imprimées en gris, ben ça donne toujours un résultat plus agréable à l'oeil que les colorisations numériques dans les mêmes circonstances. Puis l'héroïne, bien que parfois très imprudente  a un enthousisme sympathique, et Isis, n'est pas la méchante type juste pour être méchante: sa situation est assez triste dans le fond: perdue à une époque qui n'est pas la sienne, aveuglée par sa vengeance et réellement désespérée de la disparition de son frère, son seul parent au monde. Ajoutons à tout ça quelques moments de trouille plutôt surprenants dans un shôjo, ça fait plaisir à voir.

Pour le lire (en ligne et en anglais jusqu'au tome 11 en suivi), c'est ici
Isis qui cherche le cadavre de son frère, ça me rappelle un truc...
des momies et des pharaons!
un pharaon, j'vous dis.

7 commentaires:

  1. Pour l'instant, je ne me sens pas trop inspirée, pourtant j'aime bien l’Égypte ancienne et la découverte est originale mais je passe mon tour. En plus ça fait un bail que je n'ai pas lu en anglais, ça va être dur quand je vais m'y remettre!

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    1. ho je ne pense pas aller bien loin, quand les inévitables histoires d'amour pas intéressantes prendront le pas sur le fantastique, je jetterai surement l'éponge..
      mais l'avantage c'est qu'en streaming, c'est gratuit, donc quand je trouverai que l'histoire part trop en sucette, je n'aurais pas d'états d'âme à arrêter :)

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  2. J'ai bien aimé lire ton billet même si je n'y connais rien en mangas, j'en lis très peu, ne connais pas les grandes branches, les grandes séries... Mais ça a l'air chouette entre l'époque, le côté vintage, et je serais curieuse de vois ces scènes qui font peur !

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  3. Allez, la couv' ferait penser à du Candy sauce au Nil....et bien mon côté fleur bleue se réveille!
    J'irai faire un tour pour voir la suite!

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    1. c'est tout à fait la même époque que Candy ( le manga).. mais pour la fleur bleue, pas trop. en fait c'est pour ça que j'ai aimé, le décalage entre un graphisme très "fifille", et une violence ( relative, hein ça n'est pas Hokuto no Ken non plus) inattendue et donc bienvenue. Il a réussi à me surprendre, et c'est pour ça que j'ai apprécié. Mais ça confirme de plus en plus ce que je pense: les années 70 avaient moins froid aux yeux au niveau "mélange des styles"

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  4. Hihi déjanté ! mais si pharaon il y a, je m'incline !!! :D

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  5. Un manga original et de saison !! Merci de ta participation ;)

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