mercredi 1 mai 2013

20 Kurzgeschischten des 20. Jahrhundert - Collectif

LE livre en VO! soit 2/5
En bon français: 20 nouvelles du 20° siècle. Voilà le billet qui me fait officiellement passer en catégorie '" soeur Grimm" ( 5 livres mini, dont un en VO)



et pour m'y remettre tranquillement, tout en validant une lecture de plus pour le challenge nouvelle, j'ai donc choisi ce recueil qui traînait chez moi depuis.. (je n'ai plus assez de doigts pour compter).. le collège. Ca fait donc au moins 22 ou 23 ans. La prof nous l'avait fait acheter à l'époque pour en étudier une ou deux..et je n'avais pas eu l'occasion de lire les autres depuis. c'est donc chose faite.
20 nouvelles , donc, de plusieurs auteurs, germanophones ( allemands, mais aussi autrichiens, suisses, tchèques..), certains très très célèbres mondialement ( Kafka, Kästner ou Musil), d'autre que je connais parce que je les avais rencontrés au fil de mes études ( Wolfgang Borchert, Max Frisch), mais pour la plupart inconnus de moi. 3 étaient encore vivants ( Christa Reinig, Max Frisch, Kurt Marti) lors de l'édition du recueil, seul Marti (né en 1921) est toujours vivant à l'heure ou j'écris.

1: Erich Kästner - Das Märchen vom Glück ( le conte du bonheur): un vieil homme rencontré dans un café raconte comment il rencontra dans sa jeunesse un génie qui lui a accordé 3 voeux, comment il a gâché les deux premiers, et que finalement, le vrai bonheur, c'est d'avoir conservé depuis 1 voeu, sans l'utiliser. Du fantastique tout mignon, et qui se lit très bien, je vais surement  aller fouiner un peu du côté de cet auteur.

2: Kurt Kusenberg - Wer ist man? ( qui est-on): Un homme se réveille unlendemain de cuite dans la peu.. de quelqu'un  d'autre. une reflexion fantastique plutôt intéressante sur l'identité. Et là aussi, ça se lit assez bien, peu de constructions compliquéess pour moi qui n'ai plus fait d'allemand depuis plus de 15 ans.

3: Franz Kafka - Der Schlag an Hoftor (le coup au portail): un homme se retrouve en prison sans comprendre pourquoi, après un simple coup tapé sur une porte, par facétie. On retrouve le thème du procès et de sa justice incompréhensible pour le commun des mortels
4: Kafka - Der Nachbar ( le voisin): un homme qui travaille chez lui soupçonne son nouveau voisin, qui travaille dans la même branche, de l'espionner pour lui voler ses clients.
5: Kafka - Die stadtwappen ( les armes de la ville): une théorie qui explique que la tour de Babel n'a pas été détruite, mais plutôt jamais construite.. par procrastination.
Paranoïa, justice incompréhensible, procrastination, bureaucratie paralysante.. on est bien chez Kafka. Mais bien qu'elles soient courtes, j'ai eu du mal à les lire: beaucoup de relatives, de constructions assez complexes. Je vais donc moi aussi.. remettre ma lecture de Kafka en VO à plus tard

6: Paul Ernst - Die Liebesbriefe ( les lettres d'amour): une jeune actrice brillante, jolie, mais illettrée reçoit des lettres d'amour d'un inconnu qu'elle se fait lire à haute voie par un vieil acteur de sa troupe. Qui bien sur est l'admirateur inconnu. Pas très original mais agréable à lire, et qui rapelle un peu Cyrano dans l'ensemble. J'ai apprécié!

7: Alexander Roda Roda - Die Versicherung (l'assurance): un homme qui vient de s'assurer se trouve au prises avec un assureur escroc lorsqu'il s'agit de se faire rembourser les dégâts causés par un orage.
8: A. Roda Roda - Der fromme Hassan ( Hassan le pieux): En orient, un vieil homme pieu mais désargenté prétend soigner les maux de dents avec des prières. Et bien sur là encore c'est une histoire d'arnaque.
Très Drôle, j'ai beaucoup aimé, et ça se lit aussi facilement. c'est un humour qui m'a un peut fait penser à Alphonse Allai. Je ne crois pas malheureusement que l'auteur ait été traduit en français. Donc je le mets en mémoire pour le futur

9: Wolfgang Borchert - das Küchenuhr (la pendule de la cuisine): après un bombardement, la pendule de la cuisine, objet dérisoire et on fonctionnel est la seule chose qui rattache un homme a son passé.
10: W. Borchert - Die traurigen Geranien (les géraniums tristes): les géraniums du titre son trompeurs, il s'agit de la déconvenue d'une dame au physique disgracieux, systématiquement rejetée pour son nez qui jure avec le reste de son visage.
J'ai beaucoup aimé la Pendule, par contre les géraniums.. pas tellement. J'ai l'impression que l'auteur passe par des détours sans grand intérêts pour aborder son sujet.. le comble pour une nouvelle de quelques pages!

11: Robert Musil - Der Riese AGOAG ( AGOAG le géant): un homme chétif décide de se muscler et de devenir le plus fort possible Jusqu'au jour où il découvre qu'un sportif, si fort soit-il, ne fait pas le poids par rapport à un autobus. Là aussi, je suis restée assez perplexe vis à vis de cette nouvelle.

12: Christa Reinig - Skorpion ( Scorpion): Une allégorie. Tout le monde se méfie du scorpion.. par préjugé. Pas intéressant, mais les allégories ne sont pas trop mon fort à la base.

13: Max Frisch- der andorannische Jude ( le juif d'Andorre): un homme d'Andorre est rejeté par la communauté, car c'est un enfant trouvé, personne ne sait d'où il vient, et il a l'air " trop juif". J'avais lu Andorra, du même auteur à la fac, et bien que je n'ai pas trop de souvenirs de la pièce, j'ai l'impression que cette nouvelle en est le prototype. Intéressant là aussi, j'ai plus accroché à la nouvelle qu'à la pièce, de mémoire..

14: Hermann Kasack - Mechanischer Doppelgänger ( sosie mécanique): un homme d'affaire reçoit un représentant de commerce qui prétend.. être un robot, hyperperfectionné et lui vante les avantages de se faire faire un robot à sa propre image. De la SF légère et sans prétention, j'aime!

15: Heinrich Spoerl - Der Stift (la pointe): une blague de potache tombe à l'eau et les élèves qui espéraient sécher un cours.. se retrouvent enfermés bien au delà de l'heure de fin
16: H. Spoerl - Warte nur balde ( attends encore un peu): la légende de l'homme qui ne voulait pas attendre et rata sa vie.
Là aussi,j'ai plutôt apprécié les deux nouvelles de cet auteur, à creuser donc.

17: Kurt Tucholsky - Der Primus ( le premier de la classe): plutôt qu'une nouvelle, il s'agit d'un article de journal, où l'auteur rapporte avoir entendu lors d'une conférence que l'Allemagne est "le bon élève" de l'Europe. Il brode donc sur le sujet. Facile à lire, mais là encore, je me pose des questions: c'est un court texte, mais pas une nouvelle.

18: Kurt Marti - Neapel sehen (voir Naples): un homme qui a passé sa vie à l'usine ne supporte plus de la voir par la fenêtre et lorsqu'il tombe malade fait construire un mur de planche pour ne plus la voir. Au point de finalement, ne plus supporter de ne plus voir ce qui a constitué sa vie jour après jour. Pas mal, sur l'indécision, la force des habitudes..

19: Eugen Roth - Der Ruhm ( la gloire): Un chanteur peu doué mais qui ne manque pas de confiance en lui arrive a gagner la sympathie des clients du restaurant qu'il anime, lorsqu'ils découvrent que c'est la misère qui le pousse à se donner en spectacle à plus de 70 ans.
Un peu comme les lettres d'amour: monde du spectacle, misère ( économique dans l'une affective dans l'autre). Ca se laisse bien lire.

20: Marie-Louise Kaschnitz- Popp und Mingel (Popp et Mingel): un enfant délaissé par des parents trop occupés s'invente une famille fictive de marionnettes qu'il met en scène lorsqu'il est tout seul à la maison. La aussi, plutôt agréable à lire.

Je dirais que ce recueil m'a laissé une impression mitigée: de très bonnes choses, comme d'autres sans grand intérêt. en fait il n'y a pas de fil directeur, pas de thématique des nouvelles retenues, même si plusieurs rassemblent les idées d'identité ou de solitude.. mais elles sont trop disparates pour laisser une bonne impression d'ensemble.. et c'est dommage. Je retiens  par contre Alexander Roda Roda et Heinrich Spoerl que je ne connaissais pas , La pendule de Borchert, les armes de la ville de Kafka et la nouvelle de Kästner. 6 sur 20, c'est peu.  Le reste est plutôt " sympa, sans plus".

Par contre, l'idée de passer par des nouvelles pour recommencer à l'ire en allemand était excellente, même si certaines ne m'ont pas convaincue, je n'ai pas lâché l'affaire, surtout que le recueil n'est pas bilingue avec une traduction en français en regard du texte allemand, mais propose des notes grammaticales sur les tournures compliquées, un glossaire en fin de volume.. Je préfère cette solution là qui impose un peu plus de travail personnel. Et j'ai retrouvé mes vieilles pierres d'achoppement : les articles ( allez déclinez quand vous ne vous souvenez plus quel est l'article de base), les phrases à rallonge à découper mentalement en petits morceaux pour mon cerveau francophone, les masculins faible ( rhaaa ceux là.. je n'ai jamais eu de problème avec la liste des verbes irréguliers qui terrorisait tout le monde, mais j'ai j'(ai toujours eu du mal avec les masculins faible), la flopée de prépositions dont on ne sait jamais quel cas elles conditionnent.. les adverbes de lieu de temps de ceci ou celà...

En tout cas, ça m'a donné envie de m'y remettre, car j'ai horreur que quelque chose me résiste :D
 
et de 7/24
idée 177: quelque chose de vert ( la tenue de la femme)

1 commentaire:

  1. J'aime bien aussi les livres avec les indications grammaticales :)
    je crois que c'est dans un livre de nouvelles de Brecht que j'ai vu ça aussi.
    Sinon un petit pêle-mêle y'a que ça pour connaitre de nouveaux auteurs !

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