dimanche 12 mai 2013

Centurion, defender of Rome ( jeu PC)


Je n'avais pas encore eu trop l'occasion d'en parler ici, mais outre la lecture et la musique, je joue de temps en temps à quelques jeux vidéos. Et comme il m'en fallait un pour remplir la mission " gamer" du challenge Geek, j'ai eu l'idée de ressortir un de mes vieux vieux jeux vidéos, en fait quasiment l'un des premiers auxquels j'ai joué lorsque la famille s'est acheté un ordi ( avant ça, il y a eu le Pong sur console, oui oui, j'ai connu!). Oui, je joue à des choses plus récentes mais j'ai un faible pour le rétro-gaming, jouer à Tetris ou à Street fighter à la salle d'arcade quand j'étais au lycée, ça laisse des marques.

Et donc, à l'époque, dans les années 90, j'avais récupéré des disquettes de jeux dont mes cousins ne se servaient plus, et la plupart du temps, il n'y avait plus les jacquettes, ni les modes d'emploi ( ce qui fait que j'en ai fini très peu en fait), et du coup, c'était la découverte totale, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.

Et quand j'ai voulu y rejouer récemment, mauvaise surprise: ce sont des jeux sur MS-DOS, et donc incompatibles avec mon ordi portable: d'abord parce qu'il n'y a pas de lecteur de disquettes ( mais bon, en passant par le pc du salon, je peux les copier sur clef USB, ça prend rien en temps). Pour ça, il y a toujours la solution d'aller écumer les sites d'abandonware: une bonne partie sont maintenant rendus publics et disponibles en téléchargement gratuit.
MAIS, s'ils sont encore pour certains compatibles avec  windows XP, ils ne marchent pas sur Windows 7.
Solution: installer un émulateur de DOS, et en quelques minutes, le temps d'installer DOSBOX et de lire le tutoriel d'installation ( ultrafacile) de Hilde, notre sympathique MJ du challenge Geek, et me voilà repartie à la conquête du monde Romain

En effet, dans ces jeux récupérés il y avait Centurion, defender of Rome, un des rares que j'ai pu finir, car l'interface était intuitive, le niveau d'anglais pas trop difficile à comprendre ( et à l'époque je faisais allemand LV1 et espagnol LV2, c'est dire!), et avec pas mal de sauvegardes je m'en étais sortie sans problèmes, même sans manuel. Et bien sur la fan d'histoire en moi aimait beaucoup ce jeu.
L'écran d'intro qui nous rappelle la légende de la formation de Rome, Romulus et Remus, la Louve, etc..
Avant ça, il faut ouvrir la sécurité du jeu en répondant à une question qui change à chaque fois genre " quelle est la capitale de Thrace" ou " quelle est la bataille la plus au nord de la Gaule". DON'T PANIC, le jeu était fourni avec une carte du monde romain, avec toutes les réponses possibles ( en même temps pour le craquer, il suffisait de le copier sur disquettes et de donner à vos potes une  photocopie de la carte, hop, ni vu ni connu :D)

Donc le but est simple:  En partant de la province d'Italie, et donc de Rome: conquérir l'ensemble du bassin méditerranéen.
Au début, je n'ai que la province d'Italie, entourée de bleu, le petit Soldat représente ma seule légion disponible pour aller conquérir les pays voisins. Une légion ne peut réaliser qu'une action par tour, et un tour correspond à un an: à l'ouverture on est en - 275, si je bouge ma légion pour conquérir par exemple la Narbonnaise (sud de la France), je ne pourrais rien faire d'autre. Un clic sur End Turn passe à l'année suivante et un clic sur l'année ouvre le menu sauvegarde.

Ce qui veut dire une partie gestion: lever des armées, ce qui demande de l'argent, donc taxer la population. Mais la population n'est pas toujours coopérative, et des le début du jeu, elle menace de se révolter, il faudra donc calmer les révoltes, en faisant intervenir l'armée, en conquérant d'autres provinces ( ça suffit à apaiser es romains), en organisant des jeux du cirque, en modulant les impôts

Rah! le peuple est révolté, il faut faire quelque chose avant de devoir affronter sur le terrain la garnison romaine qui reste en permanence sur le territoire. Aller conquérir c'est bien, mais se prendre une peignée en Italie par d'autres romains, il vaut mieux éviter, car en cas de défaite, c'est un beau game over qui se profile!
 Là interviennent des mini jeux: jeux du cirque, combat de gladiateurs, combats de fauves, courses de chars...moins faciles qu'il n'y paraît ( et le jeu propose une bonne gamme de niveaux de difficulté, et pas seulement " easy, medium, hard")
Mon beau colisée, pour les combats de fauves et de gladiateurs, par contre il coûte 50 talents, j'en gagne 8 par tour au début du jeu, alors ne me le cassez pas!
Les courses de char ne requièrent rien de particulier, si ce n'est suffisamment d'argent pour louer un char
Rome à toujours l'équipe des blancs, on peut choisir son char ( léger, plus rapide et fragile, moyen, ou lourd, plus lent mais plus solide) en fonction de ceux des équipes adverses. Là l'équipe Arménienne et l'équipe carthaginoises sont prudente, celle du Pont est agressive - et peut donc tenter de tricher ou de détruire mon char comme dans Ben Hur.. mieux vaut un chariot moyen un peu plus solide!
Et c'est parti pour la course: les 3 poissons représentent les 3 tours à accomplir. Je n'ai jamais trop fait attention aux barres de droite, je pense que c'est la "fraîcheur" des chevaux, par contre la barre verte de gauche est essentielle, c'est la vitesse, il ne faut surtout pas dépasser la limite rouge sous peine de casser le char (en gros ma tactique, c'est: se mettre tout à droite, même s'il y a plus de distance à parcourir, ça laisse plus de marge pour la vitesse limite et foncer comme une dingue. En général ça marche pas trop mal)
Les combats de gladiateurs demandent la construction du Colisée (50 talents) et d'engager au minimum un gladiateur parmi les 6.


On peut en engager un et l'envoyer combattre un lion, un léopard ou que sais-je encore, ou bien deux gladiateurs. Les gladiateurs ont plusieurs niveau de" débutant" à "veteran" (plus cher) et les fauves de " gras" à " affamé" (là aussi, plus il y a de sport, plus ça coûte cher) . Mais un combat de prestige permet de s'assurer les faveurs du peuple plus longtemps.
Et hop, va pour le lion. Par contre sur le portable les combats sont plus galères à finir, car ils se font normalement au pavé numérique, en son absence, il me manque les coups obliques, les plus efficaces)
Ho le bel anachronisme piqué aux péplums d'Hollywood!

Et bien sûr il y a la partie conquête: les armées peuvent se déplacer d'une zone par tour pour tenter de conquérir les régions voisines. Par la négociation et la diplomatie, et je n'étais pas douée pour ça, à l'époque, vingt dieux! héhé, mais là, je viens de trouver les astuces, ça va PAS saigner! Cette solution est intéressante, car la population est d'entrée dans de meilleures dispositions: une population rebelle ne paye pas d'impôts et se révolte, une population alliée est plus gérable et accepte des impôts plus hauts. Et qui dit impôts dit: argent pour lever d'autres légions. Et qui dit pas de morts dit: recrues fraîches pour renforcer une légion ou en créer une nouvelle.

tentative de conquête de la Narbonnaise: Galba, le chef local refuse de coopérer, j'ai encore le choix de partir en guerre ou de refaire une tentative plus tard ( le " Galba offers a greeting" façon " on va vous pêter vos  mouilles, bande de débiles" me fera toujours rire)

Par contre, Hasdrubal, le chef d'Hispanie est ouvert à la négociation, ouf! enfin, surtout parce que la province est régulièrement menacée par les armées en maraudes venues de Carthage
Sinon, et bien: c'est la guerre: terrestre, et plus tard dans le jeu, maritime.
La première légion contre l'armée de Narbonnaise: pas de problème particulier, mon chef est courageusement planqué à l'arrière tandis que leur chef court au casse-pipe. L'armée d'en face est petite, mais il vaut mieux viser en priorité le chef: une partie de son armée va fuir dès qu'il tombe et lève le drapeau blanc, donc moins de pertes des deux côtés.
du tout cuit!


Le succès d'une bataille dépend beaucoup  du chef: ici, Scipion l'africain, un des meilleurs du jeu. Les pointillés bleus délimitent sa zone d'influence, en clair il ne peut faire manoeuvrer que les cohortes qui se trouvent dans le demi cercle qui représentent la portée de sa voix, ceux situés à l'extérieur ne l'entendent pas et continuent la manoeuvre définie au début de la bataille. et certains chefs ont une zone d'influence minuscule, il faut donc sans cesse les faire se déplacer à côté de la cohorte qu'on veut faire bouger, c'est pénible!
Le problème ce sont les armées en maraude: bien équipées, elles arrivent souvent par mer pour vous envahir, et c'est vraiment une déveine, surtout en début de jeu ( quand on n'a qu'une petite armée de fantassins et pas de caalerie!)
Le soldat rouge en Egypte représente une armée en maraude, les divers bateaux sont ceux des pays qui disposent d'une flotte ( Carthage, la Grèce...)

Là par contre, c'est mal parti: l'armée d'en face a des éléphants, et nos fantassins ne sont pas équipés pour les affronter, le mieux est d'essayer de les attaquer par les côtés pour s'en débarrasser le plus vite possible avant qu'ils ne sèment la panique dans les rangs romains. De plus il y a une cavalerie en face, et Rome n'en a pas. Je ne sais pas exactement, mais je pense que c'est le screenshot d'une attaque de maraudeurs carthaginois. L'armée romaine n'a aucune chance contre eux à ce niveau, il vaut mieux battre en retraite et les laisser affronter la garnison, plus nombreuse et qui dispose de deux unités de cavalerie si je ne dis pas de bêtise
 Je n'ai hélas pas trouvé de Screenshots es batailles navales (en vue de dessus), juste l'écran très joli qui annonce la bataille:
Vous aurez peut-être du mal à me croire, mais en 1990, avec l'effet de vagues qui bougent,et le drapeau qui vole (gag! qui vole dans le mauvais sens) c'était de la 2D vraiment magnifique

Donc de la stratégie, de l'action, un soupçon d'histoire: tout ce qu'il fallait pour me plaire. On ne m'ôtera pas de l'idée que la série des Total Wars doit beaucoup à Centurion ( bien que je n'aie pas encore eu l'occasion d'y jouer, Total Wars et notamment Total Wars Rome, le premier opus, que je viens de trouver pas plus tard qu'hier ... la frêle et délicate jeune femme que je suis - aheum- va très bientôt recommencer à castagner.. parce que, Si vis pacem para bellum, non mais!:D)

Merci à tous ceux qui ont fait les screenshots que j'ai trouvés ici ou là, car sur Dosbox, très galère: impossible de sortir de la fenêtre dosbox autrement que par un ctrl-alt-suppr, ouvrir le gestionnaire des taches, cliquer à côté, aller ouvrir l'outil capture,etc..

et un autre problème: n'importe comment que je m'y prenne: impossible de conquérir la Grande Bretagne! (et donc de finir le jeu), je ne sais pas s'il y a un bug quelque part.. mais je ne l'avais pas sur la disquette d'origine. Je vais donc reprendre mes vieux jeux sur disquette, les copier sur clef USB, et transférer le tout sur l'ordi portable..histoire de voir si ça règle le problème.

En tout cas, un jeu que j'ai beaucoup aimé à l'époque, et auquel j'ai pris plaisir à re-jouer, même si je n'y reviendrais pas forcément souvent, car au final, les actions sont un peu répétitives ( surtout quand le peuple s'ennuie et réclame à longueur de temps des jeux du cirque), les musiques en midi sympas mais en boucle, et le jeu limite impossible à finir au niveau de difficulté maximal: armées réduites et qui ont tendance à la panique, je me fais ratatiner dès la première bataille! Mais je conseille aux amateurs de retrogaming, c'est un bon jeu avec pas mal de possibilités du fait de la double mission: stratégie + simulation.
catégorie gamer.. mais il y aura surement d'autres billets jeux d'ici peu

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