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mardi 30 juin 2015

Harry Potter et l'ordre du Phénix - JK Rowling


Dernier billet pour le mois anglais et également par la même occasion lecture thématique de juin pour le challenge geek, je continue donc par ordre de tomes la découvrir la série. Donc ce que je vais dire reprend des éléments des tomes précédents, si vous n'avez encore rien lu, je vois renvoie  aux autres chroniques
Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4

vraiment pas fan de cette couverture, j'avais lu les autres dans la précédente édition. Là, folio a du trouver classe de mettre le nom du héros en argenté.. qui part très vite au frottement. Après quelques jours dans mon sac, il n'y a plus que "HA..Y P..ER" très incomplet. Dans peu de temps le livre s'intitulera simplement "... et l'ordre du phénix"

Il y a un a à peu près, j'avais laissé Harry en piteux état, après ce qui lui était arrivé à la fin du tome 4: un tournoi des trois sorciers désastreux qui s'était achevé en rencontre directe avec Volde.. aheum, Celui-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom , qui avait une nouvelle fois tenté - et échoué- de lui faire la peau. Mais avait réussi cependant à tuer un autre élève de Poudlard , sous les yeux de Harry ( oui , le fait d'avoir assisté à une mort en direct a une importance particulière
Mais pourquoi Voldem.. aheum, Celui-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom lui en veut il autant personnellement ce qui va être enfin expliqué à la fin de ce très gros cinquième tome.

On retrouve donc un Harry, comme toujours en vacances chez sa famille de blaireaux ( là aussi, on saura enfin pourquoi, même si c'est un peu tiré par les cheveux, il doit absolument y retourner chaque année, au lieu d'être confié en pension pour l'été chez d'autres sorciers par exemple). Suite à ce 4° tome donc Harry a les nerfs en pelote, et est constamment au bord de l'explosion: non seulement sa famille lui prend la tête, mais ses amis ne lui ont donné aucune nouvelle de tout l'été. et pour ajouter au stress, le voilà attaqué en pleine ville en compagnie de son cousin par des détraqueurs. Pas d'autre choix que de se défendre avec un sort, ce qui est interdit en présence de moldus. L'été se finit donc pour lui par un procès, avec la menace d'être renvoyé de Poudlard et interdit à vie de pratiquer la magie. La preuve étant faite qu'il s'agissait de légitime défense, il s'en sort sans problèmes, mais est dans le collimateur du ministre de la magie qui soupçonne un arrangement entre Harry et Dumbledore pour le destituer. concrètement, le ministre de la magie est du genre " tout va bien, le retour de Voldemort n'est qu'une baliverne montée par Dumbledore avec l'aide d'un gamin dérangé pour essayer de prendre le pouvoir".. Il a donc tout intérêt à discréditer à la fois Harry, Dumbledore et l'académie de Poudlard aux yeux du monde sorcier.

Et fait donc nommer une "taupe" du ministère professeur au lycée. Une femme charmante, sympathique et.. non je plaisante: une harpie qui ferait passer le professeur Rogue pour quelqu'un d'aimable et avenant.
il a quand même fallu que j'aille voir.. jouée par Imelda Staunton dans le film, elle n'a pas le côté crapaud décrit dans le livre, mais le décor... c'est vraiment ça, c'est horrible, j'en ai des sueurs froides!

Dolores Ombrage, c'est même pas le personnage qu'on adore détester, c'est le personnage qu'on déteste tout court: une mémère vêtue de rose, avec noeuds dans les cheveux, voix de petite fille et collection d'assiettes peintes à décor de chats. autant dire une torture pour les yeux.
Et une torture tout court, car son grand plaisir dans la vie est d'infliger des punitions qui sont réellement des tortures, physique et mentales.
Dolores, qui porte bien son nom, est insupportable, raciste - elle déteste d'emblée Hagrid parce qu'il est géant, et Firenze parce que c'est un centaure (sisi, ne contestez pas, symboliquement c'est du racisme)- procédurière et surtout ambitieuse, et de motions en règlements se fait nommer grande inquisitrice (ho que ça lui va bien) et directrice de Poudlard grâce au ministère.
hahaha, oui.. vraiment. Au moins Voldemort est un monstre qui n'essaye pas de cacher ses pulsions sadiques sous l'apparence de Mrs Doubtfire. Je pense qu' Imelda Staunton a du s'amuser énormément avec ce personnage, et l'es affrontements avec Maggie Smith doivent être savoureux!

Parallèlement on fait aussi connaissance de la famille de Sirius, particulièrement gratinée aussi dans le genre racistes et tortionnaires. Une bonne famille de sang-pur ( j'ai envie d'écrire "de bons aryens".. sisi, je suis sure qu'il y a là une référence à l'entre-deux guerres et à la montée des nationalismes.. une bonne petite famille de collabos qui a décidé de rayer de l'arbre généalogique celui qui fait figure de résistant)

Et malgré tous ces thèmes, malgré les explications que l'on a enfin, malgré beaucoup de bons passages, malgré une plus grande présence de personnages que j'apprécie beaucoup ( Sirius, Rogue et Neville, sur lequel on apprend enfin des choses et qui évolue bien dans ce tome), j'ai moins aimé que le précédent.

A cause de Harry. Oui, j'ai trouvé que son évolution dans ce tome se faisait dans une direction désagréable d'ado tête-à-claques. Certes, il est stressé, mal vu, victime d'injustices à tous les niveaux. Mais il est surtout horriblement doué pour se mettre dans des situations délicates et même douloureuses qu'il aurait facilement pu éviter en étant moins obtus et parano. enfin, parano seulement avec ses amis, parce que bizarrement, avec ses ennemis, il tombe systématiquement dans tous les panneaux qu'on lui tend, fait toujours le pire choix possible.. et s'étonne se prendre des retours de manivelle. D'accord, Dumbeldore a sa part de responsabilité là dedans, mais ça n'empêche que Harry réagit assez souvent comme un crétin fini qui se laisse avoir à la provocation. et finit par se mettre en danger. Et mettre tout le monde en danger. Et causer la mort.. de quelqu'un avec ses conneries.

J'espère qu'il va se ressaisir dans le tome suivant parce que j'ai quand même eu à plusieurs reprises envie de le baffer (même si j'ai apprécié la cruelle ironie du final: il a toujours eu en sa possession le moyen de vérifier si ce qu'il a vu en rêve était vrai, qui lui aurait évité la catastrophe, .. et ne s'en est jamais servi. CRETIN!)




samedi 27 juin 2015

Musique anglaise de la renaissance (2)

et voilà la 2° partie, Cette fois, on y est en, pleine Renaissance.
Le noms les plus importants sont ceux de  Thomas Tallis (1505-1585), William Byrd (1540 - 1623)John Dowland (1563-1626) et John Bull (1563-1628).
On quitte la musique religieuse pour aller vers des compositions de cour, de la musique " récréative", des danses,  avec des textes chantés en anglais et non plus seulement en latin. Et parfois même l'emploi de l'anglais pour des chants sacrés.
Pour mémoire on est à l'époque des Tudors, à peu près entre les règles de Henry VIII et Elisabeth I et de Jacques Stuart pour le plus récent.

Thomas Tallis
If ye love me: assez proche de ce qu'on a pu entendre dans le premier sujet un siècle plus tôt, mais c'est justement un exemple de texte sacré chanté en langue courante ( choeur à capella, 4 voix)
hear the voice and prayer

 William Byrd
The Battell: une bataille extraite de "my ladye Nevells booke". Les batailles sont un type de musique de cours reprenant des thèmes, rythmes et instruments inspirés venus de la musique militaire, avec parfois des textes exaltants les vertus guerrières. Tombées un peu en désuétudes après le XVII° ssiècle, on en trouve aussi des exemples en France avec Jannequin (version pour ensemble de cuivres)

pavane et gaillardes ( musiques de danse au clavecin)

John Dowland
Flow my tears ( soprano et théorbe). Un texte complètement profane cette fois
Flow, my tears, fall from your springs!
Exiled for ever, let me mourn;
Where night's black bird her sad infamy sings,
There let me live forlorn.
Down vain lights, shine you no more!
No nights are dark enough for those
That in despair their lost fortunes deplore.
Light doth but shame disclose.
Never may my woes be relieved,
Since pity is fled;
And tears and sighs and groans my weary days
Of all joys have deprived.
From the highest spire of contentment
My fortune is thrown;
And fear and grief and pain for my deserts
Are my hopes, since hope is gone.
Hark! you shadows that in darkness dwell,
Learn to contemn light
Happy, happy they that in hell
Feel not the world's despite.

Can she excuse my wrongs ( clavecin, luth, flute et voix)
paroles ici

John Bull s'est illustré plutôt dans la musique instrumentale pour claviers.
Fantaisie pour clavier ( clavecin ici je pense ou virginal, je ne suis pas spécialiste en claviers et j'ai du mal à les différencier au son.)
pavane et gaillarde fantastiques
Pour la petite précision, pavane et gaillarde sont deux danses qui se suivent toujours dans cet ordre au XVI° siècle la pavane, sorte de promenade lente à deux temps ( d'où l'expression se pavaner) et la gaillarde rapide à trois temps.

Mes goûts personnels me portent plutôt vers les compositions profanes de Byrd et Dowland.

Et pour terminer, une petite surprise, deux compositions  pour flûtes par quelqu'un  qui est plus connu pour autre chose que pour ses dons de composition.. et pourtant oui, le roi Henry VIII au delà de ses fonctions officielles composait régulièrement danses et chants.




vendredi 26 juin 2015

William Hurlstone, compositeur anglais méconnu

Je délaisse un peu la musique de la Renaissance pour faire un grand bond en avant jusqu'au début du XX° siècle pour dire quelques mots de William Yeates Hurlstone (1876- 1906)

Vous n'en avez jamais entendu parler, et c'est tout à fait normal, je ne connaissais pas non plus son nom et sa musique jusqu'à cette année.
Il s'agit d'un contemporain de sir Elgar qui a surtout écrit pour instruments à vents, en particulier en formations de chambre. Il faut dire que ce pauvre Mr Hurlstone n'a pas eu vraiment eu le temps de faire vraiment parler de lui, puisqu'il est mort à 30 ans d'une crise d'asthme ( et en tant qu'intrumentiste à vent sujette aux bronchites asthmatiformes, ça ne peut que m'interpeler particulièrement), à l'orée d'une carrière qui s'annonçait prometteuse.

Et c'est en particulier sa sonate en Fa majeur pour basson que je vais en partie jouer ( les 2 premiers mouvement seulement, dû au planning de passage très restreint au conservatoire)  demain pour mon examen de musique de chambre.

Il est même difficile de trouver en ligne des interprétations professionnelles de ses compositions, les seuls fichiers que je trouve sont des enregistrements d'élèves de conservatoires de niveaux variés lors de concerts ou d'examen, avec une prise de son..amateur elle aussi.
Celle-ci est intéressante ( bien que personnellement, avec la pianiste qui m'accompagne demain, je joue la première partie et la reprise du thème du premier mouvement un peu moins vite, et le second mouvement un tout petit peu plus rapidement que les deux dames de l'enregistrement. Là, leur II° mouvement me parait lent, mais lent!)

Mais il a également composé "4 pièces caractéristiques pour clarinette et piano"

ou ce trio pour piano, basson et clarinette (mouvement 1 ici)

ou ces 5 miniatures pour piano, qui ont un côté " accompagnement de film muet" pas désagréable du tout.

Je ne peux malheureusement pas proposer plus d'extraits, comme je le disais, non seulement du fait de sa mort précoce, mais certaines oeuvres ne sont pas disponibles en ligne ( j'aurais bien aimé entendre Magic Mirror suite, sur le sujet de Blanche-Neige, mais impossible de le trouver pour la lier ici)